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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 27 mars 2014
Le secrétaire d’Etat américain aux Affaires étrangères, John Kerry sera, à Alger les 2 et 3 avril prochain pour une visite officielle à la tête d'une importante délégation, a indiqué hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Cette visite qui « s'inscrit dans le cadre de la concertation et des échanges réguliers, permettra aux deux parties de passer en revue leurs relations d'ensemble et favorisera l'exploration des voies et la mobilisation des moyens susceptibles de porter la coopération bilatérale au niveau souhaité par les deux pays», a ajouté le communiqué. Le séjour à Alger de la délégation américaine offrira également l'opportunité aux deux parties de tenir la deuxième session du dialogue stratégique algéro-américain, sous la coprésidence de Ramtane Lamamra et de son homologue américain, John Kerry. Le premier déplacement du responsable américain dans la sous-région a eu lieu en février dernier en Tunisie : une visite éclair, durant laquelle il a exprimé le soutien de Washington au processus démocratique tunisien. La venue de John Kerry en Algérie, attendue en novembre dernier, puis annulée pour des questions d’agenda, survient à un moment crucial. Il y sera certainement question du mandat de la mission des Nations unies pour le Sahara occidental (Minurso) que les Saharaouis, soutenus par des ONG et des hommes politiques américains, veulent voir élargi à la surveillance des droits de l’Homme, farouchement rejeté par Rabat, qui tente actuellement une riposte diplomatique et de lobbying à Washington pour faire oublier le fameux rapport de la fondation Kennedy, une ONG qui a pointé d’un doigt accusateur les violations des droits humains dans les zones occupées par le Maroc. D. A.
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Tomber de rideau sur le sommet de la Ligue arabe hier au Koweït. Pour sa 25e édition, le sujet dominant a naturellement porté sur la question syrienne et les développements dramatiques qu’elle connaît depuis plus de trois ans de guerre civile sur fond de tractations internationales et de compétition géopolitique entre les pays occidentaux et Moscou qui soutient le régime de Bachar Al Assad. Sur place, les dirigeants arabes ont, pour une fois, appelé à une solution politique en Syrie. Un discours sans doute familier, mais dont les accents, plus forts, laissent apparaître au sein de la Ligue arabe de nouveaux rapports de force en faveur du camp appelant à un dialogue politique entre les belligérants contre ceux qui œuvraient ouvertement - le Qatar par exemple - pour un soutien armé aux oppositions qui combattent le pouvoir de Damas. L’appel au dialogue politique aux parties syriennes en guerre et le retour de la ligue à son discours classique pour la paix dans un pays « frère » intervient, rappelle-t-on, après l’échec des négociations de Genève 2 en février dernier. En raison du soutien russe au régime de Damas, les Occidentaux n’ont pas été capables d’imposer leur scénario de sortie de crise : l'instauration d'un pouvoir transitoire pour préparer une élection présidentielle sans Bachar Al Assad aux commandes. Pour de nombreux observateurs, l’appel de la ligue aux Syriens est un signal que le camp des «faucons», qui voulaient bouter le président Al Assad hors du pouvoir, a perdu la main, conséquence d’un terrain militaire devenu, certes, un bourbier aux mains d’acteurs parfois difficiles à identifier, travaillant souvent pour des agendas externes, mais au milieu duquel les troupes loyalistes au régime ne cessent de gagner du terrain. A suivre…n
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Les efforts consentis par la direction générale de la Protection civile pour la promotion du sport sont toujours à l’ordre du jour. A cette occasion, elle organise un challenge national dédié au développement de l’éducation physique avec la participation de 2040 agents des deux sexes. Le coup de sifflet de cette compétition sera donné dans la wilaya de Boumerdès, aujourd’hui, et ce, jusqu’au 10 mai prochain. En plus de la noble mission de préserver les vies humaines de tous les dangers, la direction générale de la Protection civile organisera des compétitions sportives qui comprennent des épreuves sportives liées aux activités opérationnelles des agents de la Protection civile, dont le parcours de l’agent de la Protection civile, la