Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Editorial

Editorial (521)

vendredi, 17 août 2018 22:28

La propreté procède de la foi 

Écrit par

A quelques jours de l’Aïd El Adha, une certaine frénésie est perceptible dans les rues, quartiers, commerces et places publiques. L’on se prépare à la fête du sacrifice, une fête éminemment familiale faite de générosité et d’altruisme. 

Diverses activités saisonnières, parfois exercées illégalement mais visiblement tolérées par les autorités, font leur apparition. La vente de foin, de charbon et l’aiguisage de couteaux sont quelques-uns de ces métiers qui fleurissent à l’approche de la fête, donnant à l’espace public une ambiance toute particulière. Des activités saisonnières qui gagneraient à être régulées par l’Etat pour un minimum d’ordre et d’hygiène. La juxtaposition de la fête de l’Aïd El Adha avec la rentrée scolaire met les budgets des citoyens sous pression. L’acquisition d’un mouton est devenue, sans jeu de mots, un véritable sacrifice notamment avec les prix pratiqués par des maquignons, qui profitent de cette occasion annuelle pour faire des bénéfices sans aucune complaisance pour leurs coreligionnaires. L’espace public, déjà en piteux état durant l’année, subit un énième préjudice. Certaines pratiques font désormais partie du paysage citadin, à la veille de chaque Aïd el Adha : les enclos de vente de moutons à même les cités d’habitation, le négoce des bottes de foin sur les trottoirs. L’absence de l’Etat et des services municipaux concernés par l’hygiène et l’ordre dans la cité est devenu palpable, atteignant des niveaux inquiétants. Il est particulièrement consternant que les autorités concernées se limitent aux sempiternels appels à la précaution hygiénique concernant le kyste hydatique et autres collectes de peaux de mouton. Pourquoi ne pas réfléchir à des moyens innovants pour passer un Aïd dans de bonnes conditions comme c’est le cas dans d’autres pays musulmans, à l’instar de la Turquie et de l’Indonésie ? Pour une fête dans l’hygiène et la propreté digne de notre religion. Celle qui enseigne que la propreté fait partie de la foi. 

mercredi, 15 août 2018 19:26

Le gaz, planche de salut

Écrit par

 En signant un accord de neuf ans pour fournir à l’Espagne neuf milliards de mètres cubes de gaz par an, et en paraphant un autre accord pour doter l’Italien Eni de trois milliards de mètres cube de gaz par an, Sonatrach a réussi un bon coup, sur un plan économique et aussi énergétique. Des contrats qui pourraient un tant soit peu donner du répit aux recettes algériennes sous pression tant les besoins du pays sont en perpétuelle augmentation. Ainsi le gaz, contrairement au pétrole en déclin, continue à ouvrir à l’Algérie des perspectives à l’international, notamment avec des partenaires du nord de la Méditerranée, consommateurs patentés d’une énergie de qualité qui vient du voisinage. Aujourd’hui, les réserves en gaz prouvées sont de 4 000 milliards de m3 mais la consommation interne est en augmentation constante mettant sous pression une production sous effet de chauffe. Avec la réduction des capacités d’extraction, cette tendance risque bien de perdre de son rythme et aussi ses dividendes. Reste que les capacités en gaz de schiste font de l’Algérie l’un des pays les plus nantis en la matière. L’Algérie, qui détient la troisième plus grande réserve de schiste au monde, vise à accroître ses recettes d’exportation d’énergie. L’objectif de l’entreprise nationale d’hydrocarbures est de produire

20 milliards de m3 de gaz de schiste d’ici à 2030, et atteindre 70 milliards à l’horizon 2040. Des perspectives ambitieuses pour un pays producteur appelé à trouver des sources nouvelles d’énergie dont le sous-sol est nanti. Les capacités nationales en matière d’hydrocarbures peuvent avoir une seconde vie avec les énergies bitumeuses. Sauf que le schiste continue de ne pas avoir bonne presse avec ses risques écologiques annoncés comme désastreux. Lorsque ces ressources deviendront moins coûteuses en extraction et moins destructrices de la nature, elles seront un filon pour l’Algérie du futur.

mardi, 14 août 2018 19:44

Mauvaise passe à l’Otan

Écrit par

La guerre commerciale et diplomatique imposée par Donald Trump contre la Turquie pourrait bien être plus pernicieuse que le coup d’Etat qui a visé le président Erdogan l’été 2016.

