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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 09 novembre 2014

Un important lot d’armes de guerre et de munitions a été récupéré par les forces de l’Armée nationale populaire (ANP), dans la zone de Bouhanech à Texana, wilaya de Jijel, a indiqué hier, le ministère de la Défense nationale, dans un communiqué. «Dans le cadre de la lutte antiterroriste et contre le crime organisé et suite à l’exploitation efficiente des renseignements recueillis en la matière, un détachement des forces de l’Armée nationale populaire relevant du secteur opérationnel de Jijel/5e Région militaire a récupéré, lors d’une opération de ratissage menée vendredi 7 novembre 2014 dans la zone de Bouhanech à Texana, un fusil  mitrailleur (FMPK), un fusil de type MAT-49, deux fusils de chasse, deux fusils à pompe et une importante quantité de munitions pour différents armements et d’autres objets », a-t-on précisé. Par ailleurs et au niveau de la 4e Région militaire, un autre détachement des forces combinées de l’ANP relevant du secteur opérationnel de Ouargla, a arrêté, le même jour près de Hassi Messaoud, lors d’une patrouille de reconnaissance, six individus et saisi 120 kg de drogue, un véhicule utilitaire, 300 000 dinars algériens et 5 téléphones portables, selon la même source.

Publié dans Région

L’Office national de l’assainissement (ONA) est engagé dans une stratégie qui mérite d’être rattachée au concept de développement durable. L’ONA contribue d’abord à préserver la ressource-eau, rare dans notre pays, en préparant sa réutilisation après un premier usage, mais aussi à l’économie d’énergie, à la fois par l’introduction des énergies renouvelables et propres dans ses stations d’épuration, de pompage et de refoulement et par la récupération du gaz méthane des boues comme énergie pour faire fonctionner les chaufferies des stations d’épuration. A titre d’exemple, la station d’épuration des eaux usées d’Annaba fonctionne avec ce processus depuis 2011. L’ONA a lancé un projet pilote sur la station d’épuration de N’Goussa pour l’utilisation de l’énergie solaire. Côté économie d’énergie, les stations d’épuration par lagunage naturel ou aéré, dans les Hauts-Plateaux et au sud, au nombre de 59 actuellement, fonctionnent selon un processus d’épuration extensif non énergivore. En plus de cet apport au secteur de l’énergie, c’est surtout dans le secteur de l’eau que l’ONA est d’un apport significatif, en donnant une seconde vie à l’eau usée, une fois épurée, à travers sa réutilisation principalement dans l’agriculture. Le traitement des eaux usées par les stations d’épuration mises en place et gérées par l’ONA permet d’atteindre des niveaux de qualité de rejets qui autorisent leur utilisation dans l’irrigation agricole. Selon les informations mises sur le site de l’ONA, « sur les 107 stations d’épuration en exploitation à travers le pays, 17 sont concernées par la réutilisation des eaux usées épurées au bénéfice de l’agriculture ». Elles sont situées à Kouinine (El Oued), Ouargla, Guelma, Boumerdès, Aïn Hadjar, Saïda, Bordj Bou Arréridj, Souk Ahrass, Mascara, Bouhnifia, Hacine, Oued Taria, Hachem, Ghriss, Sehaouria, Tizi et Mohammadia. Le volume réutilisé est estimé à 14,7 millions de mètres cubes destiné à l’irrigation de près de 12 000 hectares de superficie agricole. A la fin de cette année, ce volume sera porté à 20 millions de mètres cubes. En 2019, le nombre de stations concernées par la réutilisation des eaux usées épurées sera de 26 et le volume destiné à l’agriculture devrait alors passer à 40 millions de mètres cubes. Les stations concernées par cette extension sont celles de Sétif, Médéa, Sidi Bel Abbès, Aïn Defla, Chelghoum Laïd, Ouargla, Saïda, Tiaret et Chlef. L’ONA a lancé des travaux de recherche pour affiner sa démarche afin d’étendre la réutilisation des eaux usées épurées à d’autres domaines et arriver aussi à valoriser un autre sous-produit de l’épuration, les boues qui sont rejetées actuellement dans les décharges publiques. Il y a une semaine, un séminaire consacré à la valorisation des boues des stations d’épuration a eu lieu à Alger. Le but est de pouvoir les valoriser dans les activités agricoles ou industrielles dans le cadre d’un schéma directeur de gestion. Un comité composé de représentants des ministères des Ressources en eau, de l’Agriculture et de l’Environnement, ainsi que de l’ONA, va être installé pour travailler en collaboration avec un groupement sud-coréen en vue de sélectionner les méthodes de valorisation adaptées à l’Algérie, à partir d’études effectuées sur les stations d’épuration. Il s’agit d’identifier la qualité et la nature des boues pour choisir la méthode de traitement.