planche de redressement, la montée de corde, la conduite de camion d’incendie tout-terrain, la meilleure équipe d’ambulanciers secouristes, la nage libre et manœuvres de sauvetage, la course avec brancard, le cross canin et les jeux d’échecs. Ces épreuves se dérouleront en trois phases régionales, dont la première étape prendra effet aujourd’hui, et ce, pour deux jours, au niveau de la wilaya de Boumerdès. Ce tournoi verra sa deuxième phase dans la wilaya d’El Tarf du 24 au 26 avril, et enfin, la troisième étape se déroulera au niveau de la wilaya de Mostaganem du 8 au 10 mai. Le nombre de participants, selon la direction générale de la Protection civile, est estimé à 2040 entre agents et gradés masculins et féminins représentant les différentes unités d’intervention et structures qui participeront à ce premier challenge. Il est à signaler que les lauréats de ces épreuves régionales animeront la finale prévue du 5 au 7 juin dans la wilaya d’Oran. Ce challenge national du sport adapté des agents de la Protection civile est une partie intégrante de la préparation de base de l’agent à ses différentes missions de secours et de sauvetage, ainsi que le prolongement des efforts consentis pour le développement du sport au sein de l’institution et permettra aussi de sélectionner les éléments qui représenteront la Protection civile algérienne aux compétitions internationales prévues pour l’année en cours. n
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Les Canaris sont en pleine euphorie et souhaiteraient sans aucun doute se qualifier en finale pour remporter le sacre, même si le CRBAF ne vendra pas sa peau aussi facilement. La première demi-finale, qui mettra aux prises demain après-midi la JS Kabylie au CRB Aïn Fekroun, sera inédite, en ce sens que les gars d’Aïn Fekroun atteignent pour la première fois de leur histoire le dernié carré. En revanche, les Canaris n’en sont pas leur première, étant donné qu’ils ont déjà remporté ce sacre à plusieurs reprises et souhaiteraient l’emporter encore une fois. Les gars de la ville des Genêts partent avec les faveurs des pronostics d’abord parce que le match se joue dans leur stade du 1er-Novembre et devant leur public et ensuite parce qu’ils sont sur une belle lancée. Il faut rappeler que les Kabyles restent sur deux succès consécutifs retentissants en Ligue 1, respectivement face à l’ES Sétif et au MC Alger, soit deux concurrents pour une place continentale la saison prochaine. Les poulains d’Aït Djoudi feront, de ce fait, tout leur possible pour continuer sur cette lancée et ajouter un autre succès, cette fois-ci en Coupe d’Algérie. La JSK vise, d’ailleurs, un autre sacre dans cette compétition, comme l’avait souhaité le président Hannachi, qui avait demandé à ses joueurs de tout tenter pour décrocher un autre trophée. Toutefois, ils devront faire très attention à cette équipe d’Aïn Fekroun qui ne se présentera pas en victime expiatoire et qui tentera de créer la sensation et pourquoi pas éliminer la JSK, même s’ils savent que la mission ne sera pas de tout repos. Le CRBAF, qui souhaite plutôt réussir son maintien en Ligue 1, essayera capendant de surprendre les Canaris chez eux, surtout que la Coupe a été toujours indécise et que tout reste possible dans ce genre de compétition. Il leur suffit juste de ne pas baisser pavillon et de croire jusqu’au bout en leurs chances.n
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Cinq candidats ont été retenus pour le vote partiel au bureau fédéral de la Fédération algérienne de rafle et billard (FARB), prévu aujourd’hui à 14 h, lors de l’Assemblée générale élective (AGE) à l’INFS/STS d’Aïn Bénian (Alger), a-t-on appris auprès du secrétariat général de l’instance fédérale. Une AG élective partielle sera organisée aujourd’hui pour compléter l’actuel bureau fédéral de l’instance qui se trouve avec quatre postes vacants, rappelle-t-on. « Après le délai imparti expiré, la commission de candidatures a retenu cinq noms sur les six candidats remplissant les conditions d’éligibilité, alors que deux dossiers ont été rejetés », a expliqué la secrétaire générale de la fédération, Radia Meghehout. Les candidats retenus sont Hassiba Bouhadi, Abdelhamid Djebar, Djilali Berrezoug, Derouiche Nedjadi Bousseta Miloud et Mustapha Ameur. Les cinq candidats seront en course pour les quatre postes restants pour compléter le bureau exécutif de la fédération, dont le nombre est de neuf membres, selon l’article 57 