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lundi, 12 février 2018 06:00

L’alternative

Écrit par Rachid Beldi
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Les pouvoirs publics semblent résolus à s’attaquer concrètement à l’épineux dossier des subventions étatiques accordées sur plusieurs produits de première nécessité.

Depuis près de deux semaines, les sorties publiques, ou autres, des ministres ayant en charge la gestion de cette opération consacrent un chapitre en lettres capitales aux mécanismes à mettre en place pour passer à l’acte, dans une démarche d’aide qui profiterait réellement aux nécessiteux.
Après le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, qui est revenu sur le sujet à plusieurs reprises en moins d’une semaine, c’était, avant-hier, au tour de l’argentier du pays, Abderrahmane Raouya, de conserver au dossier subventions son importance d’actualité de premier ordre en cette période où les pouvoirs publics donnent l’impression de rechercher encore des solutions au profit d’un équilibrage de la Trésorerie publique. M. Raouya n’a, à l’occasion, pas hésité à prévenir que les premiers prix qui risquent de voir sauter le « verrou » des subventions sont ceux des carburants, quand bien même ces produits ont déjà entamé la trajectoire des réajustements tarifaires à travers deux relèvements successifs induits par les lois de finances 2017 et 2018.
Après les limites affichées par le système des licences d’importation, la décision d’interdire carrément l’importation de plusieurs dizaines de produits risque, à son tour, de ne pas rapporter gros à l’Etat. Pour preuve, les gains de cette opération ceintures serrées jusqu’au dernier cran seraient tout juste de 1,2 milliard de dollars, alors que la facture des importations pour 2018 devait descendre à 30 milliards de dollars, soit moins de 15 milliards de dollars à dépenser qu’en 2017.
D’ailleurs, le premier responsable du secteur du commerce a décidé de ne plus évoquer le chiffre « piège » des 30 milliards de dollars, sachant sans doute que le défi est difficile, voire impossible, à réaliser dans cette conjoncture où la visibilité est loin d’être totale, réduisant l’exercice du pari à un dangereux jeu de pocker. C’est peut-être dans cette logique que la suppression des subventions pourrait intervenir comme alternative pour garantir de réels dividendes à une démarche hésitante. Et c’est peut-être dans la manière de réorganiser le fichier national des subventionnés qu’il va falloir faire preuve d’hésitation, au sens noble du terme, le temps qu’il faudra avant de passer à la décision. En Algérie, il n’y a que deux couches sociales. Le reste, tout le reste, est théorie.

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