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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 25 novembre 2014

La conférence nationale économique et sociale de la jeunesse a été ouverte hier au Palais des nations, à Club des Pins, à Alger. Cet événement, organisé sous le haut patronage du président de la République, a été l’occasion pour les ministres de différents secteurs de présenter leur travail dans le domaine de l’intégration sociale et économique de la jeunesse algérienne. Présidant les travaux de la conférence, le ministre de la Jeunesse, Abdelkader Khomri, a insisté dans son allocution d’ouverture sur le rôle de la jeunesse dans la diversification économique et la relance de l’appareil de production nationale, en se basant sur l’esprit d’innovation de la jeunesse. Le ministre a déclaré dans son discours que cette démarche obéit à des exigences de modernité, de renouveau et d’innovation, selon l’équation « développement humain-économie de marché-Etat social », pour répondre aux enjeux de l’après-pétrole. Pour M. Khomri, le développement économique en dehors du secteur pétrolier est une option stratégique. « Cette option est le creuset consensuel qui fondera la sécurité et la pérennité de notre nation ». Selon lui, quatre secteurs constituent une alternative viable. Il s’agit de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme et des services. Il a, par ailleurs, voulu recentrer le débat sur le caractère stratégique du secteur de l’agriculture, le qualifiant de choix stratégique du gouvernement algérien sur lequel repose le décollage des autres secteurs, à condition que la jeunesse y soit impliquée. « L’approche jeunesse » a été également expliquée par les ministres de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur ainsi que celui de la Formation professionnelle. De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Algérie, Marek Skolil, a rappelé que l’inclusion de la jeunesse est une priorité pour l’UE, non seulement sur son sol, mais également dans sa politique de voisinage. « Une société qui ne réussira pas l’inclusion de la jeunesse ne réussira pas son avenir », a-t-il déclaré, soulignant que l’UE a le même objectif que le gouvernement algérien, en l’occurrence encourager la jeunesse à participer dans le développement de la société. Il a ainsi énuméré les domaines de la coopération entre l’UE et l’Algérie où la jeunesse est partie prenante. Il s’agit des domaines de l’emploi, de l’enseignement, de la société civile et de la créativité et de la culture. L’ambassadeur de l’EU a, par ailleurs, exprimé son regret de l’écart qu’il y a entre les objectifs tracés et les efforts déployés dans ces domaines. « C’est peut-être une question de méthode. C’est pour cela que nous sommes là pour vous écouter », a-t-il dit à l’intention de l’assistance composée de jeunes entrepreneurs, du mouvement associatif travaillant dans le domaine de la jeunesse ainsi que les officiels algériens en charge de différents secteurs ayant une relation avec la jeunesse. Affirmant souhaiter sortir de la conférence en faisant des propositions concrètes, l’ambassadeur a fait savoir que le programme liant l’UE à l’Algérie, pour une période s’étendant de 2014 à 2020, concerne trois axes principaux : « La gouvernance, la participation de la société à cette gouvernance et la diversification économique. ». Quant à M. Tebboune, ministre de l’Habitat, il a souligné, en marge des travaux de la conférence, que son secteur assure 40% des logements aux jeunes couples et aux entreprises créées par les jeunes. « Nous avons donné des orientations que même pour la sous-traitance, les entreprise créées dans le cadre de l’Ansej doivent être prises en compte. » Dans le même sens, le DG de l’Ansej, Mourad Zemali, a donné un bilan très positif du travail des entreprises mises en place avec l’appui de cette agence publique. A ce titre, il a déclaré que 2 700 projets ont été octroyés à ces PME. « 2 700 PME créées dans le cadre de l’Ansej sur un total de 320 000 représente un succès », a-t-il déclaré, mettant en exergue les efforts de l’Etat dans l’application de la règle selon laquelle 20% des projets doivent être attribués aux entreprises créées par des jeunes. Le DG de l’Ansej a indiqué que 27% des projets actuels sont dans le domaine de l’agriculture, un secteur prioritaire, avec celui des TIC. Il a, en outre, informé que 10 000 jeunes Algériens non qualifiés bénéficient d’une formation spécialisée de trois mois au niveau des centres de formation dans le cadre d’une convention avec le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels. En outre, le premier responsable de l’Ansej a démenti tous les chiffres faisant état de l’échec de ce dispositif, affirmant que 95% des crédits alloués aux nouveaux jeunes entrepreneurs ont été remboursés. Il est à signaler que les travaux de la conférence se terminent aujourd’hui avec des recommandations permettant, en théorie, l’amélioration du dispositif déjà existant.