des statuts de la FARB. Lors de l’AGE du mois de février 2013, le scrutin de la Fédération algérienne de rafle et billard avait connu l’élection de cinq membres, dont le président, alors que le bureau devait être composé de neuf membres, selon les statuts en vigueur de l’instance fédérale. Depuis ce temps, le nombre des membres du bureau fédéral est resté le même et une autre AG élective devait avoir lieu, après l’autorisation du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) pour compléter le nombre en application des règlements en vigueur. « Dans les dossiers des six candidats, il y avait deux membres à qui manquaient des pièces administratives pour compléter leurs dossiers. Le candidat Mustapha Ameur a complété son dossier, alors que Yacine Selhaoui (vice-champion du monde de pétanque) n’a pas pu avoir la dérogation du MJS. « Ladite dérogation n’est donnée qu’aux ligues et clubs », a expliqué la SG de la FARB. L’AG de la Fédération algérienne de rafle et billard est composée de 32 membres appelés à prendre part aux travaux de l’AGE et élire les nouveaux quatre membres au bureau fédéral.n

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Evénement culturel créé en 2011 à l’initiative de jeunes cinéastes égyptiens, avec pour objectif de mettre en valeur la diversité des productions cinématographiques africaines, la 3e édition du Festival du film africain de Louxor, tenu du 16 au 24 mars, a vu la participation des réalisateurs algériens Merzak Allouache et Abdenour Zahzah. Concourant respectivement avec les œuvres Es Stouh et El oued El oued, dans les catégories longs métrages de fiction et documentaires, ils ont été primés, a annoncé lundi le jury, présidé par le cinéaste malien Souleymane Cissé, du Prix spécial du jury et du Prix de la meilleure œuvre artistique. Concourant au côté de 13 autres œuvres, notamment le film tourné au Sénégal et intitulé Grand comme le baobab du jeune réalisateur Jeremy Teicher, mais aussi C’est eux les chiens du Marocain Hicham Lasri ou l’œuvre dramatique Ibabazi (le pardon) du cinéaste rwandais Joel Karekeszi, qui remporte le premier Prix du festival, Es Stouh (les terrasses), qui décroche le Prix spécial du jury, symbolisé par le Silver Mask Of Toutankhamon et également doté de 3 000 dollars, est une coproduction algéro-française, et la dernière réalisation de Merzak Allouache, notamment resté dans les mémoires pour avoir réalisé en 1976 le film Omar Gatlato. Sorti en 2013, son tournage, réalisé en onze jours seulement, en prenant pour points de vues les terrasses d’immeubles de cinq quartiers populaires et emblématiques de la ville d’Alger, à savoir La Casbah, Bab El Oued, Belcourt, Notre-Dame d’Afrique et Télemly, et marqué notamment par l’excellente prestation de l’actrice Amal Kateb, s’attaque à la question des relations sociales à travers cinq histoires mettant en avant les thématiques de la violence, de la pauvreté ou encore de la perte des repères et de la complexité des relations familiales. Recevant, quant à lui, le Prix de la meilleure œuvre artistique, au côté du documentaire Emirs in wonderland du Tunisien Ahmed Jlassi, El oued El oued d’Abdenour Zahzah, présenté à l’international sous le titre The River et dernièrement distingué lors du Festival maghrébin du cinéma d’Alger, où il reçut le Prix spécial du jury, aborde, quant à lui, le quotidien des citoyens habitant le long de l’oued Sidi L’kebir depuis sa source sur les hauteurs de l’Atlas blidéen jusqu’à la Méditerranée, où il se jette. Par ailleurs, cette 3e édition du Festival du film africain de Louxor, qui a retenu un total de 80 œuvres cinématographiques issues de 41 pays africains, a également vu la participation en compétition dans la catégorie courts métrages du film Les jours d’avant, coécrit par Karim Moussaoui et la scénariste et comédienne française Virginie Legeay. Concourant au côté de 34 courts métrages, le jury de la catégorie, notamment composé du critique de cinéma Keith Shiri et des réalisateurs égyptiens Attia Al-Dardiri et Amir Ramses, a finalement distingué la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania pour le film Wooden Hand sorti en 2013. <
