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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 15 mars 2014
Entretien réalisé par Yasmine SBAIA Reporters : Par quels types de structures les femmes tunisiennes militent-elles aujourd’hui pour leurs droits ? Sonya Ben Yahmed : Depuis le 14 janvier, beaucoup d’associations de défense des droits des femmes et de l’égalité ont vu et ont attiré un certain nombre de militant(e)s. Parmi ces associations, certaines sont rattachées à des partis politiques. Les associations féministes qui existaient et militaient bien avant le 14 janvier n’étaient pas très nombreuses et se résumaient en l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) et l’Association tunisienne pour la recherche sur le développement (AFTURD). L’ATFD, étant une association qui dérangeait et qui subissait tous types de pressions à l’époque de Ben Ali, s’est vue très appréhendée depuis le 14 janvier et la relative ouverture qui l’a suivie. Beaucoup de femmes ont voulu nous rejoindre et militer à nos côtés. Nos activités publiques accueillent en général un grand nombre de présents et surtout de présentes et les demandes d’adhésion qu’on nous adresse sont quotidiennes. Pour répondre à la demande et voulant lutter contre la centralisation, nous avons aussi créé des sections dans quatre régions, autres que Tunis, et nous comptons en créer encore d’autres. Quelle est la place réelle des femmes tunisiennes dans les nouvelles structures décisionnaires ? La présence des femmes dans les structures décisionnaires est toujours très réduite. Sur les 21 ministres du gouvernement actuel, il n’y a que deux femmes et sur tous les membres du gouvernement il n’y en a que trois. Aucune gouverneure dans tout le pays et ceci touche aussi la majorité des hauts postes : PDG de différentes sociétés, directeurs généraux, chefs de partis politiques… Qu’en est-il des types d’actions menées par des femmes dans le cadre du processus de reconstruction politique, économique, social ? Parmi ces actions, lesquelles ont abouti à des résultats concrets, et quel a, notamment, été leur rôle dans l’élaboration de la Constitution ? Les femmes sont présentes un peu dans toutes les instances visant à la reconstruction politique du pays. Je dis un peu parce que leur nombre reste tout de même généralement assez réduit par rapport à celui des hommes, mais leur présence est aussi qualitativement très honorifique. Celles à la tête du syndicat des magistrats, l’association des magistrats, le syndicat des journalistes ou encore la présidente de l’ATFD ont longtemps fait couler l’encre sur elles, leurs positions et compétences. L’une de nos présidentes sortantes a aussi fondé une association, Beity, qui porte secours aux femmes sans foyer, ce qui constitue une première en Tunisie. Pour s’étaler un peu sur notre combat à nous, militantes des femmes démocrates, nos membres ont intégré différentes structures pour défendre nos principes, chacune dans le domaine qu’elle maîtrise le plus. A titre d’exemple, nos activités publiques dénonçant le viol qu’a subi une jeune fille tunisienne de la part de trois policiers et qui s’est retrouvée elle-même accusée du jour au lendemain ont fait que cette affaire ne soit pas passée inaperçue et que la jeune fille ait été jugée non coupable. Les policiers accusés, quant à eux, n’ont pas encore été jugés, mais nous continuons à suivre l’affaire de très près, de nous mobiliser lors de chaque séance et d’encourager la jeune fille matériellement, puisque l’une de ses avocates est une militante et membre du bureau de l’ATFD. Nous avons aussi fait beaucoup de pressions pour changer beaucoup de projets de lois qui menaçaient les femmes (leur statut de complément, menaces des femmes célibataires…) et c’est en bonne partie grâce à nos campagnes et à nos expertes que la Constitution tunisienne comporte aujourd’hui moins de discriminations que la précédente, ce qui constitue un vrai exploit lorsqu’on sait dans quelles circonstances politiques s’est retrouvée la Tunisie après le 14 janvier. Quels sont les obstacles qui se sont posés ou qui se posent encore à la participation des femmes tunisiennes