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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 27 novembre 2014

La direction du FLN a réuni, hier, à l’hôtel El Aurassi l’ensemble de sa représentation parlementaire. Sénateurs du Conseil de la nation et députés de l’APN se sont ainsi retrouvés en grand nombre : 37 sénateurs sur 46 et 188 députés sur 221 se sont ainsi regroupés autour d’un ordre du jour non déclaré qui, au fur et à mesure des interventions et des discussions, s’est révélé être un plébiscite du mandat et de la politique menée actuellement par le secrétaire général du parti, Amar Saâdani. Il faut dire que la séance, qui a pris la forme d’un conclave de parlementaires du FLN, a débuté chaudement. De nombreux parlementaires du Sénat et de l’assemblée ont tenu à exprimer leur crainte sur la situation dans laquelle se trouve le parti selon eux. Sur un ton de reproche, ils ont reproché au numéro 1, M. Saâdani, de n’avoir pas fourni assez d’efforts pour rassembler tous les courants et toutes les sensibilités du « Front ». D’autres ont considéré que l’actuelle direction du parti ne faisait pas assez pour ancrer davantage le FLN dans sa vocation de formation dirigeante de gouvernement. Mais ces joutes, au demeurant ordinaires pour ceux qui suivent l’actualité du FLN - certains observateurs les ont trouvées plutôt courtoises par rapport aux affrontements dont le parti est familier - se sont révélées être une petite parenthèse. Au bout des discussions, des éclats de voix, parfois, en plénière comme dans les couloirs de l’Aurassi, les journalistes présents ont vite découvert que Amar Saâdani avait le soutien de ses troupes de l’arc parlementaire. Convaincu de ce plébiscite, une quarantaine de parlementaires seulement  étaient, rappelle-t-on, absents de la rencontre, le secrétaire général du FLN en a profité pour faire de nouveaux rappels. La révision de la Constitution, a-t-il martelé, se fera dans les prochains jours. Elle aura lieu après un débat au Parlement pour consacrer la volonté du chef de l’Etat, a-t-il dit, de consacrer la pratique démocratique et des libertés. A ce sujet, M. Saâdani dira que la Loi fondamentale, qui sera amendée sur la base des propositions recueillies par la commission Ouyahia apportera des garanties à la liberté d’expression et des médias et qu’elle sera  votée dans la logique de préservation du libre agir en politique. Un point à partir duquel il ne manquera pas toutefois d’adresser des piques à l’opposition de la CLTD. Selon M. Saâdani, les groupes qui la composent n’ont pas d’autre projet politique que de s’opposer à la personne du chef de l’Etat « sans perspectives ni propositions d’avenir » pour le pays. L’occasion, pour lui, de rendre hommage au FFS et à sa démarche actuelle de parvenir à une conférence du consensus national. En ce qui concerne les questions internes au parti, le secrétaire général du FLN a balayé d’un revers de main les « écrits » sur la soi-disant crise de leadership entre lui et d’autres grandes figures du parti tel le garde des Sceaux Tayeb Louh. Il n’y a pas de divergence de vue et encore moins de crise entre les cadres dirigeants, a-t-il ajouté avant d’encourager les observateurs à la conclusion que, actuellement, c’est lui le patron au front.

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Deux mois après l’annonce de la décapitation du ressortissant français Hervé Gourdel, le 24 septembre sur les hauteurs du Djurdjura, en Kabylie par un groupe terroriste se réclamant de Jund El Khilafa, affilié à Daech, les autorités viennent d’annoncer l’élimination de l’un des auteurs de cet abject assassinat.

