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mardi, 13 février 2018 06:00

Coupes du monde de sabre et de fleuret (Etape d’Alger) / Nos escrimeurs ont réalisé de mauvais résultats : L’escrime algérienne touche… le fond

Écrit par Saïd B.
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Les sélections algériennes d’escrime ont bien déçu lors des coupes du monde (étape d’Alger) aussi bien dans la discipline du fleuret que celle du sabre. Ces bides véritables viennent contraster avec la «réjouissance» du président de la Fédération algérienne de la discipline, Raouf Bernaoui, et du Directeur technique national (DTN), Dali Lotfi.

En effet, la sélection algérienne de fleuret féminin a terminé à la 16e et dernière place de l’épreuve par équipes, en concédant 3 défaites aux matches de classement suite à son élimination par l’Italie (45-16). Les 3 défaites de l’Algérie l’ont été respectivement devant la Hongrie (10-45), l’Argentine (20-45) et la Suède (27-45). C’est la sélection russe qui a finalement remporté le tableau des 16 (par équipes) de l’étape d’Alger de la Coupe du monde de fleuret féminin (seniors), en battant son homologue française (42-32) à la salle Harcha-Hacene (Alger). Dans la spécialité du sabre féminin, c’est la sélection italienne qui a remporté la médaille d’or par équipes en battant son homologue allemande sur le score de (45-33), toujours à la salle Harcha-Hacène d’Alger. Au même moment, la meilleure algérienne dans cette arme, à savoir l’escrimeuse Boungab Abik, a été éliminée lors des épreuves du tableau des 16 devant l’Italienne Beatrice Dalla Vecchia sur un score de (15-12).


On ne dépasse pas le tableau des 16
Ces résultats obtenus par nos escrimeuses à Alger même montrent que cette discipline semble reculer dans la mesure où lorsqu’on n’avance pas, on recule nécessairement. Sinon, comment expliquer que nos athlètes n’arrivent toujours pas à rivaliser avec d’autres nations se faisant éliminer à chaque fois dès les premiers tours ? Si les escrimeurs algériens ne peuvent pas dépasser le tableau des 16, c’est qu’il y a nécessairement un truc qui cloche. Au même moment, les sélections nationales tunisiennes et égyptiennes semblent se développer davantage. Il est vrai que ces deux nations sœurs sont, certes, connues dans les annales de l’escrime, mais force est de constater que chez nous, on semble se contenter de peu. De plus, lorsqu’on organise des épreuves internationales rentrant dans le cadre du calendrier de la Fédération internationale d’escrime, c’est qu’il faut s’attendre à des résultats probants. Ne serait-ce que d’améliorer les résultats précédents. Or, il se trouve que l’Algérie vient d’organiser pour la 5e fois d’affilée ces épreuves de la Coupe du monde plus connues par «Etape d’Alger», mais sans amélioration des performances.


Les fausses réjouissances des responsables algériens
Et c’est pourquoi on ne comprend vraiment pas cette déclaration du DTN de la Fédération algérienne d’escrime (FAE), Dali Lotfi, qui annonce fièrement lors des épreuves individuelles de l’étape d’Alger de la Coupe du monde de sabre féminin (juniors) que « nous sommes satisfaits des résultats de nos escrimeuses qui ont souffert d’un manque de compétition par rapport aux autres escrimeuses». Mieux encore notre DTN ajoute sans hésiter que « nous ne pouvons pas leur exiger de fournir davantage, d’autant que la majorité d’entre elles sont jeunes et manquent d’expérience». Et dans ce cas-là, on se demande alors que fait l’instance fédérale algérienne depuis toutes ses années de «travail». Arriver à ne point assurer la «relève» veut tout simplement dire qu’il y a quelque part échec. Même le président de la Fédération algérienne d’escrime (FAE), Raouf Bernaoui, verse dans le même sens que son DTN en justifiant, entre autres que  «notre élimination dès la phase de groupes n’est pas une surprise, vu les moyens dont nos adversaires disposent par rapport aux nôtres. Cette compétition a regroupé les meilleures escrimeuses au monde, qui sont des médaillées aux Mondiaux et Jeux olympiques. C’est difficile pour nous de rivaliser avec elles à ce stade de la compétition. Franchement, je suis très satisfait du niveau technique montré par nos jeunes joueuses depuis l’entame de la compétition.


Quelle politique de la FAE ?
Comment se réjouir des résultats qui montrent la stagnation de l’escrime algérienne au moment où d’autres nations poursuivent le développement de cette discipline chez elles.
Là, il faut reconnaitre que l’absence d’une bonne «politique » de la fédération et d’une gestion rigoureuse expliquent certainement ces «échecs ». On constate que, sur notre propre sol, la majorité des escrimeuses algériennes engagées dans cette compétition ont été éliminées dès le premier tour ou lors des épreuves du tableau des 32. Exception faite de Boungab Abik qui a été proche de créer une surprise en se qualifiant au tableau des 16.


Le ratage de l’étape de Sotchi !
Le meilleur exemple pour étayer ce constat est celle de l’absence de notre section nationale lors de la Coupe du monde de sabre masculin juniors (Etape) de Sotchi. Faut-il donc rappeler qu’au mois de novembre dernier la sélection juniors d’Algérie d’escrime, dans l’arme du sabre, a été contrainte de déclarer forfait pour cette étape de la  Coupe du monde de sabre masculin à Sotchi (Russie). C’était faute de visa. C’est d’ailleurs l’entraîneur national, Mohamed Zerf qui le dit : «Nous avions accompli toutes les démarches administratives nécessaires, mais nous n’avons pas obtenu nos visas à temps, d’où notre forfait pour cette compétition.» Et pour le moment, les responsables de cette discipline se contentent juste de dire que le «contact de nos escrimeurs avec les meilleurs athlètes du moment leur fera gagner un peu plus d’expérience, dans la perspective des échéances à venir» ! Mais jusqu’à quand doit-on se contenter juste d’acquérir des «expériences» sans les exploiter en réussissant à les concrétiser en résultats ?

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