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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 25 mars 2014
Des enquêtes en série dans le carré de l’opérateur des télécommunications VimpelCom, maison mère de Djezzy. Des dossiers à embrouille seront ainsi fouillés dans ces zones d’influences et en dehors de ces zones.Le groupe est soupçonné d’avoir pris part à des versements financiers occultes en direction des proches du chef de l’Etat ouzbek, Islam Karimov, rapporte l’agence Ecofin. Le 11 mars dernier, le siège de VimpelColm a été perquisitionné par la police hollandaise. Cette opération fait suite à l’enquête initiée contre l’opérateur télécom TeliaSonera, concurrent de VimpelCom, pour des faits de corruption et de blanchiment d’argent en Ouzbékistan. VimpelCom serait soupçonné des mêmes délits à cause de ses relations passées avec Takilant, une société écran, selon Ecofin, au cœur des méfaits de TeliaSonera. Dans un communiqué, VimpelCom a indiqué que, lors de la perquisition, certains de ses documents ont été saisis et qu’elle est au centre d’une enquête pénale aux Pays-Bas. Par souci de transparence et de préservation de son image de marque, le groupe russe avait déjà indiqué dans son rapport annuel qu’il pourrait faire l’objet d’enquêtes judiciaires pour ses liens avec Takilant. La Securities and Exchange Commission (SEC), le «gendarme» boursier américain, a aussi envoyé une lettre à VimpelCom pour l’informer d’une enquête sur ses activités en Ouzbékistan et lui demander de fournir certains documents. A l’opérateur des télécommunications norvégien Télénor, copropriétaire de VimpelCom, la brigade d’enquête financière norvégienne (Okokrim) a aussi demandé de produire des documents en lien avec ces enquêtes en Suisse et aux Pays-Bas. C’est depuis 2012 que TeliaSonera fait l’objet d’une enquête pour corruption et blanchiment d’argent autour de l’acquisition en 2007 d’une licence 3G en Ouzbékistan. TeliaSonera avait traité avec une société contrôlée par une amie de Gulnara Karimova, la fille du président ouzbek, écrit Ecofin. Le groupe avait d’abord nié tout délit de corruption ou de blanchiment. Puis, fin 2013, il avait changé de discours pour reconnaître que certaines transactions avaient violé les normes d’éthique d’entreprise et de transparence. <
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L’Aigle noir et les gars de Cirta se doivent d’être sur leurs gardes lors des matches-retour qui seront très difficiles vu la qualité des adversaires. L’ES Sétif et le CS Constantine se sont contentés du minimum en remportant leurs matches aller comptant pour les compétitions africaines dans lesquelles ils sont engagés respectivement face au Coton Sport de Garoua et l’ASEC Mimosa, et ce, en attendant de disputer les manches-retour. En Ligue des champions, l’Entente a disposé dimanche soir au stade 8-Mai-1945 des Camerounais du Coton Sport FC de Garoua par 1 but à 0. Un petit succès, sachant que les Sétifiens devront se rendre au Cameroun pour une manche-retour qui s’annonce très difficile face à un rude adversaire. Mais un succès est toujours bon à prendre au vu du déroulement de cette rencontre aller et des nombreuses absences dans les rangs de l’ESS. Les protégés de Kheireddine Madoui ont mis beaucoup de temps pour rentrer dans le match devant des Camerounais entreprenants, pressant très haut, rapides, bon techniciens et très habiles dans la relance. Les joueurs du Coton Sport furent d’ailleurs les premiers à se montrer dangereux par l’entremise de l’attaquant Souleïmanou, dont la reprise sans contrôle des 20 mètres est captée par le gardien Khedaïria. Imprécis et approximatifs dans leur jeu, les Noir et Blanc seront à deux doigts de se faire surprendre par le même Souleïmanou, qui profite d’une perte de balle de Ziti pour mettre à nouveau le keeper sétifien à rude épreuve (20e). C’est vers la première moitié de ce premier half que Gourmi et ses camarades réussissent à prendre la mesure de leurs adversaires en multipliant les incursions. Malheureusement pour eux, ils « vendangeront » deux coups francs bien placés (27e et 28e), avant de rater coup sur coup des buts tout faits par Zerara qui manque son heading à la suite d’un joli centre de Boukria sur la gauche (36e), dont le coup franc trouve le gardien Feudjou à la parade (40e) et enfin par Belameïri qui se heurte une nouvelle fois à l’excellent keeper de Garoua (41e). Feudjou ne pourra rien, cependant, devant ce même Belameïri, qui finit par trouver la faille d’un tir croisé du gauche, à