En fait, c’est le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, qui a annoncé que les services de sécurité ont réussi, en octobre dernier, à éliminer un terroriste considéré comme l’un des membres du groupe terroriste responsable de l’assassinat d’Hervé Gourdel. Selon le ministre, le terroriste a été éliminé par les forces de l’armée nationale populaire lors d’une opération antiterroriste. « Il ressort de l’enquête sur l’assassinat du ressortissant français Hervé Gourdel que l’un des auteurs de ce meurtre, identifié auparavant, a été éliminé en octobre dernier par les éléments de l’ANP dans le cadre d’une opération antiterroriste », a-t-il déclaré, hier, en marge d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée au vote des projets de loi sur la création d’un fonds de pension alimentaire pour les femmes divorcées exerçant le droit de garde des enfants et sur les mutuelles sociales. Pour rappel, les militaires engagés dans une opération de ratissage et de recherche au lendemain de l’enlèvement d’Hervé Gourdel ont découvert un campement où s’est tenue la réunion de la katiba Jund Al Khilafa pour faire allégeance à Daech. Les unités de l’armée ont découvert des obus Hawn et des produits alimentaires et des effets personnels de ces derniers. Vers la fin du mois de septembre de l’année courant, le ministre de la Justice, Tayeb Louh, avait annoncé que des ravisseurs de l’alpiniste français ont été identifiés. « Les premiers éléments de l’enquête ont permis d’identifier certains des membres du groupe terroriste auteur de ce crime », avait-il affirmé. Il a confirmé que l’enquête sur l’assassinat de ce ressortissant français a été confiée à un juge du tribunal d’Alger spécialisé dans les affaires de terrorisme. Hier, M. Louh a ajouté que l’enquête préliminaire dans cette affaire a permis d’identifier un nombre de terroristes responsables de l’enlèvement et de l’assassinat du touriste français, parmi lesquels figure le terroriste éliminé par les éléments de l’ANP », a-t-il précisé. Par ailleurs et au sujet de l’affaire des moines de Tibhirine, le ministre a précisé que la mission de la justice algérienne dans cette affaire, comme dans d’autres, était d’œuvrer dans le cadre de la loi pour faire la vérité dans la pondération et conformément aux us et traditions en vigueur en la matière. Et dans le cadre de la coopération entre Alger et Paris à propos de ce dossier, le juge antiterroriste français Marc Trévidic était à Alger, le mois dernier, dans le cadre de l’enquête sur le massacre des moines de Tibhirine survenue en 1996, une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre.  Pour le ministre de la Justice algérienne, cette affaire est soumise au niveau du pôle judiciaire compétent du tribunal de Sidi M’hamed et le juge d’instruction fait le nécessaire conformément à la loi, tout en assurant  que la coopération entre la justice algérienne et son homologue française se déroule dans de bonnes conditions. Pour le ministre, il y a une coopération entre la justice algérienne et la justice française sur plusieurs affaires. « Les deux parties travaillent dans le respect de la loi et de la souveraineté de chaque Etat et sur la base des accords judiciaires liant les deux pays », a-t-il soutenu. Sur ce cas précis, le juge antiterroriste Marc Trévidic en charge de ce dossier pour le côté français avait déclaré il y a quelques jours dans les colonnes du journal le Monde vouloir lancer une nouvelle commission rogatoire internationale. Il tente, souligne le quotidien, de contourner le refus des autorités en relançant la procédure et en proposant que des experts algériens collaborent avec leurs homologues français lors de la conduite des analyses, ou qu’«une équipe française soit autorisée à repartir en Algérie avec du matériel scientifique adapté ».

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Une commission interministérielle, composée de cadres des deux ministères de l’Intérieur et des Collectivités locales, et de l’Energie, a tenu une réunion, hier, avec les autorités locales et les élus APC et APW de la wilaya de Béjaïa, en présence des représentants de la société civile.

Au menu, examiner les raisons de la situation de bouillonnement social que connaît ces derniers mois la wilaya de Béjaïa, mais aussi tenter de trouver une issue salvatrice à ces mouvements de protestation récurrents, ce qui permettrait de mettre fin définitivement au phénomène de coupure de routes qui ne cesse d’isoler la région de Béjaïa et étouffer son économie. Ainsi, les débats engagés, hier, au siège de la wilaya, ont porté essentiellement sur les principaux problèmes socioéconomiques dont souffrent les citoyens de cette région de Basse-Kabylie. Il faut noter que parmi les priorités de la population locale, il y a le raccordement de leurs foyers au réseau du gaz naturel, la crise de logements, la prolifération de décharges sauvages et l’absence de CET, l’état piteux des routes, le retard dans l’opération d’indemnisation des expropriés, notamment dans le cadre du projet structurant de la pénétrante autoroutière devant relier Béjaïa à Ahnif (Bouira). Profitant de l’arrivée de cette commission dépêchée d’Alger, les habitants des quatre communes de la daïra de Chemini (60 km au sud-ouest du chef-lieu de wilaya) ont organisé, hier, une marche à Béjaïa, suivie d’un rassemblement devant le siège de la wilaya pour rappeler aux autorités leur principale revendication qu’ils portent depuis plusieurs semaines, à savoir : le raccordement immédiat de leurs villages au réseau du gaz naturel. Pour rappel, c’est leur deuxième rassemblement organisé au chef-lieu de wilaya en l’espace de deux semaines. Malgré les promesses du wali de Béjaïa de prendre en charge la doléance des habitants de la daïra de Chemini, d’ici la fin de l’année prochaine, les citoyens des communes de Chemini, Souk-Oufella, Tibane et Akfadou étaient revenus à la charge, le 19 novembre dernier, en bloquant l’axe routier principal reliant Béjaïa à Alger, au niveau de Takrietz. Ils se disent mobilisés et déterminés à aller jusqu’au bout de leur mouvement. Un véritable bras de fer entre ces villageois en colère et le wali de Béjaïa, qui semble avoir du pain sur la planche pour parvenir à maîtriser une situation inextricable.

