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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 29 novembre 2014

Le dialogue intermalien semble avancer lentement, mais sûrement. Le ministre des Affaires étrangères algérien a déclaré, jeudi dernier, que la quatrième phase «a été extrêmement avantageuse du fait qu’elle nous a permis d’élargir le cercle d’entente entre les parties maliennes concernant de nombreuses questions et de cerner les divergences en quatre à cinq points». M. Lamamra a ajouté qu’à travers ses contacts avec toutes les parties maliennes, le groupe de médiation que préside l’Algérie a retenu «certaines voies pouvant nous conduire vers une plateforme de médiation à même d’amener les parties à dépasser leurs différends et d’aboutir à des formules acceptables par tous», précisant que ces voies sont de nature à «permettre au processus d’Alger d’aller vers la réalisation du traité de paix globale et définitive au Mali dans le cadre de la réconciliation nationale». Le chef de la diplomatie algérienne s’est dit convaincu que dans les prochaines semaines, les parties maliennes auront l’occasion d’étudier le document révisé soumis par l’équipe de médiation à toutes les parties et intitulé «projet de paix et de réconciliation au Mali». Les parties maliennes, a-t-il dit, ont reçu le document avec un «grand optimisme. Il s’agit d’une synthèse des idées débattues lors des négociations». Ce document ouvre également des horizons pour approfondir la réflexion au sein de chaque partie et permettra à la médiation de consentir davantage d’efforts pour la mise en place de formules de nature à rapprocher les points de vue. Lamamra s’est dit, dans ce contexte, optimiste quant au processus d’Alger pour le règlement de la crise malienne, car «il s’agit du devenir d’un Etat et d’un peuple qui partagent avec l’Algérie, le voisinage, les valeurs et l’avenir comme nous avons partagé par le passé la solidarité et la conjugaison des efforts pour la réalisation d’objectifs nobles comme la libération du colonialisme». Par le travail qu’elle fait à la tête de l’équipe de médiation internationale, l’Algérie «aura contribué à l’exportation de la stabilité, la paix et la sécurité à tous les peuples voisins» souhaitant que «nos démarches louables soient couronnées de succès, notamment en aidant les frères maliens à parvenir, à travers le dialogue, à la paix et la réconciliation».

Des questions en suspens Sur ces notes d’optimisme s’est donc achevée, jeudi dernier, la 4e phase du dialogue entre le gouvernement malien et les groupes politico-militaires de la région du nord du Mali. Après toutes ces étapes, des divergences de fond persistent entre gouvernement malien et opposition armée du Nord-Mali. C’est à ce titre que la médiation internationale a appelé les différentes parties de la crise malienne à s’impliquer davantage dans les négociations de paix. La médiation a exhorté les protagonistes à «demeurer engagés de bonne foi dans le processus en cours, notamment en respectant leurs engagements en vertu des accords de cessez-le-feu en vigueur», selon un communiqué. La médiation a également appelé les deux parties à «faire preuve de courage et de détermination et s’investir davantage, individuellement et collectivement, pour favoriser le règlement des questions en suspens de manière à parvenir, dans les meilleurs délais possibles, à un accord de paix global et définitif» qui «contribuera aussi de manière significative à la création des conditions permettant une lutte efficace contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière organisée». La lecture de cet  appel de la médiation révèle que les quelques divergences qui restent à surmonter sont importantes.  Le chef de la diplomatie malienne Aboubacar Diop a fait état de questions restées en suspens. «Nous comptons travailler avec l’équipe de la médiation pour pouvoir approfondir un certain nombre de préoccupations qui n’ont pas encore pu trouver la définition appropriée pour nous permettre de les mettre dans un accord de paix», a-t-il dit. «Nous partons d’Alger très engagés dans ce processus et déterminés à œuvrer dans la mesure du possible en pleine coopération avec l’équipe de médiation, mais aussi à traduire dans les faits la détermination du gouvernement du Mali pour asseoir une paix durable», a-t-il ajouté. Les mouvements maliens signataires de la plateforme d’entente préliminaire d’Alger ont pour leur part salué les avancées enregistrées dans les pourparlers. «Nous sommes arrivés à un stade exceptionnel des pourparlers intermaliens. Nous avons enfin entre nos mains un projet d’accord sur lequel la médiation nous a demandé de réfléchir et d’apporter, quand c’est nécessaire, des recommandations pour les amendements», a-t-il ajouté. Il a indiqué que les éléments du projet d’accord «portent en eux l’objectif essentiel que nous visons tous : la paix, la sécurité et le développement», des questions «que nous considérons comme prioritaires». «Nous abordons l’avenir dans le cadre de ce processus avec beaucoup de confiance», a affirmé Ahmed Ould Sidi Mohamed, chef du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), signataire de la plateforme d’Alger.  Membre de la médiation, le représentant spécial adjoint de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), M. Arnauld Akodjenou, a quant à lui mis en exergue les progrès réalisés par les parties engagées. «Nous venons de franchir une étape que je juge décisive. Elle n’est pas la dernière et il nous en reste encore à franchir, mais je crois que nous avançons, et cela, grâce à la médiation de l’Algérie», a déclaré M. Akodjenou, à l’issue de la quatrième phase de ce dialogue mené sous la conduite de l’Algérie.

