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mercredi, 14 mars 2018 06:00

Journée d’information sur la Zone de libre-échange continentale africaine : Enthousiasme prudent à l’Algex

Écrit par Rafik AIOUAZ
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La nouvelle Zone de libre-échange économique africaine (ZLECA) est en cours de négociation. Après que les opérateurs économiques nationaux eurent fait le lobbying pour la destination Afrique, voilà que la Zone de libre-échange continentale prend forme. Mais quid de la capacité des exportateurs algériens à conquérir un marché déjà très concurrentiel.


En amont de la réunion du 21 mars à Kigali, qui verra le lancement officiel de la ZLECA, l’Agence nationale de promotion des importations (Algex) a organisé en son siège une journée d’information à destination des opérateurs économiques nationaux. Objet de la rencontre, jeter les bases d’une gestion de l’intégration bénéfique de l’Algérie dans cette zone, ce qui a poussé à la mise en place, par le ministère du Commerce, d’un processus organisationnel avec les opérateurs économiques pour un marché que beaucoup connaissent très peu, de l’aveu des participants. « Le marché africain est un gros marché, la concurrence y est cependant féroce de la part de puissances économiques telles que la Chine, l’Inde et la Turquie », indique Saïd Djellab, directeur général du commerce extérieur auprès du ministère du Commerce, quant aux trois plus gros partenaires commerciaux de l’Afrique outre l’UE et les Etats-Unis. D’autre part, le marché africain comporte trois aspects. La présence de plusieurs communautés économiques où l’Algérie est absente, des échanges entre pays africains faibles et la boulimie des pays du continent en termes d’importation de produits manufacturiers. Concernant les communautés économiques régionales (CER), l’on peut citer la SADC pour l’Afrique australe, la Comesa, qui implique l’Afrique orientale et australe, la Cedeao et surtout l’Union du Maghreb arabe (UMA) qui concerne l’Algérie et qui est « une coquille vide », observent les opérateurs. « D’autre part, les échanges entre les pays africains ne dépassent pas 10 à 12% de leurs échanges globaux, ce qui est très faible », rappelle Saïd Djellab. Il ajoute qu’une autre spécificité de la structure des échanges du marché africain réside dans le fait que la plupart des pays du continent exportent essentiellement des produits de base et importent des produits manufacturiers. « La manufacture représente 70% des importations africaines. Cela dénote clairement qu’il y a un gros potentiel », assure-t-il. Du côté des opérateurs économiques nationaux, les statistiques commerciales de l’Algérie incitent à la prudence. « Le volume d’export de l’Algérie vers l’Afrique, au premier semestre 2016, de biens alimentaires n’a représenté que 0,2% », note le représentant d’un producteur de pâtes alimentaires qui affirme que son secteur remarque une grande frilosité concernant ces échanges continentaux. « La principale problématique reste la solvabilité de nos clients. Il y a aussi l’absence d’un fret aérien et maritime compétitif. La logistique a représenté 25% de la facture totale de notre dernière opération d’exportation», indique-t-il. Même s’il confie une part d’optimisme voyant en l’Afrique un marché d’un milliard 350 millions de consommateurs, dont 400 millions de francophones. Pour d’autres opérateurs, nombre de mises à niveau sont à faire avant de s’engager au niveau de cette importante zone économique. «Il est nécessaire de revoir certaines politiques de la Banque d’Algérie concernant l’export. C’est un élément important pour nous, les opérateurs », indique Abdelwahab Ziani, P-DG d’Arômes d’Algérie. Regrettant « les points négatifs » au niveau des incoterms, termes qui définissent les droits et devoirs des opérateurs dans l’échange international.
Pour leur part, des consultants ont appelé à faire du lobbying, l’accord de libre-échange n’étant pas suffisant pour placer les produits nationaux sur des marchés très concurrentiels. « Nos voisins marocains possèdent des services spéciaux qui sont responsables du lobbying au niveau continental », indique un consultant. «L’orientation vers l’Afrique est une bonne chose. Mais il y a des questions à se poser », indique Amar Boukheddami du Groupe Amimer Energie. « Il y a des opérateurs très actifs qu’ils soient africains ou non.
Il y a donc un risque même pour assurer notre marché national. Nous devons d’autre part être prêts à nous implanter sur le reste du continent avec tout ce que cela nécessite comme structures», prévient M. Boukheddami.

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