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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 04 novembre 2014

Aujourd’hui débutent les travaux de la conférence sur le « Développement économique et social ». L’évènement sera ouvert cet après-midi par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et se prolongera jusqu’au 6 novembre prochain.

Par Farid Messaoud et Kahina Sidhoum Elle est organisée par le ministère de l’Industrie et des Mines, indique le communiqué de ce dernier, « dans le sillage du processus de mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement et du pacte national économique et social de croissance ». Le 23 février 2014, en effet, le gouvernement, le patronat et la centrale syndicale UGTA ont signé dans le cadre de leur traditionnelle réunion « tripartite » un document dans lequel ils déclarent être d’accord pour « accélérer les réformes », revigorer le dialogue social, améliorer le climat des affaires, réduire l’informel et faciliter l’acte d’investissement dans notre pays. Il s’agit, donc, aujourd’hui, de faire le point sur les mesures prises en début d’année et de faire de nouvelles annonces concernant les chantiers à ouvrir ou qui sont en voie d’aboutissement. Certaines de ses mesures importantes sont déjà appliquées comme la suppression de l'article 87 bis du Code du travail et le relèvement des plus bas salaires. D’autres devraient dès aujourd’hui connaître des clarifications et peut-être des indications sur leur mise en route, on pense en particulier à la relance effective du crédit à la consommation pour l’encouragement du produit national. L’heure des joint-ventures En termes d’ «épistémologie», huit ans après le premier pacte pour l’économie et la croissance signé en 2006, le rendez-vous d’aujourd’hui devrait servir aussi d’évaluation à l’action du gouvernement en faveur de l’entreprise sur une période quasi décennale. Un exercice qui devrait faire remonter à la surface le débat sur ce qui était déjà appelé à l’époque la «nouvelle stratégie industrielle», sur laquelle d’éminents économistes tels Mohamed Bahloul, Mustapha Mikideche et d’autres ont travaillé avec l’objectif affiché par les différents ministres de l’Industrie qui se sont succédé depuis de « ressourcer l’outil industriel » national et de sortir progressivement l’économie du pays de sa dépendance des recettes pétrolières et gazières. Depuis, où on est-on ? L’option de privilégier les joint-ventures et la création avec des partenaires étrangers des sociétés mixtes pour redynamiser certaines filières comme celles de la mécanique semble donner des résultats. Le plus récent concerne le lancement effectif le 26 octobre dernier dans le domaine militaire  et paramilitaire de  la société mixte SAFAV-MB  (MDN, SNVI, fonds d’investissement émirati Aabar puis Daimler en tant que partenaire technologique). Son usine de véhicules Mercedes se trouve  à Bouchekif, près de Tiaret, et devrait  produire théoriquement chaque année 6000 véhicules pour les Mercedes Spinter et de 2000 véhicules 4x4 de type G.Class.  Le plus emblématique, en raison de sa charge symbolique et des attentes qu’il suscite pour la création en Algérie d’une filière automobile, concerne Renault Algérie Production et la sortie d’usine le 10 novembre prochain de la première Renault Symbol, en présence des Premiers ministres Abdelmalek Sellal et Manuel Valls, qui présideront les travaux de la commission mixte algéro-française chargée du développement des relations économiques et politiques entre Paris et Alger. Cette unité, joint-venture réalisée par Renault et SNVI, va produire dans un premier temps 25 000 véhicules par an avant d’arriver à 75 000 unités par année. Restructurer l’outil industriel La mise en activité de cette usine, indiquent des observateurs, aura sans aucun doute un « effet motivant » pour un « champ d’investissement en devenir », ajoute l’expert Djamel Lakehal, un des participants aux travaux, et pour un secteur industriel public qui va bientôt connaître une nouvelle restructuration. Ce changement, qui consiste à regrouper plusieurs grandes entreprises en « blocs » ou en groupes pour en faire des « champions » de leurs filières, le ministre de l’Industrie et des Mines le souhaite consensuel et concerté, différent des schémas et des  modes de réorganisation ayant eu cours par le passé. La réorganisation proposée, mais pas encore adoptée va graviter en fait  autour de dix groupes industriels que sont : Groupe métallurgie, Groupe mécanique, Groupe chimie, Groupe textile et cuir, Groupe équipements électroniques et électriques, Groupe agro-industrie, Groupe développement industriel local, Groupe minier, Groupe ciment et matériaux de construction, Groupe véhicules industriels et systèmes de transport. Un comité de pilotage interne au ministère de l’Industrie,  un organe d’orientation stratégique, chargé de la mise en œuvre de cette restructuration, a déjà été installé. Il s’attèlera à établir une feuille de route identifiant et ordonnançant les différentes phases de la mise en œuvre de la réforme du secteur industriel. Le comité de pilotage travaille, par ailleurs, à la définition de critères de sélection des cabinets d’audit en charge d’auditer les sociétés de gestion des participations et des entreprises publiques économiques non affiliées, ainsi que les critères présidant au recrutement d’un cabinet d’envergure pour l’accompagnement de la création des groupes industriels.

