Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.

francealgerie

samedi, 10 février 2018 06:00

Après l’appel de Soufiane Djilali, il plaide l’union en prévision de la présidentielle : Benflis ou le rêve de mener l’opposition

Écrit par Houria Moula
Évaluer cet élément
(0 Votes)

L’appel du président de Jil Jadid pour une candidature unique de l’opposition à l’occasion de l’élection présidentielle de 2019 semble avoir été bien capté par Ali Benflis qui, même s’il ne l’a pas encore affiché publiquement, reste un sérieux prétendant à cette échéance.


Le président de Talaie El Hourriyet a emboîté, hier, le pas à Djilali Soufiane, invitant les partis de l’opposition à laisser leurs différences de côté et à se regrouper pour adopter une démarche commune. Ali Benflis, profitant de la tribune que lui a offert le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), qui tenait son cinquième congrès ordinaire, a laissé entendre qu’après les élections législatives du 4 mai et les locales du 23 novembre 2017, où chaque parti a fait son propre chemin, l’heure est à l’union.
« Alors que le pouvoir baigne dans la confusion et l’immobilisme, et maintenant que les échéances électorales législatives et locales, qui ont mobilisé nos partis autour de leurs agendas électoraux, sont derrière nous, n’est-ce pas le moment pour l’opposition de se retrouver, de se ressourcer, de laisser les différences de côté et de se renouveler, à travers une action commune autour de ce qui nous unit ? », s’est interrogé l’ex-candidat malheureux à la présidentielle de 2014.
Une question pour laquelle la réponse n’est pas à chercher trop loin, à en croire les propos d’Ali Benflis qui trace un sombre bilan de la situation politique, économique et sociale dans laquelle se trouve le pays. Pour lui, « la gravité de la situation exige de l’opposition nationale qu’elle se regroupe en adoptant une démarche commune concertée pour amener le pouvoir en place à engager un dialogue sérieux, pour sortir notre pays de l’impasse globale dans laquelle il se trouve et de lui éviter de nouvelles épreuves ».
D’ores et déjà, il affiche la disposition de sa formation politique à discuter de la façon dont l’opposition aura à affronter l’échéance de 2019. «Notre parti Talaïe El Hourriyet reste fermement attaché à l’action unitaire de l’opposition nationale. Il reste ouvert à toutes les initiatives tendant à sauvegarder l’Etat Nation », a-t-il dit, allant jusqu’à afficher sa certitude que « le RCD continuera à apporter sa précieuse contribution à l’œuvre commune de l’opposition et de l’instauration d’un Etat de droit ».
Cet appel, intervient quelques jours seulement après que Djilali Soufiane ait proposé d’« aller vers un mandat de transition et un candidat unique de toute l’opposition avec comme objectif principal, la remise en ordre des affaires de l’Etat». « C’est à la société civile, syndicats autonomes, associations et personnalités, en coordination avec l’opposition politique que doit revenir la discussion et l’adoption d’un tel programme, puis la désignation, selon des voies démocratiques, de leur candidat à la présidentielle », avait plaidé Jil Jadid lors de son Conseil national tenu le 26 janvier dernier. Mais, il faut dire qu’Ali Benflis, tout comme Soufiane Djilali ont la mémoire courte ou font semblant d’oublier qu’il n’y a pas si longtemps, cette même opposition a signé le divorce entre ses membres. L’expérience de l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO) et, avant elle, celle de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) ont viré à l’échec. Pire, les uns ont fini par critiquer les autres. Le dernier était le président du RCD, celui-là même qui a permis à Ali Benflis de relancer sous son congrès l’idée de l’union.
En septembre 2017, à la veille des élections locales, Mohcine Belabbas a accusé ses ex-partenaires d’avoir été à l’origine de l’échec du projet de Mazafran. Tout en rappelant que l’engagement du RCD dans ce regroupement d’opposition pour construire une transition démocratique était «indiscutable», Belabbas avait expliqué : « Nous n’avons pas été suivis par les autres acteurs de notre regroupement dans notre démarche de mobilisation pacifique».
C’est dire qu’entre l’appel à l’union et la capacité des acteurs de l’opposition dont l’égo à être « leader » semble ancré au fond de chacun d’entre eux, il y a un grand écart. N’est-il pas utile de rappeler que depuis sa dernière réunion de janvier 2017, où il a été décidé de laisser libre choix aux partis de prendre part ou de boycotter les législatives du 4 mai, l’ICSO a carrément disparu du paysage politique. A moins d’une nouvelle donne qui bousculerait les états-majors des partis de l’opposition, les obstacles paraîssent plus importants que les facteurs qui plaident en faveur de leur union.

Laissez un commentaire

Monde