dans le processus de reconstruction postrévolutionnaire ? Malgré son évolution et son avancée sur beaucoup d’autres pays, la société tunisienne est une société qui repose toujours sur le patriarcat et où l’égalité entre les sexes est loin d’être un énoncé et une pratique au quotidien. Les femmes, qui sont exclues de beaucoup de domaines, sont toujours considérées comme moins compétentes… Elles sont surtout exclues de tout ce qui est leadership. Les chefs de partis politiques, dirigeants d’instances post révolutionnaires, les têtes de liste des élections précédentes, les dirigeants d’une façon générale continuent d’être majoritairement des hommes. On repose parfois sur un argument religieux énonçant que la femme ne peut pas diriger des hommes, mais généralement on ne se sent même pas obligé d’avancer des arguments. Certaines lois restent aussi discriminatoires même si on est arrivé à abolir certaines autres comme celle qui énonçait que le président de la République tunisienne ne pouvait qu’être un homme. L’inégalité des chances reste alors le résultat direct du patriarcat et qui fait que les femmes tunisiennes participent moins que les hommes dans le processus de reconstruction postrévolutionnaire même s’il y en a parmi elles qui se battent tous les jours pour, justement, abolir cette inégalité. Finalement, en quoi les femmes peuvent-elles jouer un rôle particulier dans le processus de reconstruction post-conflit ? Quelle est leur « plus-value » ? Les femmes constituent la moitié de la société et leur apport est égal à celui des hommes si on leur accorde les mêmes chances. En Tunisie, nous avons participé ensemble à tous les évènements qu’a connus le pays et parmi les slogans que nous avions brandis ensemble figurait la « dignité ». Le sexisme et la discrimination sont contre ce slogan pour lequel nous avons risqué nos vies. Les femmes tunisiennes prouvent tous les jours leurs compétences dans tous les domaines. Lorsqu’on leur donne la possibilité, elles réussissent. Elles sont les hautes instances post 14 janvier, les associations, les syndicats… et beaucoup d’entre elles se battent, depuis leur poste, pour donner une autre image de la femme qu’on n’a pas forcément, celle de la femme forte, modèle de réussite, de responsabilité et de dévouement. Une femme qui peut participer pleinement à la reconstruction d’un pays qui en a besoin.
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L’Algérie a progressé d’une place et occupe la 25e position au classement mensuel du mois de mars de la Fédération internationale de football (Fifa), publié ce jeudi par l’instance internationale, et dont le trio de tête reste inchangé avec l’Espagne, l’Allemagne et l’Argentine. La victoire des Verts contre la Slovénie (2-0) en match amical disputé le 5 mars dernier à Blida explique cette place gagnée par les hommes de Vahid Halilhodzic. Le prochain match de la sélection algérienne aura lieu le 31 mai contre la Roumanie à Genève, dans le cadre de sa préparation pour la Coupe du monde 2014. Avec un total de 819 points, l’Algérie conserve sa seconde place sur le plan africain devant l’Egypte qui progresse de 12 places à la faveur de sa victoire en match amical contre la Bosnie-Herzégovine (21e, moins 4). La Côte d’Ivoire reste aux commandes des sélections africaines, mais perd une place par rapport au mois de février (24e, -1). La Belgique, premier adversaire de l’Algérie en Coupe du monde 2014, retrouve le Top 10 mondial en dépit du nul concédé sur sa pelouse face à la Côte d’Ivoire (2-2) en match amical. Les deux autres adversaires des Verts au Mondial brésilien ont également progressé grâce à leurs succès en matches amicaux. La Russie a fait un bond de 3 places (19e) et la Corée du Sud a gagné une place et occupe la 60e position après son succès contre la Grèce (2-0) à Athènes. L’édition de mars du classement mondial de la Fifa comporte moins de changements que celle du mois dernier. Les cinq équipes de tête restent inchangées, l’Espagne devance toujours l’Allemagne, l’Argentine, le Portugal et la Colombie. Sur les 67 rencontres disputées ces dernières semaines, 57 étaient des matches amicaux. Les dix autres