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jeudi, 17 mai 2018 06:00

Pour sa première conférence après sa réélection à la tête du parti : Abderrezak Makri : « Le MSP fonctionne selon la méthode de Nahnah »

Écrit par NADIA BELLLIL
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Abderezak Makri, le président récemment réélu à la tête du Mouvement de la société pour la paix (MSP), a animé, hier, une conférence de presse au lendemain du septième congrès de son parti.


Très décontracté, Abderezak Makri s’est voulu très prolixe à l’occasion de sa rencontre avec les professionnels des médias. Il voulait visiblement vider son sac par rapport à la rude épreuve des alliances qui se sont tissées contre lui lors du congrès. « Il y a eu un deal entre Boudjerra Soltani, Abdelmadjid Menasra et Namane Laouer », a-t-il d’emblée lancé aux journalistes, étonnés par son franc parler, habitué qu’il est de la langue de bois.
« Mais leur alliance n’a pas été tissée dans un but malsain », a-t-il tempéré. Voulant visiblement rendre publique cette alliance, surtout s’agissant de Abdelmadjid Menasra, l’ancien patron du Front du changement (FC), qu’il a lui-même placé en tête de liste à Alger, lors des dernières législatives, en dépit du mécontentement de la direction du MSP. Il n’a pas manqué d’enfoncer le clou : « Les résultats du congrès ont été décidés par les congressistes et non par moi », a-t-il lancé, avant d’expliquer que son élection est «d’abord la réussite du congrès qui est une victoire pour le mouvement.
C’est ensuite une victoire pour la démocratie, car nous avons donné un enseignement très important à toute la classe politique ». « En ce sens que avons démontré qu’un parti politique peut être démocratique », enchaine-t-il, avant de soutenir qu’« en réalité, ce congrès a été préparé jusqu’au dernier jour de façon totalement démocratique ».
Sollicité dans ce cadre à propos de l’absence d’Abou Djerra Soltani et d’Abdelmadjid Menasra, Abderrazak Makri a expliqué qu’« ils sont absents car il ne s’agit que d’une conférence de presse ». Abdelmadjid Menasra, pour rappel, a soutenu la candidature de Soltani pour le poste de président du MSP lors du dernier congrès, alors que Namane Laouer a, lui-même, concurrencé Makri en se portant candidat. S’exprimant en outre sur la ligne politique de son parti, Makri insistera sur l’appartenance du parti au camp de l’opposition mais fera néanmoins observer que « le MSP fonctionne selon la méthode de cheïkh Nahnah ».
Autrement dit, « nous allons travailler selon sa méthode qui consiste à contacter les partis politiques pour trouver un consensus national », a-t-il soutenu.
« Ceux qui appellent au consensus, ce sont des gens qui ne courent pas après les postes, mais pour une véritable sortie de crise du pays », a-t-il soutenu, avant de préciser que « sur le plan de la vision politique, nous avons donné beaucoup plus d’intérêt au consensus national vu la situation économique du pays. Nous pensons que nous allons connaître des moments difficiles dans les années à venir et que nous avons besoin d’un consensus.
C’est la même approche adoptée depuis cinq ans ». A propos de l’élection présidentielle de 2019, M. Makri a relevé que son mouvement « est concerné par ce rendez-vous qui fait l’objet d’un large débat au sein des structures du parti».
« Nous ne fonctionnons pas comme certains par télécommande », a-t-il ironisé, avant d’expliquer que « la décision revient aux militants ».
« A chaque élection, on essaie de lancer de nouveau l’idée d’un consensus national. Nous allons, en 2019, appeler à un consensus national avec comme objectif la transition démocratique », a-t-il lancé, avant de soutenir qu’il faut « une transition démocratique qui permet une transition économique car l’’économie est aujourd’hui une priorité ».

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