l’intérieur de la surface de réparation, à la suite d’une passe de la tête de Nadji (45+2). L’Entente parviendra à garder ce maigre avantage, en dépit d’une tête rageuse de Dakonam Ortega Djené, que Khedaïria réussit à repousser après que le jeune défenseur camerounais ait été « oublié » par la défense sétifienne (64e). Au match retour à Garoua, Amir Karaoui et ses camarades auront une belle carte à jouer, mais il faudra, pour espérer une qualification à la phase de poules de cette compétition, montrer un tout autre visage et inscrire - pourquoi pas - un petit but qui pourrait bien faire la différence. L’espoir reste de mise côté sétifien. De son côté, le CS Constantine a pris le meilleur face à la formation ivoirienne de l’ASEC Mimosas (1-0), en match aller des 8e de finale de la Coupe de la confédération africaine de football (CAF), disputé au stade Chahid-Hamlaoui. L’unique but de la partie a été inscrit par Sameur à la 82e minute du jeu sur penalty. Les joueurs de l’entraîneur français Bernard Simondi auraient pu prétendre à une victoire plus importante, n’était le manque de lucidité devant la cage du portier ivoirien, Badara Ali Sangaré. La mission des Constantinois, en match retour prévu dans une semaine à Abidjan, s’annonce tout de même difficile, d’autant plus que les Ivoiriens vont chercher à renverser la vapeur chez eux et devant leur public. Le CSC est parvenu à atteindre ce stade de la compétition en s’imposant en aller et retour devant les Libériens des Red Lions (1-0, 2-0).n
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Une cinquantaine d’entraîneurs algériens de basket-ball prennent part à un stage de perfectionnement qui a débuté dimanche au Lycée sportif de Draria (Alger), dirigé par le technicien français Loucif Abdel, a-t-on appris auprès de la Fédération algérienne de basket-ball (FABB). « Nous avons enregistré la participation d’une cinquantaine d’entraîneurs, dont les coaches de la Superdivision pour ce stage qui représente la première opération du partenariat entre les fédérations algérienne et française de basket-ball », a déclaré à l’APS le directeur des équipes nationales (DEN), Ali Filali. « Le stage est dirigé par le technicien français Loucif Abdel qui est l’entraîneur adjoint de la sélection française des U18, alors que l’exécution des exercices sera assurée par la sélection algérienne des U21 », a ajouté M. Filali. Les thèmes choisis pour cette formation, qui s’étalera jusqu’au 26 mars, porteront sur les nouvelles techniques de défense et d’attaque sur les défenses de zone. Le programme du stage de perfectionnement est réparti en deux avec des séances théoriques la matinée, alors que l’application pratique se déroulera l’après-midi au Lycée sportif de Draria. Cette opération sera suivie par un stage de perfectionnement pour les arbitres qui aura lieu à Alger du 27 au 29 mars. Les fédérations algérienne et française de basket-ball avaient signé, en février dernier, un partenariat à la faveur duquel la partie algérienne bénéficiera de l’expérience française dans cette discipline.n
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L’EN de handibasket, qui évoluera dans le groupe C suite au tirage au sort, aura une mission très difficile, puisqu’elle aura à affronter la Turquie, a Colombie et les USA, qui ne seront pas à la portée de la sélection, qui tentera cepenant de faire de son mieux lors de ce rendez-vous.. La sélection algérienne de handibasket (messieurs) évoluera dans le groupe C, lors du championnat du monde de la discipline, prévu à Incheon, en Corée du Sud, du 5 au 14 juillet 2014, selon le tirage au sort de la compétition effectué dans la ville organisatrice, rapporte le site de la Fédération internationale de basket-ball en fauteuils (IWBF). Les protégés des entraîneurs nationaux, Mohamed Tahar Kisrane et Toufik Meddour, affronteront respectivement la Turquie (8e au dernier Mondial à Birmingham), la Colombie (4e au tournoi qualificatif de l’Amérique) et les Etats-Unis (médaillés de bronze au Mondial anglais). Les trois autres groupes sont composés de : Grande-Bretagne, Mexique, Corée du Sud et Argentine (groupe A), Pays-Bas, Espagne, Iran et Japon (B), Allemagne, Suède, Australie et Italie (groupe D). « Je crois qu’on a évité le pire dans le tirage au sort. Si on voit les groupes B et D et à un degré moindre le A, je crois qu’on ne pouvait pas espérer mieux. En tout état de cause, je pense qu’avec une bonne préparation et surtout beaucoup de matches d’application, on peut miser sur la 3e place qualificative