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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 26 novembre 2014

A l’angoisse créée par l’idée qu’un jour, plus ou moins proche selon les avis des uns et des autres, les ressources de l’Algérie en hydrocarbures seront épuisées, s’ajoute maintenant la psychose de la baisse du prix du baril de pétrole qui procure à notre pays l’essentiel de ses recettes extérieures. Il n’en faudrait pas plus pour s’intéresser aux énergies renouvelables, mais ce n’est pas évident, en dépit d’un ensoleillement considérable et même record dans certaines régions du Sud algérien. Ce réflexe salutaire n’est pas automatique chez tous les Algériens, y compris les décideurs et les experts, dont certains préfèrent l’aventure du gaz de schiste avec toutes ses incertitudes et tous les risques qu’il comporte. D’où l’effort, à contre-courant parfois, qui est fait pour la promotion des énergies renouvelables à travers diverses manifestations comme le Salon ERA, par exemple, ou les conférences spécialisées organisées par les universités, celles d’Adrar et d’Ouargla, notamment. Dans cette démarche de communication et de sensibilisation autour des énergies renouvelables, la Sonelgaz prend une part importante en tant qu’opérateur principal dans ce domaine. Le programme de développement des énergies renouvelables adopté par le Conseil de ministres en février 2011 - qui a prévu que 40% de la production d’électricité destinée à la consommation nationale sera d’origine renouvelable d’ici 2030 - compte, pour l’essentiel, sur Sonelgaz pour sa réalisation. Selon les informations données sur le site de cette entreprise, la capacité de production additionnelle prévue sur la période 2013-2023 s’élève à 35 505 mégawatts, dont 21 305 MW sont décidés et dans lesquels 5539 MW sont en énergies renouvelables. La réalisation de ce parc d’énergies renouvelables de 5539 MW est confiée à la Sharika kahraba takat moutadjedida (SKTM, nouvelle filiale de Sonelgaz). Il sera réparti sur le réseau interconnecté nord, pour 5084 MW de puissance, les réseaux isolés du Sud pour 167 MW de puissance et le Pôle In Salah-Adrar-Timimoun, pour 288 MW de puissance. La Sonelgaz a une longue pratique des énergies renouvelables, en particulier d’origine solaire. Elle a déjà introduit la filière solaire photovoltaïque pour 20 villages isolés du sud du pays. Au départ, la motivation dominante a été d’ordre économique, sachant, comme l’expliquent les responsables de Sonelgaz, qu’une alimentation conventionnelle par extension des réseaux n’est pas adaptée aux centres éloignés, comme c’est le cas pour les villages du Sahara. La solution technico-économique a été trouvée dans les moyens autonomes d’alimentation à travers l’électrification par l’énergie solaire rendue possible par l’ensoleillement important dans ces zones. Sonelgaz a eu recours à des systèmes photovoltaïques modulaires performants et adaptables aux conditions du Sud, d’installation simple, susceptibles de fournir une énergie suffisante aux besoins élémentaires des foyers. L’impact social a transformé ces zones avec l’amélioration des conditions de vie des populations et une forte tendance à la sédentarisation, appuyée sur le travail de la terre, un horizon culturel plus élargi grâce à l’accès aux chaînes de télévision et aux moyens de technologies de l’information et de la communication... L’avantage écologique n’est pas à démontrer s’agissant d’une source énergie non polluante. Sonelgaz montre tout ce qu’elle fait en matière d’énergies renouvelables dans les trois grandes expositions qu’elle organise dans le cadre de la commémoration du 60e anniversaire du déclenchement de la lutte armée pour l’indépendance nationale. La première exposition s’est tenue du 6 au 12 novembre 2014 à Sétif, la deuxième a lieu actuellement, du 24 au 30 novembre à Oran, et la troisième se déroulera du 16 au 22 décembre à Ouargla.

