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mercredi, 14 février 2018 18:21

Exportations hors hydrocarbures : 25% seulement des exportateurs assurés à la Cagex

Écrit par Rachid Bouarroudj
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Près de 25% seulement des quelque 700 entreprises exportatrices algériennes sont assurées à la Compagnie algérienne d'assurances et de garantie des exportations (Cagex), selon ce qu’a indiqué, hier, son P-DG, Djilali Tarikat.

Ce qui représente 10 à 15% du volume global des exportations algériennes hors hydrocarbures, selon les chiffres avancés par le responsable, précisant que le prix de la police d’assurance à l'export varie entre 0,15 et 1% du montant des produits exportés. Mais l’essentiel est ailleurs, selon ce dernier, qui insiste sur la «réforme» des textes qui régissent l’exportation, ceux actuellement en vigueur étant peu adaptés. Pour preuve,  hors hydrocarbures, ce sont seulement 1,8 milliard de dollars d’exportations que le pays a réalisés en 2017, soit 5% des exportations globales. «Il doit y avoir nécessairement une mise à niveau de notre législation et de nos réglementations relatives au commerce international. Beaucoup d'exportateurs rencontrent des difficultés dans la réalisation de leurs exportations. Si nos lois ne sont pas mises à niveau, il ne sert à rien de parler de la promotion des exportations», a affirmé M. Tarikat. Ainsi, il entend surtout mettre en valeur l'assurance-crédit à l'exportation et revoir les sanctions prévues par la loi actuelle à l'encontre des exportateurs qui ne rapatrient pas les recettes en devises provenant de leurs exportations, qui sont passibles de 2 à 7 ans de prison. Sur ce point, il a souligné l'importance de maîtriser les créances algériennes à l'étranger, expliquant que le recours à la Cagex permet de recadrer les opérations d'exportations et de donner aux opérateurs les instruments nécessaires pour activer dans ce domaine en toute transparence. «Cela ne sert à rien d'exporter de la marchandise sans rapatrier la contrepartie en devises, a soutenu M. Tarikat, ajoutant que «même si l'impact du phénomène de non-rapatriement n'est pas très significatif sur la balance des paiements, il est important proportionnellement parlant». Toutefois, les sanctions prévues par la loi actuellement contre ce phénomène nécessitent une réforme afin de mettre les exportateurs «dans une position idéale pour s'épanouir sur le plan international», a-t-il estimé. Outre les dispositifs juridiques, le P-DG de la Cagex a considéré que le décollage des exportations hors hydrocarbures en Algérie était également tributaire de l'amélioration de la réglementation des changes, des infrastructures (stockage, chaîne de conditionnement...), l'organisation de contrôle aux frontières, la promotion des services aux exportateurs, l'enrichissement de la flotte algérienne en transports maritime et aérien, et du «toilettage» au niveau des banques pour leur donner la possibilité de mieux accompagner les exportateurs. «Si les verrous sont levés, vous allez certainement constater une prolifération positive des exportateurs», a-t-il considéré.

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