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La chute de 32 % que connaissent les prix du pétrole depuis juin dernier ne dépassant pas les 80 dollars est une alerte à prendre au sérieux, nous a indiqué hier l’expert international en économie, Abderrahmane Mebtoul. Pour lui, l’Algérie ne peut échapper à une crise économique majeure avec des prix aussi bas, conjugués à la baisse continue de la production et aux surcoûts de plus en plus importants. « Les recettes de Sonatrach sont en nette baisse : 73 milliards de dollars entre 2010/2011, 63 milliards de dollars en 2013 et 60 milliards de dollars annoncés par le ministre de l’Energie en 2014, avec un cours moyen de 102 dollars », a-t-il indiqué à titre d’illustration. Il ajoute : « Avec un cours moyen de 80 dollars, les recettes de Sonatrach seront inférieures à 50 milliards de dollars. La situation serait encore plus dramatique en dessous de 80 dollars. » Le marché du gaz n’est pas à l’abri, non plus, note notre interlocuteur, qui n’arrête pas, depuis 2009, rappelons-le, de lancer des alertes quant à l’avenir économique du pays. « Le prix de cession du gaz est actuellement déconnecté de celui du pétrole et est également à un niveau bas, alors que l’investissement est hautement capitalistique. Pour l’Algérie, le seuil de rentabilité doit être au minimum de 10 dollars le MBU pour les canalisations et plus de 15 dollars pour le GNL. On peut découvrir des centaines de gisements, mais non rentables, les réserves étant fonction du taux de récupération, du vecteur prix international, des différentes sources d’énergie concurrentes et des coûts », a-t-il souligné. Cette baisse des cours, selon son analyse, accroîtra les tensions budgétaires de bon nombre de pays pétroliers et risque d’éponger une grande fraction de leurs réserves de change à l’horizon 2020. Ces pays ne peuvent continuer à dépenser sans compter, a-t-il fait remarquer. Comme première conséquence de cette situation peu confortable, « les ajustements économiques et sociaux à venir seront douloureux ». Il n’y a plus de temps à perdre, « l’Algérie doit d’ores déjà penser à la création d’un comité de crise composé d’experts indépendants, et non de fonctionnaires aux ordres, afin d’éviter l’expérience douloureuse de la crise de 1986, qui a eu un impact désastreux en 1994 (rééchelonnement huit années après) », recommande-t-il. L’Algérie doit donc profiter d’une stabilisation financière (dette extérieure très faible) et de ses 200 milliards de dollars de réserves de change, y compris les 173 tonnes d’or, pour réaliser cette transition difficile afin d’atténuer les chocs sociaux. Cela, poursuit M. Mebtoul, nécessite un langage de la vérité, loin du populisme dévastateur. Interrogé sur les découvertes annoncées par le ministre de l’Energie pour rassurer sur l’avenir du pays, l’expert a préconisé la prudence. « Nous pouvons trouver des milliers de gisements qui ne sont pas rentables. Vous savez, le pétrole et le gaz en Algérie se trouvent à partir de 1 500 mètres dans le sous-sol. En Irak, en revanche, ils se trouvent entre 500 et 700 mètres, et à partir de 1 000 mètres en Arabie saoudite. » Il signale, au passage, que le coût d’extraction en Algérie est le plus élevé parmi ceux des pays de l’Opep. Selon lui, les prix du pétrole, pour les prochaines années, se situeront entre 60 et 80 dollars le baril. Toutefois, si l’Irak et l’Iran reviennent en force sur le marché pétrolier, la situation sera plus compliquée pour l’Algérie, puisque ces deux pays disposent de capacités importantes de production.

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Pour relancer l’embauche, en particulier des jeunes, détruit à l’issue d’une décennie noire qui a mis à genoux l’économie du pays, le gouvernement a eu recours à des formules pour le moins peu réfléchies. Il avait décidé de le relancer surtout par trois dispositifs : l’Ansej, la Cnac et l’Anjem.

Ces mécanismes de création d’emplois, financés par l’argent des banques publiques, ont survécu aux hommes et aux conjonctures, sans qu’ils ne soient remis en cause, encore moins réformés. Après plusieurs années d’existence, le mode opératoire destiné à relancer l’embauche par l’entrepreneuriat de jeunes affiche de graves lacunes. Au tout début de son plan d’action contre le chômage, dont la catégorie la plus touchée de la population à l’âge de travailler était les jeunes, le gouvernement visait à mettre les porteurs de projets en confiance, simplifier les règles qui entravent l’acte d’investir chez les jeunes, renforcer les capacités de création d’emploi et de richesse. C’est alors que des mécanismes appropriés, dédiés à la catégorie des jeunes porteurs de diplômes, ont été mis en place.

Dettes compromises Plusieurs années plus tard, dans cet inventaire que l’on a toujours esquivé pour des raisons de bilan, force est de constater que les slogans de la ligne de départ se sont évaporés au fil des années. Une attitude volontariste a pris le dessus, au détriment de l’approche purement économique, sur laquelle étaient initialement construits les trois dispositifs en question. Résultats des courses : les banques publiques ont été sérieusement mises à mal par une politique d’emploi peu orthodoxe et des dispositifs qui se sont révélés trop budgétivores. Des milliers de projets, dont la conception était simpliste, voire sans étude préalable, ont été financés par les banques, au point où certains crédits sont déclarés non performants et/ou compromis. Selon certaines statistiques, les créances non performantes des banques représentaient, à fin 2010, 19,05% de l’encours des crédits bancaires. Elles ont baissé à 16,6% à fin juin 2011, selon la Banque d’Algérie (24% pour les banques publiques, selon le ministre des Finances). Au premier semestre de 2013, ces créances oscillaient entre 14 et 15%, selon la Banque d’Algérie. Le scandale des poursuites judiciaires décidées à l’encontre des mauvais payeurs, qui opposaient certains membres du gouvernement, en dit long sur le bilan des dispositifs. Ainsi est le revers de la médaille d’une politique d’emploi mal réfléchie.