Publié dans Environnement

Le président du directoire de la SGP Equipements industriels et agricoles, Bachir Dehimi, a déclaré, hier à l’APS, que les futurs clients de la Renault Symbol made in Algeria pourraient passer commande, dès le 11 novembre prochain, soit le lendemain de l’inauguration officielle de l’usine. « Ces voitures seront vendues à des prix raisonnables, accessibles et avec l’indication du rapport qualité-prix », a-t-il ensuite assuré en avançant sans donner de détails que les délais de livraison seront aussi « raisonnables ». L’usine Renault d’Oued Tlelat (Oran), qui a coûté, à ce jour, près de 50 millions d’euros, devrait atteindre 800 millions d’euros d’investissement à moyen terme, a indiqué Bachir Dehimi. « Il est important de signaler que ce projet, qui a coûté, à ce jour, environ 50 millions d’euros, prévoit une augmentation des investissements pour atteindre les 400 millions d’euros dans la phase correspondant au passage de la production de 25 000 à 75 000 voitures par an, avant d’atteindre quelque 800 millions d’euros dans l’étape de la fabrication d’une moyenne annuelle de 150 000 véhicules », a-t-il dit. Interrogé sur la contribution des PME algériennes au développement de ce projet pour augmenter le taux d’intégration nationale, l’objectif fixé, a-t-il répondu, est d’atteindre un taux d’intégration nationale de 42% à l’horizon 2019. Il sera de 17% au démarrage, et de 25% en 2015, a-t-il prévu pour le court terme. Le programme de la chaîne de fabrication des voitures prévoit d’intégrer, avant la fin de l’année 2014, les sièges qui seront produits en Algérie, permettant ainsi d’augmenter de 7% ce taux d’intégration, a-t-il ajouté.

Publié dans Der

Huit jours après avoir chassé du pouvoir Blaise Compaoré, opposition, société civile et chefs religieux et traditionnels burkinabè examinaient, hier, un plan pour la mise en place rapide d’un régime intérimaire civil, actuellement aux mains de l’armée. Ils se penchaient sur un « avant-projet de charte de la transition », élaboré jeudi et vendredi par une commission ad-hoc avant de se retrouver une nouvelle fois pour apporter leurs observations, l’amender éventuellement et le valider. Selon des journalistes de l’AFP sur place, aucun militaire n’était présent lors de la remise du document. « Nous n’avons envoyé personne, mais nous suivons les travaux de près », a simplement commenté une source au sein des autorités militaires. Au même moment, le président déchu du Burkina Faso Blaise Compaoré, a accusé l’opposition d’avoir comploté avec l’armée pour prendre « le pouvoir par la force », dans des déclarations à Jeune Afrique publié hier. Depuis la Côte d’Ivoire où il s’est réfugié, il assure que son projet de révision constitutionnelle destiné à lui permettre de se représenter en 2016 n’est pas à l’origine de sa chute. » Parlement ou référendum, cela n’aurait rien changé, car ils (opposition) n’auraient guère dévié de leur plan initial, la prise du pouvoir par la force », accuse-t-il alors qu’il a été contraint de quitter le pouvoir sous la pression de la rue et de l’armée après avoir annoncé son projet de révision constitutionnelle. Il prétend aussi ne pas avoir eu le choix estimant qu’annoncer sa retraite en 2015 l’aurait fragilisé. L’ancien président qui était arrivé au pouvoir en 1987 après un putsch sanglant et l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara promet qu’il a senti venir le coup : « Nous savions depuis longtemps qu’une partie de l’opposition était en relation avec l’armée. L’objectif : préparer un coup d’État. » « Je ne suis ni un ange ni un démon. Ils voulaient que je parte, je suis parti. L’Histoire nous dira s’ils ont eu raison », a-t-il précisé à Jeune Afrique. Il admet néanmoins : « Je suis conscient du fait qu’après trente ans de vie politique harassante, j’ai fatigué... », sans préciser s’il estime avoir fatigué les Burkinabé ou s’il parle de lui-même. Quoi qu’il en soit, l’ensemble des acteurs de la crise doit se retrouver demain à Ouagadougou avec les médiateurs - ONU, Union africaine, Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest - pour mettre en commun leurs travaux et essayer de dégager un consensus. L’armée s’est engagée à rendre rapidement le pouvoir à une autorité dirigée par un civil. Mais elle ne s’estime pas tenue par le délai de deux semaines que veut lui imposer l’Union africaine sous peine de sanctions. Les acteurs de la transition, armée comprise, ont convenu mercredi dernier que la transition serait dirigée par un civil, durerait un an maximum jusqu’à des élections présidentielle et législatives organisées d’ici novembre 2015.

Publié dans Monde

Le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, a révélé le nombre de livres interdits d’exposition à la 19e édition du Salon du livre d’Alger (Sila), qui a pris fin hier. Au total, selon lui, 77 livres religieux ont été interdits, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse animée au pavillon principal de la Safex.

