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lundi, 12 février 2018 06:00

Alors que les vacataires ont rejoint les établissements scolaires : Le Syndicat autonome des retraités refuse de remplacer les grévistes

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Le Syndicat autonome des retraités de l’Education (Saren) dénonce l’attitude du ministère de l’Education consistant à rappeler les enseignants retraités ou vacataires pour «briser» le mouvement de grève mené par le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire (Cnapeste) depuis le 30 janvier dernier.

Pour rattraper les cours perdus par les élèves, suite à la grève, déclenchée il y a 12 jours par le Cnapeste, la tutelle a, en effet, appelé les enseignants retraités et les vacataires du secteur à rejoindre les établissements scolaires pour remplacer les enseignants grévistes. La démarche de Nouria Benghebrit vise à prendre en charge des écoliers qui cumulent déjà un retard de plusieurs dizaines de cours. Ceci d’autant que les grévistes ne semblent pas vouloir lâcher prise et répondre à l’appel de la tutelle de cesser un mouvement qui risque de mener à l’année blanche.
Ces deniers ont d’ailleurs programmé une nouvelle journée de grève mercredi prochain, qui sera suivie par une autre action du même genre les 21 et 22 février. Sauf que l’appel de la ministre lancé aux retraités et aux vacataires est resté sans écho au sein du Saren. Pis, ce syndicat reproche même à Benghebrit d’avoir fait preuve de «maladresse» dans sa gestion du conflit avec ses partenaires sociaux. «Aucun retraité ne remplacera et ne doit remplacer un enseignant gréviste», a fait savoir le porte-parole du Saren, Bachir Hakem, précisant que cette décision répond à la conviction de son syndicat quant au droit à la lutte syndicale des syndicats agréés par les autorités compétentes. Ce genre de décision est «une violation de la loi», dénonce notre interlocuteur, qui fait remarquer que «la loi est censée protéger les grévistes». «La violation de la loi par un département ministériel peut avoir des conséquences sur le pays, car la grève est un droit syndical garanti par la loi», alerte-t-il. M. Hakem estime également que la tutelle n’avait pas à instrumentaliser la justice pour faire déclarer une grève des acteurs de l’éducation illégale. «Elle n’a pas non plus à procéder à des ponctions sur salaire, à licencier les grévistes, ou à les remplacer par des vacataires, des retraités ou des inspecteurs», regrette-t-il, estimant que «ces pratiques représentent un moyen inapproprié pour arrêter une grève».
Ces méthodes, ajoute, le même porte-parole, «ont montré leurs limites en 2003, lorsque la tutelle a essayé de défier les grévistes». Cette manière d’agir avait produit «l’effet contraire», rappelle-t-il et avait poussé «les grévistes à s’entêter et à refuser de rejoindre les salles de classes en organisant des sit-in», poursuit-t-il. Avant de préconiser le dialogue comme meilleure voie vers le dénouement. Il appelle, dans ce sens, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit à «l’apaisement» considérant que les revendications du Cnapeste sont «légitimes».

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