Le bras de fer entre les deux alliés désormais au bord de la rupture avait réellement commencé après ce putsch raté qu’Ankara avait imputé au prédicateur Gülen réfugié en Virginie et que Washington avait refusé d’extrader. Jamais probablement deux membres de l’Otan n’ont été autant au bord de la rupture comme le laisse transparaître le bras de fer en cours sur fond de querelles commerciales et économiques, entre les Etats-Unis et la Turquie.

Membre de l’Otan depuis 1952, la Turquie aura été un allié particulièrement sûr. Les Etats-Unis avaient pendant longtemps soutenu l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne malgré d’autres Etats membres viscéralement réfractaires à cette éventualité. Cette tension exacerbée entre Erdogan et Trump pourrait bien constituer un début de fragilisation d’un axe considéré comme le plus puissant économiquement et militairement du monde. La Turquie pourrait être amenée à basculer en partie ou complètement vers d’autres camps plus que jamais insurgés par la posture actuelle de Washington incarnée par un président plus que jamais arrogant et dominateur. L’on a du mal à imaginer les « amis » d’Erdogan, notamment ceux des pays du Golfe, particulièrement le Qatar, doté d’une force financière considérable, aller à sa rescousse en renflouant ses caisses et aider la Lire, contredisant de fait les directives de Trump. La Russie de Vladimir Poutine ou la Chine n’en demanderaient pas autant. Un membre de l’Otan qui ferait défection serait l’une des plus grandes victoires contre le camp de l’Ouest. Il est patent que cette virulence américaine contre la Turquie constituera sans nulle doute une leçon à ceux qui ont fait et font toujours le pari de l’Amérique comme alliée et amie. Jamais probablement un allié n’avait donné autant aux Etats-Unis comme l’a fait la Turquie durant plus d’un demi-siècle. Pour être récompensée par ce coup de poignard empoisonné.

lundi, 13 août 2018 20:17

Néo guerre du pétrole ?

Écrit par

La tension qui tend à s’exacerber dans la région du Moyen-Orient exhale déjà une forte odeur de pétrole. Le bras de fer entre les Etats-Unis et l’Iran, qui s’annonce explosif, pourrait bien se jouer sur fond de fioul. Le prix du brut devrait ainsi connaître un pic, ce qui pourrait arranger les affaires de certains pays dont l’économie reste dépendante aux hydrocarbures. Mais cette perspective réjouissante a son pendant d’éventualité inquiétante, celle d’une nouvelle guerre du pétrole qui, in fine, sera destructrice pour les peuples de la région. La guerre économique entamée par Trump ne pourrait que prendre un cachet pétrolier. Les pays de la région qui partagent des frontières sont dans leur grande majorité de grands producteurs de brut. Avec des clivages géopolitiques complexes et en mutation, le baril de poudre n’attend qu’une étincelle.

Les Iraniens qui détiennent un certain nombre d’atouts et pas des moindres entre les mains ne comptent pas se laisser faire. S’il advenait que l’Iran décide de fermer le fameux détroit d’Ormuz, le monde serait irrémédiablement au bord d’une conflagration aux conséquences difficiles à déterminer. Reste qu’en optant pour une politique viscéralement belliciste contre l’Iran, les Etats-Unis risquent bien de renforcer le camp adverse. Il est évident que la situation géopolitique actuelle n’est pas celle d’il y a une vingtaine d’années. Face à l’hyperpuissance américaine, il y a aujourd’hui des pays avec des capacités économiques, militaires, et d’influence loin d’être négligeables. La crise déclarée entre Ankara et Washington, à propos des taxes imposées sur les produits turcs qui ont provoqué une chute drastique de la lire turque, ne sera pas sans conséquences.

Le président Tayyip Erdogan, qui a ressenti cette bravade de Trump comme une attaque qui le vise personnellement, risque de basculer. Beaucoup d’analystes et observateurs estiment d’ailleurs que l’attitude du président américain, face notamment à ses alliés, plus que ses adversaires, serait davantage le signe d’un début de panique d’une puissance en déclin que l’expression d’une confiance renouvelée.

dimanche, 12 août 2018 21:11

Stupéfiant !