Publié dans théma archives

Le judoka algérien, Lyes Bouyacoub, a remporté, dimanche, la médaille de bronze de la catégorie des moins de 100 kg lors du Tournoi Grand Chelem d’Abu Dhabi 2014. Cette belle performance est d’autant les importante que les judokas algériens n’ont pas remporté de médailles dans les tournois internationaux depuis longtemps.

Bouyacoub a battu, lors de son premier combat dans la poule A, le Suisse Flavio Orlik par Ippon, avant de s’incliner face au Français Maret Cyrille, vainqueur de cette poule préliminaire et qui a empoché, lui aussi, le bronze. Qualifié pour le repêchage, l’Algérien a réalisé un sans-faute jusqu’à la fin du parcours en battant d’abord l’Egyptien Ramadan Darwish puis Elmar Gazimov (Azerbaïdjan). « C’est une belle performance, car l’Algérie n’a pas gagné de médaille dans un grand tournoi depuis longtemps. Bouyacoub gagne ainsi 200 points et se hisse à la 18e place du classement mondial », s’est félicité le président de la Fédération algérienne de judo (FAJ), Messaoud Mati. Les 22 premiers du classement mondial sont qualifiés d’office pour les jeux Olympiques (JO-2016) à Rio. Trois autres judokas algériens ont été engagés dans le Grand Chelem d’Abu Dhabi, mais n’ont pas eu autant de réussite que Bouyacoub. Tayeb Mohamed Amine (+100 kg) a pris la 7e place dans ce tournoi bien coté par la Fédération internationale (IJF). Pour son entame de la compétition, il a battu l’Allemand Andre Breitbarth, avant de subir la loi du Roumain Daniel Natea. Qualifié également pour le repêchage, il a trébuché face au Polonais Maciej Sarnacki. En revanche, Houd Zourdani et Fethi Nourine (-66 kg) ont quitté la compétition dès les tours préliminaires. Zourdani a battu le Turc Sinan Sandal avant de s’incliner devant le Belarus Dzmirty Shershan, alors que Nourine n’a disputé qu’un seul combat perdu face au Serbe Ilija Ciganovic. La sélection algérienne de judo enchaînera avec un autre tournoi, en prenant part à l’African Open prévu du 5 au 11 novembre à Maurice.

Publié dans Sports

La 19e édition du Salon international de l’artisanat s’ouvre aujourd’hui à la Safex, inaugurée par la ministre du Tourisme, Nouria Yamina Zerhouni, et la ministre déléguée chargée de l’Artisanat, Aïcha Tagabou. Une occasion pour relancer les débats sur la problématique de la formation et des matières premières dans l’artisanat, une activité en déperdition, selon les artisans. Le marché aujourd’hui, il est vrai, est inondé de produits artisanaux importés. D’ailleurs, les touristes étrangers ne cessent de le reprocher. Ils constatent qu’il est difficile de trouver des souvenirs made in Algéria à emporter chez eux. Les artisans, de leur côté, estiment que leur activité se meurt à cause de la rareté des touristes étrangers. Mais ils oublient que les touristes internes, ce n’est pas ce qui manque. Les consommateurs sont friands de ce genre de produits. Il n’y a qu’à voir l’affluence dans les boutiques artisanales. Le hic, c’est que les produits artisanaux sont trop chers et donc pas à la portée de tous. Les artisans imputent la cherté de leurs produits aux prix très élevés de la matière première. Des matières qui sont soit importées, soit commercialisées sur le marché parallèle, tel le corail. Lors de la dernière édition de la fête du bijou à Béni Yenni, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, des artisans avaient confié avoir retiré leur registre du commerce pour ne pas payer d’impôts. Car la matière première, le corail notamment, ampute une grande partie de leurs bénéfices. Résultat : le village qui comptait les meilleurs artisans de bijoux en argent sur le territoire national n’abrite aujourd’hui que quelques ateliers. Quant à la relève, c’est la grande question. C’est le souci majeur des artisans aujourd’hui. Comment inciter les jeunes à s’intéresser à cette activité, alors que leurs aînés peinent à l’exercer ? Les opérateurs économiques étrangers, eux, parlent du manque de publicité du produit artisanal algérien sur le marché international. Nos produits ne sont pas mis en valeur, et donc ne sont pas connus. Aucun effort n’est fourni pour les implanter sur le marché externe pour une probable exportation. Pourtant, cela peut être un gisement important à exploiter en dehors des hydrocarbures. Ce salon, qui se tiendra jusqu’au 12 novembre, sera peut-être une occasion pour débattre de tous ces problèmes, et faire connaître le produit algérien. C’est le but du moins de cet événement. Le but également est d’inciter les artisans à fournir plus d’efforts pour produire plus et faire de leurs œuvres des produits compétitifs sur le plan international.

