Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.

francealgerie

mardi, 17 avril 2018 06:00

Comité olympique et sportif algérien : Mustapha Berraf plaide pour «suivre l’expérience de certains pays étrangers»

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Le président du Comité olympique et sportif algérien, Mustapha Berraf a préconisé lundi à Alger de «suivre l’exemple de certains pays étrangers dans le cadre de la lutte contre la violence dans les stades, pour éradiquer ce fléau» qui gangrène de plus en plus le sport algérien, particulièrement le football.
«La violence dans les stades est un phénomène nouveau en Algérie, car il n’y a pas si longtemps, les gens partaient au stade en costume- cravate, et sans faire preuve d’aucune animosité envers les joueurs, les dirigeants et les supporters de l’équipe adverse, qui d’ailleurs étaient des gens tout aussi civilisés» a commencé par souligner Berraf au forum du journal Le Courrier d’Algérie, ajoutant que «certains pays européens ont des antécédents plus anciens avec le hooliganisme», faisant qu’il serait intéressant de profiter de leur expérience dans la lutte contre ce phénomène. Le week-end dernier, les stades Chahid-Hamlaoui de Constantine et Ahmed-Zabana d’Oran ont été le théâtre de fâcheux incidents, ayant causé plusieurs blessés, à l’intérieur et à l’extérieur des deux enceintes, tout en provoquant l’interruption du match MC Oran - CR Belouizdad (0-2). A Constantine, le match JS Kabylie - MC Alger, comptant pour les demi-finales de la coupe d’Algérie (0-0, 5-4 pour la JSK aux TAB), a été également émaillé par des échauffourées dans les gradins, survenues essentiellement à la mi-temps, et ayant contraint l’arbitre de la rencontre à retarder la reprise de la seconde période. «Certains actes relevaient de la pure barbarie. Voir un gamin de 12 ans danser avec un couteau, ou un supporter se faire jeter dans une rivière, ce n’est plus du sport» a entre autres regretté le président du COA. «Ces actes font vraiment honte et n’ont plus lieu d’être dans notre pays. On doit tous agir pour y mettre un terme et puisque certains pays nous devancent dans cette lutte, je pense que ça vaut le coup de profiter de leur expérience» a une nouvelle fois préconisé le président du COA.

« Tout est rentré dans l’ordre avec le MJS »
Le président du Comité olympique et sportif algérien, Mustapha Berraf a par ailleurs assuré que «la relation» de son instance avec le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) est «revenue à la normale» depuis l’arrivée du nouveau ministre des sports, Mohamed Hattab. «Désormais, tout est rentré dans l’ordre et nous travaillons la main dans la main pour le bien du sport algérien» a affirmé Berraf. Les relations étaient devenues conflictuelles entre le COA et le MJS sous l’ère de l’ancien ministre, El Hadi Ould Ali, ce qui a «pénalisé le sport algérien» selon Berraf, surtout que certaines fédérations sportives avaient choisi de se ranger d’un côté, ou de l’autre, ce qui n’a pas permis de tirer la charrue dans le même sens, notamment dans le cadre de l’organisation des prochains Jeux africains de la jeunesse (JAJ-2018) et les Jeux méditerranéens d’Oran (JM-2021). «Le dégèle» entre les deux structures a cependant changé la donne, permettant de procéder enfin à l’installation du Comité d’organisation des Jeux africains de la Jeunesse (JAJ-2018) et qui n’avait pu se faire au préalable, à cause des relations conflictuelles entre le COA et le MJS. «Le Comité d’organisation des JAJ-2018 sera installé ce mardi» a annoncé Berraf, ajoutant que «le Comité d’organisation des jeux méditerranéens d’Oran-2021, lui, sera installé dans environ une semaine». «Pas plus tard qu’hier, j’ai discuté avec Amar Addadi, le président du Conseil international des jeux méditerranéens (CIJM) et il est reparti rassuré» a affirmé Berraf. Le CIJM avait exprimé son «inquiétude» et sa «préoccupation» quant à l’absence d’un comité d’organisation des jeux méditerranéens d’Oran, 32 mois après la désignation de cette ville de l’Ouest algérien pour abriter l’événement en 2021. «Nous avons beaucoup de préoccupation et un sentiment de perplexité et d’incompréhension par rapport au grand retard qui est en train de s’accumuler dans la mise en place du Comité d’organisation des jeux méditerranéens d’Oran», s’était soucié Addadi au mois de février dernier. Oran a été élue ville hôte des 19es jeux méditerranéens en août 2015, aux dépens de Sfax (Tunisie) et jusqu’à présent, le Comité d’organisation (COJM) n’a pas vu le jour, malgré l’existence d’un décret portant son installation daté du 9 février 2017. Pour le CIJM, l’installation d’un comité d’organisation des jeux pour le pays hôte est la première priorité et rien ne peut se faire sans cette structure, afin de définir les interlocuteurs vis-à-vis de l’instance méditerranéenne. «Cela fait 30 mois que le CIJM attend l’installation de ce comité d’organisation, pour avoir des interlocuteurs au moment de discuter sur le plan technique. On doit connaître les différents sites des jeux, où sera domiciliée chaque discipline, homologuer les salles et savoir où elles sont localisées... etc. Nous avons demandé une définition générale du programme, une planification juste, rigoureuse et méthodique pour avoir les repères qui doivent baliser tout le processus d’organisation, mais rien n’a été fait», s’est préoccupé le président du CIJM, expliquant que dans ces conditions, l’instance méditerranéenne ne pouvait envoyer ses commissions pour aller faire le travail sur le terrain. Mais le retour à la normale dans les relations COA-MJS a permis de passer le cap et satisfaire enfin les exigences du CIJM.

Laissez un commentaire