Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
jeudi, 12 janvier 2017 06:00

Etats-Unis : Entre mise en garde et autosatisfaction, Obama fait ses adieux

Écrit par  Thinehinane Makaci
Évaluer cet élément
(0 Votes)

C’est à Chicago ville, où il fait ses premier pas dans la politique, que Barack Obama a donné dans la soirée du mardi 10 janvier son ultime grand discours en tant que Président devant des milliers de personnes.

Occasion pour lui de critiquer son successeur sans jamais le citer, en affirmant que « la politique est avant tout une question d’idée».

Assurant que l’Amérique était aujourd’hui « meilleure et plus forte » que lorsqu’il était arrivé au pouvoir en 2008. « Si je vous avais dit, il y a huit ans, que nous sortirions d’une grande récession, relancerions l’industrie automobile, générerions d’importantes créations d’emplois, que nous ouvririons un nouveau chapitre avec Cuba, mettrions fin au programme nucléaire de l’Iran sans guerre, abattrions l’homme qui a orchestré le 11-Septembre, légaliserions le mariage pour tous et offririons une couverture santé à 20 millions de personnes supplémentaires, vous auriez dit que la barre était trop haut. Mais nous l’avons fait. Vous l’avez fait «, déclare-t-il.
Le chef d’Etat a oscillé entre message d’espoir et de vigilance envers des mesures ou déclarations de Donald Trump, sans directement les citer, mais aussi exhorté ses compatriotes à s’engager pour une Amérique meilleure. « Nous devons nous assurer que les lois anti-discriminations soient respectées, mais cela ne suffira pas. Les coeurs aussi doivent changer. « Il a aussi profité de cette occasion pour plaider en faveur de plus de tolérance et moins de peur des citoyens envers leurs semblables en faisant l’effort de se mettre à la place des uns et des autres. « Des valeurs à porter haut et fort à l’étranger «, dit-il. Avant d’ajouter : « La démocratie peut flancher quand nous cédons à la peur. C’est pourquoi je me suis fermement battu contre le terrorisme, que nous avons mis fin à la torture, que nous avons réformé les lois pour protéger notre vie privée et nos libertés. C’est pourquoi je rejette ces discriminations envers les Américains musulmans. Nous devons continuer nos combats dans le monde pour la démocratie, les droits de l’homme, la condition de la femme et de la communauté LGBT. Le combat contre l’extrémisme et l’intolérance font partie du combat plus général contre la dictature et le nationalisme. »
Bien que le Président sortant semble affirmer que l’état de la démocratie américaine se porte bien, cela ne l’empêche pas de dresser le portait d`une société divisée principalement entre classes sociales, à cause des inégalités économiques qui, selon lui, « sont la première menace » contre la démocratie, mais divisée aussi à cause du problème « racial «, même s’il considère que le pays a fait de grandes avancées sur cette question. Il a d’ailleurs invité le peuple américain à dépasser l’idée selon laquelle les problèmes de l’économie peuvent se résumer à la lutte entre « une classe moyenne blanche qui travaille dur » et « des minorités qui ne méritent rien », affirmant en outre que lorsque les minorités ethniques manifestent, ce n’est pas, selon lui, pour demander « un traitement spécial, mais le traitement égalitaire promis par nos pères fondateurs ». Il a aussi invité ses compatriotes à réfléchir à la situation de « l’homme blanc d’âge moyen qui, de l’extérieur, paraît jouir de tous les avantages, mais dont l’univers a été bouleversé par les changements économiques, culturels et technologiques «, mais aussi a la ségrégation qui « n’a pas disparu soudain dans les années 1960 ». Il profite également de cet ultime discours, face à un auditoire composé de ses électeurs principalement, pour affirmer que nier le changement climatique, comme le fait Donald Trump, revenait à « trahir les générations futures «. « Nous pouvons, et devons, débattre de la meilleure approche pour s’attaquer à ce problème. Mais simplement nier le problème revient non seulement à trahir les générations futures, mais aussi à trahir l’essence de l’esprit d’innovation et de résolution pratique des problèmes qui ont guidé nos fondateurs ».
Le Président a également mis en garde « les réseaux sociaux et autres bulles » où se refugie le peuple américain, sur les campus universitaires ou dans le flux des réseaux sociaux « stigmatisant « la capacité à n’accepter que « l’information – qu’elle soit vraie ou fausse – qui conforte notre opinion «. Rappelant auparavant que les stéréotypes pour stigmatiser les immigrants étaient les mêmes utilisés par le passé à l’égard « des Irlandais, des Italiens et des Polonais ». Pour conclure, le Président sortant affirme « Yes we did ! » (oui nous l`avons fait), allusion subtile à son slogan lors de sa première campagne présidentielle « Yes we can ! » Oui, nous pouvons. 

Laissez un commentaire