Publié dans Environnement

Six groupes musicaux du sud du pays effectueront une tournée artistique dans quinze wilayas du 25 au 29 novembre. Par Djamel Boudaa Les six ensembles musicaux, comprenant de jeunes et talentueux musiciens et interprètes, à savoir Issiktar et Aguenar de Tamanrasset, Assoudar d’In Guezzam, Toumast n’Azdjer de Djanet, Afous Afous d’Illizi et Tikoubaouin d’In Salah, seront en tournée dans les wilayas de Béjaïa, Bouira, Tizi-Ouzou, Bordj Bou Arréridj, Boumerdès, Chlef, Médéa, Tissemsilt, Tiaret, Tipasa, Oran, Mascara, Tlemcen, Aïn Témouchent et Sidi Bel Abbès. Les soirées se déroulent soit au théâtre, soit à la Maison de la culture ou au centre culturel, ou bien au complexe culturel des villes citées, a-t-il été indiqué lors de la conférence de presse tenue lundi au Club des médias (salle Atlas, Bab El Oued, Alger). Ces concerts, organisés par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), en partenariat avec l’ENTV et l’ENRS, permettront, selon le responsable de la communication de l’ONCI, aux jeunes musiciens du sud du pays de faire connaître leurs produits, des créations dont beaucoup sont inspirées du riche patrimoine culturel. « Ce sera aussi l’occasion pour le public et particulièrement les jeunes des wilayas citées de connaître la production artistique du sud du pays et de découvrir les jeunes talents d’autres régions », a souligné le responsable de la communication, mettant en exergue le travail réalisé par son organisme dans le cadre du développement de la culture et de la promotion des jeunes créateurs. « A l’issue de la tournée, un méga concert, regroupant toutes les troupes participantes, sera organisé à Alger, à la salle Atlas », a confié le responsable, soulignant, par ailleurs, les efforts déployés par l’ONCI pour la promotion des artistes du sud du pays. Dans ce cadre, il a rappelé le succès rencontré par les concerts organisés lors de la fin de l’année 2013 à Tamanrasset et relevé le nombre très important de spectateurs - avoisinant les dix mille par soirée - venus de plusieurs wilayas du pays, ainsi que le nombre important de touristes étrangers en visite à Tamanrasset présents à ces soirées.

Publié dans Culture

Après ses dernières accusations contre des partis qui voudraient, selon lui, bloquer la révision constitutionnelle au Parlement, M. Saâdani, SG du FLN, parti majoritaire dans cette chambre, passe à l’acte pour réunir aujourd’hui à partir de 15h ses parlementaires à l’hôtel El Aurassi.

A l’ordre du jour, des orientations à donner aux parlementaires, selon Saïd Bouhadja, membre du bureau politique chargé de la communication de cette formation politique. Quel genre d’orientations ? Le chargé de la communication de l’ex-parti unique n’a pas donné de détails et s’est contenté d’affirmer que la rencontre est ouverte à la presse nationale et que le SG exposera les détails de ces orientations lors de cette réunion. Mais au regard de l’actualité politique nationale, des précédentes déclarations du SG du FLN et des dernières déclarations du président de la République sur la révision constitutionnelle, tout porte à croire que l’ordre du jour de cette rencontre des députés et sénateurs du FLN sera essentiellement consacré à la préparation de cette révision constitutionnelle. Le 18 novembre dernier, en marge d’une rencontre de concertation avec le SG du MPA, Amara Benyounes, Amar Saâdani a déclaré que la révision constitutionnelle interviendra dans les prochains jours. Il n’est pas exclu que le patron du FLN donne des orientations à ses parlementaires pour préparer le terrain au sein des deux chambres du Parlement pour réussir cette révision constitutionnelle. La révision constitutionnelle en Algérie passera obligatoirement par les deux chambres, même si elle se fera par voie référendaire. dans un autre registre, Amar Saâdani, qui a vu que la contestation à son égard a gagné les rangs des parlementaires, tentera probablement de souder les deux groupes parlementaires de l’APN et du Sénat autour de lui dans la perspective du prochain congrès du FLN. Le 15 novembre dernier, il a envoyé une correspondance au président du groupe parlementaire du FLN à l’APN, Tahar Khaoua, l’informant de l’exclusion de Mouaâd Bouchareb, vice-président de l’APN issu de sa formation politique, ainsi que la députée Malika Foudil. Les deux députés du FLN sont, selon la correspondance de M. Saâdani, frappés par des mesures disciplinaires suite aux dépassements et dérives politiques qu’ils ont commis. Le SG du FLN a, dans le même texte, demandé au président de son groupe parlementaire de prendre les meures adéquates à leur égard. A l’approche de la tenue du congrès national du FLN, prévu au début de l’année 2015, les luttes d’appareil font rage entre le frères ennemis. Les partisans de M. Saâdani accusent leurs détracteurs de complot contre l’Algérie, tandis que le groupe de M. Belayat, chef de file de la contestation contre M. Saâdani, accuse la direction actuelle de confisquer le parti et d’exclure ses militants. Face à cette situation, Amar Saâdani ainsi que son bureau politique multiplient les rencontres avec les cadres et militants afin de leur expliquer les enjeux « intra-parti » et les défis politiques qui attendent le FLN à l’échelle nationale.

Publié dans Actualite archives

Les Etats-Unis sont secoués par la colère de milliers de citoyens descendus dans les rues des grandes villes du pays pour s’insurger contre une justice inique. Le verdict d’un jury populaire, qui a abandonné les poursuites contre le policier blanc qui a assassiné, l’été dernier, l’adolescent Michael Brown, a mis la ville de Ferguson à feu et à sang.