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La deuxième édition du Forum mondial des droits de l’Homme (FMDH), qui s’est ouverte jeudi soir dans la ville touristique de Marrakech, au sud du Maroc, en présence de plusieurs milliers de personnes venues des quatre coins du monde, mais surtout du Maroc, a été marquée par une démonstration de force des associations et des collectifs marocains hostiles à la tenue de cet événement sur leur sol. Le Maroc, selon les protestataires, n’a pas un bilan « reluisant » en matière de respect et de promotion des droits de l’Homme pour accueillir une manifestation d’une telle ampleur. Dès le début de l’après-midi de jeudi, a-t-on constaté sur place, des dizaines de personnes, pancartes en main, se sont installées devant l’entrée du camp réservé aux travaux du FMDH pour exprimer leur colère et sensibiliser les présents, notamment les étrangers, sur la situation qui prévaut au Royaume. Des portraits d’activistes marocains en prison et de personnes ayant subi des tortures ont été accrochés sur les grilles de l’entrée principale. Les associations amazighes n’ont pas raté cette occasion pour dénoncer ce qu’elles qualifient de « régression terrible » des libertés au Maroc. En effet, l’Assemblée mondiale amazighe a distribué une déclaration dans laquelle l’ONG tire à boulets rouges sur le régime marocain. « Nous constatons une remise en cause des acquis arrachés en 2011, notamment en ce qui concerne l’officialisation de la langue amazighe rendue symbolique par le gouvernement. Ce dernier a promulgué des lois qui marquent le retour en arrière, puisque les Amazighs du Maroc sont toujours privés de leurs droits culturels », indique l’ONG dans sa déclaration. Elle déplore aussi les campagnes de désappropriation des terres amazighes. « Le gouvernement continue de déposséder les tribus amazighes de leur terre sous différents prétextes ». A l’intérieur du chapiteau, l’ambiance contrastait et était sensiblement différente. En effet, plusieurs personnalités mondiales ont pris part aux travaux d’ouverture parmi lesquelles on peut citer, entre autres, l’ex-Premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, le président du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, Baudelaire Ndong Ella, et Mme Fatou Bensouda, procureur général de la Cour pénale internationale (CPI). Lors de son intervention d’ouverture, le ministre marocain de la Justice a tenté de minimiser l’action de protestation des associations en mettant l’accent sur les quelques progrès réalisés dans son pays en matière de respect et de promotion des droits de l’Homme. « Depuis 2011, le Maroc s’est lancé dans une démarche réformiste qui vise à renforcer le respect et la promotion des droits de l’Homme. A cet effet, nous avons amendé la Constitution, et nous comptons promulguer une loi assurant la protection aux domestiques et une autre pour lutter contre la violence faite aux femmes », a-t-il affirmé. Par ailleurs, il a rappelé à l’assistance que le continent africain n’a pas été associé à l’élaboration des textes fondateurs de la philosophie des droits de l’Homme. Pour corriger cette lacune, il a lancé un appel aux pays africains pour participer activement à l’enrichissement des mécanismes des droits de l’Homme. Prenant la parole, le président du Conseil des droits de l’homme des Nations unies a souligné l’importance des ONG dans la défense des droits de l’Homme. « Le Conseil des droits de l’Homme offre la possibilité aux ONG d’interroger les Etats et de participer à la construction d’un monde sans violation », a-t-il dit. Pour lui, il ne peut y avoir de respect des droits de l’Homme sans une société civile dynamique et efficace. Il a, en outre, rappelé le rôle de l’Examen périodique universel, un mécanisme qui oblige les Etats, chaque 4 ans, à rendre des comptes sur leurs politiques en matière des droits de l’Homme. Selon lui, ce mécanisme commence à porter ses fruits. De son côté, le représentant du Haut Commissaire des Nations unies pour les droits de l’Homme, M. Ibrahim Salama, a appelé les représentants des Etats à ne pas faire de la lutte contre le terrorisme un prétexte pour priver des populations de leurs droits les plus élémentaires. « Rien ne peut justifier les violations des droits de l’Homme », a-t-il clamé sous les applaudissements des participants. Il a aussi refusé que le développement se fasse au détriment des droits des citoyens. « L’être humain doit être au cœur du développement », a-t-il ajouté. Notons que les travaux d’ouverture ont connu quelques problèmes organisationnels, comme le manque de badges d’entrée pour les participants, ce qui a provoqué la colère de quelques organisations participantes.