Écrit par

L’affaire désormais notoire d’El Bouchi aura finalement eu un effet absolument négatif en termes d’image auprès de l’opinion. L’humour populaire utilise désormais cette sombre affaire pour user de critiques et autres saillies envers le gouvernement et ses démembrements. En attendant que cette affaire stupéfiante délivre tous ses secrets certaines interrogations requièrent des réponses. Selon les statistiques de l’Office national de lutte contre la toxicomanie, la cocaïne reste un produit marginal par rapport aux tonnes de résine de cannabis saisies régulièrement par les services de sécurité. Par contre le nombre d’affaires traitées par la justice lié à ce type de drogue dure connaît une relative hausse. Une tendance qui suscite de l’inquiétude dans un pays qui n’a que faire d’un fléau de plus, qui en plus est destructeur. L’on sait que l’Afrique du Nord est un passage régulier de ce type de drogue dure pour aller en Europe approvisionner les réseaux de trafic. Les cartels sud-américains et leurs complices européens ne lésinent plus sur aucun moyen pour faire passer ces produits stupéfiants. Malgré des dispositifs sécuritaires draconiens, ces drogues illicites arrivent à destination alimentant le marché de la mort. Le taux en hausse de la consommation de la drogue constaté en nos murs est une véritable alerte pour les pouvoirs publics.

Ce fléau déchire des familles, détruit des couples et ravage des vies entières. De plus, il accroît la délinquance et les situations d’insécurité pour l’ensemble des citoyens. L’on a du mal à imaginer que les 701 kg de cocaïne interceptés étaient destinés à un hypothétique marché local. N’importe quel observateur dira que c’est une « marchandise » destinée à l’Europe, là où l’attendent des consommateurs argentés. Les services de sécurité ont déjà fort à faire avec les drogues « classiques » venant notamment d’un pays voisin pour se retrouver confrontés à une nouvelle calamité.

samedi, 11 août 2018 20:00

Fureur de vivre

Écrit par

Mais qu’est-ce qui pousse un jeune ayant un commerce, ou même un étudiant, à fuir le pays et tenter une aventure risquée au péril de sa vie ? Pourtant, la vie de ce côté de la Méditerranée n’est pas aussi «invivable» comme le répètent à l’envi les jeunes tentés par la harga et le vivre ailleurs.

L’Allemagne vient de le décréter, les ressortissants des pays du Maghreb, Algérie, Maroc et Tunisie, ne sont pas éligibles à l’asile sur son sol. Ces contrées pourvoyeuses de migrants sont considérées nommément comme étant des pays sûrs. Et donc les requérants issus de ces pays ne sont pas considérés désormais comme étant en danger de vie ou en précarité économique. Cette décision des Allemands reste porteuse de lourdes interrogations. C’est le paradoxe algérien, un pays qui était prédestiné à un miracle économique, fait de prospérité et de développement, voit aujourd’hui une partie de sa jeunesse tenter coûte que coûte de risquer sa vie ailleurs. A la recherche d’un minimum de qualité de vie qu’elle n’arrive nullement à trouver dans son pays de naissance. Il est patent que cette tentation a tendance à devenir quasiment systématique. La mal-vie, les difficultés du quotidien et les perspectives plutôt sombres sont autant d’éléments qui encouragent inexorablement cette prédisposition. Il reste affligeant pour un pays comme l’Algérie, qui possède des potentialités que n’ont pas beaucoup de pays de cette Europe qui fait tant rêver, d’offrir l’image d’une nation qui n’arrive pas à retenir ses propres enfants. C’est l’un des échecs de l’Algérie indépendante, et le « chef-d’œuvre » d’un système qui pousse de façon involontaire des jeunes et même d’autres catégories d’âge vers l’ailleurs. Cette fureur de vivre, naturelle dans cette phase importante de la vie humaine appelée jeunesse, est une formidable énergie dilapidée à cause de l’incapacité à procurer une vie décente. Et à proposer du rêve dans une contrée qui a tant à offrir.  

