Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
mardi, 13 février 2018 06:00

L’exercice complexe du gouverneur de la Banque d’Algérie

Écrit par Farid Messaoud
Évaluer cet élément
(0 Votes)

En homme avisé, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, a essayé hier, dans un exercice complexe, de trouver des mots « soft » pour décrire la situation financière du pays. Loukal sait que tous les regards se tournent vers la Banque centrale en contexte de crise. Dans son intervention devant le Parlement, il aura fait en sorte d’éviter les mots qui fâchent, de ne pas trop s’alarmer.

Sur la défensive, ou presque, le gouverneur de la Banque d’Algérie a livré un chiffre relativement bon sur les réserves de change. Celles-ci se sont établies à 97,3 milliards de dollars à la fin décembre 2017. On n’est pas vraiment loin de la barre des 100 milliards de dollars, un seuil au-dessous duquel, elles ne devaient pas descendre, un souhait cher à Abdelmalek Sellal, le Premier ministre sortant. Les réserves de change étaient à 114,1 milliards de dollars à la fin décembre 2016, ce qui donne une baisse du matelas de devises de l’ordre de 16,8 milliards de dollars entre fin décembre 2016 et fin décembre 2017. Les déficits records de la balance des paiements enregistrés en 2015 et 2016 se sont traduits par une forte contraction des réserves officielles de change (hors or) qui sont passées de 178,94 milliards de dollars à fin décembre 2014 à 144,13 milliards de dollars à fin décembre 2015 puis à 114,14 milliards de dollars à fin 2016. Et selon lui, le niveau des réserves de change demeure, appréciable et représente près de 23 mois d’importation de biens et services. Ce seuil de réserves, qui classe l’Algérie parmi les vingt premiers pays qui disposent des plus importantes réserves de change au monde, a permis d’atténuer les effets du choc pétrolier de grande ampleur sur l’économie nationale. Mais la vérité est que la persistance du choc externe pourrait rapidement éroder la résilience de la position extérieure de l’Algérie, d’autant que le niveau des importations demeure élevé et constitue un risque additionnel pour la balance des paiements extérieurs sur le moyen terme. Le niveau, désormais, insoutenable des importations de biens et services milite pour une maîtrise du niveau de l’absorption domestique, fait observer le gouverneur de la Banque d’Algérie. Celui-ci a évoqué également l’activité économique du pays.
Rappel des faits : En 2016, l’activité économique nationale est demeurée relativement soutenue, selon lui, tirée par la croissance remarquable du secteur des hydrocarbures malgré le fort recul de celle de la demande intérieure brute. En valeur, le Produit Intérieur Brut (PIB) est estimé à 17 406,8 milliards de dinars ; en volume, le PIB a progressé de 3,3 %, en léger recul par rapport à 2015 (3,7 %).

 

Un rythme d’expansion en repli
Cependant, la croissance économique contraste fortement avec celle de 2015. Le rythme d’expansion dans les secteurs hors hydrocarbures ayant fléchi à 2,3 % (5 % en 2015), la croissance du PIB en 2016 est principalement tirée par l’expansion du secteur des hydrocarbures (7,7 % contre 0,2 % en 2015) d’une part et elle est moins homogène entre les secteurs que celle de 2015 d’autre part. Le rapport annuel de la banque d’Algérie fait par ailleurs un tour d’horizon des situations financières et économiques dans le monde, une manière de dire que la crise est mondiale avant de concerner les pays exportateurs des matières premières dont l’Algérie. Certes, elle l’est. Mais elle ne s’est pas fait ressentir de la même manière dans tous les pays. Et la preuve réside dans les chiffres. En effet, l’économie mondiale s’est accrue de 3,1 % en 2016, soit un rythme de croissance en légère baisse par rapport à celui de 2015 (3,4 %). Ce recul est attribuable, principalement, à un net ralentissement de la croissance dans les pays avancés (1,7 % en 2016, contre 2,1 % en 2015), est-il mentionné dans ce document.

Dernière modification le mardi, 13 février 2018 11:35

Laissez un commentaire

Culture

«La Casbah en aquarelle» au Bastion 23

A l’occasion de la journée nationale de

Culture -
24-02-2018
«Raison garder» de Leïla Aslaoui-Hemmadi aux éditions Média-Plus

Les éditions Média-Plus viennent de fair

Culture -
24-02-2018
Un feuilleton algérien réalisé par une équipe turque

Pour la première fois dans l’histoire de

Culture -
24-02-2018