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jeudi, 08 mars 2018 06:00

Création d’entreprises et insertion professionnelle : La longue marche vers une plus grande égalité des chances homme-femme !

Écrit par Farid Messaoud
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Ici comme ailleurs, l’esprit d’entreprise au féminin est l’un des aspects de la réalisation de l’égalité femmes-hommes,  il s’inscrit dans la dynamique du développement économique et dans l’inclusion et la cohésion sociale. Les principes d’égalité des chances entre femmes et hommes dans l’insertion professionnelle et dans la création d’entreprises sont  certes pris en compte. Mais cela donne, jusqu’aujourd’hui, de bons et de moins bons résultats.


Le directeur général de l’Emploi et de l’Insertion au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Foudil Zaidi, cité dans une dépêche de l’APS, fournit des chiffres plus proches de la réalité. Il a ainsi estimé que la contribution de la femme à la création de la microentreprise évolue positivement d’année en année, compte tenu, explique-t-il, essentiellement du niveau d’instruction atteint par les femmes. Néanmoins, cela demeure « relativement faible » par rapport au nombre de micro-entreprises créées par les hommes. Toutefois, il a affirmé que des femmes entrepreneures, dont des cadres et chefs d’entreprise, contribuent à la construction d’une économie nationale diversifiée.
Selon les données de l’Office national des statistiques (ONS), le taux de chômage en Algérie était de 11,7% en septembre 2017, alors que celui des femmes était de 20,7%, contre 9,4% chez les hommes. De fait, de nombreuses femmes cherchent du travail, mais n’en trouve pas, c’est une vérité qui frappe à la porte de plus en plus fort.
Et les chiffres sont têtus : 438 201 placements ont été effectués par l’Agence nationale de l’emploi (Anem) dans le marché de l’emploi, en 2017, dont 97 174 au profit des femmes, soit un taux de 22,17%. Dans le détail, sur le total des placements effectués au profit des femmes, 41 423 sont des placements classiques et 34 581 autres réalisés dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP), alors que 21 170 autres placements l’ont été selon des contrats de travail aidés (CTA). Et les chiffres ne s’arrêtent pas là : le nombre de demandes d’insertion dans le marché du travail a atteint, à la même date de référence, 1 919 982 au niveau de l’Anem, dont 354 475 déposées par des femmes, soit 18,5%, avec cette précision : le plus grand nombre de ces postulantes sont licenciées en sciences sociales, des spécialités difficiles à insérer.
Le directeur général de l’emploi et de l’insertion relève cependant qu’un nombre de facteurs ne favorisent pas une plus grande intégration de certaines femmes dans le monde du travail, citant la faible mobilité géographique, en plus de la difficulté de concilier entre obligations professionnelles et obligation de vie familiale. Le bilan cumulé au 31 janvier 2018 démontre, par contre, que 66 645 placements ont été effectués dans le monde du travail, dont 13 954 au profit des femmes, soit un taux de 20,94%, alors que le nombre des demandes d’insertion dans le marché du travail a atteint 193 839 demandes, dont 50 072 concernant des femmes, soit près de 26%.
Evoquant la situation des projets d’activités réalisées dans le cadre de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) et la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac), Zaïdi a précisé que, 7 746 projets ont été réalisés en 2017, ayant généré 18 104 postes d’emploi, dont 1 346 créés par des femmes, avec un taux de 17%, alors que ce taux ne dépassait pas
2% durant les années 2000. Depuis le lancement des dispositifs Ansej et Cnac, le bilan cumulé au 31 janvier 2018 démontre la création de 514 908 microentreprises, ayant généré 1 186 204 postes d’emploi, dont 52 237 micro-entreprises réalisées par des femmes, soit un taux moyen de 10%. Au-delà des chiffres, dans une société à prédominance masculine, la grande marche vers une plus grande égalité des chances voulue par l’Etat piétine, car, sur beaucoup de sujets, la carte mentale des Algériens n’aura pas évolué.
Exemple : même si l’investissement en temps ou en argent de la femme peut largement profiter au ménage, il n’en représente pas moins une fragilité au cas où les relations du couple se détérioreraient et limitent la possible croissance de l’entreprise de la femme. 

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