Des réglages s’imposent Résumons la situation. On avait, d’un côté, des dizaines de milliers de jeunes diplômés qui ne demandaient pas mieux que de travailler. Et de l’autre, un Etat, représenté par son gouvernement et ses banques, inventant des dispositifs qui, au départ, avaient une cause noble, mais qui se sont transformés, au fil des années, en gouffre financier, au détriment de la vraie notion du travail. Des exceptions sont tout de même décelables dans ce panorama de ratages. De belles aventures font aujourd’hui exception, entreprises par des diplômés des universités algériennes, qui, mettant à profit l’opportunité des dispositifs en question, se sont élancés brillamment dans l’acte entrepreneurial. De belles prouesses auxquelles il faut rendre hommage, bien qu’elles se comptent sur les doigts d’une main. Les dispositifs Ansej, Cnac et Anjem méritent aujourd’hui une mise à niveau afin qu’ils puissent répondre aux ambitions initialement arrêtées. A l’heure où le débat sur l’entrepreneuriat des jeunes est relancé de plus belle.

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A plus de 300 kilomètres de la capitale, dans la région de Frenda, à Tiaret, la plume d’Ibn Khaldoun a esquissé les premières lignes de sa plus grande œuvre, La Moqadima. A la lueur des bougies, à l’abri des grottes, il s’était laissé aller à son inspiration, il y a de cela plus de six siècles. Dans un éductour organisé récemment par Touring Club Algérie (TCA), des journalistes et des étudiants sont partis retrouver ces lieux, suivant l’itinéraire tracé par Ibn Khaldoun, effectuant une sorte de pèlerinage en l’honneur de l’un des plus grands savants arabes. Une escale aussi du côté des Djedaâr, des tombeaux sous forme de pyramides où reposent des rois berbères et leurs familles depuis le Ve siècle après J.-C. Sans oublier le haras national de Tiaret où est élevé le cheval le plus convoité dans le monde, le cheval barbe. A première vue, Tiaret n’a rien d’extraordinaire. Une ville comme il y en a tant à l’intérieur du pays, dont la configuration est un mélange de bâtisses coloniales et de béton. Les gens, aussi simples que curieux, semblent à l’affût de tout nouveau visage. A chaque passage d’étrangers, y compris algériens, les habitants les suivent du regard, tandis que les enfants les saluent par de grands gestes de la main et de larges sourires. Contrairement à la capitale, très soucieuse de son apparence, Tiaret semble indifférente à l’image qu’elle peut renvoyer. Une architecture à l’aspect carré, sans recherche et sans aucun soin « esthétique ». Les tons choisis pour habiller les immeubles sont en disharmonie totale avec ceux de l’environnement alentour. Les entrepreneurs et architectes à Tiaret affectionnent le rose et le vert électrique, alors que les paysages autour sont de couleur sable. Quelques espaces verts ici et là égaient un peu la ville. Le parc d’attractions est une mine de verdure où il est agréable de pique-niquer… à condition d’être bien escorté, car c’est aussi le repaire de jeunes délinquants en mal de loisirs. En parallèle au parc, une route bordée d’arbres et de fleurs des deux côtés mène jusqu’au point le plus élevé de la ville. Au sommet, une vue panoramique de Tiaret. Le centre-ville ainsi que plusieurs communes sont blottis dans un amas de petites collines couleur ocre dont les lignes pures sont brodées de verdure. Dans son écrin naturel, Tiaret est resplendissante. Ses atouts archéologiques et historiques complètent sa beauté naturelle en lui conférant un air « intellectuel ». Une région à découvrir, pour peu qu’on s’intéresse à elle, de près.

Des grottes à préserver C’est ce que Touring Club Algérie (TCA) s’est empressé de faire dans un semi-éductour pour les journalistes et les étudiants en tourisme, organisé la semaine dernière. « Nous avons entendu parler des atouts de Tiaret et nous avons décidé de les découvrir et de les faire connaître. Notre association tient à contribuer à la promotion du tourisme et de la destination Algérie. Nous nous intéressons surtout aux régions dotées d’importants atouts touristiques, mais qui ne sont pas assez connues, comme Tiaret. Cet éductour nous a permis donc d’explorer les richesses de la wilaya et de les faire partager », explique Mohamed Boudali, secrétaire général adjoint chargé des activités associatives. Tiaret justement renferme l’un des sites historiques les plus importants d’Algérie. Un site marqué par l’empreinte et la plume de l’un des plus importants sociologues, politiciens et philosophes arabes dont les œuvres sont toujours soumises à une étude microscopique, Ibn Khaldoun, dont le nom a été donné à l’université de Tiaret. C’est dans les grottes de Toughzout, à Frenda, que la monumentale Moqadima du Livre des exemples (Kitab el ibar) a vu le jour. C’était il y a six siècles de cela. A l’époque où Ibn Khaldoun, fatigué des intrigues politiques, s’était réfugié dans la région, sous le regard bienveillant de la tribu des Béni Arif, qui habitait à l’époque Kalaât Banou Salama. Une citadelle érigée par le guerrier Salama, de la tribu des Banou Hilal, après une invasion au XIe siècle contre les Romains, qui occupaient la place, pour l’implantation d’un royaume musulman. Aujourd’hui, plus rien ne subsiste de la vieille citadelle, sauf un pan de mur qui sert de balcon duquel on peut admirer les grottes, situées en contrebas. Du haut, en fait, les grottes ne sont pas visibles. On ne peut apercevoir que les toits des grottes, qui ressemblent, de loin, à de simples rochers qui surplombent des terres semi-arides. Celui qui rate, à l’entée de Toughzout, la grande pancarte encadrée affichant les grottes d’Ibn Khaldoun, traversera le site sans savoir que la place abrite cinq grottes et qu’Ibn Khaldoun a puisé son inspiration et rédigé son œuvre sous le toit de certaines d’entre elles.