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L’ouvrage Abbès Laghrour, du militantisme au combat, Wilaya I (Aurès-Nemamchas) de Salah Laghrour, ancien professeur de mathématiques et universitaire, a été présenté avant-hier au cours d’une rencontre-débat organisée par son éditeur à la librairie Chihab, sise à Bab El Oued, suivie par un public relativement important et suscitant de très longs débats. L’auteur, connu aussi pour ses contributions dans la presse sur divers sujets historiques, notamment sur les étapes de la guerre d’Indépendance dans les Aurès et plus précisément dans le région des Nemamchas, n’est autre que le frère d’Abbès Laghrour, mort en 1957 en Tunisie dans des conditions encore entourées de nombreuses zones d’ombre. Il indiquera à ce sujet qu’aucun compte rendu du jugement de son frère n’a jamais été révélé. La principale motivation qui l’a poussé à revenir sur la vie et la controverse qui entoure le parcours de son frère est de faire connaître le moudjahid et le contexte de sa lutte aux nouvelles générations. En effet, assez chronologique dans sa construction, l’ouvrage attire, entre autres, l’attention par le passage en revue que fait son auteur de ce qui a été écrit durant la guerre et depuis l’Indépendance sur son frère, en remettant en question les conclusions et les déclarations de plusieurs personnalités et historiens, notamment sur l’exécution de Chihani Bachir, après qu’il ait succédé à Mostefa Ben Boulaïd, suite à son arrestation en 1954, et qui est communément attribué à Abbès Laghrour. Par ailleurs, l’auteur revient sur l’engagement de son frère, s’inscrivant en faux contre ceux qui déclarent qu’il était avant tout motivé par le pouvoir. « De nombreux témoignages (…) qui affirment qu’Abbès n’a jamais été intéressé par le pouvoir et qu’il n’était pas un homme à intrigues ou à clans », écrit Salah Laghrour à la page 170. Ouvrage qui aura nécessité «entre 7 et 8 ans de travail», il a également pour but, précise l’auteur dans sa préface, de «sortir une infime partie des événements de notre histoire». Et pourtant, s’il reste relativement peu connu, le nom d’Abbès Laghrour, «un des grands symboles de la Révolution», est intimement lié à la montée du mouvement nationaliste et au déclenchement de la guerre dans les Aurès. Né en juin 1926 près de la ville de Khenchela, dans le douar N’sigha, il fut l’un de ceux qui ont préparé le déclenchement de la Révolution en faisant le choix de la lutte armée. Basé essentiellement sur des témoignages parfois contradictoires de moudjahidine et d’historiens algériens et étrangers, l’auteur, rapportant à plusieurs reprises que c’est au lecteur de se faire sa propre opinion, Salah Laghrour indique qu’«âgé de 7 ans au début de la guerre», il ne conserve que peu de souvenirs de son frère, à part le fait qu’il se préoccupait de sa scolarité. Livre de plus de 250 pages accompagné de plusieurs documents d’archives en annexe, dont la copie de la fiche signalétique que dressèrent les services de renseignements français sur Abbès Laghrour, il n’est pourtant pas indiqué que l’auteur le considère comme des mémoires ou un ouvrage historique. « Je ne suis ni écrivain et encore moins historien.» Par ailleurs, l’ouvrage Abbès Laghrour, du militantisme au combat… retient également l’attention par le fait qu’il se consacre en grande partie à la mort d’Abbès Laghrour, victime «d’une purge interne» et «victime de la lutte pour le pouvoir», indique Salah Laghrour. Notons que l’ouvrage est déjà disponible en librairie au prix de 1200 dinars, probablement bientôt traduit en arabe, espère l’auteur.

Publié dans Culture

Où va la Libye ? Voilà une question à laquelle très peu d’experts sensés ne peuvent facilement répondre. La plupart des analystes qui suivent l’actualité de ce pays, en proie à une guerre civile qui crée de sérieux problèmes de sécurité et d’économie à ses voisins, restent prudents sur les scénarios à venir et se contentent le plus souvent de rappeler les alertes ou les avertissements significatifs que ne cessent de lancer de grands acteurs internationaux, à l’exemple du secrétaire général des Nations unies.