matches ont été joués dans le cadre des qualifications pour la Coupe d’Asie 2015, qui aura lieu en Australie. Ce nombre porte à 122 le total de matches internationaux disputés cette année. Le prochain classement mondial sera publié le 10 avril 2014. Les matches des Verts à guichets fermés au Brésil Par ailleurs, les matches de l’Algérie au premier tour de la Coupe du monde 2014 connaissent un engouement populaire et devraient se dérouler à guichets fermés, selon le tableau de disponibilité des places pour chaque match mis à jour en temps réel par la Fédération internationale de football (Fifa). Pour le premier match des Verts contre la Belgique qui aura lieu le 17 juin à Belo Horizonte, il reste encore quelques places pour la catégorie 2, tandis que toutes les places des catégories 1, 3 et 4 sont vendues. Pour les roulants, il reste encore une « faible disponibilité », selon la Fifa. D’autre part, des places de première catégorie sont encore disponibles pour le second match de l’Algérie contre la Corée du Sud qui se déroulera le 22 juin à Porto Alegre. Il reste aussi quelques places pour les personnes handicapées. Pour le troisième et dernier match des hommes de Vahid Halilhodzic lors de la phase de groupes contre la Russie du 26 juin prochain à Curitiba, la Fifa a fait savoir que tous les billets des quatre catégories ont été vendus, mais il reste une « faible disponibilité » de tickets pour les personnes handicapées. La Fifa a fait savoir d’autre part que les matches des Belges contre la Russie (22 juin à Rio de Janeiro) et la Corée du Sud (26 juin à Sao Paulo) se joueront à guichets fermés. Il reste encore quelques places pour le duel contre les Algériens le 17 juin à Belo Horizonte.n
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Si les Rouge et Noir partent avec les faveurs des pronostics, les Sétifiens, eux, seront à l’épreuve avec ce choc face à la JSK qui n’entend pas se laisser faire et jouera à fond ses chances pour décrocher une place qualification pour une compétition continentale. Le leader du championnat de Ligue 1, l’USM Alger, sera à l’épreuve face au MCE Eulma qu’il devra battre pour garder son fauteuil de leader, alors que son poursuivant, l’ES Sétif, devra se méfier à domicile en accueillant la JS Kabylie, à l’occasion de la 23e journée. Les Usmistes, invaincus depuis la 8e journée, auront à cœur de rester sur cette dynamique et continuer leur petit bonhomme de chemin vers le titre de champion qui les fuit depuis 2005. Leur adversaire du jour, le MCE Eulma, qui avait remporté le match aller (1-0), effectuera le déplacement à Alger avec la ferme intention de créer la sensation, en misant sur son attaquant, Fares Hamiti, qui caracole en tête du classement des meilleurs buteurs avec 12 buts. Même si sur le papier, le club algérois partira largement favori, il n’en demeure pas moins que le facteur surprise n’est pas à écarter, d’autant plus que l’USMA a éprouvé certaines fois des difficultés à s’imposer dans son antre d’Omar-Hamadi. A cinq longueurs derrière l’USMA, le dauphin, l’ESS, n’aura pas droit à l’erreur à Sétif face à la JS Kabylie, s’il ne veut pas achever ses derniers espoirs de conserver son titre, remporté deux fois de rang. Les Sétifiens, qui jouent sur les deux fronts (championnat et Ligue des champions), devront rester vigilants devant des Kabyles ambitieux qui visent la seconde place. Le MC Alger effectuera un voyage périlleux à Blida pour croiser le fer avec le RC Arba, véritable révélation de la saison qui reste sur une victoire extra-muros à Bordj Bou Arréridj face au CABBA (3-1). Les joueurs de Fouad Bouali, battus deux fois lors de cette phase retour, devront puiser dans leurs ressources pour accrocher cette formation de Larba, intraitable au stade Brakni. Le CS Constantine, battu chez lui par l’USMA (2-1), sera en appel à Aïn M’lila pour donner la réplique au CRB Aïn Fekroun qui n’aura d’autre alternative que de l’emporter pour espérer assurer son maintien, à l’occasion de sa première saison parmi l’élite. L’ASO Chlef, battue lors des trois dernières journées, tentera de renouer avec la victoire en accueillant le CABBA, où rien ne vas plus après le départ de l’entraîneur Mustapha Biskri. En bas du classement, le CR Belouizdad et le MC Oran, qui partagent la 12e place avec 21 points chacun, n’auront plus droit à l’erreur à domicile respectivement face au MO Béjaïa et la JS Saoura. Le moindre faux pas serait ainsi fatal pour ces deux formations qui devront lutter jusqu’au bout de la saison pour éviter le purgatoire. Enfin, la JSM Béjaïa, lanterne rouge de la Ligue 1, jouera à domicile, sans la présence de son public, face à l’USM El Harrach, avec la victoire en ligne de mire, au risque de voir s’évaporer son dernier espoir de rester parmi l’élite.n