En effet, la petite ville du Missouri a vécu, dans la nuit du lundi à hier, des émeutes marquées par l’incendie d’immeuble, l’attaque de policiers, le pillage de commerces. Dès l’annonce du verdict prononcé par un jury populaire, les violences ont éclaté dans la petite ville du Missouri (centre) tandis que de Seattle à New York en passant par Chicago et Los Angeles, des milliers d’Américains descendaient dans les rues pour dénoncer «le racisme qui tue». A Ferguson, où la mort de Michael Brown, abattu à 18 ans de six balles par un policier, avait déjà déclenché de graves émeutes raciales, les échauffourées ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre, d’abord devant le commissariat de police avant de s’étendre dans la ville. «Pas de justice, pas de paix», scandaient les manifestants en colère, sourds aux appels au calme lancés un peu plus tôt par le président Barack Obama et la famille Brown. Selon le chef de la police du comté de Saint-Louis Jon Belmar, les forces de l’ordre ont été la cible de nombreux tirs - 150, selon son propre décompte - qui n’ont pas fait de victime. Les policiers, qui avaient reçu des renforts de la Garde nationale et du FBI, ont riposté à coups de gaz lacrymogènes, matraques et grenades aveuglantes pendant que dans certaines rues se déroulaient de véritables batailles rangées au cœur de cette banlieue de Saint-Louis, sillonnée par des véhicules blindés. De nombreux commerces ont été pillés, des véhicules et bâtiments incendiés. A 02H30 locales, douze immeubles étaient en flammes, a précisé Jon Belmar, lors d’une conférence de presse. 29 manifestants ont été arrêtés. Le gouverneur du Missouri Jay Nixon, qui avait décrété l’état d’urgence dans la crainte de violences, a demandé de nouveaux renforts de la Garde nationale. Après trois mois de délibérations, le procureur du comté de Saint-Louis a annoncé dans la soirée de lundi dernier que l’agent de police, Darren Wilson, ne serait pas inculpé, le jury ayant considéré qu’il avait agi en état de légitime défense après une «altercation». «Il n’y a pas de doute que l’agent Wilson a causé la mort» de Michael Brown, a déclaré à la presse le procureur Robert McCulloch, parlant de «décès tragique». Mais les douze jurés, neuf Blancs et trois Noirs, qui ont mené une instruction «complète et profonde», «ont déterminé qu’il n’y a pas de raison suffisante pour intenter des poursuites contre l’officier Wilson». «Le devoir d’un grand jury est de séparer les faits de la fiction», a-t-il insisté, rappelant que les jurés avaient entendu une soixantaine de témoins 70 heures durant, examiné des centaines de photos et d’éléments à charge et écouté trois médecins légistes. «C’est une chose qu’ils ont toujours faite. J’ai 63 ans, j’ai vu cela à l’époque de Martin Luther King. Ils n’ont pas changé et ne changeront jamais», déclarait un homme interrogé par l’AFP dans une rue de Ferguson. Pat Bailey, une habitante de Saint-Louis à la retraite, s’attendait elle aussi à cette décision : «J’ai vécu suffisamment longtemps pour savoir que les Afro-Américains ne sont pas considérés comme des êtres humains». Peu après l’annonce de la décision, le président Obama et la famille de Michael Brown ont exhorté la foule à manifester dans le calme et la police à faire preuve de «retenue». Le ras-le-bol des populations noires américaines de ces pratiques de cowboys et de cette justice à deux vitesses explique la réaction violente des manifestants dans la ville de Ferguson. «Justice pour Mike Brown» Devant la Maison Blanche, la foule brandissait des pancartes réclamant «Justice pour Mike Brown» et scandait «les mains en l’air, ne tirez pas». Le ministre de la Justice, Eric Holder, a rappelé que l’enquête fédérale se poursuivait. «Elle est indépendante de l’enquête locale depuis le début et le restera», a-t-il déclaré, assurant que les autorités fédérales se garderaient de tirer des «conclusions hâtives». La famille du jeune Noir s’est dite «profondément déçue que le tueur de (leur) enfant ne soit pas confronté aux conséquences de ses actions». La mort de Michael Brown, en août, a ravivé le débat sur l’attitude des forces de l’ordre et les relations raciales aux Etats-Unis, douze ans après l’affaire Rodney King et les émeutes qui avaient embrasé Los Angeles après l’acquittement de quatre policiers blancs filmés en train de passer à tabac un automobiliste noir. Dans son message, le président Obama a d’ailleurs mis en garde contre la tentation de «dissimuler les problèmes» liés au racisme aux Etats-Unis. «Dans trop de régions du pays, il existe une profonde défiance entre les forces de l’ordre et les communautés de couleur», a-t-il souligné. Michael Brown, qui n’était pas armé, a été tué par Darren Wilson d’au moins six balles en plein jour dans une rue de Ferguson le 9 août. Une vingtaine de minutes auparavant, le jeune homme avait été filmé dans une supérette en train de voler une boîte de cigarillos. Des témoins avaient affirmé qu’il avait les mains en l’air au moment où le policier a fait feu. Mais, selon le procureur, plusieurs témoins oculaires se sont rétractés devant le grand jury ou ont été contredits par les indices matériels. Le procureur a annoncé que la quasi-totalité des éléments examinés par les jurés seraient publiés.