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Dans le cadre de la préparation de la conférence nationale du consensus, le Front des forces socialistes (FFS) poursuit ses consultations avec les acteurs sociaux et médiatiques. Cette semaine, il a rencontré le Syndicats national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) et les directeurs des quotidiens arabophone et francophone El Khabar et El Watan. Le SNAPAP, un vieux partenaire du FFS, a annoncé sa participation à la conférence du consensus, motivant sa position par le rôle que doivent jouer les syndicats des travailleurs dans la vie politique du pays, a-t-on appris de sources sûres. Rencontré par la délégation du FFS samedi dernier en fin d’après-midi, Rachid Malaoui, président du SNAPAP, accompagné des membres de sa direction nationale, ainsi que des représentants de toutes les fédérations affiliées à son syndicat, a déclaré aux représentants du FFS que «les syndicats autonomes en Algérie n’ont pas uniquement participé au combat pour les intérêts moraux et sociaux des travailleurs. Ils ont toujours été présents dans toutes les initiatives visant un changement pacifique et démocratique dans le pays». Il a également insisté sur l’inclusion des questions sociales et économiques dans toute initiative visant la démocratisation du pays. Les directeurs des journaux ont, quant à eux, été consultés avant-hier. A ce titre, le directeur d’El Watan, Omar Belhouchet, explique notre source, a souligné que la direction de son journal suit avec beaucoup d’intérêt l’initiative du FFS. Pour lui, cette initiative tend à réhabiliter la politique en Algérie, ce qui la rend importante. Même son de cloche du côté de la direction d’El Khabar. Elle a souhaité que cette initiative aboutisse au vu des perspectives qu’elle ouvre pour la mise en branle d’un processus de démocratisation graduel du pays. Les deux directeurs de journaux ont abordé la question de la liberté de la presse et des défis auxquels font face les quotidiens nationaux. Le FFS, selon un membre de sa délégation, a exprimé son attachement à la liberté de la presse, mais «pour nous, elle ne peut être effective qu’après la construction d’un Etat de droit», nous a-t-il déclaré. Par ailleurs, le chargé à la communication du FFS, M. Youcef Aouchiche, nous a informé que son parti rencontrera, dans le même cadre, aujourd’hui, Mohand Saïd, président du Parti pour la liberté et la justice (PLD), tandis que demain une délégation du même parti recevra, dans son siège national, l’ex-président du MSP, Aboudjerra Soltani, alors que jeudi une délégation du FFS se rendra à l’association RAJ et vendredi chez le parti TAJ.