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Ce roman a arraché le prix Najib Mahfoudh en décembre dernier. La sakakine fi matabekh hadihi al madina (Pas de couteaux dans les cuisines de cette ville), édité par Dar Al Ain, est le dernier roman de l’auteur syrien Khaled Khalifa. Un roman qui raconte la descente aux enfers d’une famille. Celle d’une nation. A lire et à méditer. Khaled Khalifa choisit Alep, sa ville natale, pour décrire la décrépitude d’un pays sous le long règne d’un dictateur. Non, il ne s’agit pas d’Al Assad, le fils, mais plutôt du père. Son nom, Hafedh Al Assad, n’a pas été cité une seule fois, mais son poids étouffe cette belle ville syrienne. Ses habitants suffoquent sous un règne qui finira par les détruire un à un. La dictature, cette malédiction qui frappe tous les peuples arabes, étouffe les Aleppins comme tous les autres Syriens. Le temps est donc celui du dictateur, puisque la Syrie sombre, comme une fatalité et pour de longues décades, sous le règne du Président dont le nom n’a pas besoin d’être cité. Pourtant, sa présence est omniprésente. Ses services de renseignements tentaculaires et son système d’inféodation sanguinaire, sa corruption des masses populaires et la peur qu’il sème dans les cœurs de ses concitoyens ou plutôt sujets. La violence s’incruste dans tous les interstices du tissu social. Elle métamorphose lentement la vie des hommes et semble décider d’abord de la dégénérescence d’une ville et de la guerre civile larvée qui ne disait pas encore son nom, entre les baathistes et les islamistes à cette époque déjà. Khaled Khalifa, natif d’un village au nord d’Alep, a su décrire comment s’effondre une nation. Après avoir été scénariste pour les télévisions arabes de feuilletons à succès, il a choisi de s’essayer au roman. Un passage qui lui réussit plutôt bien, notamment dans ses constructions littéraires. Ainsi, son tout dernier roman, Pas de couteaux dans les cuisines de cette ville, qui a reçu le prix Najib Mahfoudh en décembre dernier, est et vient d’être nominé dans la liste courte du Booker arabe, tout comme le précédent, Eloge de la haine (paru en français chez Actes Sud), fait défiler une suite ininterrompue de scènes intenses racontant avec beaucoup d’éloquence une période, une ville, une famille et des individus. Alep aux mille traditions, de la riche cuisine à la musique, en passant par une aristocratie nostalgique et des microcosmes sociaux qui s’enrichissent d’apports de tous genres dans cette ville ouverte où la coexistence islamo-chrétienne est bien ancrée dans l’histoire. Alep n’est pas que ce côté enchantant. Elle est aussi cette peur et cette haine qui minent le quotidien des petites gens et l’enfer de leur existence monotone et monocorde. C’est ce climat que décrit Khaled Khalifa en suivant le cheminement d’une famille aleppine que le roman de Khaled Khalifa accompagne. En bon roman arabe, La sakakine fi matabekh hadihi al madina commence par un non-dit : la fuite du père aux Amériques en compagnie d’une blonde de passage, laissant deux garçons et deux filles en face à face avec une mère qui ne peut pas oublier sa noble extraction et son père, grand fonctionnaire des voies ferrées et qui s’est laissé lentement et élégamment mourir sous les rails d’un train de marchandises. Cette mort atroce décrit à elle seule la détresse d’un homme qui voit sa vie et celle des siens changer. Il refuse la descente aux enfers que l’on veut lui imposer et choisit de mourir sur les voies de la compagnie ferroviaire à laquelle il a consacré toute son existence. Et c’est cette mort lente, renouvelée qui devient le sort de toute une famille. Une famille qui porte le poids d’une mère vivant comme une blessure indigne la maladie de sa fille et l’homosexualité de son frère. L’oncle transmettra sa marginalité sexuelle et son amour de la musique à son neveu. Ce dernier, pour échapper au sort de son oncle, tente l’aventure islamiste jihadiste en Irak, tout en regardant sa sœur Sawssen s’identifier à l’oppresseur. Sawssen, qui en avait marre de la vie misérable à laquelle elle se voyait prédestinée en dépit de sa grande beauté et son instruction élevée, décide de choisir le chemin opposé de son frère. Elle s’embrigade dans les rangs de la milice du Baath au pouvoir non sans avoir accepté d’être la maîtresse d’un des barbouzes du régime. Le drame de cette famille est narré par le frère qui ne s’inscrit presque jamais dans le fil de l’histoire. C’est le témoin de cette descente aux enfers. Il ne se lamente pas. Il ne juge pas sa fratrie. Il fait défiler sous les yeux des lecteurs de cet émouvant roman des personnages avançant sur une corde raide. Une voie toute tracée qui semble les guider tous vers une mort atroce. Une fin inéluctable, comme