Publié dans Der

Le nageur algérien entend être prêt pour le rendez-vous mondial et se donne à fond pour pouvoir relever le défi et réaliser les meilleurs résultats possibles. Le nageur algérien Oussama Sahnoune est entré en phase finale de sa préparation aux Mondiaux-2014 en petit bassin (3-7 décembre à Doha) en prenant part au Championnat de France dans la ville de Montpellier qui a pris fin tout récemment. Le rendez-vous de Montpellier a été une occasion pour le sociétaire du Cercle des nageurs de Talence (Bordeaux, France) de revoir sa copie à quelques jours des championnats du Monde, lui qui ambitionne de se racheter après avoir raté les Mondiaux-2012 à Istanbul à cause d’une angine. Il a réussi ainsi à battre le record d’Algérie sur 200 m nage libre en petit bain, détenu par Nabil Kebbab depuis 2008, en réalisant 1 min 47sec 86/100 contre 1 min 48 sec 03/100 pour l’ex-nageur, bien que cette distance ne soit pas l’une de ses spécialités. « Ce championnat de France a été une étape préparatoire en vue des Mondiaux qui sont, pour moi, plus importants. Et malgré la fatigue et le fait de ne pas être encore en forme, j’ai réussi à battre le record d’Algérie en 200 m nage libre », a déclaré le jeune nageur de 22 ans, joint par l’APS depuis Alger. Outre ce nouveau record d’Algérie, le natif de Constantine s’est classé 4e dans les épreuves phares du 50 m (22.08) et 100 m (48.40) nage libre, derrière notamment des monstres de la natation française comme Florent Manaudou et Agnel Yannick, tous les deux champions olympiques, champions du Monde et multiples champions d’Europe. Pour l’actuel numéro un de la natation algérienne, vainqueur de 2 médailles d’or, 4 en argent et 1 en bronze lors des championnats arabes de septembre-2014 au Maroc, le fait de reculer de la place de vice-champion de France en 50 m nage libre à la 4e position, n’est pas alarmant. « J’étais vice-champion de France lors du dernier exercice, car c’était mon objectif de fin de saison. Mais actuellement, ce sont les Championnats du monde au Qatar que je vise », a-t-il justifié. « Le Championnat de France est une compétition de niveau mondial, a expliqué Dris Arslane, entraîneur de Sahnoune. On attend que l’athlète monte encore en puissance, car son objectif est d’être parmi les 16 meilleurs nageurs mondiaux ».

Publié dans Sports

Véritable fléau social, la violence faite aux femmes se banalise dangereusement. Cette année encore, elles sont plus de 7 000 femmes à avoir subi des agressions et des brutalités en tout genre. Des actes, plus que condamnables, souvent perpétrés par des hommes de leur entourage. Les chiffres font froid dans le dos. 6 985 cas de violences contre les femmes ont été enregistrés à travers le pays durant les neuf premiers mois de 2014, a indiqué lundi dernier la commissaire principale Kenza Razem, de la direction de la police judiciaire. Les services de sécurité ont recensé, lors des neuf premiers mois de 2014, des cas de violences contre 6 985 femmes, a précisé la commissaire principale lors de la Journée de sensibilisation nationale contre les violences à l’égard des femmes, organisée en coordination avec l’Assemblée populaire de wilaya (APW) d’Alger, l’Académie de la société civile et l’Observatoire national de la femme. Alger vient en tête des wilayas ayant enregistré le plus grand nombre de cas de violences contre les femmes avec plus de 1 100 affaires, suivie d’Oran avec plus de 500 et Constantine (plus de 300). Sur le total des femmes violentées, 5 163 femmes ont subi des violences corporelles, soit plus de 73%, 1 508 ont souffert de maltraitance, 205 ont été victimes d’agressions sexuelles et 27 autres ont été victimes d’homicide volontaire. Les femmes mariées sont les plus touchées par ces violences avec 3 847 cas, suivies des femmes célibataires (1 875 cas), des femmes divorcées (791) et des veuves (440). Lors de la même période, 3 533 des auteurs de ces violences sont les conjoints, contre 2 272 célibataires. Les violences à l’égard des femmes dans la société ne se limitent plus à une tranche d’âge, mais touchent toutes les catégories et concernent toutes les femmes (instruites, actives ou femmes au foyer), a-t-elle précisé.