au second tour », a expliqué à l’APS l’entraîneur Mohamed Tahar Kisrane. Pour l’autre coach national, Toufik Meddour, l’équipe algérienne sera mise à rude épreuve. «Je crois que le fait d’être présent au Mondial est en soi une bonne performance. Il faut maintenant jouer sans complexe, car j’estime que si on a une chance sur mille de passer au second tour, il faut la saisir. On misera beaucoup plus sur les matches contre la Colombie et à un degré moindre la Turquie dont le championnat national est excellent », a-t-il indiqué. En attendant le jour J, le staff technique national a établi un long programme de préparation avec des stages qui seront à chaque fois ponctués par plusieurs matches d’application. La préparation débutera le 29 mars en Pologne et sera poursuivie en France (mai), avant de prendre fin à Agadir, avec la participation au tournoi international de la ville marocaine (juin). Le Mondial sud-coréen enregistrera la participation de 16 sélections, au lieu de 12 lors de la dernière édition. A l’occasion, l’IWBF a adopté une nouvelle formule de compétition. A l’issue des matches du premier tour, les trois premiers des poules A et B se qualifieront au second tour et formeront le groupe E, alors que les trois premiers des poules C et D passeront et constitueront le groupe F. Après les matches qui se joueront en minichampionnat, les quatre premiers de chaque groupe joueront les quarts de finale, alors que les éliminés joueront les matches de classement. Les quatre sélections éliminées lors du premier tour joueront le tournoi de consolation (de la 13e à la 16e places). n
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A présent que le rythme de la réduction progressive du programme d’achat d’actifs de la Réserve fédérale américaine a été débattu jusqu’à plus soif, l’attention va de plus en plus se tourner vers les perspectives de hausses des taux d’intérêt. Mais, déjà, une autre question se profile à l’horizon : comment les banques centrales parviendront-elles à « en finir » définitivement avec la politique monétaire non conventionnelle et à ramener leurs bilans gonflés par la politique monétaire non conventionnelle à des niveaux « normaux » ? Pour beaucoup, un problème plus vaste doit être abordé. La réduction entreprise par la Fed ne fait que ralentir la croissance de son bilan. Les autorités devraient encore vendre 3 billions de dollars d’obligations pour revenir au niveau d’avant-crise. La vérité rarement admise, cependant, est qu’il n’y a pas besoin de réduire les bilans des banques centrales. Ils pourraient rester plus importants en permanence ; en outre, pour certains pays, augmenter de façon permanente le bilan de la banque centrale permettrait de réduire le fardeau de la dette publique. Comme l’illustre une étude récente du FMI par Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, les économies avancées font face à un endettement qui ne peut être réduit simplement au moyen d’un mélange d’austérité, de patience et de croissance. Or, si une banque centrale détient la dette de son propre gouvernement, il n’existe plus aucune dette publique nette. Le gouvernement possède la banque centrale, de sorte que la dette est envers lui-même et le paiement des d’intérêts retourne au gouvernement en tant que bénéfice de la banque centrale. Si le stock de dette publique de la banque centrale était converti en obligations perpétuelles non porteuses d’intérêts, ça ne changerait pas grand-chose en pratique, mais il deviendrait évident qu’une partie de la dette publique émise antérieurement n’a pas besoin d’être remboursée. Ceci reviendrait à « larguer de la monnaie par hélicoptère » a posteriori. En 2003, le président de la Fed de l’époque, Ben Bernanke, avait fait valoir que le Japon, face à la déflation, devait augmenter les dépenses publiques ou réduire les impôts, et financer l’opération en imprimant de l’argent plutôt qu’en émettant des obligations. Ceci, expliquait-il, ferait nécessairement augmenter le revenu national, parce que l’effet de stimulation directe ne serait pas compensé par des inquiétudes quant au fardeau de la dette future. Son conseil n’a pas été suivi ; les importants déficits japonais ont été effectivement financés par des obligations. Cependant, les dettes détenues par la Banque du Japon (BoJ) pourraient encore être annulées. Dans le cas du Japon, ceci réduirait la dette publique d’un montant égal à plus de 40% du PIB aujourd’hui, et environ 60% si mis en œuvre après les achats d’obligations prévus pour 2014. Les objections se