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mardi, 10 janvier 2017 21:46

Aire marine protégée : L’association Barbarous plaide pour le classement de « l’île Plane »

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« L’île Plane », dénommée « Paloma » par les Oranais, fait l’objet d’une étude en vue de son classement comme aire marine protégée, a-t-on appris de l’association écologique marine Barbarous, initiatrice du projet.

L’île Plane, d’une superficie de 4 hectares, est située à quelque 7 km de la plage de Bousfer (Aïn El Turck), a rappelé le secrétaire général de l’association Amine Chakouri, expliquant que la présence d’espèces animales et végétales endémiques à la région fait d’elle un pool de biodiversité, « ce qui justifie la nécessité de son classement », a-t-il souligné. La surfréquentation de l’île par des pêcheurs, des plaisanciers et des plongeurs et la dégradation de plus en plus rapide de ce site, font de sa protection une urgence, a-t-il encore souligné. Un inventaire des espèces animales de l’île, réalisé par l’antenne d’Oran du Commissariat national du littoral (CNL), fait état de la présence de plusieurs espèces rares. 

Le faucon d’Eléonore et le puffin cendré ainsi que le lézard à lunettes étant les plus importants. Le faucon d’Eléonore, un rapace migrateur qui hiverne en Afrique orientale et à Madagascar, rejoint l’île Plane en avril/mai pour se reproduire en été. Il s’agit d’une espèce protégée par la législation nationale, selon le décret 83-509 du 20 août 1983 relatif aux espèces animales non domestiques protégées. Le puffin cendré est une espèce purement pélagique, qui passe la majeure partie de sa vie en mer. Il ne revient à terre que pour les besoins de la reproduction.
Il niche uniquement sur des îles et îlots, dans des fissures de falaises, des terriers ou sous des blocs de rocher. « Cette année, les puffins n’ont pas niché à l’île Plane », regrette Amine Chakouri. Alors qu’une dizaine de couples de puffins cendrés au moins sont recensés chaque année sur cette île, aucun individu de cette espèce n’a été repéré cette année, ce qui reflète l’importance de la protection du site. Cette absence serait le résultat de la surfréquentation de l’île par les plaisanciers et les pêcheurs, qui perturbent cet oiseau très demandeur de tranquillité.
« Si vous touchez le nid d’un puffin cendré, l’oiseau ne reviendra pas s’y nicher l’année prochaine », explique M. Chakouri. Le puffin cendré est une espèce endémique à la Méditerranée. En voie de disparition, cet oiseau de haute mer, de la taille d’un goéland, est protégé par la Convention de Barcelone, note Abdelkader Laalaoui, chef d’antenne d’Oran du CNL, ajoutant qu’il n’y a toutefois pas de texte de loi algérienne protégeant l’espèce. L’étude pour le classement, lancée depuis quelques mois, est à un taux d’avancement de 30%, note M. Chakouri, ajoutant que ce travail sera achevé dans un délai maximum de 8 mois.
Le dossier pour le classement du site sera déposé à la Direction de l’environnement d’Oran, qui l’étudiera, notera ses appréciations et le transmettra à la commission de wilaya, créée récemment, suite à un arrêté stipulant la décentralisation de la décision du classement des zones à protéger.

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