Mardi dernier, Ban Ki-moon s’est dit préoccupé par le regain des violences à Tripoli, après les raids aériens contre l’aéroport de Mitiga, le seul en service dans la capitale. « Il a exprimé sa préoccupation concernant la récente escalade de la violence en Libye, notamment les frappes aériennes dans les villes de Tripoli et de Benghazi et dans les montagnes de Nafousa, dans l’ouest du pays », a indiqué à ce sujet son porte-parole dans un communiqué de presse, appelant « toutes les parties prenantes » à mettre fin aux attaques armées et « à prévenir toute nouvelle escalade ». L’ONU, qui dispose d’un représentant spécial pour la Libye, l’Espagnol Bernardino Leon, tente de mettre en place dans le pays un processus de dialogue auquel deux pays tentent, chacun à sa façon, de s’associer. L’Egypte, dont le Président est en tournée européenne et qui se trouve depuis hier à Paris, poursuit une démarche qui consiste pour l’instant à soutenir le Parlement élu de Tobrouk contre celui de Tripoli, c’est-à-dire à appuyer toutes les forces, notamment celles du général Haftar, hostiles aux courants islamistes et à leurs milices.

Géopolitique, questions internes et sécurité régionale L’engagement du Caire répond à des impératifs de sécurité et de stabilité et à la crainte d’une contagion par le chaos libyen. Il participe aussi d’une logique politique interne qui considère que la présence en Libye de courants islamistes hégémoniques armés constitue un danger pour le pouvoir égyptien en guerre ouverte contre les Frères musulmans que le président Al Sissi, autrefois grand dirigeant de l’armée, chasse depuis le « coup d’Etat populaire », c’est la formule en usage en Egypte et dans les milieux pro-pouvoir, fomenté contre l’ex-président frériste, Mohamed Morsi. Cet intérêt égyptien pour la Libye est paradoxalement qualifié d’interventionniste par des puissances occidentales, tels que les Etats-Unis et la France. Elles soupçonnent Le Caire d’avoir effectué avec les Emirats arabes unis des raids aériens dans le secteur de l’aéroport de Tripoli au bénéfice de factions armées anti-islamistes, et de ne pas écarter un soutien armé. Autre pays pour qui la Libye est un « enjeu sécuritaire » de premier plan, - on sait qu’une partie de l’attaque terroriste contre la plateforme gazière de Tiguentourine en janvier 2013 s’est préparée dans le pays voisin -, l’Algérie, poursuit, elle aussi, une série d’actions dont l’objectif est de parvenir à faire dialoguer les parties libyennes en conflit. A la différence de l’Egypte, Alger exclut toute option militaire ou qui consisterait à intervenir directement dans le bourbier libyen. Elle milite, en revanche, pour un « dialogue inclusif » impliquant tous les acteurs du conflit, sur le modèle qu’elle a construit pour la résolution de la crise au Mali. Elle possède l’atout considérable d’être appuyée sur cette ligne par la France, qui, après avoir laissé entendre pendant un temps la possibilité d’une option militaire, semble aujourd’hui totalement acquise à l’idée que seule une solution politique pourrait nourrir l’espoir d’une sortie de crise en Tripolitaine. Alger, selon les déclarations de l’ambassadrice Joan A. Polaschik, bénéficie également du soutien des Etats-Unis. « Le gouvernement américain apprécie hautement et appuie les efforts déployés par l’Algérie pour parvenir à des solutions politiques et pacifiques aux crises malienne et libyenne », a indiqué hier l’ambassadrice, qui a ajouté qu’il n’y avait « pas de solutions militaires » à ces crises. Washington, a-t-elle ajouté, « apprécie hautement les efforts de l’Algérie et son rôle de médiation pour le règlement de la crise malienne et appuie ces efforts ». Les Etats-Unis, a-t-elle fait savoir, consultent régulièrement l’Algérie sur la crise libyenne pour lancer un dialogue libyen inclusif. Ils apprécient « l’étroite collaboration entre l’Algérie et les Nations unies en vue de parvenir à une solution politique à la crise en Libye », où « il est clair qu’il n’y a pas de solution militaire ».

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Reporters : Comment êtes-vous venue à l’édition ? Et par quel biais? Asia Baz : Il faut dire qu’initialement, j’ai fait mes premières armes dans la presse en tant que correctrice. Puis l’envie de satisfaire une certaine ambition dans l’écriture m’a poussée à quelques collaborations d’articles dans le milieu journalistique. Après des années de correction, le besoin de changer d’air s’est fait ressentir. Je stagnais, je n’apprenais plus dans ce métier. Et quand on fait du surplace, on recule. A ce moment, j’ai eu la proposition d’être recrutée en tant qu’éditrice. Cette nouvelle aventure m’intéressait et il me fallait relever ce challenge. Depuis l’aventure continue. Un rêve d’enfant s’est concrétisé.