L’argument avancé pour justifier cette décision : « Ces ouvrages contiennent des messages d’intolérance, de haine et incitent à la violence. » « La commission sectorielle chargée de valider les livres destinés à l’exposition a refusé l’accès à 77 titres proposés par des maisons d’édition présentes au Salon », a-t-il indiqué, tout en refusant de dévoiler la nationalité des auteurs de ces livres censurés. Sur les raisons de cette décision de censure, le ministre prend la défense de la commission sectorielle. « Il faut clarifier les choses : il ne s’agit pas de censure pour des raisons politiques, mais de mesures préventives visant à protéger notre culture religieuse des courants nuisibles au pays et à sa stabilité », a-t-il expliqué, avant de tenter de minimiser l’importance de ce nombre. « Lors de la dernière édition du Sila, le nombre de titres interdits était de 143. » En expliquant cette baisse, le conférencier dira que les éditeurs ont pris conscience de nos goûts et nos idées. « Ils savent maintenant quels sont les titres qu’il ne faut pas exposer en Algérie », a-t-il indiqué, avant d’appeler les Algériens à suivre l’Islam de Tlemcen, de Béjaïa et de Touat. A une question sur la nature de ces livres interdits, l’orateur hésite, avant de faire quelques allusions. « Nous n’acceptons pas les livres qui véhiculent des visions erronées de l’Islam et ceux qui font l’apologie de personnes bien précises », allusion faite au chiisme que des mouvements radicaux en Iran et en Irak tentent d’exporter vers l’ensemble des pays musulmans. Les ouvrages faisant l’apologie du djihadisme et de la violence n’ont pas été en reste de la censure. « Nous n’allons pas autoriser la propagation des idées qui conduiront à la violence et à l’effusion de sang », a-t-il précisé. « 4 000 titres ont été interdits d’exposition au Sila depuis son lancement », a-t-il révélé. En revanche, il a refusé de soutenir l’idée de créer un Salon dédié uniquement au livre religieux. « Le Salon du livre est une occasion et un espace important qui permettent à toutes les couches de la société, aux courants politiques et autres de se rencontrer dans le même endroit pour discuter et débattre des différents sujets et thèmes. Créer ce Salon spécifique provoquera des ruptures », a-t-il déclaré. Il ajoute : « Au Sila, les jeunes musiciens se rencontrent avec les hommes de religion, cela permet de créer des passerelles entre les Algériens de différents horizons. » Interrogé sur le phénomène des erreurs que contiennent certaines éditions du Coran, Mohamed Aïssa dira que son ministère est doté d’une commission spécialisée dans la lecture des livres religieux. Elle est chargée de faire la lecture et de retirer tout livre qui contient des erreurs. « Les erreurs dans les livres du Coran dont vous parlez ne sont pas courantes, mais nous ferons tout pour arriver à zéro erreur dans le futur », a-t-il rassuré. Enfin, il a rappelé que grâce aux efforts de son département, le Coran est disponible maintenant en tamazight et en français. « Nous avons édité le Coran dans les trois transcriptions de tamazight, à savoir le latin, l’arabe et le tifinagh. »

Publié dans Actualite archives

Reporters : Vous êtes présents dans le marché du véhicule chinois en Algérie depuis un certain nombre d’années. Dans quelles circonstances y êtes vous arrivés ? Hamid Mahmoudi : Nous avons fait en tant qu’agent agréé de la représentation pour plusieurs marques de véhicules chinois pendant une dizaine d’années. Nous y avons acquis une bonne connaissance du marché et de ses besoins, en ce qui concerne le véhicule industrialisé en Chine notamment. A cette période, aussi, nous avons découvert que l’une des plus grandes marques en Chine, Faw Motors, n’était plus présente en Algérie depuis la disparition, en 2006, de l’opérateur qui la représentait. C’est alors que nous avons décidé de prendre contact avec le constructeur par le biais d’un opérateur chinois travaillant en Algérie et de lui proposer un plan de relance de l’activité. Ce plan a été accepté et c’est ainsi que nous sommes devenus Alfaw Motors Algérie.

En quelle année avez-vous réellement débuté votre activité de concessionnaire ? Alfaw Motors Algérie est en activité réelle depuis la fin 2011. C’est en décembre de cette année-là que nous avons commencé nos premières opérations d’importation. Dès janvier 2012, nous avons commencé la commercialisation. Durant cette année, nous avons achevé de jeter les bases de notre réseau de distribution à travers le pays. Aujourd’hui, nous sommes présents dans 34 wilayas et nous comptons nous étendre vers d’autres régions, une partie de l’Ouest algérien où nous considérons que nous devons renforcer notre présence et le Sud en particulier, cette région connaissant, selon nous, un début d’activité intéressant à suivre.

Combien de modèles commercialisez-vous dans le pays ? Nous commercialisons quinze modèles différents, tous relevant de l’utilitaire et du véhicule de service, qu’il soit du « simple cabine et plateau » ou du « transport en commun », dont le grand exemple, chez nous, est le « sept places » très apprécié par les transporteurs. Nos opérations de commercialisation sont accompagnées d’un service après-vente de très bon niveau et de différentes déclinaisons : le conseil, la pièce de rechange, l’accompagnement technique, etc.  Alfaw Motors Algérie a, depuis le début, choisi de faire de gros efforts pour que le service après-vente soit de qualité. L’entreprise insiste dessus parce que le véhicule chinois d’une manière générale a souffert de la mauvaise réputation de n’avoir pas un bon service après-vente, or, ce n’est pas vrai. En tout cas, pour ce qui nous concerne, nous avons dès le départ accordé de l’importance à ce volet, au point où nous sommes parvenus à un moment où nous importions davantage de pièces de rechange que de véhicules. C’était téméraire, mais cela nous a permis de conforter notre réseau et de sécuriser le client. Aujourd’hui, Alfaw Motors Algérie exige de ses agents et représentants à travers le pays d’avoir un service après-vente de qualité.

Le marché de l’automobile en Algérie est relativement en baisse par rapport aux années précédentes. Quelle évolution y avez-vous ? Certains parlent de déclin, pour notre part, nous considérons qu’il est en phase de stabilisation. 2012 reste pour tout le monde une année d’exception, mais l’exception n’est pas faite pour durer, d’autant qu’à l’époque, l’embellie du marché algérien contrastait avec la mise en berne des marchés internationaux marqués par une crise dont les effets se font ressentir jusqu’à aujourd’hui. Pour ce qui concerne le marché du véhicule chinois stricto sensu, il reste très concurrentiel, rude même. Vingt marques chinoises se le disputent et une quinzaine d’entre elles interviennent dans le segment de l’utilitaire avec des forces de vente importantes en direction d’une clientèle de plus en plus exigeante. Nous restons avec des niveaux de vente stables dans toutes les régions du pays.