vendredi, 10 août 2018 20:32

Face à l’oukase de Trump

Écrit par

Les sanctions imposées de nouveau par les Etats-Unis à l’Iran pourraient bien ouvrir la voie à une tension pétrolière aux conséquences encore difficiles à imaginer. Les Etats-Unis ont demandé à tous les pays de cesser complètement leurs importations de pétrole iranien, d’ici le 4 novembre, s’ils voulaient éviter des sanctions de leur part. Washington, on le voit bien, ne fait pas dans la nuance, n’hésitant pas à menacer ceux qui sont réfractaires à son diktat. Il est patent que l’on se dirige inévitablement vers une situation de haute tension dans la région. L’Iran est le troisième gros producteur de l’Opep et il serait pour le moins difficile de cantonner ce pays à un rôle minimal. Avec ses 80 millions d’habitants, l’Iran demeure un pays inévitable dans l’économie régionale. Les commentateurs occidentaux prédisent déjà un effondrement de l’Iran et même une explosion populaire interne. Un scénario qui a constitué longtemps un fantasme récurrent pour les Occidentaux. Mais il faut dire que l’Iran a bien résisté à un embargo, autrement plus pernicieux, qui lui a permis paradoxalement de se consolider en parvenant, grâce à ses propres savants, à maîtriser le nucléaire parvenu à des stades avancés pour ses besoins énergétiques. De grandes entreprises européennes, comme Total, Siemens et Peugeot, se sont certes empressées de se retirer d’Iran mais, d’autres pays comme la Chine et la Russie ne comptent pas, et ils l’ont fait savoir, se conformer aux désidératas de l’Amérique. Selon des chiffres d’économistes spécialistes de l’Iran, plus de 25,6% des importations iraniennes viennent de Chine alors que les exportations vers ce pays représentent 19,7% depuis mars. Soit plus que la totalité des échanges avec l’Europe. De plus, la Chine, l’Inde et la Turquie ont déjà annoncé qu’elles ne comptaient pas réduire de manière significative leurs importations de pétrole iranien. Aujourd’hui, les sanctions imposées par Washington et par un président américain imprévisible pourraient bien ne pas avoir les mêmes conséquences que les précédentes. L’oukase de Trump risque bien de ne pas avoir les résultats escomptés. 

mercredi, 08 août 2018 20:40

Récupérer l’espace public

Écrit par

Le drame qui a eu lieu à Béjaïa, où il y a eu mort d’homme à cause d’une banale altercation pour une place de parking, est symptomatique d’un état de déliquescence grave, malheureusement banalisé. Les situations de tension au quotidien dans ces espaces qui, souvent, se terminent par des tragédies, n’ont qu’une seule et unique raison, l’absence de l’autorité de l’Etat dans l’espace public. Sinon, comment expliquer le désordre ambiant qui existe actuellement dans nos rues et nos plages en cette période de vacances estivales ? Il est indéniable que le discours des autorités qui se veut rassurant n’a pas de traduction dans la réalité des faits. Le décalage entre la volonté des autorités à offrir un espace public, où la loi et les règles sont respectées, comme cela se fait dans les pays organisés, et la réalité est frappant. La nature ayant horreur du vide, cet espace est évidemment occupé par des personnes qui testeront les limites de cette « liberté » et, partant, de la présence de l’autorité publique. Il est un fait évident, l’espace public en Algérie n’est pas le lieu, où il fait bon vivre et où les rapports sont régis par des règles strictes. Ces mêmes règles restent inéluctables pour éviter toute situation de désordre. Souvent, les Algériens qui vont à l’étranger sont séduits par l’ordre et la sérénité qui existent dans l’espace public des villes visitées. Et succombent souvent à l’inévitable comparaison. Pourtant, ces situations d’ordre et d’organisation dans ces villes sont loin d’être inimitables. Lorsque les pouvoirs publics ont le plus grand mal à assurer l’hygiène dans les quartiers, il ne faut guère être étonné de voir des pans entiers de l’espace public abandonnés à l’avenant. Le citoyen est souvent quasiment livré à lui-même et se trouve contraint d’user du système «D» pour exister. Il est triste de voir que cet abandon ne fait que dégrader la qualité des rapports entre citoyens et entre ces derniers et l’autorité. Il faudrait impérativement que l’Etat récupère ces espaces abandonnés depuis belle lurette. Un abandon que ne sauraient colmater les plus lénifiants des discours.