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Les Pétroliers débutent bien cette compétition et espèrent aller loin pour se qualifier à la phase finale. Le GS Pétroliers a décroché une deuxième victoire au tournoi qualificatif (Zone 1) à la Coupe d’Afrique des clubs champions de basket-ball, en s’imposant devant l’IR Tanger du Maroc sur le score de 77 à 67, en match comptant pour la 2e journée de compétition, disputé jeudi à Radès, en Tunisie. Cette victoire permet aux champions d’Algérie de conforter leur place de leader avec 4 points, après leur victoire mercredi face au Chabab Rif Al Houceima (Maroc) sur le score de 87 à 64. Le deuxième représentant algérien dans la compétition, le CRB Dar Beïda, qui a disputé son deuxième match devant le club organisateur, à savoir l’ES Radès, a été défait pour la deuxième fois sur le score de 80 à 53. Rappelons que l’entame de la compétition pour le CRB Dar Beïda a été également ratée. Pour sa première sortie en Coupe d’Afrique des clubs champions de basket-ball, qui se déroule à Radès (Tunisie), la formation algérienne a été dominée par les Tunisiens de l’US Monastir (64 - 68), à l’occasion de la première journée du tournoi qualificatif (Zone 1). Le CRB Dar Beïda, vice-champion d’Algérie, qui a mené au score à la fin du premier quart-temps (17-13) s’est fait rattraper au tableau d’affichage avant la mi-temps (32-25). Au retour des vestiaires, les coéquipiers de Lyes Chikhi se sont fait distancer au score au troisième quart (55-42), avant de finir avec quatre points de retard (68-64) au coup de sifflet final. Pour ce qui est du troisième match de la journée de jeudi, notons la victoire du Sporting d’Alexendrie (Egypte) devant Chabab Rif Al Houceima (90-70). Le club tunisien de l’US Monastir est exempt de la deuxième journée de compétition. Les deux premiers à l’issue de ce tournoi seront qualifiés pour la phase finale de la 29e Coupe d’Afrique des clubs champions, qui sera organisée par le Club Africain du 12 au 21 décembre prochain.

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Comme prévu, la réunion des douze membres de l’OPEP, tenue jeudi dernier à Vienne, a abouti au maintien du plafond de la production de pétrole fixé depuis l’année 2011 à 30 millions de barils. Une décision qui a eu pour effet immédiat de faire chuter les cours du pétrole. Le Brent est tombé à moins de 72 dollars le baril, tandis que le WTI américain  a glissé au-dessous de 68 dollars.

« Nous avons débattu et à la fin, nous avons décidé de maintenir les 30  millions (de barils par jour) comme niveau (de production) pour les six prochains mois », a annoncé, au cours d’une conférence de presse, le secrétaire  général de l’OPEP, Abdallah El-Badri. Globalement, c’est l’Arabie saoudite, le poids lourd de cette organisation qui a eu gain de cause, car ce pays s’est dressé comme le plus fervent défenseur du maintien du plafond de production, mais c’est le Venezuela qui en sort perdant, car le plus fragile financièrement parmi les membres de l’OPEP. L’OPEP a pris une « bonne décision », a indiqué en sortant de la réunion le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi. Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Rafael Ramirez, quant à lui, a refusé de répondre aux questions de la presse.