Des pyramides à explorer Aucune affiche sur le lieu du site ne fait référence aux grottes et encore moins à Ibn Khaldoun. Le site, en outre, n’est pas clôturé et est occupé d’office par des vaches le jour et d’autres animaux sauvages à la tombée de la nuit. Dans l’une de ces grottes, Ibn Khaldoun passait des heures à méditer. Et dans une autre qui s’ouvre sur une petite cascade d’eau, selon le guide, il a rédigé La Moqadima. « Les grottes sont classées patrimoine national, mais elles n’ont bénéficié d’aucune réhabilitation ou protection contre les passants et les animaux. Sous prétexte qu’il n’est pas encore classé patrimoine universel, la clôture du site et sa protection tardent à venir », confie le guide. Les tombeaux des rois berbères, ou les « Djeddar », à quelques kilomètres de là, sur les hauteurs est de Frenda, ont été également proposés pour figurer parmi les vestiges classés mondialement. Sous forme de pyramides, vêtus de pierres sèches dans un immense amas, les monuments funéraires remontent au Ve siècle. Le plus vieux d’entre eux du moins. Ils sont treize en tout dans la région. Dix assemblés côté à côte sur le sommet du mont Arraou et trois sur le mont Lakhdar. C’est là que des fouilles archéologiques ont été effectuées par des étrangers et des Algériens. C’est grâce à ces fouilles qu’un accès à l’un des tombeaux a été trouvé. Une porte très mince donnant sur un hall sombre et très étroit, qui donne à son tour sur un long couloir menant vers les chambres funèbres. Le guide explique comment les dépouilles étaient amenées jusque dans ces chambres, à la lueur des flammes. Car les mausolées n’ont aucune ouverture sur l’extérieur pour faire pénétrer la lumière du jour. Les tombeaux pouvaient abriter jusqu’à 24 chambres et d’autres fouilles sont nécessaires, selon le guide, pour que ces monuments livrent tous leurs secrets, en termes architecturaux, entre autres. Comme les grottes d’Ibn Khaldoun, les Djedaâr ne sont pas des atouts très connus de Tiaret. Les chevaux, en revanche, font la réputation de cette ville qui abrite l’un des plus importants haras d’élevage sur le territoire national. C’est là où est élevé le cheval le plus célèbre et le plus convoité dans le monde.

Le barbe dans le sang Le cheval barbe. Une bête très résistante, monture favorite des guerriers, que Napoléon a découverte dans une bataille en Russie. C’est pour pourvoir la cavalerie française en chevaux de qualité que le haras a été créé en 1877. Le haras produisait également des purs-sangs ainsi que des croisements entre les purs-sangs et le barbe. Le haras est en lui-même un site touristique qui a gardé son cachet colonial. Un endroit très bien entretenu où les bêtes sont traitées comme des rois. Un élevage qui coûte des fortunes. Selon Belkacem Aouad, chef de service d’élevage du haras, les rendements ne sont pas très fructueux ces derniers temps. Une année difficile pour le haras, car son principal client, la société des courses, ne lui achète plus les bêtes comme avant. L’exportation des chevaux étant très compliquée en Algérie, ce créneau ne lui assure pas non plus un rendement régulier. Mais cela ne semble pas décourager les gérants de ce haras qui ont la ferme intention de continuer à persévérer dans l’élevage et à préserver surtout la ligne authentique du cheval barbe, même si pour cela ils devaient payer de leurs poches. Car les chevaux, les habitants de Tiaret les ont dans le sang. Y a qu’à voir le centre équestre Emir-Abdelkader pour voir l’importance que le cheval a chez les jeunes. La relève sera sûrement assurée.

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La pollution entre dans une proportion non négligeable parmi les facteurs de risque de cancer, vient de confirmer sur les ondes de la Radio nationale, le Pr Kamel Bouzid, président de la Société algérienne d’oncologie médicale.