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Hichem Chaâbane de Cevital a sauvé l’honneur des cyclistes algériens, qui sont passés à côté du sujet durant ce tour. Le coureur algérien de l’équipe Team Cevital, Hichem Chaâbane, a triomphé en remportant jeudi à Oran la cinquième et dernière étape du Tour d’Algérie cycliste 2014, alors que le maillot jaune de leader est revenu à l’Erythréen Mekseb Debesay. Chaâbane a réalisé un temps de 2h 43min 20sec devant l’Erythréen Mekseb Debesay (2h 43min 38sec) et l’Emirati de l’équipe Al Nasr Club Dubaï, Mohamed Youssef Mir (2h 43min 38sec) et s’est adjugé donc la première place acquise de haute lutte face à des adversaires pourtant coriaces. Le coureur de Cevital a donc sauvé l’honneur pour les Algériens qui sont passés à côté du sujet lors de ce tour. Par ailleurs, le meilleur algérien est Laâgab de l’équipe du GSP qui s’est classé quatrième au classement général, suivi de Mansouria d’Ooredoo à la septième place. A l’issue de cette dernière étape courue sur un parcours de 106 kilomètres (Oran-Tafraoui-Oran), l’Erythréen Debesay n’a eu aucune difficulté pour garder le maillot jaune, gagné la veille (mercredi) sur les hauteurs du mont Santa Cruz. L’athlète érythréen a réussi le coup double en endossant le maillot jaune du tour et le maillot rouge du meilleur sprinteur, alors que le maillot à pois du meilleur grimpeur est resté sur les épaules de l’Emirati Mohamed Youssef Mir. Au classement général par équipes, la victoire finale est revenue à l’équipe nationale d’Erythrée devant son homologue du Maroc, alors que l’équipe Continental Cycling Singapore a pris la troisième place. La journée d’hier était consacrée au Grand Prix d’Oran, troisième épreuve du Grand Tour d’Algérie 2014.n
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Du nouveau du côté d’ArcelorMittal Algérie (AMA) ! Un nouveau directeur général a été nommé. Il s’agit de Mukund Kulkarni. Il a pris officiellement ses fonctions jeudi dernier. C’est ce qu’a confirmé un communiqué de presse d’AMA parvenu, à la même date, à notre rédaction. Il succède ainsi à Vincent le Guic. Selon la même source, ce changement opéré à la tête de la direction s’inscrit dans le cadre du plan général de redressement et d’extension de la capacité de production de la société appuyé par les pouvoirs publics à travers des mesures de soutien financier à l’investissement. Pour rappel, le 5 octobre dernier, le complexe sidérurgique d’El Hadjar a été nationalisé. En cause, les problèmes de gestion et d’entretien du site qui ont négativement influé sur les capacités de production. Pour la redresser et faire taire la contestation sur le site qui menaçait, au moment des faits, de l’extinction du haut fourneau, un nouveau pacte d’actionnariat a été signé entre le groupe sidérurgique national Sider et ArcelorMittal. Il a restitué la majorité des parts à la partie algérienne, selon la règle 51/49. L’opération à bourse déliée a coûté 100 millions de dollars au groupe Sider (somme versée dans le capital du complexe), contre 56 millions de dollars pour le groupe ArcelorMittal. De son côté, l’Etat s’est chargé de prendre à son compte le plan de développement d’AMA. A hauteur de 700 millions de dollars, pris en charge par la Banque extérieure d’Algérie (BEA), dont le but étant de hisser les volumes de production à 1 million de tonnes. S’agissant de l’organisation managériale du complexe, elle est revenue au conseil d’administration, présidé par un cadre dirigeant algérien, il sera en concertation avec l’équipe managériale d’ArcelorMittal. Depuis jeudi, elle est chapeautée par Mukund Kulkarni. Il est ingénieur métallurgiste de formation, et est titulaire d’un MBA de l’université de Bombai (Inde). Ses réussites ? La même source souligne la capacité de M. Kulkarni de dégager des programmes de maintenance et des processus d’amélioration pour réduire les coûts de production. Le dernier poste qu’il a occupé est celui de directeur général d’ArcelorMittal Zenica, en Bosnie-Herzégovine, de 2009 à 2014.n
