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mardi, 15 mai 2018 06:00

CR Belouizdad/Le driver Rachid Taoussi consterné par la situation du club versant même des larmes : Quand un Marocain pleure l’Algérie du foot !

Écrit par Mohamed Touileb
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C’est une scène édifiante. Il n’y a pas plus illustratif pour prouver que le football algérien suscite la consternation désormais et la pitié. Même les «étrangers» ne peuvent rester insensibles au foutoir dans lequel vit notre balle ronde.
Pour Rachid Taoussi, entraîneur du CR Belouizdad, l’état des lieux est établi : c’est un problème d’hommes qui ne savent pas ce que sont la parole et le sens de responsabilité. Son passage dans l’émission «Dossiers du sport » sur Dzaïr TV et les larmes qu’il a versées sur le plateau ne pouvaient pas passer inaperçues.
Cette saison, le « Chabab » a joué pour survivre parmi l’élite. Lui qui a remporté sa 7e Coupe d’Algérie lors de la saison écoulée. Un Marocain, Badou Zaki en l’occurrence, était l’architecte du sacre dans l’épreuve populaire et c’est son compatriote, Rachid Taoussi, qui a réussi à sauver les « Rouge et Blanc » de la descente. Ce dernier a rempli sa mission non sans traverser des péripéties dans une conjoncture très difficile avec un président de club qui n’a pas été présent. Qui n’a pas donné de signe de vie depuis l’élimination de la Coupe de la Confédération CAF contre l’ASEC Mimosa le 17 avril dernier.

Bouhafs, l’«Invisible » porté disparu
On parle ici de Mohamed Bouhafs surnommé l’« invisible » à Belcourt. Désormais, c’est un disparu et les personnes dans son genre ne devraient pas trouver place dans le football circus national. Surtout après les révélations de Taoussi qui a donné une véritable leçon à son employeur qui ne l’a pas payé « depuis deux mois ». Lorsque le présentateur lui avait demandé s’il faisait confiance à Bouhafs et s’il était prêt à négocier avec lui pour une éventuelle prolongation de contrat, le successeur d’Ivica Todorov a arboré un sourire narquois avant de dire les choses sérieusement et spontanément. Très spontanément même.
« Comme homme, il est gentil, a reconnu Taoussi avant de marquer un silence et de répondre sèchement, non ! En toute sincérité.» Dans la foulée, le Marocain a dit que « le temps est au franc-parler et le courage de dire les choses telles qu’elles. Il faut assumer quand on dit ‘’oui’’ et quand on dit ‘’non’’ aussi. Pour ma part, quand je pose ma tête sur l’oreiller, je m’endors la conscience tranquille parce qu’on a atteint notre but (le maintien). Je suis en train de vous parler et…» Et là, les larmes submergent l’invité qui s’est certainement rappelé tout ce qu’il a pâti avec ses poulains, qui n’ont pas perçu d’indemnités depuis le mois de janvier, pour éviter le purgatoire. « N’était-ce pas assez de ternir l’image d’un club comme le CRB ? » s’est désolé le technicien belouizdadi en rappelant que Bouhafs l’a fait venir lui promettant de le soutenir dans sa tâche sans pour autant tenir cet engagement moral ni celui financier d’ailleurs.

Franc-parler et la parole par-dessus tout
« Pourquoi m’avoir fait venir pour me laisser livré à mon sort de la sorte! Je m’en fous de l’argent. Un homme doit tenir sa parole. Ça fait deux mois que je n’ai pas été payé et que je n’ai reçu aucun appel de sa part ! Figurez-vous qu’après la victoire contre le MC Alger en championnat, les joueurs ont demandé à ce que le staff reçoive aussi une prime. La mienne, j’ai décidé de la partager avec les membres de l’équipe technique pour préserver la sérénité à la veille du match contre l’ASEC Mimosa. L’argent n’est pas le plus important. Ce qui prime c’est de tenir la parole. Et vous m’excuserez si j’ai exprimé le fond de ma pensée car je veux que le football algérien se porte mieux », a condamné l’entraîneur de la formation de Laâquiba. En plein dans la figure de Bouhafs et beaucoup de ses semblables qui gèrent les différents teams en Algérie. Une véritable leçon en deux minutes chrono. Un diagnostic on ne peut plus lucide pour un sport roi qui a perdu sa noblesse avec la croissance des « déserviteurs ». On pense qu’il n’y a rien à ajouter.

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