Le domicile conjugal, un ring de boxe Le domicile conjugal demeure le principal lieu où ces violences sont commises contre les femmes avec 3 321 cas, soit 47% des cas enregistrés, a-t-elle précisé, soulignant une hausse des cas de violences commises dans la rue avec 1 960 cas recensés la même période. Ces chiffres restent provisoires et ne reflètent pas la réalité, en raison du refus de plusieurs femmes violentées de déposer plainte contre les auteurs de ces violences, notamment lorsqu’il s’agit d’un membre de la famille, a-t-elle dit. La présidente de l’Observatoire national algérien de la femme, Chaia Djaâfri, a précisé que cette journée de sensibilisation, qui coïncide avec la célébration par l’Algérie de la Journée mondiale de la lutte contre les violences à l’égard des femmes, le 25 novembre, était l’occasion d’évoquer le phénomène de la violence dans la société algérienne. Selon l’intervenante, il est nécessaire de cerner les facteurs socioéconomiques et culturels qui contribuent à la prolifération de la violence à l’égard des femmes afin de trouver les solutions idoines à ce phénomène. Elle a de ce fait mis l’accent sur l’importance d’expliquer les dispositions de l’Islam, qui garantissent la protection de la femme.

PLAIDOYER POUR DES CENTRES D’ACCUEIL La présidente de l’Observatoire national algérien de la femme, Chaia Djaâfri, a également appelé à la création de structures d’accueil des femmes victimes de violences et préconisé des actions en faveur de leur réinsertion dans la société. Mme Djaâfri a relevé un recul des cas de violences contre les femmes durant les trois dernières années, de 12 000 cas en 2012 à 11 000 cas en 2013. Ces chiffres restent loin de la réalité, car beaucoup de cas de violences ne sont pas signalés, a-t-elle indiqué. Pour sa part, le président de l’Académie de la société civile, Ahmed Chena, a souligné que l’organisation de cette campagne intervenait dans le cadre des efforts déployés pour l’éradication de ce fléau qui se répercute négativement sur les familles algériennes et dont les enfants sont les premières victimes, après la mère. Les participants à cette journée de sensibilisation ont enfin appelé à la conjugaison des efforts et à la coordination entre les différents services chargés de la protection des femmes violentées, notamment celles qui déposent plainte contre leurs bourreaux afin qu’elles ne soient pas encore une fois victimes d’actes de vengeance.

Publié dans théma archives

L’ouverture de la 5e édition du Festival national du tapis d’Aït Hichem, qui a été effectuée le 24 novembre à la Maison de la culture, s’est déroulée dans des conditions quelque peu agitées. Motif : la délocalisation décidée par la direction de la culture de cet événement qui se tient depuis sa création au niveau du village Aït Hichem, dans la daïra d’Aïn El Hammam. Ce qui n’est pas du goût des villageois, dont un groupe a manifesté son refus de l’initiative de la direction de la culture, en organisant un rassemblement au moment même du coup d’envoi de la fête. Une protesta qui s’est passée sous les yeux des autorités de la wilaya de Tizi-Ouzou et de nombreux responsables du secteur de l’artisanat. Dans un document rendu public, les protestataires, qui, tout en s’opposant à la délocalisation de la manifestation de leur village vers la ville de Tizi-Ouzou, contestent la légitimité du comité d’organisation et du commissaire de festival, nommé par la direction de la culture. En cause, le bilan financier et moral de ce comité, dont ils dénoncent le mauvais usage des fonds et subventions alloués et qui, selon eux, ne profitent pas à la promotion du tapis et à la prise en charge de la formation des femmes artisanes, dont la vocation est de pérenniser un métier séculaire transmis de génération en génération. « Le bilan controversé, par ailleurs, établi par le commissaire aux comptes, ne souffre aucun doute quant à la mauvaise gestion et à la nature des articles de ce festival qui se déclinent à travers des activités de restauration, des animations culturelles et autres prodigalités consistant en cadeaux aussi inutiles que dispendieux qui grèvent entièrement les objectifs assignés, à savoir la promotion et la vente du tapis à l’échelle nationale et même internationale, à l’instar de ce que fut sa renommée », dénoncent les protestataires, qui accusent le directeur de la culture d’avoir fait un coup de force en délocalisant ce festival de son lieu initial vers la ville des Genêts. « Une délocalisation, estimera dans son allocution le directeur du tourisme, qui permettra à un plus grand nombre de visiteurs de découvrir le tapis d’Aït Hichem. » Le même orateur a annoncé que 22 dossiers de subventions destinées aux artisans ont été retenus sur les 300 déposés, ajoutant qu’« une future inscription d’une centrale de tissage en 2015 afin de permettre aux artisans de se procurer de la matière première sans se déplacer dans d’autres wilayas, comme Ghardaïa ». Ramdhane Ali Slimane, membre du comité d’organisation, réfute les allégations des opposants à la délocalisation, qui, selon lui, sera bénéfique et permettra une meilleure notoriété pour le tapis d’Aït Hichem. Une idée soutenue par un membre de l’APC d’Aït Yahia ainsi que le représentant de l’APW de Tizi-Ouzou. Saïd Lakhdari, mouhafedh FLN, a exprimé, lui, la nécessité de préserver la tradition et de la promouvoir. La cérémonie d’ouverture, qui a donné lieu à des hommages appuyés aux pionnières du métier du tissage d’Aït Hichem, Taos Aït Abbes et Ghnima Aït Issad, deux femmes décédées, a, en outre, donné lieu à la signature d’une convention entre le CFPA d’Azazga et un membre du comité d’organisation pour le lancement d’une formation de tissage du tapis local.