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Lord Risby, l'envoyé spécial du Premier ministre britannique pour le partenariat économique, est arrivé hier en Algérie. Il est l’invité de l'envoyé du président Bouteflika pour le partenariat économique avec le Royaume-Uni, Youcef Yousfi. Lord Risby et M. Yousfi examineront, au cours de son séjour qui s’étalera sur six jours, du 14 au 19 mars, les progrès accomplis dans l'ensemble des domaines couverts par le partenariat économique entre le Royaume-Uni et l'Algérie. C’est la quatrième visite de lord Risby en Algérie depuis sa nomination en qualité d’envoyé de David Cameron. Cette visite représente l’étape suivante dans la relation économique croissante entre le Royaume-Uni et l'Algérie. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont augmenté de 46% en 2013, année qui a vu le Royaume-Uni devenir l'un des dix premiers fournisseurs de l'Algérie. Notre partenariat économique est en pleine expansion dans de nouveaux domaines passionnants de coopération. Au cours de cette visite, lord Risby aura des rencontres avec des entreprises et des ministres du gouvernement pour signer des accords et discuter du potentiel dans des secteurs allant de la santé, à l'éducation, à la technologie et à l'agriculture. S'exprimant avant la visite, l'ambassadeur britannique Martyn Roper a déclaré que « le Royaume-Uni et l'Algérie ont déjà une relation commerciale saine indiquée par une augmentation de 46% dans les échanges commerciaux l'année dernière. Les accords que lord Risby va signer lors de sa visite donneront un élan significatif à ces chiffres. Le Royaume-Uni s'est engagé dans un partenariat économique à long terme avec l'Algérie », précise-t-il.n
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Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi, était l’hôte de la wilaya de Béjaïa, jeudi dernier, où il a effectué une visite de travail et d’inspection.Dès son arrivée à Béjaïa, le ministre, accompagné du wali Hamou Ahmed Touhami, et autres membres de l’exécutif de wilaya, s’est rendu dans la daïra d’El Kseur pour inspecter l’assiette foncière devant abriter le projet portant réalisation d’un stade de 30 000 places qui sera réservé exclusivement pour le football avec, notamment, des terrains de réplique et des équipements d’hébergement. Selon le ministre, l’étude du projet est inscrite pour cette année 2014, alors que la réception des travaux est prévue pour l’an 2018. A noter que ce projet de grande envergure sera implanté sur un terrain à haute potentialité agricole d’une superficie de 48 hectares, connu pour son rendement supérieur à 50 q/ha. Par ailleurs, dans la daïra d’Ifri-Ouzellaguen, M. Tahmi a inspecté la salle omnisports qui présente plusieurs imperfections dans sa réalisation, ce qui entraine des infiltrations. Rappelons que cette infrastructure sportive d’une capacité de 1000 places, réceptionnée en octobre 2010, a coûté la bagatelle de 248 millions de dinars. Concernant les irrégularités constatées dans un tel projet, M. Tahmi a tenu à préciser que certains travaux relèvent évidemment des compétences de son département, alors que d’autres opérations incombent aux autorités locales. Afin de permettre un bon fonctionnement et une performance optimale dans les différentes structures sportives, le ministre insiste sur l’implication des jeunes dans la gestion et l’organisation de ces infrastructures. Pour M. Tahmi, les responsables locaux sont tenus d’achever, d’abord, les chantiers en cours de réalisation avant de réclamer l’inscription de nouveaux projets. Par ailleurs, la délégation ministérielle s’est rendue dans l’après-midi au Château de la Comtesse, situé