Quel regard portez-vous sur ce métier ? Le monde de l’édition m’a toujours fascinée, et ce, depuis ma prime enfance. Le livre a une place privilégiée dans ma vie. Toucher le papier du bout des doigts et le sentir sont une sensation unique. Une vraie histoire d’amour. Plonger dans le travail d’un ouvrage me transcende. Travailler des heures durant sur des textes qui se transformeront en livre est harassant, mais très satisfaisant une fois la parution entre les mains. Etre éditeur est un noble métier.

Pensez-vous aujourd’hui qu’il y a un éveil éditorial en Algérie ? Un éveil éditorial, j’en suis sûre. Une ligne éditoriale et un professionnalisme, beaucoup moins. Quelques maisons d’édition sont réellement spécialisées. Maintenant, lorsqu’il s’agit de dire que tous les éditeurs le sont, je ne le pense pas. Etre éditeur est un métier à part, tout comme les maillons de cette chaîne, tels que l’imprimeur, le distributeur, le diffuseur, le libraire... Actuellement, les métiers s’entremêlent les uns aux autres. Chacun essaie de trouver sa place. Ce qui génère une confusion dans l’édition. L’élaboration d’un texte clair avec des lois qui définissent le rôle de chacun est en cours. Ce projet de loi va certainement déblayer le terrain.

Qu’est-ce qui vous embête et qu’est-ce qui vous enthousiasme dans ce métier ? Editer de beaux textes, faire de l’argent, faire chic ? Ce qui m’enthousiasme, c’est de voir mes heures de travail se transformer au fur et à mesure. Et une fois le livre entre les mains, c’est la plénitude. C’est comme tenir un nouveau-né ! C’est un moment magique. En tant qu’éditeur, nous voudrions tous pouvoir éditer le texte exceptionnel, celui qui sortira du lot. Son best-seller !!  Il ne faut pas perdre de vue que sans argent, qui est le nerf de la guerre, une maison d’édition ne peut pas évoluer. Comment faire des livres qui vous passionnent sans argent, je crois que c’est impossible.

L’Etat poursuit depuis une dizaine d’années une politique destinée à l’aide de l’édition. La percevez-vous ? Si oui, sous quelle forme et pour quel bénéfice du livre et du lecteur ? A travers l’aide à l’édition, l’Etat a voulu apporter un essor dans le livre. Il ne faut pas perdre de vue que cette aide est surtout destinée à la création littéraire. Elle s’est transformée malgré elle pour donner un nouveau souffle au livre. De toutes les manières, la subvention du livre est une politique appliquée dans tous les pays pour développer cette forme de culture. Donc, ce n’est pas propre à l’Algérie. Soutenir le livre est primordial, mais il serait intéressant d’élaborer un autre soutien, celui des écrivains en octroyant des bourses d’écriture ou des aides sous forme de prise en charge de voyage pour confirmer et compléter la véracité des faits concernant les auteurs intéressés par un travail d’écriture de l’histoire. Ou tout simplement injecter cet argent dans les rouages de la chaîne de l’édition pour que la répercussion financière puisse avoir son impact sur le livre. Il faut y réfléchir et les assises du livre qui se tiendront prochainement devront se pencher sur ce cas précis.

Justement, parlons du lecteur. On dit qu’il est en voie de disparition, qu’on ne lit plus en Algérie... Est-ce votre avis ? L’Algérie est passée par de grosses zones de turbulences. La décennie noire a déraciné la valeur sociale du citoyen. A l’époque, les intellectuels étaient menacés et nous en avons perdu beaucoup. Une perte inestimable ! Ces hommes et femmes auraient pu être l’élite d’aujourd’hui. Les têtes pensantes de notre chère Algérie. Il y a donc eu une déstructuration de la société. Le citoyen n’avait qu’un seul souci, rester en vie. Cet état de fait s’est répercuté négativement sur sa vie culturelle et intellectuelle, puisque les personnes menacées étaient les intellectuels. Maintenant, il faut reconstruire toute une vie sociale : réapprendre au citoyen à sortir de chez lui après s’être confiné des années durant dans son salon, redonner goût pas seulement à la lecture, mais à toute une vie culturelle. On réapprend à marcher après un accident, c’est le même processus.  Aussi, l’apprentissage de la lecture doit impérativement commencer à la première année. Cependant, le choix des textes pédagogiques laisse à désirer. L’outil en lui-même est catastrophique. Il ne faut pas perdre de vue que beaucoup d’enfants n’ont jamais tenu un livre entre leurs mains avant la scolarisation. Et l’engouement disparaît à coup sûr ! Des séances de lecture d’auteurs du livre jeunesse avant même la scolarisation sont primordiales. Le rêve est l’essence même de l’enfant. Allons à sa rencontre !