Publié dans Région

Les douze membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) se réunissent demain à Vienne avec, pour toile de fond, un marché pétrolier marqué par des baisses de prix régulières depuis juin dernier. En théorie, il s’agit de se mettre d’accord sur la stratégie à adopter pour faire face à une chute de prix de l’ordre de 32% depuis la mi-juin. Dans les faits, toutefois, les positions des uns et des autres sont tranchées. D’un côté, l’Arabie saoudite, plus gros producteur de brut au sein de l’OPEP, qui ne veut pas entendre parler d’une réduction de la production pour tirer les prix vers le haut et, de l’autre, les défenseurs de cette solution qu’ils considèrent inévitable et très recommandée dans de telles occurrences. Deux jours avant la tenue du sommet, les déclarations faites à la presse par les membres de l’organisation étaient optimistes pour certains, volontaristes pour d’autres et évasives pour les Saoudiens. Le ministre algérien de l’Energie, Youcef Yousfi, employant une terminologie très en vogue actuellement en Algérie, parlera de son souhait de voir l’OPEP adopter « une démarche consensuelle » pour dégager des solutions stables. Interrogé hier par l’APS, en marge de l'inauguration de la première station-service du Gaz naturel comprimé, le ministre a indiqué que les pays membres de l'OPEP « vont étudier l'évolution du marché, les déséquilibres qui ont provoqué cette chute des prix et se concerter sur la manière de rétablir l'équilibre du marché ». De son côté, l’Irak, deuxième plus gros producteur de pétrole au niveau de l’OPEP, estime que la baisse des prix du baril impose une action rapide. « Le plus important, c'est l'unité de l'OPEP, c'est que nous parvenions ensemble à un accord pour contrôler les prix du pétrole », a assuré hier le ministre irakien du pétrole, Adel Abdel Mahdi. Une position tranchée, mais qui en dit long sur l’inquiétude qui gagne la plupart des membres de l’organisation. Une inquiétude qui épargne manifestement l’Arabie saoudite, dont le ministre du pétrole, Ali al-Nouaïmi, a fait une déclaration hier qui en a étonné plus d’un. Interrogé par l'agence Dow Jones Newswires s’il était pour une réduction du plafond de production de l’OPEP, actuellement à 30 millions de barils par jour, le ministre saoudien a répondu : « Cela fait vingt ans que vous me posez des questions. Puis-je vous demander à mon tour : que doit faire l'OPEP ? » Une réponse ou plutôt une question qui laisse perplexe. Certains observateurs estiment que l’Arabie saoudite, avec ses 9,68 millions de barils par jour, veut encourager la chute des cours afin d'entraver la production américaine de pétrole non conventionnel, qui nécessite des cours plus élevés pour être rentable. D'autres experts expliquent l’attitude saoudienne par l’existencea d’une guerre secrète livrée entre les pays membres de l’OPEP. Des thèses réfutées par les Saoudiens qui n’expliquent pas, pour autant, leur attitude.

