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mercredi, 14 mars 2018 06:00

Contrats gaziers de long terme : Le FPEG, un soutien de poids à l’Algérie

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Malgré l’arrivée des Etats-Unis et de l’Australie sur le marché gazier, les exportateurs traditionnels ne veulent toujours rien céder sur la question de la tarification qui revient sur le devant de la scène, étant donné que les pressions en faveur des prix spot sont relancées de plus belle, l’Algérie étant une victime.


Le pays, qui doit renégocier bientôt l’essentiel de ses contrats gaziers de long terme, fait face à d’importantes pressions exercées par certains de ses clients en faveur de l’abandon du système d’indexation des prix du gaz à ceux du pétrole. Dans cette bataille, l’Algérie vient de bénéficier d’un soutien de poids. Yury Sentyurin, le tout nouveau secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), vient de plaider ouvertement et sans le moindre détour pour le maintien de l’indexation des prix du gaz à ceux du pétrole. Le patron de ce qu’on appelait « l’Opep du gaz » a défendu l’idée qu’un prix bon marché nuirait à l’investissement, comme ce fut le cas actuellement dans l’industrie pétrolière. Chiffres à l’appui, Yury Sentyurin explique que l’industrie gazière aura besoin de 8000 milliards de dollars d’investissements à l’horizon 2040, des montants faramineux que les prix spot ne pourront jamais garantir. S’affichant résolument du côté de ceux qui bataillent pour le maintien des contrats de long terme, dont l’Algérie et la Russie, le patron du FPEG tente ainsi de convaincre certains consommateurs quant à l’impératif de sécuriser l’approvisionnement par l’investissement. Plusieurs pays consommateurs optent ces dernières années pour différentes formules de tarifications utilisées par les États-Unis et l’Australie qui émergent désormais comme les principaux exportateurs de GNL.
« Les consommateurs devraient comprendre les particularités auxquelles les producteurs sont confrontés », a déclaré le secrétaire général du FPEG dans une interview. « La sécurité de l’investissement et de l’approvisionnement ne peut être garantie que sur la base de contrats de long terme dont les prix du gaz sont étroitement liés à ceux du pétrole (…) C’est de la sorte que nous pourrons planifier des investissements dans des infrastructures. » Face aux pressions que subissent certains producteurs, le responsable du FPEG, une association qui défend les intérêts des pays producteurs, a répondu avoir ainsi tranché sur la question de la tarification du gaz, dont l’indexation à ceux du pétrole est nécessaire, selon lui, pour sécuriser l’ensemble de la chaîne de production et de l’approvisionnement. Déjà que la baisse des cours du brut est reconnue être à l’origine de certains désagréments dont souffre cette chaîne.
L’augmentation continue de l’offre est nécessaire pour répondre à la demande qui devrait augmenter en moyenne de 1,6% par an jusqu’en 2040, estime également Yury Sentyurin dans une interview accordée à Bloomberg.
Il a indiqué sur sa lancée que la demande au gaz doit évoluer pour répondre à plusieurs besoins, dont la production d’électricité et les transports. Au-delà des justificatifs secondaires défendus par le patron du FPEG, les contrats de long terme permettent tant aux producteurs qu’aux consommateurs d’avoir une visibilité sur de nombreuses années en matière d’approvisionnement. Russes et Algériens, principaux fournisseurs du marché européen, ne cessent de défendre ce principe, mais depuis que les cours du gaz sont en chute libre sur le marché spot, nombre de clients européens veulent remettre en cause les contrats de long terme, faisant fi du principe de la sécurité des approvisionnements. Le Forum des pays exportateurs de gaz comprend, faut-il le rappeler, la Russie, l’Iran, l’Algérie et le Qatar, premier producteur et exportateur mondial de gaz naturel liquéfié. Sur les perspectives du marché gazier à l’heure où les Etats-Unis et l’Australie pompent abondamment, Yury Sentyurin dit ne pas percevoir à l’horizon des craintes de surabondance de l’offre. Il n’y aura pas non plus « de surproduction de GNL», estime-t-il. A la question de savoir si cette « Opep du gaz » allait être renforcée par l’arrivée de nouveaux membres, le patron du FPEG dit avoir identifié 18 pays producteurs de gaz qui pourraient potentiellement rejoindre le groupe. 

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