Quelles sont les régions où vous vendez le plus ? Et est-ce de l’utilitaire uniquement ? Cela reste équilibré en termes de répartition géographique. Certaines wilayas sont toutefois beaucoup plus demandeuses de nos modèles en raison de l’intensité de l’activité économique et commerciale qui les caractérise. Je pense à Oran, Alger et Tizi-Ouzou. Dans cette dernière wilaya, le modèle des 7 places pour les transports en commun, pour lequel nous sommes leaders dans cette wilaya, se vend très bien. Il va de soi que notre spécialité reste le véhicule utilitaire et nous ne commercialisons pas le véhicule touristique. Il s’agit là d’un choix, car nous considérons qu’un concessionnaire dans certaines conditions ne peut pas tout faire et qu’il doit surtout se concentrer sur le cœur du métier qu’il maîtrise le mieux pour apporter le meilleur service au client. J’ajouterai, pour ma part, que l’utilitaire, notamment celui que nous vendons, se rapproche de plus en plus du touristique.

Que voulez-vous dire par là ? Que c’est fini le petit véhicule utilitaire chinois d’il y a dix ou quinze ans. Les modèles « nus » sur quatre roues et avec plateau uniquement font partie du passé. Plus nous avançons dans nos activités, plus nous nous rendons compte que les modèles mini deviennent plus proches du véhicule touristique. Le temps des « capsules » comme on les appelait chez nous, ces petites camionnettes sur quatre roues et dépourvues de tout accessoire, est bel et bien fini. L’utilitaire atteint aujourd’hui des niveaux supérieurs de confort et de sécurité. Il est équipé d’airbag, d’ABS, de climatisation, etc. A partir de l’année prochaine, il n’y aura d’ailleurs plus de véhicules qui ne seront pas munis des équipements de confort et de sécurité. Même la motorisation a changé : la plupart des minis ont des moteurs à un litre. Nous, sommes passés au moteur à 1,5 litre avec un gabarit plus grand et toutes les options que l’ont voit dans les véhicules fabriqués en Occident.

Vous voulez dire que le véhicule chinois se modernise et qu’il n’a plus rien à envier au véhicule fabriqué en Europe, au Brésil ou aux Etats-Unis ? Il n’y a qu’à observer l’industrie automobile chinoise. Elle représente l’une des plus importantes au monde aujourd’hui en raison de la taille gigantesque de son marché. Elle multiplie les partenariats avec les grands constructeurs mondiaux. Alfaw Motors Algérie que nous représentons est engagé dans des joint-ventures avec Toyota, Volkswagen, avec des améliorations nettes dans le design et la sécurité. Ce sont ces modèles que nous avons commencé à commercialiser dans notre pays. Ils disposent de la climatisation, des dégivrants, de la direction assistée, et nous imposent de nouvelles stratégies de vente que nous sommes en train de suivre depuis le 2e semestre 2014, date d’arrivée de ces nouveaux véhicules utilitaires.

Pourquoi parlez-vous de nouvelles stratégies de vente ? Parce que jusqu’au premier semestre 2014, notre particularité était de mettre sur le marché des véhicules de moins d’un million de dinars avec, pour cible, les jeunes créateurs d’entreprise, les agriculteurs, les petits transporteurs et le chef de famille « lambda ». Avec l’arrivée progressive de véhicules disposant d’équipements nouveaux, ce ne sera plus possible de vendre à moins d’un million de dinars. La qualité, comme on dit, se paye. Cela va être difficile de convaincre un client habitué au « low cost », mais il s’agit, pour nous, de le convaincre que c’est dans son intérêt de disposer d’un véhicule aux normes internationales et que les options ne sont pas superflues quand il s’agit de sécurité.

Vous soulevez là la possibilité d’un impact important sur les prix de vos véhicules. A quel taux peut-on l’évaluer et pensez-vous que le client suivra ? Nous pensons que c’est du 15 à 20 %. Mais ce ne sont là que des prévisions que nous devons vérifier. L’année 2015 sera, de ce point de vue, décisive et nous donnera des indications sérieuses sur cette évolution annoncée. Est-ce que le client suivra ? Nous pensons qu’il y a un cap à franchir et qu’il le fera avec nous, en raison du rapport qualité/prix garanti par nos modèles, en raison du service que nous lui offrons. Le véhicule Alfaw restera compétitif en dépit des options et de la technologie qu’il offre, c’est le secret aujourd’hui du produit industrialisé en Chine.

Vous avez une perception plutôt sereine du marché. Qu’en est-il de l’activité de la concession automobile en tant que telle ? Nous avons surtout une perception pragmatique du marché avec un service destiné avant tout à la satisfaction du client. Il n’est pas question pour nous, par exemple, de ne pas respecter les délais de livraison après l’achat. Le service « SAV » assure le conseil et la pièce de rechange et c’est tant mieux ainsi dans un contexte, je l’ai dit, de forte concurrence. Pour la concession, beaucoup de choses ont évolué dans le sens positif, notamment en ce qui concerne l’organisation de la profession. Il reste que certaines entraves subsistent comme celles liées à la question du foncier pour allier activité commerciale, logistique et technique. L’idéal est d’aller vers des sites comme celui d’Oran Es Sénia où pratiquement tous les opérateurs y sont rassemblés dans un périmètre permettant la vente et le service après-vente dans de bonnes conditions. Nous estimons que la profession a besoin d’un Centre national d’homologation du véhicule avec toutes les installations nécessaires. Aujourd’hui, chaque wilaya homologue à sa façon et cela fait un peu désordre. Les documents de circulation provisoire des véhicules, les fameuses cartes jaunes, restent encore difficiles à avoir et il nous semble que cela devrait changer dans le sens d’une meilleure régulation du marché.

