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lundi, 16 avril 2018 06:00

Industrie automobile : Le gouvernement a encore tout à prouver…

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Les importations des kits SKD/CKD, nécessaires au fonctionnement de l’industrie de montage automobile sont en nette hausse, à en croire un bilan diffusé par l’administration douanière.
Les importations des kits CKD/SKD, destinés à l’industrie de montage des véhicules de tourisme et de transport de personnes et de marchandises, se sont chiffrées à 449,1 millions de dollars entre début janvier et fin  février 2018, contre 219,5 millions de dollars sur la même période de 2017, en hausse de près de 230 millions de dollars (+104%). La facture évolue crescendo sans qu’aucun indicateur ne puisse justifier la hausse.
La parité euro-dinar se stabilise depuis quelques semaines, le niveau des droits de douanes n’a pas bougé d’un iota, à l’heure où le gouvernement tente tant bien que mal d’étouffer dans l’œuf la polémique des voitures made in Algeria, dont les prix renchérissent sans raison apparente. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, en a parlé lors de sa conférence de presse de samedi à Alger.
La question lui a été posée sur les prix des véhicules montés en Algérie. Il a expliqué que son gouvernement n’avait pas fixé de prix, mais a procédé à une évaluation du coût de la voiture montée localement, ce qui laisse penser au citoyen qu’il y a un écart qui n’est autre que la marge bénéficiaire.
La marge bénéficiaire des industriels locaux pourrait être raisonnable, car ils se sont engagés à payer les droits et coûts des charges y découlant, telles que les impôts et autres, a indiqué le Premier ministre. Dit autrement, le ministère de l’Industrie n’a fait que jouer la transparence tant avec les marques automobiles qu’avec les consommateurs.
S’agissant de la spéculation dans le secteur de l’automobile, le Premier ministre a fait savoir qu’elle était «conjoncturelle» et qu’elle était le résultat de «l’arrêt de l’importation qui avait atteint à un certain moment le seuil de 600 000 voitures par  an». En attendant une relance effective des usines de montage, il y a actuellement six usines qui activent dans le domaine du montage de véhicules produisant un «volume modeste». La production devrait atteindre 200 000 à 250 000 unités en l’espace de deux ans, ce qui assurera une disponibilité des véhicules et encouragera la concurrence.

La stratégie de favoriser l’industrie de montage pèse sur la balance commerciale
Au-delà des questions liées à la disponibilité des véhicules et de l’impact de la politique d’encadrement des importations, la stratégie consistant à favoriser l’industrie de montage commence à peser sur la balance commerciale.
Initialement, le gouvernement avait décidé à la mi-2015 d’instituer les licences d’importation pour les produits et consommables dont la facture pèse dans la structure globale des importations. Il était question de ramener la facture à un niveau soutenable en fixant des quotas à chacun des concessionnaires activant dans l’activité d’importation de véhicules. L’idée a ensuite évolué, migrant vers l’impératif de favoriser l’industrie de montage, prétextant que ce serait un moyen de donner naissance à une filière automobile qui sera d’un grand apport à l’économie, tant en matière de valeur ajoutée (création d’emplois et transfert technologique) qu’en termes d’économies en devises.
Force est de constater que depuis 2016, date de la publication de la première réglementation applicable à l’industrie automobile, les gains en termes de valeur ajoutée ne sont pas de nature à constituer un apport conséquent à l’économie. Au rythme où vont les choses, les importations des kits SKD/CKD nécessaires au fonctionnement de l’industrie de montage automobile équivaudraient, en valeur, à la facture des importations de véhicules du temps où il faisait bon vivre pour nombre de concessionnaires.
Pourtant, Ahmed Ouyahia avait posé dès potron-minet les termes d’un bon débat sur l’objectif attendu de cette industrie automobile naissante. Du point de vue économique, il avait fait comprendre, lors de l’inauguration de la dernière édition de la foire de la production nationale, que la prolifération des usines de montage poserait à terme un sérieux problème de rentabilité. Il était question aussi de garder un œil sur l’évolution de la facture des importations, prétextant que l’Etat n’avait pas assez de devises pour accréditer une quarantaine de concessionnaires pour l’importation des kits SKD-CKD.
Il semblait sincèrement déterminé à mettre de l’ordre dans un marché livré à l’anarchie. Aujourd’hui, il est plus que jamais nécessaire que le gouvernement soit armé de la même volonté pour l’éclosion des métiers aidant à la naissance d’une vraie industrie automobile. Autrement, ce serait un retour à la case départ…

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