Ce constat figure sans doute dans le plan national de lutte contre le cancer 2015-2019 qui sera présenté dans les jours à venir au président de la République par le Pr Messaoud Zitouni chargé de sa mise en œuvre. Le Pr Kamel Bouzid a ciblé l’agent responsable de la pollution source de cancers : le diesel, carburant utilisé par 70% du parc automobile en Algérie. Il a été défini comme «agent cancérigène» par l’OMS, a-t-il rappelé. Logiquement, le plan national cancer devrait être immédiatement suivi par un plan national de qualité de l’air basé sur une loi sur l’air qui viserait à combattre la pollution atmosphérique provoquée notamment par le trafic automobile. Dans l’immédiat, les pouvoirs publics pourraient interdire la circulation et le stationnement dans l’enceinte des établissements hospitaliers des véhicules polluants, donc en particulier ceux roulant au diesel. Un confrère signalait, dans son édition d’hier, que «l’hôpital d’Oran étouffe de plus en plus sous le poids de la circulation automobile». Tous les hôpitaux en Algérie, y compris celui de Mustapha-Bacha, au centre d’Alger, connaissent ce phénomène qui n’est pas nouveau. Mais, précise notre confrère, «ces dernières années, avec la hausse du parc de véhicules, la situation est devenue intenable pour les patients, les visiteurs et les employés de cet établissement hospitalier». Il attire l’attention sur «les effets sinistres de la pollution causés par les gaz d’échappement» à l’intérieur de l’hôpital. C’est incroyable, mais vrai : au moment où le Pr Bouzid alertait sur les risques de cancers liés aux véhicules qui roulent au diesel, des centaines, voire des milliers de ces véhicules entraient dans des hôpitaux, manœuvraient pour stationner et ensuite pour ressortir. Combien de cas de cancers peut-on éviter en prenant les mesures qu’il faut pour éliminer une des causes qui est le carburant gasoil, pas cher, mais meurtrier, qui fait tourner les moteurs des voitures importées ? Aux alentours des écoles, aux heures d’entrée et de sortie des élèves, c’est le même spectacle du ballet de voitures diésélisées qui lâchent leurs poisons que les enfants respirent. En avril dernier, un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) notait que la moitié des coûts liés à la pollution de l’air urbain, entraînant une mortalité à la suite d’un cancer, d’une maladie cardiaque ou de problèmes respiratoires (environ 1700 milliards de dollars dans les 34 pays membres de l’OCDE), est imputée aux transports routiers, particulièrement les véhicules diesel qui produisent les émissions les plus nocives. Le rapport intitulé «The cost of air pollution : Health Impacts of Road Transport» (Le coût de la pollution de l’air : Impacts des transports routiers sur la santé », a averti que si les pouvoirs publics ne font rien de plus pour limiter les émissions de CO2 des véhicules, ce coût va s’aggraver. Une étude réalisée, en 2013, dans dix villes européennes, avait déjà désigné la pollution automobile comme responsable de 14% des cas d’asthme chronique chez l’enfant. En Algérie, il n’y a pas d’études connues sur l’impact de la pollution automobile dans les grandes villes qui sont encore dépourvues de réseaux de surveillance permanente de la qualité de l’air, alors que tout le monde se plaint maintenant des embouteillages et de la pollution de l’air directement perceptible.

Publié dans Environnement

Le vélo n’est plus seulement synonyme de sport ou de promenade. Pour Norine Chouarfia, qui a accompli avec brio un périple à vélo de 2 800 km (Oran-Tunis-Oran), c’est une manière pour lui d’apporter sa touche personnelle aux actions de sensibilisation sur la prévention routière et la protection de l’environnement. Petite rétrospective. Norine Chouarfia, âgé de 39 ans et originaire d’Oran, a déjà parcouru plus de 2 000 kilomètres, entre le 20 décembre 2013 et le 10 janvier 2014, en reliant Oran à Béchar (Kerzaz) en aller et retour. Pour son deuxième challenge, ce mordu des deux-roues a effectué son périple en solitaire le long du littoral algérien, traversant onze wilayas d’Algérie, avant de pénétrer en territoire tunisien. Ce jeune cycliste a fait entre 140 et 160 km par jour. Une véritable prouesse. Au-delà de l’effet de sensibilisation des Algériens à l’environnement et à la sécurité routière, l’aventurier veut aussi démontrer qu’on peut voyager entre les villes du pays en toute tranquillité. Il faut noter que là où il est passé, il a suscité l’admiration et la curiosité des gens, en raison de sa performance, mais également en raison de son accoutrement. « Je suis fier de mon exploit, car au-delà du défi sportif que j’ai relevé, il m’a été possible à chacune de mes escales de véhiculer mon message, celui de la nécessité de respecter le code de la route et de prendre soin de notre environnement », a affirmé Norine à l’APS, lors de sa halte à Alger, avant de rallier la ville d’Oran, son point d’arrivée. Ce jeune passionné de voyages a pris un jour la décision de renoncer aux moyens de transport à moteur et de n’utiliser que le vélo pour ses déplacements, pour « protéger l’environnement, se libérer l’esprit, protéger sa santé et réduire les risques d’accidents de voitures », confie-t-il encore. Pour lui, le vélo protège la santé de l’homme du fait qu’il lui permet de faire de l’exercice physique, qu’il ne pollue pas l’environnement et qu’il réduit le risque d’accidents, d’où sa décision de ne plus utiliser de voitures et autres moyens de transport motorisés. Equipé d’un VTT (vélo tout-terrain) haut de gamme, doté d’accessoires et de vêtements professionnels (casque de protection, pantalon imperméable, veste, chaussure à clip, lunettes, sac de couchage, tente Quechua et boîte à pharmacie), Norine n’a rien laissé au hasard afin de bien accomplir sa mission. Avec deux caméras embarquées (une à l’arrière et l’autre sur le guidon) et son appareil photo, il a pu « immortaliser » des moments et des scènes « inoubliables » vécus lors de son aventure.