Pour terminer, quelle prévision avez-vous du prochain exercice 2015 ? Nous pensons que nous resterons, pour ce qui concerne le marché en général, sur les mêmes tendances observées depuis 2013-2014 avec une stabilisation des ventes. Pour notre activité, 2015 sera assurément un tournant, puisque nous allons placer des véhicules plus modernes et plus chers, avec des investissements plus conséquents. Nous pensons que nous allons continuer avec de bons résultats.

Publié dans Grand angle

Les Rouge et Noir se sont bien repris avec deux succès de suite et ont l’ambition d’accrocher le trio de tête.    Les deux matchs avancés pour le compte de la 10e journée de la Ligue 1 ont connu des fortunes diverses. Ainsi, l’USM Alger a confirmé son retour en force et a donc retrouvé des couleurs grâce à son succès à domicile (2/0) face à la formation de Sidi Bel Abbès, alors que la JS Kabylie a calé à nouveau dans son match qui l’a opposé à l’ES Sétif, sur un score de (1/1). Au stade Omar-Hamadi (ex-Bologhine), les Rouge et Noir de l’USMA n’ont pas trouvé de peine pour l’emporter face aux gars de la Mekerra qui n’ont pas pu leur résister. C’est le latéral gauche, Bedbouda qui a inscrit les deux buts de son team respectivement à la 13’ et la 71’. Les Usmistes étaient plus déterminés que leurs adversaires qui, pourtant, voyageaient bien et ont réussi de bons résultats en accrochant notamment l’ancien leader, le CSC. La formation de Soustara, quant à elle, se relance ainsi dans la course pour accrocher une place sur le podium surtout que l’écart n’est pas vraiment important avec le trio de tête. Dans l’autre match de la journée, la JS Kabylie a été tenue en échec par le champion d’Afrique en titre, l’Entente de Sétif. Les Canaris étaient les premiers à ouvrir la marque par Youssef-Khodja à la 26’. On pensait donc que les Kabyles étaient bien partis pour remporter les trois points et donc confirmer le résultat obtenu face au Mouloudia d’Alger et ce succès réalisé au stade de Bologhine, mais c’était compter sans le sursaut d’orgueil des Sétifiens qui ont égalisé à la 79’, soit à dix minutes de la fin par Dagoulo. Les Canaris ne sont pas sortis donc complètement de la crise et continuent à enregistrer des résultats négatifs à domicile ce qui inquiète ses fans qui pensaient que le succès enregistré face au Doyen allait être un point de départ pour un retour en force pour jouer les premiers rôles en championnat.

Publié dans Sports

Le mur de Berlin symbolise en 1961 la coupure de l’Europe en deux. Cette ligne fortifiée, édifiée par la RDA et rapidement baptisée « Mur de la honte », a pour vocation d’isoler Berlin-Est de Berlin-Ouest et d’enrayer l’exode de ses citoyens. La chute de ce mur, en novembre 1989, symbolisa la disparition de la frontière entre les deux Allemagne, prélude à la réunification de 1990. Il existe deux raisons principales à la construction du mur de Berlin. Le mois d’août 1961 fut marqué par une grave crise entraînant une dégradation des relations entre l’Est et l’Ouest. Pour la première fois, des policiers et des soldats armés se retrouvent face à face à Berlin. Pourtant, depuis la mort de Staline, les tensions sont moins importantes. John F. Kennedy et Nikita Khrouchtchev ont réussi à trouver un terrain d’entente. Cet équilibre reste cependant fragile. En 1958, les Soviétiques proposent de faire de Berlin une ville libre, sous contrôle de l’ONU, mais les Occidentaux refusent. L’URSS veut signer un traité avec la RDA afin d’avoir les pleins pouvoirs sur Berlin-Est. En 1961, ce projet est réactivé et Khrouchtchev n’hésite pas à menacer les Occidentaux en cas de réaction de leur part. Avec le recul, nous pouvons dire que nous avons frôlé une nouvelle guerre mondiale. En effet, J. Kennedy entame alors une véritable partie de poker avec Khrouchtchev. Si l’URSS déploie ses troupes à la frontière, une simple étincelle peut faire sauter la poudrière. N’oublions pas que les deux puissances disposent de bombes atomiques. Heureusement, la raison finit par l’emporter et le Mur de Berlin est la solution choisie, puisque aucune entente ne semble possible entre les deux blocs. Mais les raisons de la construction de ce Mur sont surtout internes à l’Allemagne de l’Est. L’exode massif vers l’Ouest pose en effet un grave problème à la RDA. Environ 53 000 Berlinois passent chaque jour la frontière, mais une bonne partie ne revient jamais. De plus, un flux quotidien de réfugiés de l’Est a atteint son paroxysme en août. Les techniciens, les ingénieurs, les médecins et les ouvriers qualifiés choisissent en masse l’Occident, ce qui pose un réel problème pour l’économie de la RDA. Il est très simple de passer en Allemagne de l’Ouest. Il suffit en fait de prendre le métro et de descendre en secteur occidental.