L’inquiétude algérienne et la piste hors OPEP Youcef Yousfi qui a parlé, à maintes reprises, de la nécessité de diversifier les sources énergétiques en vantant le non-conventionnel et le renouvelable a évoqué, hier, l’importance d’investir dans les secteurs agricoles et touristiques estimant que la diversification des sources de revenus est, à présent, impérative pour le pays. Au-delà de son bon sens, le ministre a ainsi exprimé une inquiétude aussi légitime que peu rassurante. L’Algérie, classée neuvième en termes de production à l’OPEP, a fait probablement le même pronostic que les cabinets de consulting internationaux sur l’issue de la réunion de demain ; le statu quo. M. Yousfi a attiré, par ailleurs, l’attention sur le fait que la question de la baisse des prix du pétrole concernait tous les pays producteurs de pétrole qu'ils soient membres ou non de l'OPEP. « Nous constatons déjà, dans certaines régions au monde, un tassement sinon une réduction des investissements dans l'exploration et le développement de nouveaux gisements, ce qui pourrait avoir des conséquences dans le futur », a-t-il dit à l’APS. Un point de vue qui rejoint celui exprimé, il y a quelques jours, par le président Vénézuélien, Nicolas Maduro, qui a évoqué la tenue d'« une réunion spéciale des pays OPEP et non-Opep pour très bientôt, afin de prendre des décisions en faveur du pétrole et des prix du pétrole ». La plupart des membres de l’OPEP semblent inquiets et la légère augmentation du prix du pétrole enregistré hier à Londres et à New York n’y changera rien.

Publié dans Economie

Les résultats officiels préliminaires de l’élection présidentielle, pour les cinq premiers candidats en lice, placent Béji Caïd Essebsi en tête avec 39%, suivi du président sortant, Moncef Marzouki, avec 33%.

De notre correspondant à Tunis : Nacer Ould Mammar Ces résultats finaux ont été rendu s publics en milieu de journée d’hier par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), qui, dans les résultats partiels la veille, révélaient 42% pour Essebsi et 32% pour Marzouki. Les résultats sont dévoilés après 48h de la tenue du scrutin, dimanche dernier. L’écart de voix entre BCE et Marzouki est près de 200 000 voix. Lors d’un point de presse, le membre de l’ISIE, Nabil Baffoun, a déclaré qu’en cas de non-présentation de recours suite à l’annonce des résultats préliminaires de la présidentielle, le deuxième tour de l’élection aura lieu dans la période allant du 12 au 14 décembre. Dans le même sillage, Nabil Baffoun a déclaré que selon la loi électorale et en cas d’égalité absolue entre les deux candidats (Moncef Marzouki et Béji Caïd Essebsi) le plus âgé sera le prochain président de la République. « Si aucun recours n’est intenté contre les résultats, le deuxième tour aura lieu le 14 décembre. Si la partie présentant le recours ne fait pas appel du premier verdict émis par le tribunal administratif, le deuxième tour aura lieu le 21 décembre », a précisé Nabil Baffoun, ajoutant que si tous les recours sont épuisés, « le second tour aura lieu le 28 décembre ». Il a, par ailleurs, ajouté que l’instance s’est penchée sur la méthode du tri manuel, car la plus sûre et transparente. Même si pour beaucoup, « Bejbouj » est le mieux loti pour remporter le 2e tour. Ce dernier devra s’allier au parti Ennahda pour avoir une majorité confortable à l’Assemblée nationale constituante. Si la rengaine a réussi à BCE et son parti vis-à-vis du mouvement Ennahda et les autres partis pro-islamistes, elle est loin d’avoir relégué les islamistes au fin fond du paysage politique tunisien. Ennahda, qui a certes perdu quelques voix au Parlement, continue d’y occuper une place de choix avec 69 sièges contre 86 pour Nidaa Tounes. « Ennahda n’a pas été défaite, mais tire bien son épingle du jeu en se positionnant comme un acteur incontournable du jeu politique tunisien. Il n’en demeure pas moins, en tout cas, qu’une très possible alliance entre Ennahda et Nidaa Tounes au sein d’un gouvernement pourrait tout simplement être fatale à Nidaa Tounes. Une bonne part des membres et députés du parti sont clairement anti-islamiste et pourrait claquer la porte dans un tel cas. Une décision qui pourrait aussi couper le parti de sa base électorale puisque c’est sur le mot d’ordre « Tout sauf Ennahda » que beaucoup ont voté en faveur d’Essebsi. Une coalition de Nidaa avec les petits partis du Parlement n’amènerait Essebsi qu’à une majorité très juste, fragile. Un accord avec Ennahdha permettrait d’asseoir une majorité plus forte.

