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dimanche, 11 mars 2018 06:00

Plus de 4 milliards de centimes pour la statue de Massinissa : Le jury aux aguets pour éviter le fiasco

Écrit par Meriem Kaci
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La statue du roi numide Massinissa ne sera pas inaugurée le 20 avril prochain, comme il a été annoncé par le maire d’Alger Abdelhakim Bettache, car l’entreprise qui réalisera l’œuvre ne pourra pas finir son travail d’ici la célébration du 38e anniversaire du printemps berbère.


C’est ce qu’a indiqué le secrétaire général du Haut-commissariat à l’Amazighité, Si El Hachemi Assad, hier à Alger, à l’occasion d’une journée d’étude intitulée «Tamazight et le service public».
L’un des membres du jury mis en place pour désigner un lauréat parmi les candidats à l’appel d’offres pour la réalisation de la statue de Massinissa a proposé de confectionner «une statue en résine en attendant à ce que celle en bronze soit finalisée dans la sérénité», apprend-on de Mohamed El Hadi Hareche, président du jury et, également, professeur d’Histoire et civilisation antique.
Ce dernier a indiqué à Reporters que les autorités compétentes ont dégagé un budget de plus de 4 milliard de centimes pour la réalisation de la statue. «C’est un budget énorme, il avoisine les 5 milliards de centimes », précise M. Hareche.
L’appel d’offres a été remporté par le groupement Inguel decoration sculpture, après un concours national ouvert pour la réalisation et l’installation de la statue du roi Numide avec un délai de réalisation de sept mois.
Or, le travail de ladite entreprise n’a pas été à la hauteur, sous-entend le président du jury, car il comporte plusieurs erreurs. «Le travail requis devait être le plus ressemblant au roi numide. Mais le prototype comporte des erreurs notamment en ce qui concerne la tenue du roi ainsi que ses mouvements», explique M. Hareche, qui a indiqué que le jury qu’il préside va accompagner l’entreprise durant toute la phase de réalisation de la statue. «Le jury est devant une responsabilité historique.
On ne veut pas commettre des erreurs car la responsabilité nous sera automatiquement endossée», dira le président du jury.
«C’est une responsabilité historique. Massinissa n’est pas une personnalité quelconque, il est le fondateur du royaume numide et l’unificateur des Nord-Africains, donc nous allons accompagner l’entreprise jusqu’à ce qu’elle accomplisse sa mission.»
Ce dernier indique que le jury ne veut pas faire dans la précipitation de crainte de livrer à la fin un travail médiocre et contesté, faisant allusion aux statues de Ben M’hidi et de Ben Badis.
Les épisodes des statues de Larbi Ben M’hidi, à Aïn Mlila, censées rendre hommage au héros de la Révolution, et de Cheikh Abdelhamid Ben Badis à Constantine, qui ont suscité des réactions de colère et de consternation sur les réseaux sociaux dès qu’elles ont été dressées, ce qui a mené à leur retrait, hantent toujours les esprits. «On ne veut pas aboutir à un travail médiocre et insatisfaisant après sept mois de travail».
La statue, pour précision sera d’une hauteur de 3 mètres, érigée à Tafourah sur un «socle proportionnel aux dimensions de cette œuvre monumentale et comportera une légende spéciale Massinissa rédigée en arabe et amazighe», explique M. Assad. Elle sera réalisée sur la base de critères exigés par le jury, et doit exprimer «la majesté, la puissance, la résistance indomptable et la sagesse, reflétant la grandeur de ce personnage historique dans ses qualités de chef de guerre émérite et de bâtisseur du premier Etat numide», renchérit M. Assad.
«Paume de la main ouverte vers le bas, pour dire à ceux qui rejoignent le pays qu’ils sont sous sa protection, et qu’ils seront en paix.
Et d’une autre main, il tient une épée, cela ne veut pas dire qu’il fait l’apologie de la guerre, mais celui qui la veut, il l’aura », explique le professeur d’histoire et civilisation antique s’agissant de la position de Massinissa dans la statue.
Le SG du HCA a également lancé un appel pour calquer cette expérience dans d’autres villes du territoire national, car chaque ville a son personnage glorieux, «Syphax à Ain Témouchent, Takfarinas à Bouira, et Jugurtha à Annaba», souligne M. Assad.


Pas de dissolution du HCA
Aussi, Si El Hachemi Assad a tenu à rappeler les différents acquis et réalisations concrétisés par le HCA durant les vingt dernières années, et après l’officialisation de tamazight, soulignant que le HCA œuvre à la promotion de la langue et la culture amazighes dans les secteurs de l’éducation, de l’information et de l’enseignement supérieur et dans les domaine de l’édition et de la traduction.
Malgré ces progrès, il n’omet pas de souligner que tamazight est «absente dans 10 wilayas» du territoire national, ce qui amène M. Assad à insister sur la nécessité de mettre en place une loi organique et l’Académie de langue amazighe.
«L’Académie de langue sera installée au cours du premier semestre de l’année en cours.
Le projet sera soumis au gouvernement puis au deux chambres du Parlement pour approbation», a dit le SG du HCA. Ce dernier a indiqué que la relation entre ladite Académie de langue et le HCA sera une relation de «complémentarité et d’interaction». Il s’agit d’une réponse aux insinuations des «spécialistes» qui prévoient la «dissolution» du HCA juste après l’installation de ladite Académie.
Actuellement, le HCA fait un travail «académique», qui est en principe du ressort de l’Académie de langue. Le HCA va se focaliser actuellement sur deux axes, « un travail de formation et un travail d’information de proximité en tamazight», conclut M. Assad. 

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