centrent sur deux risques : les pertes des banques centrales et une inflation excessive. Or, ces deux conséquences peuvent être évitées. Les banques centrales ont acheté des obligations du gouvernement avec de l’argent sur lequel elles paient actuellement des taux d’intérêt égaux à zéro ou très bas. Dès lors, lorsque les taux d’intérêt augmenteront, les banques centrales pourraient faire face à des coûts supérieurs à leur revenu. Cependant, les banques centrales peuvent décider de ne pas payer d’intérêts sur une partie des réserves que les banques commerciales détiennent auprès d’elles, même quand elles augmentent le taux d’intérêt directeur. Et elles peuvent exiger que les banques commerciales détiennent des réserves à taux zéro auprès de la banque centrale à hauteur d’un certain pourcentage de leurs prêts, ce qui empêcherait une croissance inflationniste du crédit privé et de la base monétaire. Une monétisation permanente des dettes publiques est sans aucun doute techniquement possible. Quant à savoir si elle est souhaitable, tout dépend des perspectives pour l’inflation. Là où l’inflation est de retour vers les niveaux cibles, une monétisation de la dette pourrait générer un stimulus inutile et dangereux. Des ventes d’obligations par la banque centrale, bien que loin d’être inévitables, pourraient être appropriées. Cependant, si c’est la déflation qui est le danger, une monétisation permanente pourrait représenter la meilleure politique. Je prévois que le Japon monétisera effectivement de manière permanente une partie de la dette du gouvernement. Après deux décennies de croissance faible et de déflation, la dette publique brute japonaise dépasse maintenant 240% du PIB (140% du PIB sur une base nette) ; en outre, avec un déficit budgétaire à 9,5% du PIB, le fardeau de la dette continue d’augmenter. Selon le FMI, afin de réduire sa dette publique nette à 80% du PIB en 2030, le Japon devrait transformer son déficit budgétaire primaire (le solde budgétaire hors paiements d’intérêts) actuel de 8,6% en un excédent primaire de 6,7% en 2020 et maintenir de tels excédents de manière continue jusqu’en 2030. Cela ne se passera pas comme ça ; toute tentative d’atteindre cet objectif mènerait le Japon dans une grave dépression. Par contre, le gouvernement ne doit pas nécessairement rembourser les 140 billions de yens (1,4 billions de dollars US) de dette dont la BoJ est déjà propriétaire. La BoJ va continuer à augmenter la taille de son bilan jusqu’à atteindre sa cible d’inflation de 2%. Par la suite, son bilan pourrait se stabiliser en termes de yens absolus et diminuer lentement en pourcentage du PIB, mais sa taille absolue ne se réduira probablement jamais – un risque qui ne devrait causer aucun émoi. C’est précisément ce qui s’est passé pour le bilan de la Fed après son programme d’achat d’obligations du gouvernement américain durant la guerre et immédiatement après celle-ci, qui a pris fin en 1951. Néanmoins, même en cas de monétisation permanente, la vérité peut être masquée. Si les remboursements des emprunts du gouvernement à la BoJ continuaient mais étaient en permanence compensés par de nouveaux achats d’obligations par la BoJ, et si la BoJ maintenait le taux d’intérêt sur les réserves à zéro, l’effet net serait équivalent à une annulation de dette, mais la fiction de la « normalité » des opérations de la banque centrale pourrait être maintenue. Les banques centrales peuvent monétiser la dette tout en faisant semblant de ne pas le faire. Ce faire-semblant peut refléter un tabou utile : si nous reconnaissons ouvertement que des annulations / monétisations de dette sont possibles, les politiciens pourraient être tentés de le faire tout le temps et en abuser, et pas seulement dans des circonstances qui rendent ces pratiques appropriées. L’expérience historique de l’Allemagne de Weimar, ou celle du Zimbabwe aujourd’hui, illustre le danger. En conséquence, même si une monétisation permanente se produit – comme ce sera le cas presque certainement au Japon et peut-être ailleurs – elle pourrait rester pour toujours la politique qui n’ose pas dire son nom. Cette réticence pourrait jouer un rôle utile. Mais elle ne doit pas aveugler les banques centrales et les gouvernements quant à la gamme complète d’outils politiques disponibles pour répondre aux graves problèmes de surendettement d’aujourd’hui. * Adair Turner est ancien président de la Financial Services Authority du Royaume-Uni. Il est également membre du Comité de politique financière à la Chambre des Lords.