Cause et effets Si les raisons à l’origine du maintien du plafond de production n’ont pas été clairement exprimées par les membres, les effets, quant à eux, ont été aussi évidents qu’immédiats. Mis à part la baisse du prix du pétrole, la décision de l’OPEP a eu un impact sur le cours de certaines monnaies, mais également sur les actions en bourse de compagnies pétrolières et non pétrolières. Le rouble russe a fait une chute vertigineuse depuis jeudi face aux monnaies européenne et américaine. Dans l’après-midi de cette même journée, l’euro a atteint 60,92 roubles, alors que le dollar valait 48,66 roubles. De véritables records presque prévisibles du fait de la dépendance de la Russie des revenus du pétrole qui représentent plus de la moitié des entrées budgétaires de ce pays. La Russie, grand producteur de pétrole, mais ne faisant pas partie de l’OPEP, avait vu la menace venir et s’était même préparée à réduire sa production de 25 000 barils par jour, un geste symbolique qui aurait pu ravir le Venezuela. La couronne norvégienne et le peso mexicain ont subi un choc jeudi dernier atteignant leurs valeurs les plus baisses respectivement depuis la mi-mars 2009 et fin juin 2012. Le dinar algérien a également été affecté, jeudi dernier, puisqu’il a connu sa plus grande baisse depuis l’année 2011. Au cours de la journée d’hier, dans le circuit officiel, la valeur du dollar s’est stabilisée à 85 dinars. Un euro valait 107,3 dinars. Sur un autre plan, les grandes compagnies pétrolières européennes ont perdu de leur valeur en bourse. « Total a perdu 4,05% à 45,9 euros à Paris, Royal Dutch Shell (action «B») 4,27% à 2.265,5 pence et BP 2,67% à 426,2 pence à Londres, Statoil  4,35% à 143 couronnes à Oslo », informe l’AFP. A l’inverse, ce sont les compagnies aériennes qui ont gagné des points en bourse. Selon les analystes, la décision de l’OPEP a pour objectif de réguler l’offre pétrolière mondiale. « Réguler » prend ici le sens de faire barrage à la production américaine galopante en pétrole non conventionnel, le talon d’Achille des énergies non conventionnelles issues du schiste étant le coût de leur extraction. Un prix du pétrole trop bas implique une non-rentabilité pour les Etats-Unis. Ce pays ne serait pas l’unique cible de l’OPEP. La Russie et la Chine qui s’intéressent à ce nouveau créneau seraient tout aussi visées. « L’idée de l’Arabie saoudite est surtout de dissuader toutes les recherches en cours en Russie et en Chine dans le schiste », a expliqué, à l’AFP, Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque à Paris. Les membres de l’OPEP, notamment les pays du Golfe, « ont largement les réserves de change suffisantes pour supporter un baril bas », ajoute-t-il. Selon les analystes de Commerzbank « les producteurs de pétrole de schiste américain (…) vont faire face à de plus en plus en plus de problèmes avec un baril sous 70 dollars ». L’OPEP, qui produit 30% du pétrole mondial, avait jusqu’ici, pour unique arme face à la baisse des prix, la réduction de son plafond de réduction. Avec l’apparition du pétrole non conventionnel, une nouvelle stratégie semble s’être imposée, celle d’encourager la baisse des prix pour évincer la nouvelle concurrence en comptant sur les réserves. Une nouvelle stratégie, dont la première victime est, pour l’heure, l’un des membres de l’organisation elle-même, le Venezuela.