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Le bloque anti-gouvernement composé d’une coalition d’islamistes radicaux et djihadistes, essentiellement les milices de Fajr Libya de Misrata et Ansar Chariaâ de Benghazi, est en train de pousser au pourrissement en Libye. Le chef du gouvernement parallèle, désigné par cette coalition islamiste armée, prône, dans un entretien à l’AFP, la tenue de nouvelles élections législatives. Elhassi affirme que l'ordre règne à Tripoli depuis que la capitale est passée fin août sous le contrôle de la coalition de milices Fajr Libya après plusieurs semaines de combats contre des forces pro-gouvernementales. Fajr Libya, qui avait déjà remis en selle le défunt Congrès national général, a désigné Elhassi, un universitaire de 55 ans, se présentant comme un «indépendant», à la tête d'un gouvernement parallèle. Une dualité de pouvoir qui complique la situation et aggrave le chaos libyen. Ni le CNG qui siège à Tripoli, ni le gouvernement fantoche d’Elhassi ne sont reconnus par la communauté internationale qui soutient le gouvernement d'Abdallah Etheni et le Parlement élu en juin dernier, qui siègent à Tobrouk, dans l'est du pays. Pour Elhassi, «ce Parlement n'est plus accepté en Libye. Il a perdu sa légitimité. Il nous faut de nouvelles élections». Selon lui, le conflit actuel oppose les «ennemis de la révolution» aux «révolutionnaires» qui ont fait tomber le régime de Mouammar Kadhafi en 2011. «La révolution a été volée. Nous sommes en train de la récupérer», insiste-t-il. Ses rivaux affirment toutefois que le conflit est purement politique et que l'opération Fajr Libya a été menée par le courant islamiste et des milices de la ville de Misrata (200 km à l'est de Tripoli), déçus par le nouveau Parlement dominé par les anti-islamistes. Fajr Libya accuse par ailleurs le Parlement de ne pas respecter la Constitution provisoire qui stipule qu'il doit siéger à Benghazi, à 1000 km, dans l'extrême est de la Libye, près de l'Egypte. Des combats font en effet rage à Benghazi où des forces loyales au général Khalifa Haftar et au gouvernement d'al-Theni mènent une nouvelle offensive depuis mi-octobre pour reconquérir cette ville tombée en juillet aux mains de milices islamistes. Des combats meurtriers continuent par ailleurs d'opposer les forces de Fajr Libya et leurs rivaux de Zentan sur plusieurs fronts dans l'ouest libyen. Elhassi accuse le Parlement et le cabinet d'Etheni de soutenir «le coup d'Etat» du général Haftar et de porter atteinte à «la souveraineté nationale» en «autorisant des avions d'autres pays à bombarder» les forces de Fajr Libya. Il met particulièrement en cause l'Egypte et les Emirats pour avoir mené des raids contre les forces de Fajr Libya à Tripoli en août et à Gharyan (ouest) en septembre et de fournir des armes à leurs rivaux. «Je ne sais pas si les Emirats et l'Egypte ont convaincu la communauté internationale ou le contraire de combattre les groupes religieux en Libye. Mais ces deux pays mènent une guerre par procuration dans notre pays», dénonce Elhassi. «Haftar est venu en putschiste et tente de convaincre les Libyens et la communauté internationale qu'il est le sauveur de la Libye et qu'il va la débarrasser des groupes islamistes». Le chef du gouvernement parallèle affirme que son gouvernement a la capacité de rétablir l'ordre et la stabilité dans le pays. «Nous avons réussi à Tripoli. Depuis que Fajr Libya en a pris le contrôle, nous avons mis fin aux coupures d'électricité, à la pénurie du carburant et nous avons arrêté des dizaines de criminels», assure-t-il. «Ce que nous avons réussi dans une ville de plus de deux millions d'habitants, nous pouvons le faire dans tout le pays». Mais, pour cela, «nous demandons un appui de la communauté internationale» et «essayons d'établir des contacts avec plusieurs pays», ajoute M. Elhassi. Il appelle, par ailleurs, au retour des entreprises étrangères et des diplomates évacués l'été dernier en raison des violences à Tripoli. Après le discours creux d’un pouvoir imposé par la force des armes, Elhassi revient à la realpolitik pour affirmer que «les Occidentaux attendent pour voir qui est le victorieux sur le terrain, même au mépris des choix démocratiques». Ainsi, Elhassi reconnaît que c’est la force qui tranchera la crise politique libyenne et que les Occidentaux sont plus motivés par leurs intérêts en Libye que par les principes démocratiques qu’Elhassi et la coalition qui le soutient ont bafoués en refusant de reconnaître le Parlement élu et le gouvernement qui en est issu. Pour expliciter son analyse, Elhassi fait le parallèle avec «ce qui s'est passé en Egypte», où le maréchal à la retraite Abdel Fattah Essissi a renversé en juillet 2013 le président islamiste élu Mohamed Morsi. En d’autres termes, le pouvoir parallèle ne tire sa force que des armes et des milices surarmées qui l’ont mis en place. Elhassi suggère à la communauté internationale que leurs intérêts sont avec son gouvernement même s’il n’a pas la légitimité des urnes.