Là, vous venez de sortir une série de quatre romans de Tahar Djaout. Pourquoi cet auteur et maintenant ? Tahar Djaout était journaliste, mais aussi romancier et poète. Cet intellectuel, victime de ce terrorisme aveugle, est incontournable dans notre littérature. Ses livres sont pratiquement inconnus de nos lycéens et universitaires, à l’exception des Vigiles et des Chercheurs d’os peut-être. Le remettre sur le devant de la scène littéraire a été pour moi un travail de mémoire. La compilation de ces romans sortis sous forme de coffret porte le titre oh combien évocateur : J’aurais eu 60 ans… Un signe avec la célébration du 60e anniversaire du déclenchement de la Révolution. Il est né cette année-là !

L’auteur de l’Invention du désert a publié au Seuil, qui détient les droits de la plupart de ses romans. Comment avez-vous résolu cette question ? Il a fallu des mois de négociations avec les éditions du Seuil qui ne voulaient pas céder les droits en langue française. Ensuite, tous les tracas administratifs et financiers qui en ont découlé. J’étais seule face à moi-même, et j’ai continué. L’essentiel, le produit est là. Les ouvrages de Tahar Djaout sont publiés dans son pays pour la première fois et par une maison d’édition algérienne pour les enfants de son pays.

Y a-t-il une chance de vous voir éditer d’autres titres de Djaout ? Pour le Seuil, j’ai acheté tous les droits. Il ne leur reste plus aucune publication, soit la série de titres les Vigiles, les Chercheurs d’os, Le Dernier été de la raison et L’Invention du désert. Si je pouvais pourquoi pas, mais à part un ou deux ouvrages, le reste est la propriété de maisons d’édition algérienne.

Un écrivain laisse toujours des traces, des textes, des fragments non écrits. Vous êtes-vous intéressés à la « part secrète » ou non publiée de cet auteur ? Cela vous intéresserait-il de sortir des inédits, même en fragments, s’ils existent ? Oh que oui ! D’ailleurs, Le Dernier été de la raison est un ouvrage publié à titre posthume. Il a été retrouvé dans ses affaires après la mort de Djaout. Cependant, son assassinat a stoppé net son avancée dans l’écriture qui était très poétique. Il s’en est allé alors qu’il n’avait pas encore atteint son apogée, Tahar Djaout est une œuvre inachevée.

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Nous ne disposons pas encore de statistiques fiables et exactes concernant le phénomène de la violence à l’encontre des femmes en Algérie et le Cnes est en train de réaliser une enquête dans ce sens, selon la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, Mme Mounia Meslem, qui a célébré avant-hier la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes dans la wilaya de Tipasa.

La lutte contre toutes les formes de violence et en particulier celle dirigée contre les femmes a été au menu de la visite de la ministre, accompagnée de la coordinatrice résidente du programme ONU en Algérie, qui s’est rendue, à Bou Ismaïl, au Centre national d’accueil pour jeunes filles et femmes victimes de violences et en situation de détresse (CNAJFVSD), avant de présider l’ouverture officielle d’une rencontre nationale portant sur le même thème. Après avoir rappelé que l’Algérie est leader dans la région en matière de protection de la famille, de la femme et de l’enfant, où de nombreux progrès ont été faits ces vingt dernières années, les qualifiant de pas de géant, la ministre a développé la stratégie de son département ministériel concernant ce sujet, tout en insistant sur la nécessaire coordination entre tous les secteurs qui se met peu à peu en place. La question qui se pose à la société algérienne, toujours selon la ministre, est de s’interroger sur le pourquoi du développement du phénomène de la violence, qui, dira-t-elle, est mondial, et de trouver les solutions adéquates pour l’appréhender et y faire face pour l’éradiquer définitivement de notre société. La coordinatrice du programme ONU/Femmes, Mme Christina Amarel, s’est, quant à elle, félicitée de toutes les avancées sur ces questions de violence faites aux femmes en Algérie (en particulier la loi de criminalisation de l’acte de violence adoptée récemment) qui augure, espère-t-elle, d’autres étapes en matière de protection de la femme, comme stipulé lors du Sommet mondial de la femme tenu à Beijing, en Chine. Au CNAJFVSD de Bou Ismaïl, la ministre a inauguré une nouvelle aile du centre réalisée sous forme d’extension comportant un RDC et deux chambres, totalisant 18 chambres dotées de toutes les commodités qui viennent en complément aux chalets d’une capacité totale de 70 lits. Les travaux d’extension, d’un montant de 3 813 615 DA et lancés en 2006, dont une partie prise en charge par l’Agence de développement social (ADS) dans le cadre du programme de développement communautaire (DEV-COM), ont fait l’objet d’une réévaluation qui a permis de doter le centre de nouveaux équipements. La ministre et la représentante de l’ONU ont pris connaissance des activités organisées en faveur des pensionnaires, en majorité des jeunes filles en danger moral, des femmes victimes de viols terroristes, de violences conjugales, physiques, psychologiques et morales, et des mères célibataires. Des formations intramuros comportant des activités pédagogiques telles que la couture, la coiffure, les arts culinaires, le fraisage de papier et autres travaux de macramé, sont offertes aux pensionnaires, en plus de cours d’alphabétisation et de sorties culturelles et ludiques. En extramuros, le centre organise des formations dans les CFPA de la wilaya, des cours de remise à niveau, d’autres dans les centres universitaires, et se charge de trouver des emplois à celles pouvant exercer une activité. En plus du centre national de Bou Ismaïl et celui de Mostaganem, qui veillent à offrir un lieu de vie aux femmes en détresse, deux autres centres sont en cours de réalisation à Annaba et Tlemcen, et un cinquième en projet à Tizi-Ouzou pour la prise en charge multidimensionnelle des femmes violentées, en leur offrant l’écoute, la réparation psychologique, la réinsertion sociale dans leur famille et l’intégration socioéconomique. La cérémonie à Bou Ismaïl a pris fin par la distribution de diplômes à 40 spécialistes (médecins, psychologues et juristes) formés dans le cadre du programme pilote Grand Maghreb ONU/Femmes destiné à la formation de formateurs. Lors d’un point de presse, la ministre a insisté sur les efforts faits par les pouvoirs publics pour lutter contre la violence contre les femmes, citant pêle-mêle plusieurs mesures, dont les dernières en date relatives à la criminalisation de l’acte de violence (y compris le harcèlement sexuel) et l’amendement du Code pénal dans le domaine de la lutte contre la violence à l’égard des femmes et le soutien financier accordé aux femmes divorcées. Concernant la situation de la pouponnière de Hadjout, la ministre a promis l’envoi d’une inspection pour évaluer ses besoins que ce soit en matière financière, infrastructurelle, de gestion ou de formation du personnel. La salle de conférence de la wilaya a abrité l’après-midi une rencontre dédiée à la lutte contre les violences animée par des représentants des ministères des Affaires étrangères, de la Justice, de la DGSN, de la Gendarmerie nationale, ainsi que sur le soutien du mouvement associatif qui ont fait le point sur ce fléau.

