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jeudi, 08 février 2018 06:00

Éducation nationale : Une semaine de grève du Cnapeste et des incertitudes

Écrit par Farid Mellal
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La grève initiée par le Conseil national autonome des personnels de l’enseignement du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), le 30 janvier dernier, boucle sa première semaine. Un mouvement marqué par une confrontation entre le syndicat et la ministre de tutelle, Nouria Benghebrit.


Parmi l’opinion publique, on caricature les revendications des enseignants grévistes, qui semblent vouloir «des milliards en guise de salaires !» Mais pour les parents et les élèves eux-mêmes, l’inquiétude est montée d’un cran, plus particulièrement avec, d’un côté, une ministre qui fait usage de «la loi et de la règlementation en vigueur», et de l’autre, un syndicat qui réclame dans l’immédiat la satisfaction des «revendications» qu’il dit être «légitimes».
Pour ainsi dire, dans certaines wilayas, celle de Blida plus spécifiquement, le spectre de l’année blanche plane, d’où la réaction des élèves de terminale de la wilaya, qui ont improvisé un rassemblement devant la direction locale de l’éducation, exigeant un «règlement rapide de la situation», alors que d’autres remettent sur la table la demande de la «attaba» !
Toutefois, dans le bras de fer qui l’oppose à Nouria Benghebrit, le Cnapeste ne peut compter sur le soutien de la société. Il se voit faire cavalier seul, étant donné que les autres syndicats représentatifs de la famille de l’éducation se sont, à l’unisson, démarqués de son mot d’ordre, préférant ménager leurs forces dans le cadre de l’Intersyndicale, en prévision de la grève nationale du mercredi 14 février à venir. Ces mêmes syndicats autonomes se sont même singularisés en décrétant deux journées de protestation, les 20 et 21 février, et restreintes aux seules préoccupations socioprofessionnelles de la famille de l’éducation. Pour le moment, cinq syndicats se sont accordés sur ce mot d’ordre : Unpef, Satef, SNTE, Snapest et CLA. Le Cnapeste n’a pas réagi et pour cause. En réalité, un cadre syndicaliste influent reproche au syndicat Cnapeste l’absence de «concertation» avec les autres représentations syndicales. Dans les faits, le Cnapeste n’a même pas daigné parapher la Charte d’éthique du 29 novembre 2015. Contre vents et marées, il réclame l’application stricte des recommandations consignées le 9 mars 2015 entre lui et le ministre de l’Education nationale, considérant que cet «engagement tarde», tandis que Nouria Benghebrit cherche un répit, «un dialogue sans chantage», et soutient qu’il faut au minimum «cinq années» de labeur pour la corporation des enseignants. Avant-hier à Alger, la ministre de l’Education nationale a annoncé l’application des procédures administratives, à savoir ponction sur salaires, assortie de la menace de licencier les enseignants grévistes qui refusent de regagner leurs postes.
La grève est illégale, considère la ministre tout en exigeant du Cnapeste qu’il surseoit à son mot d’ordre comme préalable à l’ouverture du dialogue. «Le dialogue doit être mené sereinement et sans chantage», s’est-elle défendue. «Les portes du dialogue n’ont jamais été fermées. Le dialogue doit être mené sereinement et sans chantage », a-t-elle réitéré.
Les principales revendications du Cnapeste portent sur le plein respect de la teneur des conventions signées avec le ministère de l’Education nationale, notamment en ce qui concerne la régularisation de la situation des personnels occupant des postes en voie de disparition, la médecine du travail, l’actualisation de la prime de zone pour le travail dans le Sud, le logement et les promotions. 

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