Publié dans Monde

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié, dimanche, à Copenhague, son rapport de synthèse qui résume, en 40 pages, les résultats des travaux de plus de 800 scientifiques consignés dans trois rapports parus en septembre 2013 sur les preuves du réchauffement, en mars 2014 sur les impacts, et en avril 2014 sur les mesures pour atténuer la hausse des températures. Selon les agences de presse qui en ont rendu compte, le GIEC fait remarquer que « les gouvernements peuvent encore endiguer le changement climatique à un coût gérable, mais devront réduire à zéro les émissions de gaz à effet de serre d’ici la fin du siècle pour contenir le réchauffement sous le seuil des 2°C». C’est ce rapport qui servira de base à la conférence sur le climat qui se déroulera fin 2015 à Paris. Mais, avant, la Conférence sur les changements climatiques qui se tiendra du 1er au 12 décembre, à Lima, au Pérou, devra clarifier les éléments pour les négociations en vue d’arriver à l’accord prévu en 2015. Pour l’heure, les choses n’ont pas l’air d’avancer. Le paquet-énergie climat 2030 (PEC 2030) de l’Union européenne validé durant la nuit de jeudi 23 octobre à Bruxelles par les chefs d’Etat et de gouvernement des 28 Etats-membres a été critiqué par de nombreux écologistes et ONG. D’après leur point de vue, il «institue un revirement majeur de l’UE en matière de lutte contre les dérèglements climatiques ». En Algérie, le changement climatique n’apparaît pas comme une préoccupation importante, ni dans les médias, ni dans le discours officiel. Son impact sur les ressources en eau ou sur l’agriculture est moins perçu que celui lié au gaspillage de l’eau et aux insuffisances dans sa gestion, et, pour la sécurité alimentaire, le doigt est pointé sur la frénésie de l’urbanisation dévorant les bonnes terres, surtout sur le littoral, qui a provoqué la chute vertigineuse de la superficie agricole utile par habitant. Pourtant, le facteur climatique a été bien ressenti ces derniers mois dans notre pays. L’analyse de l’Office national de la météorologie a fait ressortir que le mois d’août a été caractérisé dans les régions agricoles, comme le mois précédent, par des  situations caniculaires. Les mois de septembre et d’octobre n’ont pas été très différents. En commentant, en avril dernier, ce qu’il a qualifié de « conclusions d’un énième rapport alarmant du GIEC», un site algérien d’informations générales avait cru bon recourir à la «pédagogie de la trouille» dans le but de sensibiliser ses lecteurs et certainement aussi les pouvoirs publics. Pour faire peur, il a choisi un titre-choc : « L’Algérie risque de devenir un immense désert » ; puis l’avertissement : «L’Algérie connaîtra une baisse des précipitations, entraînant une désertification de la région Nord et une dégradation des systèmes agricoles, selon les données fournies par le Programme des Nations unies pour l’environnement». Plus récemment, en septembre, le directeur du Centre climatologique national, Djamel Boucherf, en spécialiste de la question, renchérissait : «L’Algérie, de par sa situation géographique et ses caractéristiques environnementales, est fortement affectée par les changements et perturbations climatiques, comme la sécheresse, l’augmentation des températures, la désertification et les inondations». Comme preuve, il a cité l’élévation des températures automnales à 33 degrés Celsius, alors que la moyenne est de 26 degrés Celsius en cette saison. Pour le moment, les alertes sont restées sans écho.