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L’Algérie souhaite faire aboutir un important plan de développement de sa filière pétrochimique dans un délai ne dépassant pas cinq ans. L’Etat, à travers Sonatrach, consacrera 18 milliards de dollars d’argent frais pour investir dans des projets de transformation du gaz auxquels sont attribués des objectifs d’exportation, de création d’emploi et de suspension des importations des produits chimiques et pétrochimiques finis.

A l’horizon 2024, la valeur de l’investissement devrait grimper à 36 milliards de dollars, sous l’effet du passage à la seconde phase de concrétisation de ce plan de développement de la pétrochimie. A première vue, le plan d’action mérite louanges. Cette semaine, Sonatrach faisait la promotion de ses installations pétrochimiques d’Arzew en conduisant une délégation de journalistes au niveau de cette zone d’activités. Hier encore, le directeur exécutif de la branche pétrochimie à Sonatrach, Abderrezak Harkat, louait encore les mérites et les bienfaits attendus de ce plan de transformation et de valorisation de ses ressources pétrolières et gazières. L’Algérie a une crainte : voir les volumes des importations de produits chimiques et pétrochimiques grimper davantage. La facture s’établit aujourd’hui à un peu plus de 4 milliards de dollars. Mais pas seulement. L’Algérie veut faire augmenter à 7%, soit de 10 milliards de dollars, la contribution de l’industrie pétrochimique au Produit intérieur brut (PIB).

Une vingtaine de projets C’est un plan qui vise la mise sur pied d’une vingtaine de projets pétrochimiques intégrés. Du point de vue économique, l’enjeu est majeur. Ces projets permettaient de mettre sur le marché algérien et à l’international quelque 2,5 millions de tonnes de produits pétrochimiques constitués de 16 dérivés pétroliers de base. Outre la révision à la hausse de la part de la filière pétrochimique dans le PIB, quatre projets ont été déjà retenus au titre de cet ambitieux programme de développement, dont le premier porte sur la transformation du gaz, « permettant de produire sept à huit de ses dérivés ». Le deuxième projet retenu vise la fabrication d’environ 500 000 tonnes/an de polypropylène, à partir du gaz propane, tandis que le troisième projet est dédié à la fabrication du caoutchouc synthétique « pour les besoins d’une usine de pneumatique projetée en Algérie ». Le quatrième projet retenu pour la première phase 2015-2020 consiste en la construction d’une usine de production d’acides pour des besoins spécifiques de la branche agroalimentaire. L’objectif recherché au bout de cette chaîne de réalisations est de produire les principales matières premières pétrochimiques pour l’industrie de transformation plastique, l’industrie pharmaceutique et l’industrie de transformation. Sur le plan social, Sonatrach affirme vouloir créer 29 000 postes d’emploi pendant la période de réalisation de ces projets, dont près de 60 000 emplois indirects.