celle de Rachid, le frère qui a vite épuisé toutes les possibilités de survie dans une Syrie où personne n’arrive plus à survivre. Tourmenté par son esprit artiste, par la voie intégriste qu’il a choisie par la suite et par son incapacité à réintégrer une vie normale, le jeune homme décide d’en finir avec sa prison. Carcérale Syrie qui pousse ses enfants vers deux voies : l’exil ou la mort. Le roman se clôt sur une image terrible. « J’ouvris la porte de notre chambre et je fus pris de vertige. Le corps de Rachid pendait du plafond comme une lampe salie par les restes des mouches. Nizar le vit à travers la porte entrouverte et fit entendre sa plainte. Il savait qu’il allait mourir, mais il attendit l’aube pour s’assurer que le compagnon de sa vie a bien serré le nœud coulant, pour ne laisser aucun doute que la mort est aussi simple qu’un verre d’eau versé sur une terre sèche. » Le jury du prix Najib Mahfoudh a choisi, à juste titre, une des plus belles œuvres littéraires arabes de cette année. « Avec le couteau d’un artiste sculpteur, Khalifa nous présente de belles sculptures romanesques des bribes d’une famille arabe frappée par la violence politique », lit-on dans son rapport. Dans le récit de Khalifa, Alep résiste fortement à la militarisation. Mais le retrait des champs de laitue, symbole autrefois de la ville, et la ruralisation de la ville, symbole de la dégradation, ont incité chaque membre de la famille à trouver sa voie de salut, au milieu de l’hégémonie d’un seul parti, à un moment donné. Et contre la honte de l’individu, se manifestent la honte politique et l’ambiance générale représentée par le régime militaire et les services de renseignements corrompus qui manipulent les personnes et leur devenir, selon, le plus souvent, des intérêts inhumains. Quant au titre très moderne du roman, Il n’y a pas de couteaux dans les cuisines de cette ville, il reflète une douleur tue, qui est sur le point d’éclater. Ainsi, on lit dans les pages : « Elle ne l’a pas entendu en train de la supplier de rester loin de la ruelle qui est devenue dernièrement le sujet favori de la presse locale, vu le nombre de crimes perpétrés. Le dernier en date fut l’homme qui a brûlé sa femme et ses quatre enfants, puis s’est suicidé en utilisant le couteau de la cuisine, hurlant en direction de ses voisins : mourir brûlé est plus honorable que d’attendre de mourir de faim, se demandant amèrement : n’y a-t-il pas de couteaux dans les cuisines de cette ville ? » Ce dernier roman de Khaled Khalifa s’est voulu un témoignage sur une la réalité syrienne le long de 50 ans de l’après-indépendance. En faisant le parallèle entre le destin d’une famille et celui d’un régime, avec en toile de fond le déclin d’une ville, l’auteur syrien a réussi à faire bouger les tréfonds de ses lecteurs arabes qui se sentiront d’une manière ou d’une autre concernés par cette histoire tragique. Une histoire qui n’est, tout compte fait, absolument pas étrangère à leurs propres vécus. Dans cet Alep punie, la vie s’apparente à une longue solitude. Loin de la linéarité de l’Histoire, l’auteur a restitué la vie d’une famille syrienne. Un roman qui s’ouvre sur la mort de la mère et qui se termine par celle de sa progéniture. Tous les symboles ont été convoqués dans ce roman. A lire absolument. < g Pas de couteaux dans les cuisines de cette ville (La sakakine fi matabekh hadihi al madina), Khaled Khalifa, septembre 2012, Dar Al Adab, 255 pages, 1 300 DA
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L’adoption éventuelle aujourd’hui par l’Assemblée générale de l’ONU d’une résolution ukrainienne dénonçant le référendum en Crimée n’aura « aucun effet » sur la position russe, a déclaré hier le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov. « Cette résolution, même si elle était adoptée, ne pourrait avoir aucun effet sur notre position», a déclaré M. Gatilov à l’agence Interfax. «Ce document a un fond clairement antirusse. Nous estimons que le soumettre au vote ne peut que compliquer la situation», a-t-il ajouté. L’Assemblée générale de l’ONU doit se prononcer jeudi sur un projet de résolution non contraignante soumis par l’Ukraine qui dénonce le référendum en Crimée et le rattachement de cette péninsule à la Russie. Le texte soumis par l’Ukraine a été rédigé en termes modérés pour attirer le maximum de votes et ne fait à aucun moment de référence directe à la Russie. Il est similaire à celui rejeté par le Conseil de sécurité