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mardi, 17 avril 2018 06:00

Pour les syndicats, le «16 avril» devrait servir à mieux faire voir la réalité de l’école

Écrit par Aziz Latreche
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L’Algérie et l’école algérienne ont fêté hier la «Journée du savoir» ou «Youm El Ilm». Célébrée depuis près de quarante ans, cette journée est entièrement dédiée à l’Education nationale et à l’institution scolaire en particulier en tant que vecteur des connaissances et incubateur des futures élites du pays.

Pendant longtemps, elle a été associée à des évènements comme l’antique «inter lycées» où d’évènements fleurant bon l’odeur d’encre et de craie et dont la particularité est de signaler aujourd’hui – au plan historique - combien l’école algérienne a été à l’abri des convulsions socio-économiques et combien elle en est devenue le marqueur par excellence, l’école, le lycée et le collège étant devenus le théâtre de grèves et de luttes socioprofessionnelles qui feraient retourner dans leurs tombes les instituteurs des années soixante et soixante-dix. Ce n’est pas pour autant qu’on ne fête plus le «16 avril» qui reste pourtant l’apanage des officiels de l’Education nationale dans notre pays et du ministère en particulier. S’ils participent de près ou de loin aux cérémonies, les autres acteurs du secteur le font aujourd’hui avec une distance et une marge critique significative des ruptures créées au sein d’une institution théoriquement consensuelle mais qui ne l’est plus depuis longtemps. Il en est ainsi des syndicats d’enseignants dont certains considèrent déjà que cette journée du savoir – décrétée en des temps lointains - a perdu actuellement une part considérable du sens qu’elle avait.
Messaoud Boudiba, porte-parole du Cnapeste, affirme ainsi qu’«on ne peut pas parler de journée du savoir dans une école en difficulté de prodiguer du savoir dans les meilleures conditions et au sein de laquelle ni l’enseignant ni l’enseigné ne bénéficient des standards pédagogiques et des moyens de formation nécessaires à leur épanouissement».
«La Journée du savoir ne devrait plus être une date qu’on célèbre mécaniquement avec des slogans de circonstance, mais un moment de débat et de bilan sur les problèmes et les difficultés dont souffre l’institution éducative et scolaire dans notre pays».
Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’Education et de la formation (Satef), est plus radical : «La célébration de la Journée nationale du savoir est une relique du passé. Elle n’a plus de sens dans un contexte où l’école algérienne est sinistrée.
Nous continuons de saluer un évènement pour les seuls besoins de la célébration et nous raconter des histoires qui nous font oublier le bas niveau et des programmes vieux de vingt-cinq ans, alors que l’enseignement évolue partout à une vitesse rapide, porté par les nouvelles technologies». Et d’ajouter : «Vous n’avez qu’à regarder ce qui se passe dans les ENS.
Ces écoles qui souffrent d’une double tutelle (éducation nationale et enseignement supérieur) sont perturbées par des grèves depuis plusieurs mois et on fait comme si de rien n’était. Aujourd’hui, on ne parle que de chiffres qui ne reflètent pas la réalité médiocre de l’offre de savoir en Algérie». Zoubir Rouina, le porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), invite quant à lui à mesurer le taux d’absence des élèves en classes d’examen pour «comprendre le sens actuel de la journée du savoir» telle qu’elle est célébrée à l’école.
«Les élèves des classes d’examen et de terminales en particulier savent que c’est dans leur intérêt d’aller suivre des cours privés et de ne pas se rendre dans les lycées» synonymes d’effervescence sociale et d’absence de garantie pédagogique. Le «16 avril» devrait être l’occasion d’aborder ce phénomène pour comprendre «pourquoi les élèves n’ont plus confiance» en leur école «même si leur avenir en dépend» parce que c’est elle qui récompense ou sanctionne. «Nous ne sommes pas satisfaits de ce que nous donnons, mais il faut dire aussi que nous ne sommes pas dans de bonnes conditions pour un enseignement de qualité tourné vers les besoins de demain», concède cet enseignant syndicaliste. La journée du «16 avril» devrait servir à mieux faire voir cette réalité.

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