à l’entrée ouest de la commune d’Aokas, dont les travaux de réfection sont en cours d’achèvement. Poursuivant son périple béjaoui, le premier responsable de la jeunesse et des sports a fait escale dans la daïra de Souk El Tenine, où il a inspecté l’auberge de jeunes et le stade d’athlétisme. Enfin, il y a lieu de signaler que la wilaya de Béjaïa bénéficiera de plusieurs projets dans le cadre du plan quinquennal prochain. Parmi les opérations inscrites à ce titre, on citera une salle omnisports de 3000 places au niveau du chef-lieu de wilaya, une piscine olympique, une fosse de plongée, un stade d’athlétisme à Sidi Aïch, des salles de volley-ball et de boxe… Ce sont autant de projets retenus par le ministre à l’issue de sa visite dans la wilaya de Béjaïa.n
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Rencontre des musiques du monde, le festival Babel Med Music, organisé cette année du 20 au 22 mars prochains au Dock des suds de Marseille, enregistrera pour cette édition qui marque l’anniversaire des dix ans de sa création, la participation d’un nombre record de labels, producteurs de musique et artistes venus des cinq continents. Le festival verra la montée sur scène, jeudi prochain à 19h30, du groupe algérien de musique targuie, Imzad. Organisée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), cette représentation spéciale du groupe permettra, en plus de son intérêt culturel, de développer davantage la notoriété à l’international des artistes du groupe. En effet, bien plus qu’un événement culturel réunissant des artistes venus des quatre coins du monde, le Babel Med Music, que ses organisateurs présentent comme « l’un des plus importants évènements musicaux européens », a été conçu dès le départ comme un marché des musiques du monde destiné à mettre en lumière puis à promouvoir les nouvelles tendances musicales. S’étalant sur seulement trois jours, sa programmation prévoit, néanmoins, des concerts publics qui ont accueilli l’année dernière près de 16 000 spectateurs, mais aussi des conférences et des rencontres réunissant les artistes et leurs représentants avec les professionnels et acteurs du marché de la musique. Groupe emblématique de l’évolution de la musique targuie, attaché dès sa création à la préservation du patrimoine du Sud algérien, son nom, Imzad, fait d’ailleurs référence à cette instrument traditionnel monocorde, exclusivement utilisé par des femmes, en accompagnement de chants et de lecture de poèmes évoquant l’héritage des ancêtres, mais aussi porteurs de messages d’amour et de paix. Ils mettent en avant en l’alliant à des sonorités plus « modernes » une pratique culturelle longtemps délaissée et qui n’a été que récemment inscrite au patrimoine immatériel universel de l’Unesco. Invité à prendre part au Babel Med Music, le groupe Imzad illustre aussi, de par son origine associative, le travail et la réussite de l’action entreprise par l’association Sauver l’Imzad, officiellement créée en 2003 dans la wilaya de Tamanrasset. Elle a œuvré, en effet, dès sa création, à créer des écoles et à inciter les jeunes générations à se réapproprier leurs traditions, formant, par exemple, plus de 60 jeunes filles à la fabrication et à l’utilisation de l’Imzad à une époque où il ne reste, explique la présentatrice de l’association, « plus que trois maîtresses d’Imzad ». Prenant part aujourd’hui à un carrefour musical majeur, les artistes du groupe, auteurs d’un premier album en juin 2013 intitulé « Oulh n’Ahaggar », rapidement suivi en octobre de la même année d’un second album, « Ed’dounia », seront, ce jeudi, à Marseille au nombre de sept chanteurs, basistes ou percussionnistes, à l’image de Fares Hamidou, Idaber Abdelkader, Danna Bey ou encore Kaola Khouti à la chorale. La participation du groupe, rendue possible grâce à la promotion de l’AARC, s’inscrit, rappelle l’agence, dans le cadre de la mise en avant depuis quatre ans de la musique algérienne, en faisant, entre autres, découvrir aux professionnels et au public du Babel Med Music des compilations réunissant le travail d’artistes ou de groupes, tel que Caméléon, Freeklane, Djawi Africa ou encore El Dey et Babylone.