CONSTRUCTION DU MUR DE BERLIN Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les soldats de l’Allemagne de l’Est commencent à isoler Berlin-Est par des barrages. Les Berlinois ne peuvent plus librement circuler d’une zone à l’autre et doivent avoir une autorisation. Malgré un rassemblement d’environ 500 000 personnes à Berlin-Ouest pour protester contre ces barrages, le 15 août, le béton commence à remplacer les fils de fer barbelé. L’édification du mur s’est faite très rapidement, prenant au dépourvu les Berlinois. Ce mur va rester en place pendant 28 ans, séparant des familles et provoquant de nombreuses victimes. Long de 164 kilomètres, le Mur a été achevé en mai 1962. Des Allemands de l’Est tenteront durant toutes ces années de passer à l’Ouest. En 1962, le gouvernement de Bonn publie dans son rapport que 12 316 personnes ont réussi à passer de la RDA en RFA. Certains, malheureusement, sont abattus par les Vopos (police allemande), comme Peter Fechter, Günter Litfin ou Klaus-Peter Braun. En septembre 1962, 29 personnes arrivent à passer après avoir creusé un tunnel sous le Mur. Quelques répits sont quand même accordés aux familles. En décembre 1963, le Mur est ouvert jusqu’au 5 janvier pour que les Berlinois d’Est et d’Ouest puissent passer les fêtes ensemble. En novembre 1964, le Mur est ouvert pour laisser le libre passage aux personnes âgées de plus de 65 ans. Les civils ne sont pas les seuls à vouloir rejoindre le secteur occidental. Le 5 février 1968, le 500e soldat de l’armée populaire de la RDA passe à l’Ouest. Après 10 ans d’interruption, les lignes téléphoniques sont enfin rétablies le 31 janvier 1971 entre Berlin-Est et Berlin-Ouest.

LA CHUTE DU MUR DE BERLIN Le 9 novembre 1989, les autorités est-allemandes annoncent discrètement que les Berlinois, candidats à l’émigration, peuvent passer par les postes frontaliers. La police a reçu l’ordre de délivrer des visas pour les départs définitifs. Cette annonce est si surprenante que personne ne veut y croire. Ce n’est qu’au moment où un jeune couple, en fin de soirée, passe la frontière en présentant simplement une carte d’identité, que la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Subitement, une véritable marée humaine se masse aux postes frontaliers. On a assisté alors à un spectacle surréaliste, retransmis à la télévision. « J’avais alors 25 ans et ces images sont restées gravées à jamais. » Des milliers de personnes, à pied, en voiture se pressaient à la frontière ; certains n’avaient aucun bagage et semblaient totalement déroutés, avançant comme des automates. Des gens s’embrassaient, pleuraient, se jetaient dans les bras de leurs parents qu’ils n’avaient pas vus depuis bien longtemps. D’autres passaient la frontière avec des véhicules surchargés, emmenant tout ce qu’ils possédaient, y compris des objets hétéroclites et sans valeur, comme s’ils craignaient que ce rêve ne soit pas réel et s’achève subitement. Toutes les grandes puissances ont réagi favorablement à cette nouvelle, y compris l’URSS ; seul Pékin n’a fait aucun commentaire. La chute du Mur de Berlin marque la réunification de l’Allemagne et un tournant décisif dans les relations entre l’Est et l’Ouest. On peut dire d’ailleurs que cet événement marque la fin de l’Europe de l’Est. En juin 1989, en Pologne, des élections donnent la victoire à l’opposition anticommuniste. 1989 a vraiment été une année très particulière qui a, sans aucun doute, bouleversé profondément l’équilibre international.

MYTHES ET LÉGENDES URBAINES Lorsque le Mur de Berlin est tombé, le 9 novembre 1989, de nombreuses personnalités se sont engouffrées dans la brèche, assurant avoir joué un rôle déterminant dans sa chute, ou encore avoir soutenu de longue date la réunification de l’Allemagne. Retour sur quelques-unes de ces déformations de l’histoire. « Monsieur Gorbatchev, ouvrez cette porte, M. Gorbatchev, faites tomber ce mur ! » Si l’on en croit John Heubusch, directeur exécutif de la fondation présidentielle Ronald-Reagan, ces propos prononcés par le président américain de l’époque devant le Mur de Berlin, le 12 juin 1987, ont provoqué sa chute. Si le mythe est tenace, il n’en demeure pas moins faux, explique The Atlantic, qui rappelle qu’à l’époque, ce discours a eu très peu d’écho. Bien moins notamment que le discours de 1963 de John F. Kennedy. Dans un article intitulé « Qui a fait tomber le Mur de Berlin ?», Foreign Policy ajoute que le discours de M. Reagan a eu peu d’impact auprès des dissidents de l’autre côté du Mur.

HEROES DE DAVID BOWIE N’ÉTAIT PAS L’HYMNE DES MANIFESTANTS Près de dix ans après avoir quitté Berlin, où il avait passé quelques années, David Bowie est retourné dans la capitale allemande pour participer à la série de concerts « Concerts for Berlin», le 6 juin 1987 près du mur. Les habitants de Berlin-Ouest s’étaient massés de l’autre côté du Mur afin d’entendre le concert et des violences ont éclaté. Selon le journaliste allemand Tobias Ruther, ce concert de David Bowie a été le point de départ des manifestations qui ont conduit à la chute du mur. « Ce mois de juin à Berlin-Est, quelques-uns des héros qui feront chuter le Mur de Berlin ont émergé. Ils ont la chanson de David Bowie sur les lèvres », écrit-il. Selon le Guardian, ça n’est pas uniquement la performance de Bowie, mais l’ensemble des « Concerts for Berlin » qui ont eu un impact sur les habitants de l’Est. David Bowie, Genesis, Paul Young et les autres sont donc à mettre sur le même plan. Si l’on devait choisir un seul titre qui incarne les manifestations et la chute du Mur, le quotidien britannique estime qu’il s’agirait plutôt d’une chanson de hip-hop, « depuis oubliée », du groupe ouest-berlinois John F. und die Gropiuslerchen. Le Guardian indique que des rapports de police signalent que plusieurs manifestants écoutaient leur morceau Berlin, Berlin, dein Herz kennt keine Mauern (Berlin, Berlin, ton cœur ne connaît aucun mur) à ce moment-là.