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L’Algérie doit faire davantage d’efforts pour protéger les femmes et les jeunes filles de la violence sexuelle et assurer aux victimes une meilleure prise en charge, estime Amnesty International dans un rapport rendu public hier et présenté à la presse à l’hôtel Sofitel par la section locale de cette ONG. Les femmes victimes des violences sexuelles durant les années 1990 et celles ayant été attaquées dans leurs domiciles à Hassi Messaoud, l’été 2001, n’ont pas obtenu tous leurs droits, notamment en ce qui concerne la prise en charge psychologique et financière. « Les auteurs de ces viols sont restés impunis. Un seul coupable seulement a fait la prison dans l’affaire de Hassi Messaoud », a déploré la directrice d’Amnesty International Algérie, Mme Hassina Oussedik. Selon elle, le laxisme et l’impunité offrent une certaine assurance aux violeurs. Une situation qui doit changer dans le sens où aucun crime ne doit rester impuni. « Les femmes violées durant les années 1990 vivent avec des traumatismes, mais aussi une stigmatisation sociale qui n’a fait qu’exacerber ces traumatismes. Cet ostracisme social peut exposer ces victimes au rejet par leurs époux, leurs familles ou la communauté, subissant ainsi de multiples formes de discrimination », a-t-elle dit. Elle ajoute : « De nombreuses femmes et fillettes ne révèlent pas le viol ou les autres formes de violences sexuelles qu’elles subissent, et osent encore moins porter plainte, en raison de cette stigmatisation. Ainsi, le véritable nombre de femmes et de jeunes filles victimes de violences sexuelles durant le conflit des années 1990 reste inconnu. » Evoquant le décret 14-26 relatif à la prise en charge financière des victimes de viols pendant le conflit des années 1990, l’oratrice souligne les insuffisances de ce dernier. « Ce texte n’évoque pas le droit à une réparation pleine et effective », a-t-elle noté. Elle a affirmé, en outre, qu’il est difficile pour les victimes d’aller porter plainte après plus de 15 ans de viol. Selon elle, il est même difficile pour ces femmes de prouver ce viol, plusieurs années plus tard. Parlant de la violence conjugale, la conférencière a salué les projets de lois annoncés en juin dernier, reconnaissant le problème de la violence conjugale à laquelle de nombreuses femmes en Algérie sont confrontées. Toutefois, elle a émis des réserves, notamment en ce qui concerne la clause prévoyant l’arrêt des poursuites judiciaires en cas de pardon de la victime. « Cette clause ignore la réalité des relations de pouvoir et d’inégalité entre les hommes et les femmes. L’Algérie n’est toujours pas dotée d’une loi spécifique pour lutter contre les violences liées au genre. Pourtant, une demande de longue date des associations algériennes de défense des droits des femmes en a été faite », a-t-elle fait remarquer. Selon Balsam, un réseau national de centres d’écoute qui aide les femmes victimes de violences, sur les 29 532 cas de violences contre des femmes, dont l’organisation a été informée en 2013, 4 116 concernaient des violences sexuelles, soit environ 14%. Nada, une organisation non gouvernementale de défense des droits des enfants, a également signalé une augmentation de la violence sexuelle à l’égard des enfants, notamment de l’inceste, dont sont victimes garçons et filles. Notons qu’Amnesty International a lancé, le mois de mars dernier, une campagne régionale touchant les pays du Maghreb, elle vise à amener les gouvernements de la région à adopter des mesures plus efficaces en matière de protection des femmes de la violence sexuelle. Près de 200 000 personnes dans 50 pays ont signé une pétition dans ce sens. Elle sera remise au Premier ministre au cours des prochains jours.

Une série de recommandations Dans son rapport, Amnesty recommande au gouvernement algérien de prendre une série de mesures pour rendre justice aux victimes de viol et assurer une meilleure protection aux femmes. Entre outre, elle demande à ce que le décret 14-26 s’applique aux victimes de toutes les formes de violence sexuelle, et non seulement de viol, infligées pendant le conflit armé. Les victimes devraient bénéficier d’un soutien médical, psychologique et social nécessaire pour faciliter leur rétablissement. Elle a également demandé la mise en place d’une commission indépendante et impartiale chargée d’enquêter sur les crimes de violences sexuelles perpétrées durant le conflit interne, conformément à la recommandation émise par la rapporteuse spéciale chargée de la question de la violence contre les femmes, y compris ses causes et ses conséquences. Elle demande aussi à ce qu’aucun individu soupçonné de viol ou d’autres formes de violence sexuelle ne bénéficie d’une grâce, d’une amnistie ou d’une commutation de peine avant qu’une enquête approfondie, indépendante et impartiale n’ait été menée et qu’il n’ait été jugé dans le cadre d’un procès conforme aux normes internationales d’équité. De plus, elle recommande l’adoption d’une loi globale pour lutter contre la violence liée au genre, dont les violences sexuelle et domestiques, définir le crime de viol dans le code pénal conformément aux normes internationales et pénaliser le viol conjugal et en faire un crime spécifique dans le code pénal sanctionné par la même peine que le viol non conjugal.

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