mardi, 07 août 2018 20:05

Rentrée infernale

Écrit par

La canicule actuelle et la fausse quiétude estivale cachent mal une rentrée sociale qui s’annonce déjà infernale. Les vacances, les fêtes de l’Aïd et la rentrée scolaire sont autant de rendez-vous qui se superposent dans le temps mettant le citoyen sous tension. Ce dernier est mis face à une situation de pression devenue quasi permanente. La dévaluation remarquée de la valeur de la monnaie nationale est devenue une grande source d’inquiétude. Les prix des produits de consommation ayant subi une augmentation graduelle mais constante sont appelés à poursuivre cette tendance périlleuse pour la poche du consommateur. Après avoir pris des mesures considérées comme inévitables pour l’avenir du pays, les pouvoirs publics semblent tentés par d’autres «serrages de ceinture». Il semble que les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous et que la facture est toujours la même, voire clignote du rouge. Cette défaillance liée globalement à une mauvaise évaluation de la situation et une piètre médication sera évidemment payée cash par le consommateur, invité à passer à la caisse. Et faire encore une fois preuve de «compréhension». Une deuxième vague d’augmentations serait même attendue dès la rentrée selon les tendances en cours. Il est patent que le niveau de vie de l’Algérien ne cesse de se dégrader au vu des prix à la consommation en vigueur. Qui avec un Smig à 18 000 DA et des services sociaux défaillants peut aujourd’hui survivre en Algérie ? Un consommateur qui s’est amusé à faire un calcul de comparaison est arrivé à une conclusion ahurissante : certains produits de consommation les plus élémentaires coûtent plus cher qu’en Europe. Avec une différence prodigieuse en termes de salaire minimum et autres « revenus d’insertion ». L’Algérien sait pertinemment qu’il vit sur une base économique particulièrement fragile. Le gouvernement dont le rôle est de rassurer la population semble pris en tenaille. Mais il se doit de donner, au moins, des raisons d’espérer.

lundi, 06 août 2018 20:56

Indigence politique

Écrit par

Il est indéniable que la vie politique actuelle se caractérise par une indigence criante et un discours appauvri. Les partis semblent avoir du mal à jouer leur rôle de réflexion et de proposition politique naturelles en ce qui concerne tous les aspects qui touchent aux citoyens. Que ce soit parmi les mouvements politiques de la majorité ou ce qui fait office d’opposition, la qualité est loin d’être leur point fort. À quelques mois d’un grand rendez-vous électoral, à savoir la présidentielle, l’activité politique est loin d’offrir une image captivante. Celle d’une période florissante de la vie politique nationale où l’on réfléchit de façon commune dans la pluralité des idées à un destin national. Les partis, dans leur globalité, tiennent aujourd’hui un discours d’une indégence déconcertante. Ce qui fait office de vie partisane présentement est loin de constituer un espoir pour un avenir meilleur donnant l’image d’un pays en panne d’idées. Entre des partis qui s’écharpent dans une guerre interne larvée et des chefs de mouvement au discours miséreux, aux dirigeants qui appellent à l’intervention de l’armée, à l’opportuniste qui reparle après hibernation. Face à ce spectacle peu attrayant, le citoyen préfère regarder ailleurs.

Se considérant non concerné par ce spectacle déconcertant. Beaucoup d’Algériens l’ont dit auparavant.

La politique, c’est trop sérieux pour qu’elle soit réduite à un jeu d’apparences avec des partis servant de simple ornement pluraliste et des journaux servant de soupapes et souvent d’alibis. Aujourd’hui, il y a une nécessité évidente de mise à jour. L’Algérie a besoin d’une nouvelle race d’hommes qui croient profondément en elle. Comme elle a su en produire auparavant. Plus que jamais l’Algérie a un besoin pressant d’un renouveau dans la vie politique, d’une nouvelle génération de partis qui croient profondément en l’intérêt commun, au-delà des contingences et des égos des chefs.

lundi, 06 août 2018 06:00

Retour à la case départ ?

