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lundi, 12 février 2018 06:00

Éducation nationale : Le Cnapeste campe sur ses positions et appelle à des sit-in aujourd’hui

Écrit par Farid Mellal
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La grève du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’Education (Cnapeste) s’est poursuivie, hier dimanche, pour sa dixième journée consécutive. 


Le mot d’ordre est «largement suivi» rapporte le porte-parole du syndicat, Messaoud Boudiba, citant plus particulièrement les wilayas de Béjaïa, Boumerdès, Constantine, Oran, Annaba, M’sila et de Batna où le taux de suivi, assure-t-il, s’établissait «à hauteur de 70%». Le syndicaliste annonce même des sit-in devant les Directions de l’Education, pour aujourd’hui lundi à 10h00. «La ministre de l’Education nationale refuse d’entamer des négociations quand bien même il s’agit de revendications qui relèvent de son ressort», considère Messaoud Boudiba.
Le Cnapeste affirme qu’«hormis une invitation au dialogue lancée par médias» interposés, la ministre de l’Education nationale Nouria Benghebrit et ses collaborateurs n’ont entamé aucune médiation ou «daigné engager des négociations avec nous». «Nous avons adressé au ministère une demande d’audience le 28 janvier dernier. À ce jour, aucune réponse écrite et officielle ne nous a été signifiée», ajoute M. Boudiba. Par ailleurs, le ministère de l’Education nationale a mis hier dimanche à exécution des mesures disciplinaires, tel le remplacement des enseignants» grévistes en puisant parmi les candidats vacataires. À Blida par exemple, la direction locale de l’éducation a été contrainte de recourir à quelque 545 enseignants, principalement ceux du secondaire, afin de pouvoir assurer la reprise des cours, en dépit de la désapprobation affichée par les élèves.
Dans ce dossier, on note cependant une évolution caractérisée par l’intervention du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Dans un long communiqué, publié avant-hier, sur les voies et moyens de règlement des conflits de travail, ce département rappelle les dispositions relatives au droit de grève. Selon ce ministère, le constat fait par les services de l’inspection du travail révèle que «la majorité des débrayages ne respectent pas les dispositions juridiques régissant le droit de grève (…) Ce qui fait tomber les syndicalistes et les travailleurs concernés sous le coup de la loi et les exposent à des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement». Est-ce un avertissement au Cnapeste ? Difficile de répondre à cette question. On peut toutefois considérer l’intervention du ministère comme un rappel à l’ordre de ce syndicat ainsi que de ceux qui s’apprêtent à cesser toute activité le 14 février à l’appel de l’Intersyndicale, sans oublier les appels à la grève d’autres syndicats d’enseignants les 20 et 21 février.
Pour rappel, le Cnapeste a mis à exécution une menace de «grève illimitée», après avoir, certes, réussi à faire rétablir dans son droit une enseignante de Tizi Ouzou, agressée au sein même d’une enceinte éducative et échoué à faire réintégrer dans son poste un enseignant syndicaliste Cnapeste de Blida.
Bénéficiant d’un élan de sympathie au départ par la corporation des enseignants à travers nombre de wilayas du pays, le Cnapeste a décrété le 30 janvier dernier une grève nationale et remis sur le tapis des revendications socio-professionnelles : préservation du pouvoir d’achat, privilège de la retraite anticipée et sans conditions d’âges, et rejet du nouveau code du travail pour l’essentiel. Le syndicat a également adhéré au mot d’ordre de l’Intersyndicale d’une grève le mercredi 14 février à venir et ne compte pas se dérober à la grève de deux jours, les 20 et 21 février, annoncée par cinq autres syndicats de la famille de l’éducation. Prenant les devants, le ministère de l’Education nationale a déjà prévu une batterie de mesures notamment la réquisition des enseignants et établissements scolaires durant la période des vacances de printemps afin d’assurer le rattrapage des cours perdus.

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