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A la fin du mois dernier, la Réserve fédérale a publié les transcriptions des réunions du Federal Open Markets Committee (l’organe qui fixe la politique monétaire de la Fed) pour la période qui a précédé la crise financière de 2008. Malheureusement, trop d’articles sur ces transcriptions passent à côté du point essentiel. Le fait d’avoir critiqué la Fed d’avoir sous-estimé les dangers des rumeurs lointaines qui étaient alors sur le point d’exploser donne l’impression que les intervenants se sont bel et bien trompés. En fait, sous-estimer un risque financier est un problème général : la règle et non l’exception.Même après la faillite de la banque d’investissement Bear Stearns en mars 2008, les dirigeants de la Fed ont estimé que la structure institutionnelle était assez forte pour empêcher une crise. Le président de la Réserve fédérale de New York Timothy Geithner pensait que les banques avaient assez de capital pour supporter les pertes potentielles. De même, le vice-président de la Fed Donald Kohn a déclaré au Sénat américain que les pertes sur le marché hypothécaire ne mettraient pas en péril la viabilité bancaire. Fait révélateur, l’opinion des universitaires était similaire. « Trop gros pour faire faillite » n’était dès lors plus un gros problème, selon un leader d’opinion, car les règlements bancaires de la décennie précédente avaient rendu ce problème négligeable. Même si certains n’ont pu prévoir la puissance de l’explosion à venir, ils ont su en gérer les conséquences aussi correctement que possible. En effet, les transcriptions montrent d’elles-mêmes que les dirigeants de la Fed s’inquiétaient d’un ralentissement économique et étaient prêts à utiliser leurs outils macroéconomiques. Et les déclarations publiques optimistes, comme celles du vice-président Donald Kohn, étaient souvent accompagnées de préoccupations qu’il exprimait en privé. Quelles leçons pouvons-nous donc tirer de cet épisode ? Lorsque l’économie se porte bien et que les faillites financières sont extrêmement rares, les organismes de réglementation sont tentés d’accorder aux réglementés leurs demandes d’abaisser les exigences de fonds propres, d’entrer dans de nouveaux secteurs d’activité et de prendre davantage de risques. Une crise est difficile à imaginer, donc tout le monde est d’accord pour assouplir les règles. Les organismes de réglementation notent les bons résultats des établissements financiers, sont convaincus qu’ils réglementent efficacement, que les régulés peuvent enfin bien gérer leurs banques et que les mesures politiques peuvent sauver le système financier et préserver l’économie réelle si une crise survient inopinément. Ils mettent à jour leur pensée réglementaire à partir de ce qu’ils voient et ce qu’ils voient paraît stable. Les universitaires valident leur jugement. Il existe bien un cercle vicieux de la confiance en la réglementation. Les organismes de réglementation réagissent à une explosion en créant de nouvelles règles. L’économie se redresse, les organismes de réglementation en concluent qu’ils ont bien fait leur travail (ce qui est vrai) et les réglementés s’opposent alors à un nouveau durcissement. L’industrie prétend que le problème est résolu et qu’un nouveau durcissement de la réglementation serait néfaste à l’économie. Comme la reprise se poursuit et que s’estompe le souvenir de la crise financière, le désir de changement réglementaire se dissipe. Pourquoi réparer une chose qui n’est plus cassée ? Le cercle vicieux est déjà en train de se répéter. Après la promulgation de la loi Dodd-Frank sur la réforme de la finance aux États-Unis, après avoir augmenté les exigences de fonds propres des sociétés financières et après avoir limité certaines de leurs activités plus risquées, les dirigeants ont annoncé que la bataille était en grande partie gagnée. Le secteur financier a été rendu sûr pour le XXIème siècle. Réglementer davantage serait une sanction irréfléchie, car cela empêcherait les banques de faire leur travail : prêter à l’économie réelle. Pendant ce temps, les organismes de réglementation auront raison de croire qu’ils sont parvenus à un nouveau paradigme de sécurité : des règles plus strictes qui empêchent les banques de faire faillite et de nouvelles façons de traiter toutes les banques qui passent entre les mailles du filet et font faillite malgré tout. Près de six ans après la crise financière, les organismes de réglementation trouveront assez décourageant de ne pas en conclure qu’ils ont résolu le problème, ou qu’ils sont tout près d’y parvenir. Fatigués par des années d’effort et assaillis par les critiques de l’industrie, les organismes de réglementation se montreront moins