Écrit par

Lorsqu’en mai dernier l’imprévisible président américain Donald Trump avait décidé de se retirer de l’Accord sur le nucléaire avec l’Iran, un vent d’inquiétude a parcouru le monde. Après le gros soulagement suscité par l’accord entre l’Iran et les grandes puissances, voici revenus, plus rapidement que prévus, les démons de la guerre dans une région déjà fortement inflammable.

dimanche, 05 août 2018 06:00

Facture indomptable

Écrit par

Les chiffres donnés par le Centre national des transmissions et du système d’information des Douanes laissent perplexes.

samedi, 04 août 2018 06:00

Brouillage

Écrit par

Les revendications sociales des citoyens de certaines villes du Sud sont légitimes, à l’instar de leurs compatriotes des autres régions du pays. Sauf qu’en l’absence de véritables canaux de communication, les citoyens se retrouvent parfois dans l’obligation d’user de procédés souvent maladroits et qui pourraient prêter à des interprétations malheureuses, voire plus graves, récupérées par des tentations obscures. Il y a quelques années, plusieurs alertes sont venues du Sud.

jeudi, 02 août 2018 04:50

Déficience dangereuse

Écrit par

Les problèmes récurrents des approvisionnements en médicaments et l’indisponibilité de certains produits thérapeutiques tendent à devenir de véritables dangers pour la santé publique. Il n’est pas rare de se voir rétorquer par le pharmacien que tel produit est en rupture voire introuvable, alors que le médecin vient de le prescrire sur l’ordonnance.

mercredi, 01 août 2018 06:00

Jusqu’à éradication totale

Écrit par

La lutte menée par l’Armée nationale populaire aux groupes terroristes n’est pas finie. Il ne se passe presque pas un jour sans que les troupes de l’ANP engagées dans la lutte antiterroriste ne viennent ajouter à leur tableau de chasse de nouveaux noms parmi ceux qui continuent à tourner le dos à l’offre de paix et à tenter, vainement, de conserver quelques petits périmètres à leur sale besogne dans un immense territoire qui a résolument rompu avec les décors de la décennie noire.

mardi, 31 juillet 2018 06:00

Le privé relancé

Écrit par

Dans le cadre du programme national des énergies renouvelables, les pouvoirs publics n’ont jamais dissimulé leur souhait de voir les opérateurs privés algériens s’impliquer dans les investissements, à travers un partenariat avec les opérateurs étrangers qui ménagerait l’Etat sur un registre de dépenses qui s’avère de plus en plus lourd à supporter par le groupe public Sonelgaz, ce dernier étant confronté à de nombreux problèmes en matière de retour sur investissement, notamment à travers les impayés, mais aussi le coût relativement faible du prix de l’énergie.

lundi, 30 juillet 2018 06:00

Le piège du monopole

Écrit par

La situation de turbulences que traverse la compagnie nationale aérienne de transport de voyageurs n’est pas exceptionnelle dans le monde de l’aviation civile, qui vit une crise réelle. Les débrayages et autres mouvements de contestation des personnels font quasiment partie de la vie des compagnies d’aviation même les plus prestigieuses.

dimanche, 29 juillet 2018 06:00

A la peine

Écrit par

L’économie algérienne peine à démarrer réellement, et les dernières chiffres enregistrés par l’Office national des statistiques pour le compte du produit intérieur brut témoignent des difficultés à insuffler au pays un rythme de croissance à la dimension des objectifs des pouvoirs publics.

samedi, 28 juillet 2018 06:00

L’exemple par le textile

Écrit par

« C’est un premier pas mais d’une grande importance dans la politique du pays. » La déclaration avisée du ministre de l’Industrie, au moment du lancement de l’opération d’exportation initiée jeudi par la société algéro-turque Tayal, est symptomatique d’une volonté de l’Etat d’aller dans un sens vertueux, celui d’encourager sérieusement l’exportation.

jeudi, 26 juillet 2018 06:00

Le grand traveling

Écrit par

Au moment où, dans d’autres pays, l’on parle de multiplex, c’est-à-dire ces grandes salles où plusieurs grands écrans se superposent pour le plus grand bonheur des cinéphiles, chez nous, les salles obscures se comptent sur les doigts d’une seule main.

mercredi, 25 juillet 2018 06:00

Une opportunité pour la Chine

Écrit par

Après avoir dominé fortement les débats lors du Sommet du G20, tenu le week-end dernier à Buenos Aires, la guerre commerciale engagée par Donald Trump devrait être l’invitée principale à Johannesburg où débute aujourd’hui le Sommet des Brics.

Page 1 sur 25