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mardi, 06 février 2018 00:16

La ministre de l’Education nationale a appelé à désamorcer vite un conflit social qui risque de s’envenimer : La course contre la montre de Benghebrit

Écrit par Farid Mellal
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La grève, initiée depuis le 30 janvier dernier par le Cnapeste, ne semble pas avoir trouvé d’issue hier. La direction nationale de ce syndicat a maintenu son mot d’ordre d’arrêt des cours, tandis que le ministère de l’Education a tenté une «approche locale» pour dénouer le conflit.


Jusqu’à hier, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, s’appuyant sur la décision de justice qui a prononcé la «suspension immédiate» d’une «grève illégale», n’a pas jugé opportun d’approcher le bureau national du Cnapeste, mais elle avait déclaré, depuis Tizi Ouzou, où elle était en visite samedi dernier, qu’elle était disposée à recevoir dans son bureau les délégués de Béjaïa de ce syndicat. Une initiative qu’elle a prise après avoir reçu, jeudi dernier, au siège du ministère les élus de la wilaya pour un tour de table d’échanges de points de vue et de concertation.
Sans préjuger de l’issue du bras de fer opposant le ministère de l’Education nationale au Cnapeste, et sans anticiper sur les résultats de l’audience qu’elle a accordée hier aux délégués béjaouis du syndicat, les développements constatés durant ces dernières heures indiquent que Mme Benghebrit est en situation de course contre la montre.
La ministre a plus que jamais besoin de régler le conflit ouvert par ce syndicat, qui revendique une base d’adhérents de 19 000 enseignants à travers le pays, avant que son secteur ne soit gagné par d’autres mouvements de protestation. Ces derniers sont, en effet, au programme de l’Intersyndicale qu’a rejoint un grand nombre de syndicats d’enseignants autonomes. Ils observeront, le 14 février prochain, un débrayage national avec les autres syndicats corporatistes pour protester contre le projet de réforme du régime de retraite (pourtant ajourné à 2019), la révision du code du travail ainsi que contre la «politique sociale du gouvernement depuis la promulgation de la loi de finances 2018», qu’ils jugent comme une «atteinte» au pouvoir d’achat des salariés. Outre la journée du 14 février, cinq syndicats d’enseignants ont annoncé, hier, vouloir faire grève les 20 et 21 février. Réunis samedi dernier au siège national de l’Unpef à Alger, le Satef, le SNTE, le Snapest et le CLA ont expliqué mener ce mouvement de protestation de deux jours afin de protester contre les «mauvaises conditions socioprofessionnelles supportées par les fonctionnaires et les travailleurs de l’Education nationale», dénoncer «l’érosion du pouvoir d’achat» et s’élever contre «le bâillonnement des libertés syndicales». Ces quatre syndicats affirment également vouloir alerter l’opinion publique sur une politique du ministère qui «ne prend pas en charge les véritables dossiers» de la corporation » et accuse du retard à prendre en charge les «préoccupations soulevées».
Parmi les revendications avancées par les quatre syndicats, «la révision de la grille des salaires pour l’adapter à l’indice de cherté de la vie», «la révision de la loi 240-12 relative au secteur de l’éducation» et «l’application immédiate des dispositions du décret présidentiel 266-14, relatif à la valorisation des diplômes universitaires DEUA et licence». Ils réclament par ailleurs de «dégager un quota suffisant de postes de travail pour l’ensemble des rangs et corps du secteur de l’éducation, équitablement», «l’amélioration de la condition des corps communs et des professionnels exerçant dans le secteur par le biais de l’abrogation définitive de l’article 87 bis et l’institution d’une prime de motivation», «l’unification de la prime de spécificité aux zones éloignées», «l’actualisation de la prime de zone conformément au nouveau salaire de base» ainsi que «le relèvement de la rémunération des heures supplémentaires». L’Unpef, le Satef, le SNTE, le Snapest et le CLA interpellent également le Premier ministre Ahmed Ouyahia, lui demandant de prendre en compte les revendications de l’Intersyndicale et de mener avec ses membres à «un dialogue sérieux et responsable débouchant sur des solutions pratiques et tangibles».

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