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Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une rumeur relayée par les forums, les réseaux sociaux ou des médias pressés par le bouclage. Malheureusement, la chanteuse d’expression kabyle, Na Cherifa, est décédée jeudi dernier à l’âge de 86 ans. C’est dans son village natal, Aït Halla, dans la commune d’Ilmayen, à Bordj Bou Arréridj, non loin de Beni Ouartilene (en petite Kabylie), qu’elle sera aujourd’hui inhumée. Un village qui l’a vu naître un 9 janvier 1926. Ouardia Bouchemlal, de son nom de scène Na Cherifa, ou la noblesse d'un parcours, autant le dire, n'a jamais été réellement facile. Jusqu'au bout, Cherifa aura souffert de cette solitude qui empêche toute perspective d'une fin de vie meilleure ou au pire tranquille. A l'ombre de son itinéraire artistique, il est également impossible de faire l'impasse sur la souffrance qu'elle a endurée depuis sa naissance. Petite, elle a dû se résigner à rejoindre les près au lieu des bancs d'école. Elle a 7 ans lorsqu'elle est contrainte de faire paître les troupeaux de moutons appartenant à sa famille, et ce, en toute saison. Son amertume trouvera cependant un exutoire dans les vocalises qu'elle développe au gré des pâturages, comme de la plus petite note de musique qui s'échappe quelquefois d'une fête organisée au village où elle se rue sans préavis. Lorsque sa mère se remarie, elle est confiée à ses oncles, qui ne lésinaient pas à la corriger à chaque fois un peu plus pour l'éloigner de l'appel de la musique. Rien n'y fera. A 18 ans, les étoiles plein la tête, Cherifa ramasse son baluchon et se lance à l'aventure. C'est pieds nus et affamée qu'elle débarque à Akbou. Cherifa rêve d'une autre vie. Elle rêve de musique et d'être chanteuse. Elle en fera plus qu'une vocation, c'est sûr ! Mais à Akbou, rien ne se passe comme elle aurait voulu ! Décidée, elle prend alors le train pour la capitale. En chemin vers Alger, elle ignore encore que ce qu'elle vient de composer, Abka wala khir ay Akbou (Adieu Akbou-1942), la placera au firmament des étoiles. Abka wala khir ay Akbou deviendra un tube et bénéficie à ce jour de la même popularité. A Alger, Cherifa parvient à se trouver une petite place sur les ondes de la radio. Elle y chantera avec enthousiasme et même plus. Rapidement, elle devient incontournable et perçoit un cachet équivalent à 100 euros (aujourd'hui). Autant dire le jackpot pour celle qui a quitté sa terre natale en usant ses pieds contre le bitume. Sa notoriété est telle que Cherifa est invitée à se produire partout en Algérie. Entre deux tournées, elle entre en studio et enregistre de nombreux titres qu'elle a composés, dont Aya Zerzour (1956), Azwaw (1972, réarrangé et interprété par Idir), Sniwa d ifendjalen (1990) ou puisés du répertoire folklorique. Rattrapée par le fisc, elle y perdra presque tout son patrimoine. Des droits d'auteur, elle ne touchera pas un sou. Comme elle ne parviendra pas à faire face aux pilleurs de ses œuvres pendant de longues années. Gagnée par la misère, elle est obligée d'arrêter de vivre de son art. Elle sera employée pendant des années pour des tâches ingrates au sein de l'Entreprise de télévision algérienne. Toutefois, la roue tournera une seconde fois en sa faveur. La chance lui sourit lorsque enfin on daigne