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Calendrier politique chargé à Oran qui doit recevoir aujourd’hui deux protagonistes politiques: Amar Saâdani, SG du FLN, d’un côté, et un panel de l’opposition faisant partie de l’Instance de consultation et de suivi de l’opposition (ICSO) parmi lesquels Ali Benflis, Abderrezak Mokri, Ahmed Benbitour, Ahmed Adami, et M. Benbaïbeche. Par Ziad Salah et Adel Boucherguine La polémique engagée entre les deux protagonistes au lendemain de la visite de la délégation de l’Union européenne et sa rencontre avec les leaders politiques sera à coup sûr présente lors de ces rencontres. Parallèlement, les préoccupations organiques des formations politiques concernées auront leur part durant ces rendez-vous. Amar Saâdani, qui a choisi le Centre des conventions de l’hôtel Le Méridien pour tenir sa réunion, doit avaliser le nouveau découpage territorial du FLN à Oran et du même coup affronter ceux qui le récusent ou contestent les hommes placés à la tête des nouvelles mouhafadha. En effet, un membre du bureau politique du FLN a déjà balisé le terrain au SG du FLN en désignant M. Ben Ali à la tête de la mouhafadha d’Es Senia, nouvellement créée, et Djelloul Brahma à la tête de celle d’Arzew. Ce dernier, ancien sénateur et ancien mouhafedh, revient à Oran-Est, considéré auparavant comme un terrain conquis. Ainsi, M. Dinar, jeune mouhafedh d’Oran, voit son autorité encadrée et limitée dans l’espace. En échange, il bénéficie désormais de l’aval des autorités dirigeantes du parti. Le colonel Abid, détrôné dès l’arrivée de M. Saâdani à la tête du parti, tentera de regrouper ses troupes ou ce qui lui reste comme fidèles, pour chahuter la rencontre d’aujourd’hui. Mais cette rencontre permettra aussi une autre visibilité : les députés restés fidèles à M. Saâdani. Concernant les têtes de file de l’opposition, en dehors d’Ali Benflis, qui dispose de quelques fidèles et de quelques amitiés à Oran, le reste du panel n’a pas d’ancrage à Oran. Or, ces hommes politiques viennent en principe pour exposer à la population oranaise le contenu de leur initiative visant un changement politique pacifique et organisé. Ils auront à s’exprimer notamment sur leur proposition d’une présidentielle anticipée. Relevons que sur le plan de la communication, ces leaders ont déjà perdu la partie. Puisque l’information de leur venue à Oran circule plutôt par téléphone. Aucune affiche signalant l’événement n’est accrochée au centre-ville ou dans sa périphérie. Mais cette occasion sera sûrement mise à profit par Ali Benflis pour rencontrer ses partisans et discuter des derniers développements concernant le dossier d’agrément de son parti politique en voie de constitution. Quant à M. Benbaïbeche, à part quelques fidélités au niveau de l’Organisation des enfants de chouhada, son parti, El Fadjr, n’a pas un ancrage réel à Oran. C’est du moins le constat laissé durant les dernières législatives et présidentielle. Quant à M. Benbitour, il dispose d’alliés au niveau de certaines sphères d’intellectuels et d’anciens dirigeants d’entreprise.

Nouvelle stratégie de l’ISCO Rappelons que l’Instance de consultation et de suivi de l’opposition (ICSO), qui avait, dans un premier temps, confié la tâche du travail de terrain aux seuls membres de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), a visiblement décidé de changer sa stratégie. « C’est demain (aujourd’hui, NDLR) que nous nous rendrons dans la wilaya d’Oran pour une conférence thématique et au cours de laquelle interviendront plusieurs membres de l’ICSO et non pas seulement ceux de la CLTD », a déclaré M. Djillali Sofiane, qui refuse de dévoiler la thématique de la conférence, sous prétexte qu’« elle (la thématique) sera tranchée sur place ». Cette rencontre avec la population et les associations de la société civile, qui se tiendra à la salle des conférences Adda-Benaouda, au centre-ville, verra « une participation massive des Oranais», pronostique le patron de Jil Jadid, pour qui « la mobilisation dans cette wilaya pour le projet de la transition démocratique est sans surprise et demeurera intacte et très importante ». Sur la liste des intervenants, il y a le porte-parole du Pôle des forces de changement (PFC), Ali Benflis, et le président du MSP, Abderrezak Mokri. L’ICSO s’est-elle sentie dépassée par le travail que mène actuellement le FFS sur le terrain, en allant directement à la rencontre des citoyens ?En effet, au moment où le Front des forces socialistes (FFS) continue de sillonner le pays pour expliquer sa démarche de reconstruction du consensus national et dans le cadre duquel il prépare la tenue d’une Conférence nationale du consensus (CNC), prévue pour la fin de l’année en cours, l’ICSO semble avoir retenu la leçon, en passant à l’action. « Les meetings et les visites dans les différentes wilayas du pays est le travail des partis politiques inscrits dans le projet des libertés et la transition démocratique », avait déclaré l’ex-diplomate algérien, Abdelaziz Rahabi, lors de son passage au Forum de Liberté, avant que l’ICSO décide de se charger désormais de la sensibilisation et de la mobilisation populaire.