de l’ONU le 19 mars. Il «souligne que le référendum du 16 mars (en Crimée), n’ayant aucune validité, ne peut pas justifier un quelconque changement du statut» de la Crimée. Il demande à tous les Etats et organisations internationales «de ne reconnaître aucun changement de (ce) statut». Dans une lettre accompagnant le texte et adressée à tous les Etats membres, l’ambassadeur ukrainien à l’ONU, Iouri Sergueiev, a indiqué que le projet de résolution «affirme l’engagement (de l’Assemblée) envers la souveraineté, l’indépendance politique, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues». La résolution invite également «toutes les parties à chercher une issue pacifique» à cette crise par un «dialogue politique direct».n
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L’ex- Premier ministre libyen, Ali Zeidan, s’est exprimé mardi, depuis Londres où il réside désormais, sur son inquiétude à voir la Libye devenir une véritable terre de terrorisme. Le mois dernier, Ali Zeidan et son gouvernement ont été victimes d’un vote de défiance fomenté par les groupes islamistes du Congrès général national (CGN) qui a eu raison du gouvernement. La semaine dernière, le gouvernement de transition avait fait montre de sa volonté de lutter contre ce fléau. «La Libye pourrait être une base pour Al-Qaïda pour n’importe quelle opération en Italie, en Grande-Bretagne, en France, en Espagne, au Maroc, n’importe où. Les armes sont partout, les munitions sont partout», a-t-il prévenu. Un avis que partagent plusieurs pays voisins comme le Niger qui avait exprimé ses inquiétudes sur le sud de la Libye qui est devenu une zone «d’incubations à terroristes». Pareillement, les Etats-Unis ont exprimé leur inquiétude quant à la prolifération d’armes dans le pays. En effet, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, le pays est aux prises avec une instabilité sécuritaire latente, les attaques terroristes se sont multipliées dans les pays au point de devenir quasi quotidiennes. Le mois dernier, des séparatistes de l’est du pays ont essayé d’exporter des hydrocarbures libyens à bord d’un chalutier nord-coréen, bafouant la souveraineté nationale de la Libye. Cela a servi d’électrochoc au pouvoir libyen qui a depuis répété à maintes reprises sa détermination à lutter contre cette menace. Le gouvernement d’Ali Zeidan s’était montré incapable d’assurer la sécurité et la stabilité de la Libye et c’est officiellement pour cette raison que le Conseil général national (CGN) a réalisé un vote défiance à l’encontre de son gouvernement. Le défi sécuritaire en Libye est de taille, c’est devenu une plateforme pour le transfert d’armes. De plus, le large désert libyen permet aux groupes terroristes de se baser et s’organiser librement. Ali Zeidan a affirmé également que la Libye n’était pas en sécurité entre les mains des islamistes qui l’ont déposé. «Ces gens ne veulent pas que la Libye ait un gouvernement civil, qu’elle soit un Etat de droit, ils la veulent à l’image de ce qui s’est passé en Afghanistan», a-t-il ainsi déclaré. Les mouvances islamistes du CGN qui n’étaient pas unis au départ ont réussi, par le jeu des alliances entre elles, mais aussi avec d’autres forces politiques du pays, à obtenir une majorité afin de voter la destitution du chef du gouvernement. Ce dernier, se sentant menacé en Libye, a ainsi directement fuit en Europe. Il a pourtant assuré qu’il serait «bientôt de retour en Libye» et qu’il nourrissait encore l’ambition d’œuvrer pour la Libye et de «lutter pour réformer l’Etat, pour stabiliser la situation». Face à de telles déclarations, il paraît clair qu’Ali Zeidan, s’il songe sérieusement au retour, a dû avoir des garanties qu’il ne serait pas inquiété pour avoir quitter la Libye malgré l’interdiction qui lui avait été faite. S’il va au bout, il pourrait bien entrer en collision avec les islamistes en Libye, lesquels semblent vouloir maitriser les rouages du pouvoir exécutif, alors qu’ils détiennent déjà ceux du législatif.n
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Le gouvernement marocain, par le biais de son ministre de l’Intérieur, Mohammed Hassad, a annoncé mardi qu’il allait poursuivre devant la justice française les individus qui avaient accusé Abdellatif Hammouchi, haut responsable marocain, d’actes de torture. Une saga judiciaire qui avait commencé à Paris en février dernier et qui avait été à l’origine d’un véritable froid diplomatique entre la France et le Maroc.