sévères. Et c’est là que la situation devient dangereuse. Par exemple, parce que de nombreuses personnes ont vu l’effondrement de Lehman Brothers comme le phénomène qui a déclenché ou aggravé la crise financière, une grande partie de la mise au point réglementaire a porté sur le développement des moyens de gérer la faillite d’une entreprise financière d’aussi grande taille. Une nouvelle autorité de réglementation du Congrès a soutenu l’opinion selon laquelle les organismes de réglementation seront bientôt en mesure de gérer en douceur une faillite de la taille de Lehman Brothers. Mais si les organismes de réglementation deviennent trop confiants trop vite, ils pourraient penser que le système financier est loin de s’effondrer, comme beaucoup le croyaient en 2008. Comme les généraux de la dernière guerre, les organismes de réglementation, les universitaires et les observateurs de l’industrie feront confiance aux organismes de réglementation pour gérer et désamorcer une autre explosion du type de celle de Lehman avant qu’elle ne se produise. Le secteur financier lui-même croira que la finance a été rendue sûre : c’est en effet déjà cette voie qu’elle a choisie. Et les organismes de réglementation, fatigués, désireux de déclarer victoire, pourraient approuver. Pourtant les faillites financières peuvent se produire de bien des manières : l’effondrement de Lehman n’en est qu’une. Si ce cercle vicieux s’avère correct ne serait-ce qu’en partie, la fatigue des organismes de réglementation après avoir lutté pour sécuriser la finance, se transformera bientôt en l’assurance réglementaire que la dernière guerre a été gagnée. Dans une économie forte, les finances paraîtront plus fortes et la réglementation existante paraîtra efficace. Les gens ont l’habitude de mettre à jour leur opinion sur le monde en fonction de la dernière idée entendue. Si cette dernière idée est celle d’une économie forte et d’un système financier stable, ils en concluront qu’ils ont stabilisé le système. Les transcriptions de la Fed de 2008 révèlent que ses dirigeants ont vu un tel monde. Il sera facile d’interpréter les futures crises imminentes comme étant des petits cailloux sur la route, faciles à amortir. Mais à un moment donné, ce qui ressemblait à un caillou se révélera être une mine invisible, parce qu’elle n’a pas été identifiée comme celle qui a provoqué la dernière explosion. La question n’est pas de savoir si cela va se produire à nouveau. La question est de savoir où, comment et quand.n * Mark Roe est professeur à la Harvard Law School. Expert en droit des valeurs mobilières et des marchés financiers, il est également l’auteur de nombreuses études sur l’impact de la politique sur l’organisation des entreprises et la gouvernance d’entreprise dans le monde entier.
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Beijing a été enveloppé lundi par un nouveau cycle de smog, enregistrant à 14h30 un indice de la qualité de l’air de 294, synonyme d’une grave pollution de l’air. Le Centre de surveillance environnementale de Beijing a indiqué que le smog devrait persister au cours des prochains jours, car les conditions climatiques durant cette période n’aideront pas à disperser la pollution. Le ministre chinois de la Protection de l’Environnement, Zhou Shengxian, a réaffirmé jeudi que « la première des priorités en matière de traitement de la pollution est le contrôle et la prévention de la pollution de l’air ». Il mettra pleinement en œuvre le plan d’action contre la pollution de l’air et traitera le smog en se penchant sur des questions cruciales, comme la structure industrielle, l’efficacité énergétique, les émissions des véhicules et les poussières, a assuré M. Zhou, appelant également à des efforts de la part du public, des gouvernements et des entreprises. Pour sa part, le Premier ministre Li Keqiang a fait le serment lors de l’APN qui vient de se terminer, qu’il s’attaquerait au problème de pollution massive qui asphyxie la Chine. Cette promesse pourrait entraîner la croissance des ventes de véhicules verts dans tout le pays. Les véhicules électriques ont déjà connu une brusque montée des ventes avant le début des deux sessions. La vente des véhicules verts est devenue une arme de choix pour le gouvernement et son renforcement des mesures visant à faire plier la pollution étouffante en Chine. A la fin du mois dernier, Beijing et Shanghai ont publié une liste de marques de véhicules verts qui peuvent être vendus dans les villes, ce qui casse la « protection » du territoire pour la première fois. Environ 1 400 personnes ont gagné le droit d’acheter des voitures électriques à l’occasion du premier tirage au sort en Chine. Les experts affirment que 2014 sera le début de l’ère des