Facebook pour booster son action La signature de la campagne est originale. Ce trentenaire est amateur de cinéma, un domaine dans lequel il travaille en free-lance, en tant qu’assistant-décorateur ou assistant-réalisateur. Il compte notamment réaliser prochainement un reportage filmé sur son périple. Il ambitionne d’y montrer la diversité et la beauté des paysages de l’Algérie, ainsi que la générosité et l’hospitalité de ses habitants. Pour booster son action, Norine compte sur l’effet Facebook, un réseau sur lequel il compte plus de 6 500 fans. Entré en contact avec de jeunes amateurs de cyclisme d’Annaba, beaucoup d’entre eux sont venus, à vélo, l’accueillir à 20 km de l’entrée de Bône, pour effectuer ensemble le trajet jusqu’au centre-ville. « Ce geste m’a vraiment fait plaisir. Cela m’a encouragé à poursuivre mon aventure. Cela démontre également l’amour des jeunes Annabis pour le vélo », a fait savoir Norine, dont l’escale à Annaba, lors du trajet aller, à la mi-octobre, a coïncidé avec le déroulement du championnat arabe de cyclisme. Reçu avec les honneurs par les organisateurs de la compétition, il a eu l’honneur de remettre une médaille à un coureur, avant de prendre le micro pour faire part de son aventure à vélo et les idéaux qu’il prône : respect du Code de la route, protection de l’environnement et amitié entre les gens.

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Le président de la République Abdelaziz Bouteflika s’exprime sur la révision de la Loi fondamentale du pays et s’engage à l’inscrire dans son agenda et dans le calendrier des actions qu’il aura à entreprendre dans les prochaines semaines.

« L’Algérie se prépare sérieusement à réviser sa Constitution », a-t-il affirmé à ce propos, hier, dans un message lu en son nom par Mohamed Ali Boughazi, conseiller à la présidence de la République, aux participants à la conférence sur « l’évolution du droit constitutionnel en Afrique » «L’Algérie va procéder à la révision de sa Constitution. Elle s’y prépare sérieusement, en se basant sur les résultats des larges consultations organisées à cet effet en vue d’associer toutes les catégories sociales », a fait savoir le chef de l’Etat. M. Bouteflika s’est exprimé dans un cadre tout à fait indiqué pour le contenu du message qu’il vient d’adresser à l’opinion nationale, et dans une conjoncture, dont la nature politique ne manquera pas de faire croire que sa déclaration est une réponse aux courants d’opposition qui ont réclamé récemment la tenue d’une élection présidentielle anticipée. En cela, le chef de l’Etat recadre le débat politique et bouscule le carnet des priorités et des grandes échéances attendues. On attendait de lui des annonces sur le remaniement ministériel toujours attendu pour les prochains jours, il lève toute ambigüité et rejette tous les pronostics qui ont douté de son intention d’amender la loi fondamentale du pays, ainsi que les réserves, pour ne pas dire le rejet, de ce projet par l’opposition. Cette dernière, ayant boycotté dans sa majorité les consultations politiques menées par Ahmed Ouyahia, estime que la révision ne devrait intervenir que dans une seconde étape, laquelle sera précédée par l’organisation d’une élection présidentielle anticipée, pour reprendre la revendication phare de l’Instance de concertation et de suivi (ICSO). Mais pour le président de la République, c’est désormais un « niet » catégorique et la précision qu’il n’y a plus de place à la spéculation sur le sujet. En employant le mot « sérieusement », Bouteflika semble dire certainement que les préparatifs vont bon train et que la révision qui devait passer, on s’en doute, par la voie parlementaire, ne devrait pas tarder. Son annonce d’une révision prochaine de la Constitution satisfait une promesse électorale faite lors de sa campagne pour la présidentielle d’avril dernier. Elle présume de l’achèvement d’un chantier ouvert officiellement lors du Conseil des ministres du 7 mai 2014. Le chef de l’Etat avait alors déclaré sa volonté de doter l’Algérie d’une « Constitution consensuelle » et avait nommé son directeur de cabinet, Ahmed Ouyahia, pour la conduite des consultations avec les partis et les personnalités du champ politique et associatif. L’invitation d’Ahmed Ouyahia, pour rappel, a été rejetée par d’importantes forces de l’opposition, dont la CLTD qui regroupe le MSP, le RCD, Jil Jadid, El-Adala et l’ancien chef de gouvernement Ahmed Benbitour, mais aussi par le Pôle des forces du changement (PFC) conduit par Ali Belflis. La seule participation de taille de l’opposition était, sans doute, celle du Front des forces socialistes (FFS) qui avait pourtant expliqué que sa présence « n’était pas pour faire des propositions ou soutenir le pouvoir en place ». Ce qui a mené le pouvoir à laisser longtemps les portes ouvertes à toutes les supputations avant que le chef de l’Etat ne tranche la question, hier, en expliquant que la révision se basera sur « les résultats des larges consultations organisées à cet effet ». En décodé : les propositions et les recommandations recueillies jusqu’ici suffisent à boucler le dossier et à le soumettre à l’examen parlementaire. Les consultations, a-t-il indiqué, ont permis de « dégager un consensus autour des questions fondamentales et garantir l’efficacité des nouvelles dispositions constitutionnelles ». Aussi, dans une phrase qui s’apparente à un autre message pour l’opposition qui, dans sa feuille de route semble vouloir imiter les exemples de transition à travers le monde, M. Bouteflika estime que l’objectif de la révision « est de faciliter le processus d’ouverture de la société algérienne, en œuvrant à la préservation de sa stabilité et en lui épargnant les perturbations que connaissent différents pays du monde ». « Pour ce faire, nous veillons particulièrement à ne pas verser dans l’imitation ni dans l’improvisation. Notre pays, qui a subi les affres du terrorisme, refuse de s’aventurer dans pareille entreprise, qui souvent engendre des drames et que notre société rejette d’emblée », a insisté le chef de l’Etat. Eu égard à la multitude d’initiatives politiques pour une sortie de crise, « l’annonce » du président de la République parait telle une volonté du pouvoir en place à remettre les pendules à l’heure. Ce dernier ne veut, sous aucun prétexte, remettre sa « légitimité » en cause, et ne compte pas faire marche arrière dans sa feuille de route, malgré les multiples appels de l’opposition.

