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mercredi, 14 mars 2018 06:00

Dilemme migratoire

Écrit par Azzeddine Bensouiah
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Encore une fois, l’Algérie se retrouve devant le dilemme migratoire. Le pays est, à la fois, émetteur et récepteur de migrants, ce qui le place dans une situation particulièrement inconfortable.

Critiquée pour les opérations d’expulsion de migrants subsahariens, et en même temps pour ses migrants qu’elle tarde à rapatrier, l’Algérie ne sait plus où donner de la tête, sachant que le phénomène migratoire la dépasse, comme il dépasse la communauté internationale touts entière. Plus qu’une question de renforcement de contrôles aux frontières, c’est un phénomène qu’il faudrait endiguer à la source, laquelle se trouve dans le développement socio-économique. Tant que les pays émetteurs de migrants n’offrent pas de perspectives à leurs jeunes, ces derniers iront chercher leur « Eldorado » ailleurs. Dans cette situation inextricable, chaque partie essaye de rejeter la responsabilité sur une autre, du moins, lui faire supporter une partie des charges. Les Européens ont tout essayé, y compris en donnant des subventions à quelques pays de la rive Sud de la Méditerranée pour jouer les gendarmes à leur place. Une opération qui n’a pas empêché le phénomène migratoire de croître. Les Européens essayent de mettre la pression sur les pays émetteurs de migrants en les forçant à reprendre les leurs, avec tout ce que cela suppose comme coûts de rapatriements. Pour sa part, l’Algérie, tout en montrant une certaine disponibilité à reprendre ses ressortissants, a du mal à convaincre ses homologues africains de reprendre les leurs qui se trouvent sur le sol algérien. Hormis le Niger, qui consent à recevoir les siens, les autres pays africains font la sourde oreille, et parfois accusent l’Algérie de mauvais traitement à l’égard des migrants subsahariens. Il est vrai que la législation algérienne, en matière d’établissement des étrangers, mais aussi concernant les réfugiés, en tous genres, mérite d’être actualisée, mais force est de constater que toutes les tentatives de rapatriement des migrants subsahariens demeurent aléatoires, souvent infructueuses. Lorsqu’on a affaire à une cinquantaine de nationalités, il est souvent difficile d’en démêler l’écheveau. Se contenter de les déposer, par bus, ou par camions, aux points frontaliers avec le Mali et le Niger n’est, certainement, pas la meilleure solution.

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