voitures électriques en Chine. Le professeur Ouyang Minggao du département de l’ingénierie automobile de l’Université Tsinghua estime que « cette année risque bien d’être la première année lors de laquelle les voitures électriques appartiennent aux familles chinoises. D’après les informations que nous avons, un marché de l’automobile pour les ménages est en train de se mettre en place. Pour être franc, je pense que la pollution de l’air va permettre aux voitures électriques de se rapprocher davantage des familles chinoises ». Pour l’instant, on dénombre environ 40 000 voitures à énergie renouvelable en Chine. Les analystes affirment que l’utilisation des véhicules électriques progresse à un rythme lent. Toutefois, ils s’attendent à ce que l’utilisation des voitures vertes prenne plus de vitesse étant donné que le smog empire dans les villes chinoises. (Source : Xinhua)
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La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a annoncé hier avoir remis en service à la mi-journée une partie du système de décontamination d’eau, l’AdLPS (Advanced Liquid Processing System), une semaine environ après son arrêt total. La ligne de décontamination A a été réactivée à 12h59, heure locale, et la ligne C à 13h, a précisé Tokyo Electric Power (Tepco). La ligne B reste toutefois encore stoppée, qui était à l’origine de l’arrêt intégral de l’ALPS mardi en raison d’un dysfonctionnement dû à un problème de filtre du strontium. La relance de deux lignes sur trois est certes une bonne chose, mais cela ne suffira pas à désengorger le complexe atomique, où s’accumulent chaque jour des quantités phénoménales de liquide souillé par des substances radioactives. Le dispositif sert à éliminer une soixantaine de radionucléides. Il est censé tourner depuis plusieurs mois, mais dans les faits, il ne cesse de rencontrer des problèmes divers. Cet équipement développé avec le groupe japonais Toshiba est pourtant présenté comme un rouage-clé pour résoudre le problème de l’eau contaminée dont regorge la centrale accidentée Fukushima Daiichi, en partie détruite par le tsunami du 11 mars 2011. Plus de 435 000 mètres cubes d’eau contaminée sont actuellement stockés dans plus d’un millier de gigantesques réservoirs montés à la hâte dans le complexe atomique, et Tepco continue d’en faire installer entre 20 et 40 par mois pour tenter de suivre le rythme du flux continu de liquide radioactif provenant des sous-sols du site et des arrosages permanents des réacteurs ravagés. Ce problème d’eau est le plus difficile qu’a actuellement à gérer la compagnie et un de ceux qui inquiètent le plus la communauté internationale en raison des risques de pollution de l’océan Pacifique voisin. Le directeur de la centrale, Akira Ono, a reconnu récemment se sentir un peu démuni face à ces difficultés, et espérer que les efforts menés avec les autorités permettront d’en venir à bout. Une fois décontaminée par l’ALPS, l’eau, dans laquelle il restera encore au moins du tritium, pourrait être rejetée dans la mer, c’est du moins l’hypothèse avancée (et même conseillée) par des experts extérieurs. (Source : Le Monde.fr)
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ldkfPour bien montrer que l’écologie est effectivement la cinquième roue du carrosse dans la campagne électorale lancée dimanche 23 mars, il suffit, chose très facile, d’être attentif aux nuisances sonores provoquées par les cortèges de véhicules qui lâchent leurs décibels pour faire entendre les promesses des candidats ou les chansons de leur choix. Le Code électoral, dans son chapitre consacré à la campagne électorale, stipule (article 192) que les rassemblements et réunions publiques électorales sont organisés conformément aux dispositions de la loi relatives aux réunions et manifestations publiques. La référence principale en la matière est la loi du 2 décembre 1991, une des dernières qu’avait signée feu le président Chadli Bendjedid, avant de démissionner de son poste. Cette loi était motivée justement par les dépassements, notamment sonores, liés à la campagne électorale qui avait précédé le scrutin législatif du 26 décembre 1991. Elle a été votée, à l’époque, par l’Assemblée populaire nationale pour modifier et compléter la loi du 31 décembre 1989 sur les réunions et manifestations publiques. Par manifestations publiques, la loi entend les cortèges et défilés (à pied ou en véhicules, ce n’est pas précisé) ou les rassemblements et d’une manière générale toutes les exhibitions sur la voie publique. La loi de 1989, qui a soumis ces manifestations à autorisation, était muette, c’est le cas de le dire, sur les nuisances sonores qu’elles provoquent inévitablement. C’est pourquoi, les pouvoirs