Rabat et Paris étaient supposés avoir laissé l’histoire de l’attaque en justice de Abdellatif Hammouchi, haut responsable marocain et patron de la Direction général de la surveillance du Territoire (DGST), derrière eux pour continuer à approfondir une relation que Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a qualifié de «fructueuse». C’était, cependant, sans compter avec la nouvelle offensive du Makhzen qui a tout simplement décidé d’une contre-offensive contre les personnes qui étaient à l’origine de la plainte contre le leader du puissant organe de sécurité chérifien en engageant des poursuites judiciaires contre celles-ci. C’est ce qu’a annoncé le ministre marocain de l’Intérieur, Mohammed Hassad, dans un communiqué : «L’Etat marocain a chargé des avocats de déclencher des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs de plaintes mettant en cause de hauts responsables marocains pour des allégations de torture qu’ils savaient inexactes.» Pour autant, le Makhzen n’a pas indiqué le chef d’accusation exact derrière cette manœuvre qui sonne comme de véritables représailles, mais a, en revanche, affirmé que cette plainte a été déposée auprès du «procureur de la République du Tribunal de grande instance de Paris.» Une affaire qui n’a donc pas fini de semer le trouble entre Rabat et Paris, alors qu’il s’agit d’un axe stratégique pour les deux pays. Plus encore, par cette décision, le Maroc met son partenaire français dans une position très délicate avec ses deux plaintes parallèles.

Intérêts stratégiques et indépendance Désormais, la justice française doit suivre la procédure dans les deux cas et le défi sera de ne pas se laisser entraver par des interventions politiques qui pourraient bien favoriser la partie de l’Etat marocain ou alors tenter d’étouffer l’affaire. La justice française et sa légendaire indépendance vont donc devoir se montrer efficaces et inébranlables pour une affaire qui ne manquera pas de susciter l’intérêt de part et d’autre. Mohammed Hassad a, pour sa part, dénoncé une «instrumentalisation de la procédure judiciaire française» et «des dénonciations calomnieuses qui dévoilent les motivations réelles de cette instrumentalisation, à savoir la déstabilisation des services de sécurité relevant du ministère de l’Intérieur, notamment la DGST, laquelle est reconnue et estimée pour ses réalisations en matière de lutte contre le terrorisme et le crime organisé, dans le strict respect de l’Etat de droit». La référence à «l’Etat de droit» n’est pas anodine, et pour cause, Abdellatif Hammouchi a été accusé de «torture» et de «complicité de torture» le mois dernier par plusieurs personnes. Le 20 février dernier, alors qu’il accompagnait le ministre de l’Intérieur lors de son déplacement à Paris, le patron de la DGST a reçu une notification à comparaître devant un juge d’instruction, alors qu’il logeait à la résidence du l’ambassadeur du Maroc en France. Un événement qui n’a pas été du goût du Maroc, notamment du roi Mohammed VI, qui s’est entretenu au téléphone avec François Hollande au sujet de cet incident. Sauf que le président français ne peut officiellement rien faire, précisément en vertu du principe de séparation des pouvoirs, lequel est un fondement de la Constitution française et de la démocratie, en règle générale. Pour marquer sa fureur, Rabat a décidé de suspendre tous les accords judiciaires avec la France, une mesure toujours en vigueur.

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