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Une journée d’information portant sur la mission de la Caisse de garantie des marchés publics (CGMP) et la réglementation des marchés publics a été organisée ce jeudi à la salle de conférences de la wilaya de Tipasa, en présence du secrétaire général, Issam Cheurfi, et du directeur général de la caisse. Destinée à l’ensemble de l’exécutif, aux P/APC ainsi qu’aux opérateurs économiques de la wilaya, la journée d’information a été animée par le directeur général de la CGMP, Aomar Aït Larbi, qui a tenu d’emblée à rappeler que la caisse accompagne toute entreprise de droit algérien, sans tenir compte ni de la qualité ni de la nationalité de celle-ci. L’orateur a mis à profit cette rencontre pour rappeler les conditions dans lesquelles la caisse a été créée, à savoir en 1998 après la réunion de la tripartite (gouvernement-UGTA-patronat), qui a permis, après une analyse de la situation économique du pays, de venir en aide aux entreprises menacées à l’époque de banqueroute. Les différentes questions relatives au champ d’intervention de la CGMP ainsi que les textes la réglementant ont été décortiqués par le directeur général, qui a précisé les différents types de garanties offerts en matière de prêts aux entreprises, en attendant la mise en place de leurs budgets. Actuellement, la CGMP finance directement les entreprises, qu’elle soit grande ou petite, tout en les accompagnant du début jusqu’à la fin du projet. De 1998 à ce jour, indiquera le responsable de la caisse, celle-ci a financé 2 100 entreprises (dont cent grandes et le reste constitué de PME/PMI). L’ensemble des modalités et mécanismes d’attribution d’un marché public, qualifié d’acte de gestion qui doit être fait sur la base d’un contrat écrit, ont été expliqués à l’assistance. 70% du montant du marché, ajoutera le responsable, sont accordés sans contrepartie et sans intérêt moratoires de 4,5%, ceci afin de faciliter la réalisation des projets et éviter les arrêts de chantiers, les retards et autres rajouts de travaux qui doivent faire l’objet du visa du contrôleur financier. La CGMP dispose de plusieurs directions régionales ainsi que de nombreuses sections locales dont la gestion est totalement informatisée et dont la mission est d’être au service des entreprises qui doivent veiller à faire une bonne évaluation du projet sur la base d’un cahier des charges adéquat, tout en s’imprégnant de la réglementation en vigueur (codes civil, du commerce, de procédure civile et administrative et loi sur la concurrence). La journée d’information, organisée en présence des responsables de la Chambre de commerce et d’industrie Chenoua de Tipasa, a été clôturée par un débat avec les responsables de la caisse.

Tipasa, pôle de biodiversité et d’urbanisation Sur un autre plan, la wilaya de Tipasa fera partie d’un pôle de biodiversité et urbanisation, en même temps qu’Alger et Boumerdès, a-t-on appris lors de l’atelier régional sur la gestion des zones côtières, qui a réuni les représentants de six wilayas du centre du pays, qui ont planché sur la stratégie à mettre en œuvre. C’est dans ce contexte que le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, qui a lancé une grande réflexion sur la stratégie à mettre en œuvre pour une gestion durable et rationnelle des zones côtières, a décidé de créer plusieurs pôles thématiques géographiques sur la base de la nature de la côte des différentes wilayas littorales et de leurs enjeux en matière de protection du patrimoine biodiversifié. Le pôle auquel sera rattaché Tipasa, qui sera axé sur les interactions en milieu urbain de la zone algéroise, viendra donc en complément à celui du pôle de la biodiversité des zones humides et gisements corallifères rattaché au complexe humide d’El Kala qui chevauche avec la partie Est de la wilaya d’Annaba, et celui de l’ouest dédié à la biodiversité insulaire avec les îles Habibas et Plane (Oran) et l’île de Rechgoune (Tlemcen). Ces trois pôles permettront une connaissance plus approfondie de la biodiversité marine et littorale dans la perspective d’une utilisation durable des ressources vivantes et de leur préservation des nombreux risques, tels que l’érosion, la submersion marine, le tsunami et les migrations dunaires.