Publié dans Environnement

En dépit du retour de la sécurité dans plusieurs communes de la wilaya de Bouira, l’exode rural, qui a presque vidé des villages au début des années de terrorisme, se poursuit et des localités entières continuent de se vider de leurs habitants à cause des conditions de vie difficiles. Les villageois et après le retour à la stabilité et une amélioration des conditions de sécurité, notamment dans les zones rurales que ce soit à l’ouest de la wilaya ou dans le sud de Bouira, les familles veulent y retourner, mais les conditions de vie ne sont pas encore réunies pour assurer la stabilité et fixer les villageois dans leurs communes. L’attrait de la ville pour trouver un emploi, un logement, un abri sûr et toutes les commodités nécessaires était, donc, l’origine de cet exode massif pour ne pas dire forcé. Dans la wilaya de Bouira, particulièrement, les zones touchées par le terrorisme, au début des années de sang, les choses ont été nettement améliorées. Les pouvoirs publics ont, dans l’objectif de fixer les populations et surtout les appeler à regagner leurs terres, inscrit des dizaines de projets : construction d’écoles, ouverture de pistes agricoles et dégager des dizaines de projets. A Bouira, des centaines de familles avaient quitté sous la menace terroriste leurs maisons. Elles ont pris le chemin de l’exode rural pour fuir l’insécurité et l’instabilité. Destination : les grandes villes considérées comme uniques refuges. Ces « réfugiés » de la décennie noire se sont sacrifiés durant des années à vivre dans des conditions lamentables. Des centaines d’entre eux avaient érigé de simples baraques. Deux décennies après, de nombreux villageois y sont quand même retournés et d’autres attendent toujours. C’est le cas au niveau de la commune de Malla, dans la région de Lakhdaria, à l’ouest de Bouira. Touchées par le terrorisme, des centaines de familles ont quitté leurs terres. Au début des années 1990, le nombre d’habitants recensés était de 12 000 habitants. Près de la moitié de villageois ont quitté leurs villages. Selon le recensement de l’année 2008, la commune n’en comptait que 5000. « Nous n’avons d’autres choix que de quitter la région, sous la menace des groupes armés. Ceux qui avaient les moyens avaient acheté des maisons dans les grandes villes, comme Alger, et d’autres n’avaient le choix que de s’installer chez des proches. Après des années, nous avons décidé de regagner nos terres, vu que la situation sécuritaire s’est améliorée », nous dira Arezki, la soixantaine passée. Cependant, les conditions de vie et les commodités vitales sont inexistantes. « Les collégiens trouvent d’énormes difficultés pour rejoindre leurs établissements. La commune n’est pas encore dotée de gaz naturel », se désole-t-il. Les villageois continuent de cultiver leurs terres, comme en témoignent d’ailleurs ces dizaines de surfaces de champs d’oliveraies. Les aides de l’Etat ont été renforcées par les aides accordées dans le cadre de l’habitat rural. Plus de 500 dossiers ont été approuvés. Cependant, cela reste insuffisant. Dans les communes rurales, lourdement touchées par le terrorisme, les conditions de vie restent inchangées. Les villageois ne cessent de réclamer un minimum, comme l’ouverture de pistes agricoles, la réhabilitation du réseau routier et le raccordement de leurs foyers au réseau de gaz naturel. A souligner que c’est presque la même situation qui a été vécue dans des communes de l’est de la wilaya de Bouira. Des dizaines de villages ont été dépeuplés à la suite de la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays, au début des années de terrorisme.

Publié dans Région

En marge du Festival international du théâtre professionnel qui se tient présentement dans la capitale des Hammadites, un colloque dédié à l’œuvre et la vie du célèbre écrivain algérien, Kateb Yacine, a été organisé, samedi dernier à la bibliothèque Ibn Khaldoun de la Casbah de Béjaïa. Des auteurs, des artistes, des journalistes, des enseignants universitaires et des étudiants en littérature étaient présents.

