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mercredi, 14 février 2018 06:00

Chasser l’informel

Écrit par Rachid Beldi
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En plus d’avoir eu l’incommodante mission de faire la présentation, devant l’APN, d’une situation financière du pays pas du tout belle à voir, le gouverneur de la Banque d’Algérie a dû subir ces deux derniers jours une série d’interpellations des députés dont le pesant n’a d’égal pesant que la charge supplémentaire de pression qui a été, à l’occasion, exercée sur Mohamed Loukal.


La mission première, et par excellence, de ce dernier étant de s’occuper de l’argent qui circule dans le circuit bancaire, il est devenu plus qu’urgent pour lui d’aller en quête de nouveaux mécanismes qui puissent venir au secours d’établissements bancaires en manque de liquidités et qui risquent l’asphyxie si la situation venait à durer.
Pourtant, ces liquidités existent bel et bien, et en masses suffisantes pour pouvoir renflouer les caisses des banques et participer à faire diversifier et progresser l’économie algérienne en contribuant au financement des projets inscrits dans le cadre de la relance de la production locale, tel que prescrit par la démarche visant à affranchir les équilibres budgétaires de la dépendance maladive des «richesses » en hydrocarbures.
Dans cette logique d’argent à devoir, ou pouvoir récupérer, la piste de l’informel est tout indiquée et pourrait, à elle seule, faire sortir les banques des désagréments financiers auxquels elles se trouvent confrontées. Mieux encore, cette piste a tout d’un gisement de liquidités à valeur d’aisance pour les gestionnaires de ces institutions qui sont mis à mal aujourd’hui par des caisses à moitié ou aux trois quarts vides et qui résonnent plus d’échos d’un creux que de cris de monnaie sonnante et trébuchante.
Les mesures mises en place pour encourager la migration des colossales sommes d’argent servant à bâtir des territoires entiers de l’informel vers l’institution bancaire restent sans doute nettement en deçà des objectifs tracés par les pouvoirs publics. Au 31 décembre 2017, l’Etat n’a pu récupérer que quelque 105 milliards de dinars sur un montant thésaurisé estimé à 4 780 milliards de dinars dont 1 500 à 2 000 milliards dormant chez les agents opérateurs.
Le défi reste encore grand pour les pouvoirs publics, et les « astuces » continuent à être déployées pour déplacer l’argent de l’informel vers les caisses des banques. Les toutes dernières en la matière concernent la modification des billets de banque annoncée, ou confirmée, hier par le patron de la Banque centrale et l’instruction que s’apprête à adresser ce dernier pour lever l’exigence de l’origine de l’argent déposé dans les banques.
Il reste néanmoins établi que la méthode la plus efficace pour convaincre les opérateurs d’aller placer leur argent dans les banques, sans transition, consiste à les encourager d’emprunter toutes ces embûches qui finissent par faire dévier de nombreux opérateurs vers l’informel. En d’autres termes, il s’agit de chasser l’informel en ouvrant une voie sans pièges bureaucratiques vers l’économie formelle.

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