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Les efforts de l’Office national de l’assainissement (ONA) portent leurs fruits. La preuve en est donnée par l’état des nappes souterraines dans la wilaya de Mascara, dont le niveau de pollution a régressé ces dernières années, selon les indications fournies, mercredi, lors d’une d’une journée technique sur l’eau et l’agriculture à l’université Mustapha-Stambouli de Mascara, par Amar Benzeguir, le directeur général de l’Agence du bassin hydrographique de l’Oranie « Chott Chergui ».   Ce résultat a été obtenu, a-t-il fait savoir, dans des propos cités par l’APS, grâce à « l’épuration d’une grande quantité des eaux à usage domestique et industriel par les stations d’assainissement réalisées ces dernières années et au raccordement de plusieurs agglomérations aux réseaux d’assainissement ». Actuellement, l’ONA gère directement 821communes et un réseau d’assainissement d’une longueur de 37 689 km. L’office exploite 107 stations d’épuration des eaux usées. En septembre 2014, le volume des eaux usées collectées a été de 67 millions m3 et le volume des eaux épurées de 13,6 millions m3.  Mais, pour autant, il ne faut pas crier victoire, le taux de nitrates dans les eaux des nappes de la plaine de Ghriss reste préoccupant, du fait d’une utilisation excessive des engrais chimiques dans les activités agricoles. Pour y remédier, la rationalisation s’impose dans l’emploi des produits chimiques, et le mieux serait de s’orienter vers l’agriculture biologique, estiment les spécialistes. Les participants à la journée technique sur l’eau et l’agriculture ont insisté sur la lutte à mener contre la pollution affectant la qualité de l’eau et les produits agricoles. Les responsables locaux ont noté une régénération des nappes phréatiques dans cette wilaya durant les dernières années à une profondeur de près de 10 mètres, précisent-ils, dans les communes de Sidi Kada, Sidi Boussaïd, Froha, Nesmoth, Guerdjoum, Oued Taria, Ghriss et Mascara. Le facteur naturel, la pluviométrie dans la région, qui a permis de réalimenter les nappes, y est pour beaucoup, mais c’est aussi le résultat de la politique d’économie de l’eau qui se décline en deux volets : réutilisation des eaux usées traitées à des fins agricoles et exploitation de moyens modernes d’irrigation, l’eau économisée évite le recours aux eaux souterraines pour la pomper. Une plus grande disponibilité de l’eau a rendu possible l’accroissement de la superficie agricole irriguée dans la wilaya, qui est passée de 37 000 hectares en 2007 à 47 000 ha cette année, et qui doit atteindre 80 000 ha en 2019, d’après le wali de Mascara. Le rapport eau-agriculture est déterminant pour la sécurité alimentaire. Celle-ci passe par la production agricole, qui, elle-même, dépend de la disponibilité de l’eau. Quand la pluviométrie est faible, ce qui n’est pas rare, les agriculteurs ont tendance à forcer sur l’utilisation des eaux souterraines, avec, d’ailleurs, souvent, une faible efficience, et quand celles-ci ne sont pas disponibles, faute de ressources suffisantes ou de forages, l’irrigation se fait à l’aide des eaux usées, ce qui est interdit par la loi. A ce propos, des spécialistes de l’ONA estiment que les dispositions de la loi devraient être assouplies pour permettre la réutilisation - dans certaines cultures et sous certaines conditions, à bien définir avec précision, soulignent-ils - des eaux usées non épurées, c’est-à-dire telles qu’elles ont été rejetées, à l’état brut. Mais, pour éviter le recours aux eaux usées brutes, des forages sont autorisés et financés par le Programme national de développement agricole (PNDA).

Publié dans Environnement

Mme Zoulikha Bekaddour, moudjahida et membre du bureau de l’Ugema qui avait appelé, le 19 mai 1956, à la grève des étudiants, a tenu une conférence à la bibliothèque du Palais de la culture à Alger, mercredi à 15h30, lors de laquelle elle a présenté son livre Ils ont trahi notre combat, mémoires d’une rebelle dans la guerre et l’après-guerre, publié en novembre 2014 aux éditions Koukou.

