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samedi, 10 février 2018 06:00

Groupe Sonatrach : 56 milliards de dollars pour le développement de la pétrochimie

Écrit par Feriel Nourine
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Les perspectives de la pétrochimie ont été évoquées une nouvelle fois, jeudi, par le P-DG du groupe Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour. Ce dernier a mis en exergue la place qu’occupe cette branche dans la stratégie de développement de la compagnie qu’il dirige.


« Avant la fin de l’année en cours, on signera au moins un gros contrat de pétrochimie. Si nous arrivons à le faire, il faudrait que l’ensemble des Algériens en soient fiers parce que c’est comme cela que nous arriverons à avoir une valeur ajoutée sur nos ressources naturelles », a déclaré M.Ould Kaddour à la presse, lors d’une visite qu’il effectuait à Hassi R’mel. Il a souligné qu’un plan de développement 2018-2022 de la Sonatrach est déjà défini, portant sur des investissements de l’ordre de 56 milliards de dollars. A cet effet, il a assuré que Sonatrach communiquera prochainement une date où les projets à mettre en œuvre et les changements à opérer dans l’activité du groupe, dans le cadre de ce plan de développement, seront présentés. En réponse à une question sur la part que prendront les entreprises nationales dans la mise en œuvre de ce plan de développement, le même responsable a déclaré qu’elle «est importante». « Chaque dinar que nous dépensons ici est un dinar que nous ne transférerons pas à l’étranger et une devise que nous conserverons », a-t-il ajouté à ce sujet. Il a d’ailleurs rappelé le projet portant raccordement de 50 puits producteurs sur les 154 existants du champ gazier de Tinhert (Illizi) à travers un réseau de collecte d’une longueur cumulée de 330 km, dont la réalisation a été accordée à des entreprises publiques nationales. En effet, en décembre dernier Sonatrach avait signé 5 contrats avec ENGTP, GCB, Enac, Infratelle et Cosider canalisation pour la réalisation de ce projet. A ce propos, il a signifié que si le groupe avait lancé à la place un avis d’appel d’offres, des entreprises étrangères auraient pu décrocher le marché en proposant une offre moins distante et alors, elles auraient été rémunérées en devises étrangères pour la réalisation de ce réseau de collecte. Lors de sa visite à Hassi R’mel, le premier responsable de Sontrach a procédé à l’inauguration du gazoduc GR5 transportant le gaz depuis Reggane vers la station de compression GR5 sur une distance de plus de 700. S’étendant sur une distance de 765 km de Reggane à Hassi R’mel en passant par Krechba, ce gazoduc a été réalisé entièrement par des entreprises nationales, à savoir Cosider canalisation, l’Entreprise nationale de canalisations (Enac), la Société nationale de génie civil et bâtiment (GCB) et l’Entreprise nationale des grands travaux pétroliers (ENGTP). Il permettra d’augmenter la capacité de production de la station de compression GR5 à environ 60 milliards de m3/an, en acheminant du gaz depuis les champs du sud-ouest du pays vers la station GR5, à savoir de Reggane Nord ainsi que ceux de Timmimoun et Touat qui entreront en production dans les prochains jours.


« Sonatrach appartient totalement et pour toujours à l’Etat algérien »
La récente information donnée en début de semaine dernière par certains médias connectant des discussions engagées par Sonatrach avec ses partenaires étrangers en vue de céder des parts et changer le contrôle de certaines de ses filiales a été recadrée, sinon carrément démentie, jeudi, par le Pdg du groupe « Sonatrach appartient à 100% à l’Etat et appartiendra toujours à 100% à l’Etat. Il n’y a pas de négoce dans cela », a-t-il affirmé Pour rappel, l’information concernant la cession de parts et le changement de contrôle de ses filiales faisait suite à l’entretien accordé au vice-président Activité Exploration et Production du groupe, Salah Mekmouche, à l’émission « L’invité de la rédaction » de la chaine 3.Sonatrach avait alors réagi pour démentir formellement une information qui, en fait, déformait les propos de
M.Mekmouche, ce dernier ayant expliqué à la presse que Sonatrach travaille avec des partenaires et partage les risques liés aux investissements.
« C’est une stratégie économique (...) nous essayons de ramener des partenaires pour partager le risque avec eux. C’est du business. Mais de là à céder des champs ou autres, nous n’en avons jamais parlé », a affirmé Sonatrach, en soulignant que les propos de M. Mekmouche avaient été totalement déformés. 

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