publics ont décidé de revoir cette loi et de lui ajouter des dispositions qui soumettent également à autorisation préalable du wali l’utilisation d’instruments de sonorisation mobile et de haut-parleurs pouvant indisposer la tranquillité de la population, tout comme l’installation ou l’utilisation de sonorisation fixe ou momentanée. A proximité d’établissements scolaires et hospitaliers, la sonorisation fixe est carrément interdite. En fait, même si le Code électoral ne fait pas référence au cadre juridique concernant les pollutions sonores, il n’y a pas de vide dans ce domaine. En juillet 1993, le chef du gouvernement, Belaïd Abdesselam, a signé un décret sur les nuisances sonores et, dix ans après, la loi du 19 juillet 2003 sur l’environnement est allée plus loin dans le chapitre 2 du titre IV, consacré au bruit. Les articles 72, 73 et 74 de la loi stipulent que la délivrance de l’autorisation imposée par la loi du 2 décembre 1991 pour l’utilisation de la sonorisation mobile ou fixe sur la voie publique est soumise à la réalisation d’une étude d’impact et à la consultation du public, autant dire qu’elle est interdite. Les candidats à l’élection présidentielle et leurs équipes semblent faire peu de cas de l’écologie. Les premiers discours parlent de tout sauf de la protection de l’environnement, comme si c’était une question secondaire, alors qu’il s’agit d’une préoccupation quotidienne et les citoyens ne manquent pas de le faire savoir à chaque occasion. Les manifestations de protestation contre les nuisances liées aux centres d’enfouissement technique en sont une preuve éclatante. Dans tous les cas, rien ne dispense les candidats et leurs équipes du respect de la loi sur l’environnement, particulièrement dans ses dispositions sur les nuisances sonores.n
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Conséquence de la bonne tenue du marché pétrolier, le Fonds de régulation des recettes (FRR) connaît une réelle embellie. Il a enregistré, en 2013, une plus-value estimée à 2062 milliards de dinars, soit 27 milliards de dollars, un bon pactole.

Le Fonds, créé en 2000, est alimenté par une partie des recettes pétrolières, correspondant au différentiel entre un prix fiscal du baril de brut à 37 dollars et un prix du marché à 90 dollars. L’Etat y recourt chaque fois que cela est nécessaire. Il y puise pour contenir le déficit budgétaire, comme il l’a fait en 2012, année durant laquelle le budget de l'Etat avait explosé du fait de l’incidence financière de l’application des régimes indemnitaires et des statuts particuliers. Pour combler le déficit du Trésor public de 2012, plus de 2283 milliards de dinars ont été prélevés de ce Fonds. Entre 2000 et 2005, le pays y a eu recours pour payer, par anticipation, la dette publique de l’Etat. Pour 2014, le pays table sur une plus-value sur la fiscalité pétrolière de 2023,8 milliards de dinars. Ces entrées porteraient les disponibilités financières du Fonds de régulation à 7226,4 milliards de dinars à fin décembre 2014 (95 milliards de dollars), soit 39,7% du PIB. Sur une fiscalité pétrolière de 3678,13 milliards de dinars recouvrée en 2013 (48,4 milliards de dollars), sur la base d’un taux de change de 76 DA/dollar, 2062,23 milliards de dinars ont été versés au FRR et 1615,9 milliards de dinars au budget de l'Etat, souligne la direction générale de la prévision et des politiques (DGPP) sur son site Web. Hors FRR, les ressources fiscales de l’Etat, ordinaires et pétrolières, ont atteint 3688 milliards de dinars en 2013, en hausse de 6,5% par rapport à 2012. Les objectifs budgétaires pour 2013 ont été ainsi réalisés à hauteur de 96,5%. Le montant des prélèvements effectués en 2013 à partir du Fonds n’a pas été cependant avancé par le ministère de Finances. A fin 2012, les avoirs du FRR, après prélèvements, s’établissaient à 5633,7 milliards de dinars contre 5381,7 milliards de dinars à fin 2011. Par ailleurs, la DGPP indique que le prix moyen du brut algérien a été de 109,08 dollars en 2013 contre 110,74 en 2012 (-1,5%), alors que les taux de change annuels moyens ont été de 79,38 DA/dollar et de 105,44 DA/euro contre respectivement 77,55 DA/dollar et 102,16 DA/euro en 2012. Les Fonds de régulation des revenus pétroliers de nombreux pays, y compris des pays développés, à l’exemple de la Norvège, en disposent. A la différence de ce qui se passe en Algérie, plusieurs Fonds servent de soupape de sécurité dans les périodes de vaches maigres, préservant la ressource pour les futures générations. En Algérie, les vingt-sept milliards de dollars accumulés risqueraient cependant de fondre si le déficit budgétaire se creusait et le marché pétrolier se repliait.n
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