se rappeler au souvenir de cette diva qui a enregistré pas moins de huit cents titres et pour la plupart des tubes. La reconnaissance arrive enfin. Les autorités du secteur de la culture lui redonnent son statut, même si, entre-temps, Cherifa a perdu famille et maison. Ses fans se souviendront tout de même de celle qui a enflammé la scène de l'Olympia en 1993, l'Opéra Bastille en 1994, et en 2006, celle du Zénith, à Paris, où les rappels se sont fait entendre d'un public composé de plus de treize mille personnes. Na Cherifa a de tout temps transcrit dans ses textes cette douleur qui l’a accompagnée toute sa vie. A chaque fois qu'elle a chanté, c'est un peu une partie d'elle qu'elle a livré avec beaucoup d'émotion au public. Son histoire et sa vie ! D'elle, le public retiendra ses fabuleux achewiq ou encore ses récits d'amour.n
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Le régime de Damas a accusé, hier, le médiateur international pour la Syrie Lakhdar Brahimi d’avoir «outrepassé» son rôle en critiquant la prochaine tenue de la présidentielle dans le pays en guerre. «Les propos de Lakhdar Brahimi sur la présidentielle en Syrie ne s’inscrivent pas dans le cadre de sa mission. Il n’est pas habilité à tenir de tels propos et son rôle n’est pas de discuter de questions de souveraineté qui concernent les affaires intérieures syriennes», a affirmé le ministre de l’Information, Omrane al-Zohbi, cité par la télévision d’Etat. «Brahimi doit respecter son rôle en tant que médiateur, il doit être honnête et impartial. Ses propos ont outrepassé sa mission», a-t-il ajouté. Jeudi, le médiateur international a prévenu à l’ONU à New York que la présidentielle, dont la date n’a pas encore été annoncée officiellement, sonnerait le glas des négociations devant mettre fin à trois ans de conflit. «S’il y a une élection, je soupçonne que l’opposition, toute l’opposition, ne sera probablement pas intéressée pour discuter avec le gouvernement», a-t-il déclaré. Le ministre de l’Information syrien a également accusé M. Brahimi de faire le jeu de l’opposition et de son allié américain. Les propos du médiateur «sont en harmonie avec le langage de la délégation de la Coalition de l’opposition (aux négociations de paix) à Genève et avec la politique américaine», a-t-il dit. «M. Brahimi n’a pas le droit d’exécuter la politique américaine en Syrie et la décision d’organiser la présidentielle revient aux autorités syriennes. Nul n’a le droit d’entraver les échéances constitutionnelles du pays», selon lui. Le départ de M. Assad est la principale revendication de l’opposition qui lutte pour le renverser depuis trois ans. Le président syrien n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature, mais il avait affirmé en janvier dans une interview exclusive à l’AFP qu’il y avait «de fortes chances» qu’il se représente. Le Parlement syrien a approuvé jeudi une nouvelle loi électorale empêchent de facto les figures de l’opposition en exil de se présenter face à M. Assad, car elle stipule que le futur président doit avoir vécu en Syrie pendant les 10 dernières années de manière continue. M. Brahimi a dirigé deux sessions de dialogue à Genève avec l’opposition et le régime, en janvier et en février, sans résultat.n
Publié dans Monde
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