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lundi, 20 mars 2017 06:00

Batna : Un mastère consacré aux artistes peintres Merzouki et Tamine

Écrit par  RACHID JUBA
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Aïchi Dihya, étudiante en journalisme (presse écrite), consacre son mastère à un sujet inédit, à savoir l’étude des œuvres des deux artistes peintres originaires des Aurès, Merzouki et Tamine. Pour rappel, les deux artistes peintres Merzouki et Tamine se sont distingués de leur vivant par leurs talents et surtout leur esprit d’initiative et de création qui a permis à toute une génération de découvrir les arts plastiques, mais aussi et surtout de côtoyer de grands noms de la palette et de la peinture.

Aïchi Dihya dit vouloir faire d’une pierre deux coups. Dévoiler le parcours souvent tumultueux des deux artistes au destin peu commun et offrir l’occasion à la nouvelle génération de faire connaissance avec ces artistes qui ont tant donné à la région des Aurès qui a souvent été leur source d’inspiration. Pour la jeune étudiante, c’est une chanson de l’auteur chaoui Amirouch qui a dicté le choix de son mastère. En effet, le chanteur dans l’un de ses titres dédié à Merzouki parle de cet homme qui, par sa palette et son pinceau, restitue des paysages et la vie de chaque jour dans les Aurès et surtout dans son village natal Amentane. Il n’en fallait pas plus à l’étudiante pour trouver son sujet, nous dit-elle. Et d’ajouter : « J’avais un sujet sous mes yeux pourquoi chercher ailleurs ce que j’ai au creux de la main. C’est-à-dire des personnages et des artistes de chez nous. Quand je me suis renseignée autour de moi, mes amis m’ont conseillé de garder le sujet car il est inédit, mais surtout intéressant, car il est consacré à des artistes de ma région. L’auteur Messaoud Nedjahi m’avait aussi conseillé de bien travailler le sujet et de faire une recherche exhaustive. Et c’est ce que je suis en train de faire. » Dihya est rodée à ce genre de recherche, puisque le thème de son mémoire de licence était consacré à l’identité amazighe dans les Aurès. Cela lui a permis juste de reprendre les contacts avec des personnes, les familles des défunts artistes et aussi le mouvement associatif, triptyque qui semble lui apporter les informations nécessaires, quant à la réalisation de son mastère. Parcours, scolarité, début dans la vie professionnelle, premières œuvres, styles, écoles… pour Merzouki, qui a fait l’Ecole des beaux-arts d’Alger et de Constantine. Influences, voyages, rencontres… autant de questions posées aux différents interlocuteurs à l’exemple de l’artiste peintre Menoubi Cherif, ou des amis qui ont connu les deux artistes, mais aussi des membres de leurs familles. Les deux ont manifesté une grande disponibilité et écoute, nous dit la jeune étudiante. Impressionniste, surréaliste, approche figurative, tachisme ou néo-impressionnisme, difficile à dire pour l’un et pour l’autre, du moins pour le moment, puisque l’étude n’a pas touché à sa fin mais donne une idée globale de la valeur du travail consacré à chérif Merzouki et Tamine Abderahmen dit Abdou. Il y a lieu de noter que Batna abritait des années durant le Festival national des arts plastiques, précisément une des revendications des deux artistes peintres, qui ont réussi à faire de la capitale des Aurès un carrefour des arts. Pour preuve, une école des beaux-arts a vu le jour grâce aux efforts des deux ténors des arts plastiques.

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