DAVID HASSELHOFF N’A PAS JOUE UN RÔLE DÉTERMINANT La star d’Alerte à Malibu estime que le rôle qu’il a joué dans la chute du Mur de Berlin n’a pas été reconnu à sa juste valeur. Moins connu en tant que chanteur qu’acteur, David Hasselhoff a pourtant été en tête des chars allemands à partir de l’été 1989 pour sa reprise en anglais du tube allemand des années 1970, Auf der Strasse nach Süden, ce qui donne en anglais Looking for Freedom ou A la recherche de la liberté. David Hasselhoff a même été invité à se produire sur les pans de murs tombés au mois de décembre. De cette soirée, il se rappelle : «C’était la première fois que l’Allemagne était unifiée et près d’un million de fans allemands de l’Est et de l’Ouest étaient réunis dans le froid à minuit pour m’écouter chanter. J’étais submergé par l’émotion. » Face au succès que rencontrait l’artiste à l’époque, un journal allemand avait même comparé la popularité de l’acteur-chanteur à celle des Beatles, rapporte la BBC. Mais, malgré son succès, aucune photo de l’Américain ne figure au musée du Mur, à Berlin, comme preuve du rôle qu’il aurait joué dans la réunification du peuple allemand, à son grand désespoir. « Je trouve ça un peu triste qu’aucune photo de moi ne soit accrochée au mur du musée Checkpoint Charlie », a-t-il confié à TV Spielfilm en 2004. Coupant court à la polémique, le fan club officiel de David Hasselhoff, sis à Munich, a déclaré à la BBC : « David Hasselhoff a-t-il aidé à mettre fin à la guerre froide ? Non, je crois que c’est juste une blague. »

MARGARET THATCHER ÉTAIT DÉFAVORABLE A LA RÉUNIFICATION S’il ne fait aucun doute que la Première ministre britannique Margaret Thatcher était fermement opposée au communisme, elle n’était pas pour autant en faveur de la réunification allemande, contrairement à ce qu’a déclaré la maire de Madrid lors de l’inauguration de la place Margaret-Thatcher, au mois de septembre. « La fin de la guerre froide, la chute du Mur de Berlin en révolte du communisme, la fin de l’Union soviétique ne pourraient s’expliquer sans Margaret Thatcher », a déclaré Ana Botella. Selon Der Spiegel, pour qui « il n’est un secret pour personne que Thatcher était une ferme opposante à la réunification », la Dame de fer «croyait pouvoir freiner la réunification jusqu’en février 1990 ». Inquiète au sujet des conséquences que pourraient avoir une Allemagne réunifiée sur le plan sécuritaire, elle avait organisé, en mars 1990, une discussion dont le thème était « A quel point les Allemands sont-ils dangereux ? ».

NICOLAS SARKOZY N’ÉTAIT PAS PRÉSENT LE 9 NOVEMBRE 1989 Contrairement à ce qu’il a indiqué sur Facebook en 2009, Nicolas Sarkozy n’était pas en compagnie d’Alain Juppé et François Fillon à Berlin le 9 novembre 1989. « Nous décidons de quitter Paris (…) pour participer à l’événement qui se profile. Arrivés à Berlin-Ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du Mur », a-t-il écrit le 8 novembre 2009 sur le réseau social. Or, selon Alain Auffray, alors correspondant de Libération à Berlin, « le matin du 9 novembre, personne à Paris – ni même à Berlin – ne pouvait soupçonner que le Mur allait tomber. (…) Parole de témoin : jamais ‘‘l’événement’’ ne s’est ‘‘profilé’’ ». C’est finalement l’ancien député RPR, Jean-Jacques de Peretti, présent aux côtés de Nicolas Sarkozy sur la photo diffusée sur Facebook, qui, après avoir confirmé son récit, a définitivement contredit la version présidentielle. Confronté à une dépêche de l’AFP du 17 novembre 1989, qui relate son voyage à Berlin la veille, il concède finalement que c’est bien le 16 novembre qu’il s’est rendu sur place. Etant donné qu’il n’est resté qu’un seul jour, la photo où apparaît Nicolas Sarkozy n’a donc pas pu être prise à un autre moment.

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Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), a répondu, hier, aux attaques du président du RCD, l’appelant à participer à l’écriture de la « feuille blanche » que propose son parti à la classe politique. « On demande à nos camarades de venir noircir (écrire, NDLR) ensemble cette feuille blanche », a déclaré, Mohamed Nebbou, qui intervenait lors d’une rencontre fédérale élargie aux élus, aux militants de 1963, aux jeunes et aux sympathisants du parti, organisée hier à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou.