Les travaux de cette manifestation scientifique se déclinent sous forme de tables rondes autour du valeureux parcours de l’enfant prodige de Constantine, d’abord en tant que résistant face à la barbarie du colonisateur français, puis en sa qualité d’homme de culture et de lettres. Parmi les animateurs de ce colloque intervenant en cette journée symbolique du 1er Novembre, il y avait Salah Oudahar, poète et directeur artistique du festival Strasbourg-Méditerranée, et Brahim Hadj Slimane, poète, journaliste et metteur en scène. Le premier intervenant à l’ouverture des travaux de ce colloque présentera Kateb Yacine comme «un militant intellectuel qui fait partie de ces écrivains déchirés par la Méditerranée et son histoire. Son combat pour une Algérie libre et indépendante ne se limitait pas à ses œuvres littéraires et artistiques, puisqu’il fut arrêté et emprisonné en 1945. Son engagement, son dévouement et son courage patriotique témoignent de la grandeur de l’auteur de Nedjma. Lui qui a toujours voulu se placer au cœur de l’histoire réelle de son pays». Evoquant le parcours emblématique de cet intellectuel engagé, M. Oudahar fera savoir à l’assistance que «Kateb Yacine se considérait comme un poète solitaire et solidaire», ajoutant qu’il ne cessait d’affirmer qu’il n’aimait pas deux choses, à savoir la sacralisation et la banalisation aussi bien d’une compétence ou d’une action, quelle que soit leur dimension. Selon les animateurs de cette table ronde, Kateb, qui signifie «écrivain» en arabe, avait participé aux soulèvements populaires du Constantinois pour l’indépendance. Cela, avant d’être arrêté à Sétif où il fut incarcéré durant trois mois, lors des douloureux événements du 8 Mai 1945 qui ont fait quarante-cinq mille morts, notamment à Kherrata, Sétif et Guelma. «C’est un romancier et dramaturge visionnaire, considéré, grâce à son roman Nedjma, comme le fondateur de la littérature algérienne moderne, comme il était avant tout un poète rebelle. Aujourd’hui, 25 ans après sa disparition, il demeure un symbole de la révolte contre toutes les formes d’injustice, et l’emblème d’une conscience insoumise, déterminée à rêver, penser et agir debout», a-t-on souligné. Par ailleurs, dans l’après-midi, il a été procédé à la projection d’un film documentaire dédié à la vie du défunt écrivain et dramaturge, intitulé La troisième vie de Kateb Yacine, au niveau de la grande salle du théâtre régional Malek-Bouguermouh de Béjaïa. C’est dire que cet intellectuel algérien, décédé en 1989 à Grenoble (France), a eu droit à un hommage à la hauteur de son œuvre.

Publié dans Culture

Par Myassa Illoul «Film Africa» est le festival annuel organisé par la Royal African Society pour célébrer le meilleur du cinéma africain. Lancé en 2011, «Film Africa» est de nos jours le plus grand festival britannique du cinéma et de la culture africaine. Ce grand événement apporte chaque année au public londonien un programme riche en fiction et films documentaires, en plus d’une série de manifestations animées, tables rondes, conférences, ateliers, master classes et des activités familiales, sans oublier les soirées musicales de «Film Africa Live !» Pour marquer le 60e anniversaire de la Révolution de l’Algérie, le quatrième festival de «Film Africa» présentera un programme spécial organisé par Rosa Abidi. En effet, quinze films algériens seront projetés jusqu’au 9 novembre, regroupés selon un ordre chronologique et thématique. Ils mettront en lumière le travail frais, fantasque et perspicace d’une nouvelle vague de cinéastes algériens tels Belkacem Hadjadj, Anis Djaâd ou encore le réalisateur italien de La bataille d’Alger, Gillo Pontecorvo, dans la catégorie longs métrages. Ce quatrième «Film Africa» de Londres a en outre programmé les courts métrages d’Amine Sidi Boumediene, Karim Moussaoui, Sonia Ahnou, Sabrina Draoui et Faouzi Boudjemaï, relève-t-on sur le site Internet des organisateurs. Figure également au programme la projection de Une journée ordinaire de Bahia Allouache ainsi que Tarzan, Don Quichotte et nous de Hassen Farhani. Ces cinéastes au futur prometteur seront en compétition pour le Boabab Awards du meilleur court métrage, dans la section «Algerian Cinema : Towards a New Wave» (Cinéma algérien : vers une nouvelle vague). 85 productions, entre documentaires, longs et courts métrages, représentant 23 pays, apprend-on, seront accueillis sous le thème «Célébration du cinéma africain». On y retrouvera notamment le film documentaire de William Klein Festival panafricain d’Alger. Cette quatrième édition du festival «Film Africa» commémore également cette année le 20e anniversaire de l’avènement de la démocratie en Afrique du Sud et le génocide perpétré au Rwanda en 1994. De ce fait, la projection de Timbuktu du Mauritanien Abderrahmane Sissako, The Narrow Frame of Midnight de la Marocaine Tala Hadid et The Bloody Miracle des Sud-Africains Meg Rickards et Bert Haïsma est également prévue. Fondé en 2011 par la Fondation Royal African Society, «Film Africa» de Londres programme à chacune de ses éditions une sélection des meilleurs films africains.

