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samedi, 10 février 2018 06:00

Education nationale : La tutelle fait appel aux vacataires pour contrer le Cnapeste

Écrit par Farid Mellal
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«Que les responsables du ministère de l’Education nationale assument leur responsabilité dans l’éventualité d’une année blanche pour les élèves. Ce sont eux qui poussent au pourrissement de la situation. Nous n’avons exigé que d’être invités à la table des négociations et étudier la plate-forme de revendications des travailleurs et fonctionnaires.»

C’est en ces termes qu’a réagi, hier vendredi à Alger, le porte-parole du Conseil national autonome des personnels du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) à la décision de la tutelle de faire usage de la force de la loi et de la règlementation en vigueur afin de contenir la grève déclenchée par le syndicat le 30 janvier dernier. «Le P-V du 19 mars 2015, conclu entre le syndicat et le ministère de l’Education nationale, n’a toujours pas été appliqué dans sa totalité. D’autres P-V de même nature, conclus à l’échelle des directions locales de l’éducation, tardent également à être pris correctement et sérieusement en ligne de compte», a encore dit Messaoud Boudiba. En fin de semaine, les établissements scolaires composaient toujours avec le mouvement de grève initié par le Cnapeste. Au neuvième jour du mot d’ordre, les parents, les élèves eux-mêmes, même des personnalités publiques, en l’occurrence des prédicateurs (sic), se sont invités au débat. Le prétexte saisi était, bien entendu, celui de savoir si le moment choisi pour la grève des enseignants était pertinent ou pas. En tout état de cause, Nouria Benghebrit et ses collaborateurs ont reconnu le bien-fondé des revendications de la famille de l’éducation. A ce propos, la ministre en charge du secteur et les gestionnaires de l’enseignement ont prétexté qu’il faut un peu plus de temps pour satisfaire les revendications du Cnapeste et de ses adhérents. Un argument qui ne satisfait point le syndicat autonome, étant donné bien entendu que le délai proposé par Nouria Benghebrit va au-delà de l’année 2019, et les incertitudes quant à savoir si, présidentielle oblige, les engagements seront toujours d’actualité. En fait, même le Bureau international du travail (BIT) s’est invité à la polémique. En effet, selon des rapports de presse, l’Organisation du monde du travail est annoncée à Alger pour enquêter sur le respect des libertés syndicales.
Cela n’est pas sans rapport avec la volonté des pouvoirs publics de remodeler l’arsenal juridique national relatif au droit constitutionnel de la grève. Cela étant, l’Inspecteur général au ministère de l’Education nationale, Nedjadi Messeguem, affirmait que des milliers d’enseignants, en grève depuis le 26 novembre dernier, reprenaient leur travail après réception des mises en demeure. Et tout en tentant de tenir en minorité le Cnapeste, il lance qu’entre 500 à 600 enseignants de la wilaya de Blida risquent la radiation, une wilaya où les élèves sont en arrêt de cours depuis environ trois mois. «Nous avons entamé la procédure par l’envoi de mises en demeure aux enseignants grévistes les enjoignant de reprendre les cours. Et je peux dire que des milliers regagnent quotidiennement leurs postes de travail», a affirmé jeudi dernier M. Messeguem sur les ondes de la Radio nationale Chaîne III, citant à l’occasion le cas de «plus de 2 000 enseignants qui ont rejoint, mercredi, leur travail». «La tutelle a fait appel aux vacataires pour dispenser des cours, afin de rattraper le retard enregistré, à l’instar de la wilaya de Blida, où 426 enseignants remplaçants ont été recrutés», a expliqué le responsable. Les grévistes de la wilaya de Tizi Ouzou ont, eux-aussi, été remplacés, a-t-il ajouté. Précisant que des inspecteurs ont été réquisitionnés afin de suivre le travail de ces vacataires, à travers, entre autres, des visites en classe et la tenue de journées pédagogiques. «Concernant les autres wilayas, où les enseignants ont amorcé aussi la grève depuis le 30 janvier dernier, en solidarité avec ceux de Béjaïa et Blida, nous ne sommes pas inquiets puisque nous sommes à une semaine d’arrêt seulement», a-t-il noté. Relevant, sans mentions néanmoins, qu’ «un dispositif a été mis en place si la situation venait à perdurer».

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