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jeudi, 17 mai 2018 06:00

Rapports mensuels de l’AIE et de l’Opep : Les incertitudes minent le marché pétrolier

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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L’Agence internationale de l’énergie (AIE) vient de doucher les espoirs des pays producteurs de brut qui comptaient sur la hausse de la consommation mondiale de pétrole pour voir le rééquilibrage du marché s’accélérer.

Dans son rapport mensuel pour avril, diffusé hier, l’AIE a légèrement abaissé sa prévision de croissance de la demande de pétrole en 2018, envisageant désormais un ralentissement au deuxième semestre, notamment en raison de la hausse des prix. L’organisme s’attend à ce que la demande mondiale de pétrole progresse de 1,4 million de barils par jour (mbj) en 2018, contre 1,5 mbj annoncé le mois dernier. Sur l’année, la demande devrait s’établir à 99,2 millions de barils par jour, selon l’AIE. Plus explicite, cette agence qui défend l’intérêt des pays consommateurs, explique qu’au premier semestre la demande a été soutenue par «un solide contexte économique» et par «une météo froide» en Europe et aux Etats-Unis. Elle devrait ralentir au deuxième semestre notamment à cause «d’un récent bond des prix du pétrole». Quant à la production, l’AIE la situe autour de 98 millions de barils par jour en avril, suivant ainsi une tendance stable. Au plan de l’offre, l’AIE ne fait qu’apporter de l’eau au moulin de l’Opep qui avait fait part, lundi, des incertitudes sur le reste de l’année. Pour l’AIE, l’Iran capte toute l’attention et s’érige désormais en facteur d’incertitude et de tension. L’évolution de la production iranienne, troisième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), reste incertaine avec le rétablissement des sanctions économiques par les États-Unis, décidé par le président Donald Trump plus tôt ce mois-ci. «Il y a une incertitude compréhensible sur l’impact potentiel sur les exportations iraniennes, qui représentent aujourd’hui 2,4 millions de barils par jour», note l’AIE. «Les exportations iraniennes de brut avaient baissé de 1 million de barils par jour lorsque les sanctions internationales étaient appliquées entre 2012 et 2015, mais seul le temps dira quelle sera l’ampleur du dérèglement cette fois», ajoute l’agence. Outre l’Iran, un second foyer d’incertitude s’est déclaré de l’autre côté du pacifique, au Venezuela, où «le déclin de la production s’accélère» en raison de la crise politique. Pour l’Agence internationale de l’énergie, cette double incertitude en Iran et au Venezuela « pourrait constituer un défi majeur» pour les producteurs, en termes de nombre de barils, mais aussi de «qualité du pétrole», selon l’AIE. Dans son rapport d’avril, l’Opep a noté, de son côté, une «hausse des incertitudes» économiques à la suite de plusieurs décisions des États-Unis : nouvelles sanctions contre la Russie, droits de douane sur l’aluminium chinois, retrait de l’accord sur le nucléaire iranien. «En dépit des importantes incertitudes concernant des fondamentaux clés du marché, l’Opep se tient comme toujours prête à soutenir la stabilité du marché pétrolier, aux côté des producteurs non-Opep» signataires de l’accord, a écrit l’Organisation dans son rapport diffusé le lundi. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole, faut-il le rappeler, a relevé de 0,01 million de barils par jour (mbj) son estimation de la production non-Opep en 2018 : elle devrait atteindre 59,62 mbj, soit une croissance de 1,72 mbj sur un an. Sa propre production a modestement progressé de 12 000 barils par jour sur un mois à 31,93 mbj en avril. Côté demande, l’Opep a revu à la hausse, de 25 000 barils par jour, son estimation de la croissance pour cette année : la demande devrait atteindre 98,85 mbj, soit une hausse annuelle de 1,65 mbj. L’Opep et l’AIE se rejoignent sur le fait que le marché est miné désormais par d’importantes incertitudes, ce qui pourrait être un facteur de tension et de hausse des prix, qui se négocient désormais à plus de 78 dollars le baril. Ils avaient chuté à la mi-2014, mais sont depuis remontés, s’établissant désormais à leur plus haut niveau depuis fin 2014. Ils ont été soutenus par la décision, fin 2016, des pays producteurs de l’Opep, associés à d’autres producteurs non membres de l’Organisation, dont la Russie, de limiter leur production. Mais depuis peu, les tensions au Moyen-Orient et la décision des Etats-Unis de se retirer de l’accord nucléaire avec l’Iran ont fait monter d’un cran la pression sur le marché pétrolier.

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