Dans ce livre, l’auteure, qui a pu s’affirmer dans une période troublante, rend dans un premier temps un vibrant hommage aux sacrifices consentis par tous les moudjahidine et moudjahidate qui ont choisi de mourir pour l’indépendance du pays. Un livre écrit avec minutie ; aucun détail n’a été laissé au hasard, de la couverture, représentant un tableau de Delacroix, au choix du titre très osé, « Ils ont trahi notre combat… ». Voilà un titre percutant et lourd de sens. En effet, l’auteure fait référence aux hommes qu’elle considérait comme des « frères, et je les considère encore comme des frères parce qu’ils ont pris les armes. Ce sont eux qui, au lendemain de l’indépendance, nous ont tourné le dos. Et la femme jusqu’à présent manifeste dans les rues à chaque occasion pour que ses droits en tant que citoyenne soient reconnus ». Elle ajoute : « Je ne comprends pas qu’aujourd’hui, à mon âge, mon témoignage compte pour la moitié de celui d’un homme. Est-ce normal ? » Cette femme courageuse et intrépide, qui se décrit comme une « personne ordinaire ayant vécu dans une période extraordinaire », ne tire aucun mérite d’avoir participé à la guerre, elle en est même contente, « parce que maintenant je peux leur dire ce que je pense et ils ne peuvent pas me le reprocher. Je ne pensais pas que mon livre paraîtra sans difficulté, mais il est là et il les dérange », a-t-elle affirmé. L’auteure a évoqué le rôle joué par Mme Khawla, universitaire, dans la concrétisation du projet du livre. De son côté, Mme Taleb, qui a co-animé la conférence, a expliqué que la moudjahida s’est sentie comme « obligée » de raconter ce qu’elle a vécu et enduré, afin de partager avec les jeunes ce moment exceptionnel, où de très jeunes femmes comme elle, qui n’était âgée à l’époque que de 21 ans, se sont engagées dans la militance. « Cela peut paraître pour nous aujourd’hui quelque chose de banal, mais en réalité, c’était un grand saut dans l’inconnu parce qu’elles n’étaient pas préparées pour cela. Elles ont dû prendre les armes pour certaines, d’autres la plume, au moment où d’autres devenaient des agents de liaison ou encore des infirmières, ou en préparant simplement la galette dans les milliers de villages de notre pays, au péril de leur vie », a déclaré Mme Taleb. Plusieurs militants, moudjahidine ou fils et filles de moudjahidine, étaient présents à cette conférence. Beaucoup d’entre eux ont pris la parole lors du débat qui a suivi, certains pour exprimer leur mécontentement face aux « forces » qui régissent notre pays aujourd’hui ou les forces françaises, d’autres pour rendre hommage à leurs prédécesseurs ou pour partager des anecdotes. Les longues années de recul, qui se sont avérées très bénéfiques à la bonne écriture du livre, considéré comme un exutoire par Mme Bekaddour, ont fait, par le plus grand des hasards, que ce dernier paraisse lors du soixantième anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération, chose qui accentue encore plus son côté symbolique et lui donne un énorme impact.

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Selon une étude du Centre national de la recherche publiée lundi 24 novembre, respirer à Paris pourrait parfois avoir les mêmes conséquences que le tabagisme passif, est-il indiqué dans un communiqué du CNRS. « Il y aura des premières mesures en 2015 de restriction d’accès au quotidien pour les véhicules les plus polluants », a estimé Christophe Najdovski, adjoint au maire de Paris chargé des transports, sur la page de Voitures.com. En effet, la Mairie de Paris souhaite ne plus autoriser l’accès de son agglomération à n’importe quel type véhicule. Lors de pics de pollution, comme en décembre 2013 ou en mars 2014, les rues de la capitale étaient aussi polluées qu’une pièce de 20 mètres carrés occupée par 8 fumeurs. Ces particules sont considérées comme cancérigènes. Les plus exposés sont les enfants (aux poumons immatures et dont les narines sont à hauteur des pots d’échappement), les personnes âgées (dont l’organisme est moins apte à se défendre) ainsi que les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies respiratoires, tel que l’asthme. Dès 2015, son plan d’action aura pour objectif de développer les alternatives à la voiture individuelle pour diminuer le volume du trafic urbain (covoiturage, extension du tram, lignes de bus électriques à haut niveau de service). De plus, la mise en place de zones à basses émissions permettra d’interdire l’accès aux véhicules ne respectant pas certaines normes. Après Berlin, Londres, c’est bientôt au tour de Paris d’entrer dans la lutte. (Source : Agences)

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