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samedi, 10 février 2018 06:00

Les résidents dénoncent l’interruption des négociations par la tutelle : Une manifestation nationale ce lundi à Alger

Écrit par Samira Dekkiche
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Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) a décidé de continuer le mouvement de protestation en organisant une manifestation nationale pacifique le 12 février à Alger.

Le Camra explique, dans son communiqué publié jeudi, que le recours à cette action « d’envergure » est dû à l’interruption des négociations par la tutelle, qui exige le gel de la grève illimitée, entamée depuis trois mois, comme condition pour la poursuite du dialogue entre les deux parties. Une condition que les résidents rejettent, ce qui a réduit les quatre jours des négociations prévus à une seule journée « stérile », selon le Camra.
Le mouvement de protestation, qui dure plus de trois mois, a connu plusieurs évènements, comme « l’agression » de la corporation médicale par les forces de l’ordre, le 3 janvier, lors d’un sit-in dans l’enceinte de l’hôpital Mustapha-Pacha ou le boycott de la première session de Dems 2018 soutenu par les maîtres-assistants. Plusieurs réunions ont été tenues avec la commission intersectorielle installée par le ministre pour étudier les revendications des résidents. A chaque réunion, les délégués du Camra sortaient insatisfaits des propositions de ce comité, qu’ils qualifient de « comité de réflexion et non pas de décision ».
Le Camra a dénoncé dans son communiqué « les mesures injustes et illégales des ponctions sur salaires par certains établissements » et a appelé les internes et les externes à rejoindre leur mouvement « pour rendre au médecin sa dignité».
Pour rappel, lors de la réunion qui s’est tenue dimanche 4 février, et qui devait s’étaler sur quatre jours, réduite par la tutelle à une seule et unique journée, le comité a émis des propositions aux résidents.
Il s’agit du refus de l’abrogation du caractère obligatoire du service civil, toutes spécialités confondues, pas de mutation possible, pas de remise de zones, pas de prime de location et la prime d’installation de 20 000 DA pour quatre wilayas du Grand-Sud, le refus de l’engagement du directeur de l’établissement par rapport à l’assistant. Sur 67 spécialités concernées par le service civil, la commission a proposé d’en retirer 18, qui se retrouveront donc au chômage à la fin de leur cursus et de ne laisser que 20 spécialités concernées par le service civil. Quelques propositions ont été à la faveur des résidents, notamment l’intégration des résidents à la commission de recours et d’orientation, le droit au regroupement familial pour les couples de médecins mariés et éventuellement pour les membres du corps médical, la comptabilisation des congés de maladie et des maternité dans le service civil, l’activité complémentaire dans le Sud et cinq ans après dans le Nord, augmentation du nombre de structures intégrées dans les zones 1 et 2 avec maintien de la durée des zones 4, la délivrance d’une attestation provisoire au lieu du diplôme final. D’autres propositions existent déjà comme le billet d’avion qui sera pris en charge par l’Etat. Les autres revendications, à savoir, service civil et statut du résident ne sont pas négociables, refus d’une réunion de travail avec les représentants des autres spécialités. Le Camra a dénoncé «l’absence » de représentant du ministère de la Défense durant la réunion, qui devait régler le problème du service national.

 

M. Hasbelaoui rencontre le SNPSSP
Dans le cadre du dialogue permanent avec les partenaires sociaux, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, a reçu mercredi dernier le président du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), Mohamed Yousfi. Lors de cette rencontre, les deux côtés ont noté « un rapprochement de points de vue », selon un communiqué du ministère, « concernant notamment la nécessité pour le médecin de se réapproprier sa juste place » dans la société dans le cadre d’une «approche normalisée», prenant en ligne de compte les besoins de la population. La nécessité de « normaliser et de hiérarchiser la pyramide des soins» était au menu du ministre et du syndicat, ce qui permettra l’amélioration de la prise en charge des usagers de la santé dans le cadre «des directives » relatives à la modernisation du secteur de la santé, a ajouté le communiqué du ministère.
De nombreux points en rapport avec la condition socioprofessionnelle du praticien spécialiste de santé publique ainsi que le déroulement de sa carrière professionnelle ont été abordés. De son côté, le président du SNPSSP a tenu à mettre en avant le travail de partenariat «réel et constructif» qui a caractérisé ces dernières années les relations entre le SNPSSP et le ministère de la Santé sur la base d’un « dialogue franc, sincère et transparent ».

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