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Le réchauffement climatique risque d’aggraver «considérablement» la pauvreté sur le globe en asséchant les récoltes agricoles et en menaçant la sécurité alimentaire de millions de personnes, met en garde la Banque mondiale dimanche. «Sans une action forte et rapide, le réchauffement (...) et ses conséquences pourraient considérablement aggraver la pauvreté dans de nombreuses régions du globe », prévient l’institution-phare du développement dans un rapport publié un an avant la conférence de Paris sur le climat. Sécheresse, canicule, acidification des océans, raréfaction de l’accès à l’eau... la BM se projette dans un scénario où la communauté internationale n’aurait pas atteint son objectif de limiter la hausse du thermomètre mondial de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, contre 0,8°C actuellement. Des évènements climatiques « extrêmes » qui surviennent aujourd’hui « une fois par siècle » pourraient alors devenir la « nouvelle norme climatique », prévient l’institution, qui sonne particulièrement l’alarme sur trois régions du globe (Amérique latine, Moyen-Orient et Europe orientale). Le rendement des cultures de soja pourrait ainsi chuter de 30 à 70% au Brésil, tandis celui de blé risquerait d’être amputé de moitié en Amérique centrale ou en Tunisie, avance le rapport qui a été réalisé avec l’apport de l’Institut de recherches sur l’impact climatique de Potsdam (Allemagne). « Les conséquences pour le développement seraient graves avec un déclin des récoltes, un recul des ressources aquatiques, une montée des eaux et la vie de millions de personnes mises en danger », énumère la Banque, ajoutant que les populations « les plus pauvres » et les plus « exclues socialement » en seront les premières victimes. Selon le scénario noir d’un réchauffement de 4°C, jusqu’à 80% du Moyen-Orient et d’Amérique du Sud pourraient être frappés par des vagues de chaleur d’une ampleur « sans précédent » au risque de provoquer de vastes vagues de migration, ajoute le document. « Il est clair que nous ne pouvons pas continuer sur cette voie d’émissions (de CO2, ndlr) croissantes et non-maîtrisées », écrit en avant-propos le président de la BM, Jim Yong Kim, au moment où la mobilisation sur le climat semble reprendre un peu d’allant. Dans son rapport, l’institution appelle plus globalement les pays à s’extraire des stratégies de croissance économique « intenables » tout en assurant qu’ils n’auront pas à renoncer à leur expansion et à leur développement, comme le redoutent certains grands pays émergents. « Une action urgente est requise sur le changement climatique, mais elle n’a pas à se faire au détriment de la croissance économique », assure M. Kim. (Source : AFP)

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Plusieurs dizaines d’habitants du village Megdoul, dans la commune de Tirmitine, relevant de la daïra de Draâ Ben Khedda, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, ont fermé avant-hier matin, pendant trois heures, le siège de l’Assemblée populaire communale (APC). Raison invoquée par les protestataires : les lenteurs administratives des autorités locales quant au relogement des familles ayant cédé leurs terres agricoles pour la réalisation du barrage de Souk n’Tleta, une opération initiée dans le cadre de l’indemnisation de ces mêmes familles. « Dans les années 1990, nous avons cédé nos terres agricoles pour la réalisation du barrage de Souk n’Tleta. Nous avons été assurés d’être relogés dans le cadre d’une opération d’indemnisation. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, rien n’a été fait », a regretté un représentant des habitants du village Megdoul. Selon notre source, quarante et une familles sont concernées par cette opération. « Après plusieurs années d’attente vaine, nous avons décidé de hausser le ton afin de faire valoir nos droits. » En outre, notre interlocuteur a dénoncé les lenteurs administratives des autorités locales quant à l’établissement d’une liste des familles concernées par cette opération de recasement. « Nous avons sollicité le service de l’hydraulique de notre localité, la semaine écoulée, nous avons été surpris d’apprendre qu’il n’existe aucun fichier comprenant les noms des familles à reloger. Chose qui nous a poussés à fermer aujourd’hui le siège de l’APC et mettre la pression sur nos responsables. Nous avons cédé nos terres, en échange, nous devons être indemnisés », suggère-t-il. Notons qu’après trois heures de débrayage, les responsables locaux de Tirmitine ont décidé de nouer le dialogue avec les protestataires. « Nous avons enfin eu gain de cause. Nous avons été reçus ce matin par le P/APC, qui nous a rassurés de procéder à l’établissement immédiat de la liste nominative des familles bénéficiaires et leur relogement dans les plus brefs délais. Nous souhaitons que cela se fasse incessamment. Dans le cas contraire, nous allons monter au créneau et aller vers des actions plus radicales », a-t-il menacé. Sur un autre volet, nous avons appris qu’un grave accident de la circulation est survenu avant-hier à 7h50 au niveau de la RN12 reliant la localité d’Azazga à Tizi-Ouzou. Quatre véhicules légers sont entrés en collision avec un camion semi-remorque. Bilan : deux personnes blessées, a-t-on appris de la Protection civile de la wilaya de Tizi-Ouzou. A souligner que les victimes ont été évacuées au CHU Nedir-Mohamed. Notons ce nouveau drame a causé la fermeture momentanée de cet axe routier très fréquenté, et ce, pendant plus de deux heures, avec l’intervention des gendarmes pour organiser la circulation et dégager les véhicules endommagés, a-t-on appris. Dans le domaine agricole, une récolte prévisionnelle de 59 000 quintaux de pomme de terre d’arrière-saison est attendue à Tizi-Ouzou, courant décembre prochain, a-t-on appris auprès de la direction des services agricoles (DSA) de la wilaya. Cette récolte est attendue sur une superficie de 278 ha avec  un rendement prévisionnel pouvant atteindre les 210 q/ha, au niveau des périmètres de Draâ Ben Khedda, Draâ El Mizan, Mekla, Bouzeguene et Tizi-Ouzou, a indiqué le responsable de la production végétale à la DSA, Abdelkrim Kouraba.