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Le patron de l’olympisme algérien souhaite donner tous les moyens à ces entraîneurs qui sont partis exercer leur métier ailleurs pour tenter de bénéficier de leurs services précieux, en particulier ceux qui ont fait leurs preuves. Le président du Comité olympique et sportif algérien (COA), Mustapha Berraf, a indiqué que les techniciens algériens exerçant à l’étranger disposeront de « toutes les garanties » pour accomplir convenablement leurs fonctions s’ils décident de rentrer au pays. « Un cadre de travail et de séjour adéquat leur sera offert, aussi bien sur le plan salarial qu’en matière de vie familiale », a souligné Berraf lors du Forum du journal DK News. Lançant un appel aux techniciens qui prodiguent actuellement leurs connaissances aux équipes sportives étrangères dans diverses disciplines, le président du COA a ajouté que le sport algérien dispose des « moyens et équipements nécessaires pour permettre aux staffs techniques d’accomplir un travail performant, pour peu que l’entraîneur soit animé d’une volonté de réussir ». Selon des chiffres communiqués auparavant par le ministère des Sports, l’Algérie enregistre un déficit en matière d’encadrement technique dans pratiquement toutes les disciplines. A titre indicatif, ce déficit se situe à 10 000 encadreurs spécialisés, uniquement en football. « Cependant, le sport algérien est en train de retrouver ses marques, grâce notamment à l’harmonie qui caractérise les relations de travail entre les Fédérations, le COA et le ministère des Sports. C’est pourquoi nous voulons mettre à profit cette dynamique pour hisser notre sport à un plus haut niveau », a poursuivi Berraf. Des techniciens algériens, spécialisés notamment en athlétisme, judo, football, boxe, handball, volley-ball et natation, monnayent leur savoir-faire à l’étranger, notamment dans les pays du Golfe. « Nous leur lançons un appel pour apporter leurs connaissances au profit des athlètes algériens, d’autant plus que le sport algérien connaît actuellement un dynamisme dans l’optique des Jeux olympiques 2016 et 2020 », a conclu Mustapha Berraf.

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Le MO Béjaïa risque d’être défait lors de cette journée face aux Oranais qui souhaitent prendre les commandes. Cela pourrait profiter aussi aux Usmistes qui reçoivent la JS Saoura.

Le leader de la Ligue 1 Mobilis, le MO Béjaïa, sera en péril lors de cette 12e journée puisqu’il se rend à Oran pour en découdre avec le Mouloudia local. Les gars des Hammadites, qui sont en confiance après avoir réussi l’exploit de garder la première place depuis quelques journées, espèrent continuer sur cette même lancée et enregistrer un autre résultat probant. Toutefois, cela ne sera pas vraiment de tout repos face à cette bonne équipe des Hamraoua qui a retrouvé des couleurs depuis l’arrivée du coach français Jean Michel Cavalli. Les gars d’El Bahia sont décidés à l’emporter, surtout qu’il se peut qu’ils prennent la première place en cas de succès. Par ailleurs, cette journée sera caractérisée aussi par le derby algérois qui aura lieu au stade 1er-Novembre, à El Harrach, entre l’USMH et le Mouloudia d’Alger. Les banlieusards, après avoir perdu face au champion d’Afrique, l’ES Sétif, souhaitent se reprendre et enregistrer un succès qui leur permettra de se repositionner. Ils tenteront de profiter de la situation difficile dans laquelle se trouve le MCA pour le battre et par la même occasion se rapprocher plus du leader. Le CS Constantine, qui est revenu avec les trois points de son déplacement à Chlef, souhaite confirmer à domicile en recevant l’ASM Oran. Les Sanafir sont motivés et souhaitent vraiment revenir en force pour jouer le titre, qui reste le principal objectif du club de la ville des Ponts suspendus. L’USM Alger reçoit la JS Saoura et ne devrait pas trouver de peine à l’emporter, surtout que les Rouge et Noir sont en pleine confiance. Les Usmistes ne perdent pas espoir de revenir à hauteur du leader et ses poursuivants directs, surtout avec la détermination des joueurs qui souhaitent garder le titre acquis la saison dernière. Le match qui opposera le CRB à la JSK et qui se déroulera à huis clos sera disputé à fond, surtout que les deux formations ont un besoin pressant de points. Pour les autres matches, la victoire devrait revenir aux équipes locales, sauf surprise.

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