La déclaration du premier secrétaire du parti de Hocine Aït Ahmed se veut une « missive » au président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Mohcine Belabbas avait, pour rappel, estimé qu’« au sain du RCD, on ne sait pas lire les feuilles blanches », qualifiant la démarche du FFS pour « la reconstruction du consensus national » de non-initiative. Ayant gardé son sang-froid depuis l’entame des rencontres avec les partis politiques, le FFS a fini, donc, par réagir aux critiques acerbes de ses adversaires. « Face à ces critiques, nous disons (à nos adversaires) que les portes du FFS sont toujours ouvertes », a ajouté M. Nebbou, rappelant que la démarche consensuelle qu’a initiée son parti ne lui permettait pas répondre à chaque fois aux attaques, bien qu’il s’y attendait depuis le début. Défendant la ligne du FFS, son premier secrétaire dira qu’« en aucun cas le parti ne cèdera aux principes fondateurs de 1963 ». Mais, a-t-il enchainé, « il n’y a pas d’issue à la crise que traverse l’Algérie en dehors du consensus. C’est pourquoi nous allons persévérer et nous avons de l’énergie pour aller de l’avant, afin d’atteindre cet objectif ». C’est la première fois que le FFS réagit aux critiques de l’opposition, notamment les partis regroupés au sein de l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO) et dont les plus virulentes venaient de son frère-ennemi le RCD qu’il n’a pas rencontré. Mohamed Nebbou a saisi l’occasion de la rencontre fédérale consacrée au débat sur l’initiative visant « la reconstruction du consensus national » pour faire le bilan des 21 rencontres déjà tenues avec différents partis, personnalités politiques et autres représentants de la société civile. « Des rencontres très positives », a-t-il estimé. Et pour cause, l’initiative du consensus, qui s’adresse aux Algériennes et Algériens avant la classe politique, selon lui, « n’a rencontré, jusqu’à présent, aucune opposition frontale ». « Le peuple algérien s’est familiarisé avec l’idée du consensus », a laissé entendre le même orateur. Actuellement, explique M. Nebbou, la démarche du FFS est dans la phase de « l’initiation » et c’est après une évaluation qui interviendra dans les prochains jours, un deuxième round de rencontres avec les partis, « qu’on établira la matrice du consensus national ». Pour la conférence que le pari compte organiser à la fin de l’année en cours, « le FFS ne sera qu’une partie prenante ». Pas question donc aux mauvaises interprétations et étiquettes qu’on aura collées au parti, comme l’a si bien exprimé Djamel Bahloul, secrétaire national chargé à l’animation politique. Dans son intervention ayant précédé celle de Nebbou, il dira que le FFS ne cherche pas à jouer le médiateur entre le pouvoir et l’opposition, mais « il a le rôle de facilitateur ». Plus, à ceux qui qualifient l’initiative du parti comme une bouée de sauvetage pour le pouvoir, M. Bahloul répondra que la conférence du consensus « est une bouée de sauvetage pour la l’Algérie ». Encore plus virulent que Nebbou, en réponse aux critiques de Mohcine Belabbas, le même intervenant estime que « celui qui veut lire une feuille blanche est, politiquement, débile et incohérent ». M. Bahloul a également souligné que son parti s’inscrit « contre la politique de l’affrontement qui génère l’anarchie, et privilégie plutôt les solutions pacifiques à travers le débat afin de préserver la cohésion, l’unité et la souveraineté nationale ».

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A Paris, depuis une vingtaine d’années, la préfecture de police a mis en place un bureau qui se consacre à l’un des maux liés aux grandes villes : les nuisances sonores. Bruits de soufflerie, de voisinage, tapages nocturnes, musique amplifiée… une vingtaine d’agents parcourent les rues de la capitale pour lutter contre ces nuisances qui empoisonnent la vie de certains Parisiens. Le Centre d’information et de documentation sur le bruit (CIDB) a publié dans un numéro spécial de son magazine Echo bruit l’état de l’environnement sonore en France entre 2011 et 2014. Soixante-douze pages, dont le contenu a été élaboré à partir d’entretiens avec des experts et du résultat des études et recherches les plus récentes. On y apprend notamment que le bruit est la première source de nuisance des Français, mais également qu’il n’existe pas d’étude sur le coût réel du bruit. Seuls les transports et la surdité professionnelle sont pris en compte. Dans l’introduction de la revue, le président du CIDB rappelle : « L’état de l’environnement sonore est un marqueur de la qualité de notre vie. Il convient de le suivre avec attention, de saisir les signaux que la société adresse aux pouvoirs publics, de mettre à jour les principales informations scientifiques sur ce sujet, de décrire les avancées de toutes natures que nous observons, les réalisations les plus inventives. » La revue présente les effets des nuisances sonores sur la santé (audition, sommeil, tension, fatigue), le coût social du bruit et les nouvelles réglementations. Ne tombant pas dans la dramatisation du phénomène, le CIDB donne une part belle aux initiatives et expériences les plus intéressantes menées par les villes, les associations et les industriels pour réduire la pollution sonore. Un dossier spécial est d’ailleurs consacré aux zones calmes, « espaces de ressourcement que chaque commune est invitée à définir en collaboration avec les habitants, conformément à la directive européenne sur le bruit ambiant », ainsi que les définit le CIDB. Au Sénégal, le coordonnateur d’Urgence environnement, M. Alioune Diop, a indiqué à Saint-Louis que la récurrence des appels sur le numéro d’urgence mis en place par le ministère de l’Environnement tourne autour des nuisances sonores. Au Rawanda, au moins neuf dignitaires religieux ont été arrêtés la semaine dernière pour avoir enfreint la législation contre les nuisances sonores dans différents quartiers de la capitale rwandaise Kigali et sa banlieue. (Source : Agences)

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