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lundi, 12 mars 2018 06:00

Planche à billets: L’Etat vient en aide à ses entreprises stratégiques

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Le dernier Journal Officiel, paru il y a quelques jours, a levé le voile sur les montants tirés par le moyen de la planche à billets. 2 185 milliards de dinars de monnaie, soit l’équivalent de plus de 19 milliards de dollars, ont été d’ores et déjà imprimés par la Banque d’Algérie au profit du Trésor public à la date du 30 novembre 2017.

Cette première tranche est destinée à couvrir une partie de la dette interne qui a fortement augmenté ces dernières années, en partie sous l’effet de la matérialisation des garanties de prêts octroyées par le gouvernement. La dette publique s’établit actuellement aux alentours de 30% du PIB. Elle est passée de 8,8 % du PIB en 2015 à 21,0% en 2016 et à près d’un tiers actuellement, à la suite d’opérations financières réalisées par l’État pour soutenir essentiellement deux entreprises publiques. Il s’agit de la Sonelgaz et du groupe Sonatrach, les entreprises publiques les plus endettées. Une grande partie des 2 185 milliards de dinars tirés par la Banque d’Algérie à fin novembre dernier étaient canalisés vers la couverture des dettes des deux groupes publics Sonelgaz et Sonatrach. En recourant à la planche à billets comme moyen de financement, le gouvernement avait pour objectif de réduire les déficits et la dette publique, ou du moins la racheter par le Trésor. L’objectif étant de ramener la dette publique à environ 25% du PIB cette année et à moins de 15% en 2022. Depuis novembre, alors que le Trésor public était en déficit important, l’Etat a racheté la dette de certaines de ses entreprises, dont Sonelgaz et Sonatrach, envers les banques, les compagnies d’assurances et en obligations. Ce n’est pas la première fois que l’Etat va à la rescousse de ses entreprises stratégiques en rachetant leurs dettes. Selon certains chiffres que nous avons obtenus, entre 2009 et 2016, l’Etat avait réalisé des opérations d’un coût estimé à 1 861 milliards de dinars pour venir en aide à des entreprises publiques. Ce qui a changé, c’est que l’Etat réalise aujourd’hui les mêmes opérations en faisant appel au financement dit non conventionnel, alors que de 2009 à fin 2015 les avoirs du Fonds de régulation des recettes permettaient de couvrir certaines de ces opérations. Depuis l’institution de la planche à billets comme moyen de financement de la dette publique, les premières opérations, entamées au lendemain de la validation par le Parlement de l’option du financement non conventionnel, ont été donc réalisées au profit des deux groupes publics qualifiés de stratégiques. D’autres entreprises publiques ont également profité de ce premier tirage. Des entreprises privées également. Mais ce n’est que la première phase de l’opération, puisque d’autres tirages vont être effectués pour couvrir certains déficits, voire au profit de l’investissement à travers le renflouement des caisses du Fonds national d’investissement (FNI), à en croire certaines sources. Ce premier tirage annoncé dans le dernier Journal Officiel a laissé place à une vive inquiétude quant à d’éventuelles conséquences sur l’inflation et le pouvoir d’achat. Au premier mois de l’année en cours, l’inflation a bondi de 0,5% par rapport au dernier mois de 2017, année durant laquelle l’option du financement non conventionnel a été présentée par le Premier ministre et validée aussitôt à la majorité écrasante par le Parlement. Les autorités officielles et bancaires ont tenté de convaincre que la planche à billets ne sera d’aucune conséquence sur l’inflation, pariant sur le travail de veille d’une commission qui allait être installée au niveau du ministère des Finances, mais dont on ne parle plus depuis. Le Fonds monétaire international (FMI), dont les experts ont été dépêchés à Alger depuis maintenant une dizaine de jours, a mis en garde contre l’option de la planche à billets, y voyant un risque aux conséquences éventuellement dramatiques. 

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