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Diplôme en poche et misères universitaires enterrées, place aux perspectives d’avenir pour un peu plus de 2 millions de jeunes diplômés universitaires qui se bousculent chaque année au portillon du marché du travail. Dans le même « sac », les quelque 200 000 jeunes qui sortent des centres de formations professionnelles, ainsi que des instituts spécialisés. Les uns comme les autres font le plus souvent face au choix de l’emploi stable, sous réserve de le trouver, ou de l’aventure entrepreneuriale, mais là, faudrait-il encore détenir bien plus qu’un sésame, surtout que la création d’entreprise en Algérie conduit les plus téméraires à tomber de Charybde en Scylla. Très engagée dans la socialisation et la mise en réseau de jeunes diplômés qui désirent créer leur propre business, Warda Ilhem Tahraoui, 25 ans, détient un master en réseaux et systèmes distribués de l’université de Tlemcen, mais a aussi sa « propre » affaire spécialisée en contenu Web qu’elle a montée avec Mohamed Chérif Bouchelaghem, DEUA en système d’information de l’université d’Annaba. Si la volonté et la détermination n’ont pas fait défaut tout au long du processus de lancement de leur entreprise, il y a loin de la coupe aux lèvres avant que leur entreprise ne soit totalement opérationnelle. « Ce que nous voulions au départ, c’était une création virtuelle appuyée par la suite de la création physique de l’entreprise », explique-telle, considérant que cette phase « a été plus ou moins facile, car on n’a pas compté sur d’autres compétences ni intégré d’autres personnes, mais nous nous sommes fiés à nos propres aptitudes ». En revanche, la phase de création de l’entreprise à proprement parler s’est révélée plus complexe. « Il y a des aspects que je considère comme les piliers pour le lancement d’une start-up et le plus [critique] est le capital, sachant qu’au départ j’étais encore étudiante et mon co-fondateur travaillait, ce n’était pas évident de se lancer sans avoir le financement nécessaire », dit-elle. Plus tard, c’était une succession de contraintes spécifiques au créneau choisi, en premier desquels l’absence de moyens de paiement électronique et de statut juridique pour son activité, qui nécessite une protection des contenus produits. Cependant, Warda Ilhem Tahraoui soulève une autre problématique, la préparation académique à l’entrepreneuriat, elle qui a pris l’initiative de subir une formation complémentaire, car « l’université ne nous apprend justement pas à affronter ce monde, le monde entrepreneurial qui est tout une aventure à risques et qui demande beaucoup de compétences ». Et d’ajouter : « Même pour ce qui est du développement et tout ce dont on a eu besoin pour notre start-up, c’était issu de nos propres formations complémentaires chacun. A l’université, nous n’avons eu qu’un apprentissage de base, pas de spécialisation. » Le message est on ne peut plus clair ! Autre entreprise, autre histoire. A la tête de sa société d’édition publicitaire, Bachir T., 26 ans, statisticien de formation à l’INPS, a opté pour l’Ansej qui a financé à hauteur de 10 millions de dinars son affaire, au même titre d’ailleurs que les 300 000 entreprises créées depuis 15 ans de l’existence de ce dispositif pour un coût de plus de 500 milliards de dinars, selon une déclaration publique du directeur général de l’Ansej, Mourad Zemali. « Au dépôt de mon dossier, une commission d’intermédiation m’a convoqué au bout d’un mois et m’a invité à défendre mon projet », se souvient-il. A partir de là, c’était de tempête en naufrages, englouti dans la « paperasse » pour n’en sortir qu’après une année. Une fois son entreprise mise sur les rails et les premières commandes honorées, il découvre peu à peu la vie d’entreprise, la gestion, les relations avec les fournisseurs… Il en apprend tellement jusqu’à ses dépens ! « Se faire financer son entreprise avec les conditions de l’Ansej est une aubaine, certes quelque peu gâchée par la tonne de papiers administratifs à sortir. Mais l’Ansej ne vous donne que l’argent, sans plus ! » En fait, il explique qu’à l’heure actuelle, il se débat en justice pour recouvrer ses droits suite à un préjudice que lui a causé un fournisseur qui ne lui a pas remis les équipements nécessaires à temps au point de perdre d’importants marchés de confection publicitaire pour des clients de grande valeur. Bachir T. ne cache pas qu’en plus d’apporter les ressources financières indispensables à la création d’entreprise, il aurait souhaité un accompagnement de la part de son bailleur, regrettant qu’il l’ait « lâché » dans la nature sans protection ni conseils appropriés pour faire face à toute surprise. Là aussi, le message est transmis !

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