Publié dans Culture

Les élections pour le renouvellement partiel de la Section ordinale régionale (SOR) des chirurgiens-dentistes, regroupant les wilayas de Bouira, Boumerdès, Tizi-Ouzou et Béjaïa, ont été entachées par un scandale, suite aux irrégularités ayant marqué le déroulement de l’opération de vote organisée le 30 octobre denier à Tizi-Ouzou.

Conséquences : les chirurgiens-dentistes inscrits auprès du même conseil ont demandé, dans un recours adressé à l’Ordre national, l’annulation pure et simple de ces élections, faute de quoi ils passeront à d’autres formes de contestation plus radicales, dont des actions en justice. Les signataires du recours, dont nous détenons une copie, arguent leur requête par «le caractère éminemment douteux du scrutin et pour non-respect de la réglementation en vigueur (...), à savoir la décision n°1 du Conseil national de déontologie médicale (CNDM) datant du 15 juin 2014 portant règlement électoral en conformité avec les dispositions du décret n°92/276 du 6 juillet 1992 portant Code de déontologie médicale». Dans le texte du rapport, dont une copie a été déposée au niveau du CNDM présidé par le Dr Mohamed Bekkat Berkani, signé par les quatre candidats que sont les docteurs Tahar Gazou, Hakim Moali, Leila Makhoukh et Karim Sfihi, il est fait état d’un certain nombre d’irrégularités qui n’honorent en rien le Conseil régional des chirurgiens-dentistes, encore moins la corporation de ces intellectuels qu’un minimum de «civisme» devrait animer. Pourtant, c’est aux candidats parmi les membres du bureau sortant qu’incombe cette responsabilité, estiment les plaignants, car, en violation de la réglementation, ils sont allés jusqu’à figurer dans la commission d’organisation du scrutin «pour manipuler le choix des électeurs et influer le résultat du vote pour garantir une gestion autocratique de la SOR qui préserverait leurs intérêts personnels». Dans le registre des infractions, les signataires du document citent, entre autres, «la tenue au secret de l’appel à candidature», «l’absence de notification d’éligibilité» brouillant ainsi les cartes aux candidats retenus et non retenus, «le retard dans l’affichage des listes des candidatures», «la non-réception par beaucoup de chirurgiens-dentistes de la convocation de vote» ainsi que «l’absence des isoloirs dans les bureaux de vote». Pis encore, les rédacteurs du recours relèvent «l’irrégularité» du travail mené par l’huissier de justice qui, selon eux, «a déserté le bureau de vote durant toute la journée pour revenir dans la soirée, avant même que le temps réglementaire (19h00) soit atteint, signer des PV à blanc et s’en aller». Aussi, contrairement aux recommandations de Mohamed Bekkat Berkani concernant «l’interdiction de présence à toute personne quelle que soit sa qualité, dans les bureaux de vote», les contestataires ont enregistré «la présence douteuse du président sortant de la SOR alors qu’il était candidat».

DÉTOURNEMENTS Malgré la fraude massive qui a caractérisé le renouvèlement partiel du Conseil de l’Ordre régional des chirurgiens-dentistes, composé d’une trentaine de membres et auprès duquel sont inscrits plus de 1000 praticiens des deux secteurs public et privé, le nombre de votants n’a atteint que le timide chiffre de 117 voix. Ce qui reflète, regrette l’un des signataires du recours, «le manque de confiance qui règne désormais entre les adhérents et le Conseil de l’Ordre relégué aux sorties de loisirs dans de luxueux hôtels aux frais de nos cotisations annuelles». Selon lui, «aucune revue publiée, encore moins une journée médicale organisée ! La SOR est devenue un moyen de détournement de l’argent des sponsors et des cotisations de ses adhérents», surtout que ces derniers (ceux issus du secteur privé) sont obligés de s’acquitter de 2000 DA par an, pour pouvoir exercer légalement. Exprimant leur indignation pour les violations caractérisées du code électoral lors de ce scrutin, suite aux nombreuses irrégularités commises et «orchestrées délibérément», les signataires de la requête estiment qu’ils sont dans «la légitimité de demander l’annulation des résultats». «Une commission nationale devait être dépêchée pour enquêter sur ces irrégularités, geler l’installation officielle de la SOR avant que d’autres élections soient organisées», indique, confiant, un membre sortant de l’ancien bureau de la SOR.

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