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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 29 mars 2014
Le coureur russe a réussi un coup double en remportant les maillots jaune de leader et rouge du meilleur sprinteur. Le coureur russe Sergey Belykh de l’équipe Team 21 a remporté jeudi le Tour international cycliste de Constantine, dont la quatrième et dernière étape est revenue à l’Erythréen Amanuel Egerzeigzaa. A l’issue de cette étape, Constantine-Oum El Bouaghi-Constantine, d’une distance de 137,3 km, l’Erythréen a réalisé un temps de 3h19:44 devant le Japonais Shimizu Miyataka de l’équipe Bridgeston (3h19:44) et son coéquipier Yonas Tekesté (3h19:44). De son côté, le Russe Sergey Belykh de l’équipe Team 21 a réussi le coup double en remportant les maillots jaune de leader et rouge du meilleur sprinteur, alors que le maillot à pois du meilleur grimpeur est revenu à l’Algérien Hichem Chaâbane de l’équipe Team Cevital. Le Marocain Aït El Abadia Anass s’est emparé, lui, du maillot blanc du meilleur espoir. Au classement général par équipes, la victoire finale est revenue à l’équipe japonaise Bridgeston Anchor Cycling devant l’équipe russe Team 21. Cette quatrième et dernière étape du Tour international de Constantine, septième épreuve du Grand Tour d’Algérie de cyclisme 2014 (GTAC-2014), a été courue avec une moyenne de 50,9 km/h, vu son parcours plat ayant favorisé les coureurs beaucoup plus rouleurs que grimpeurs. Les péripéties de cette étape n’ont finalement pas bouleversé le classement général individuel dominé par le Russe Sergey Belykh et sa formation Team 21. Dès le dixième kilomètre de la course, cinq coureurs, dont les Algériens Mansouri Abderrahmane (Team Ooredoo) et Belmokhtar Abdelkader (GS Pétroliers), se sont lancés en échappée qui a pris jusqu’à 1’15 sur le peloton mené par l’équipe russe Team 21. A l’entrée de la ville d’Aïn Kercha (48 km), un groupe de 12 coureurs, mené par le maillot jaune, le Russe Sergey Belykh, et quatre de ses coéquipiers, a réussi à rejoindre les cinq échappés de tête. Ce g roupe de 17 coureurs n’a trouvé aucune difficulté à mener cette course globalement « tranquille » pour le maillot jaune. L’Algérien Belmokhtar (GSP) et l’Italien Tintori Devid ont été contraints à l’abandon après avoir été victimes de chutes au centre-ville d’Aïn M’lila, deuxième sprint de cette journée. La victoire de cette étape s’est jouée au sprint final, gagné par l’Erythréen Amanuel Egerzeigzaa. n
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Le Mouloudia d’Alger souhaite sauver sa saison en atteignant la finale de Dame Coupe, surtout après avoir hypothéqué ses chances de prendre une place qualificative à une compétition africaine qui s’éloigne de plus en plus. Le Mouloudia d’Alger affrontera cet après-midi au stade Omar-Hamadi, à Bologhine, Alger, la JSM Chéraga, dans un match inédit pour le compte de la demi-finale de la Coupe d’Algérie de football, que la JSMC atteint pour la première fois de son histoire, contrairement au Doyen qui est un habitué de cette joute. Le MCA atteint ce tour pour la deuxième fois consécutive, après la finale de la saison dernière. Il espère faire de même cette fois-ci et aller en finale. Toutefois, les gars du Doyen traversent une étape difficile, après leur dernière défaite en championnat face à la JS Kabylie sur un score lourd (3-0). Les Mouloudéens voudront certainement dépasser cette crise et se ressaisir lors de ce match de coupe qui sera très important, d’autant plus qu’il s’agira de sauver la saison après avoir hypothéqué ses chances de décrocher la deuxième place qualificative à la Ligue des champions d’Afrique et sans doute même la troisième place qui aurait pu lui permettre de jouer la Coupe de la confédération. La pression sera présente sur les épaules de l’entraîneur Bouali et ses poulains, qui devront se donner à fond pour espérer se sortir de cette situation et pourquoi pas décrocher ce trophée qui les fuit depuis quelque temps. Le coach du Doyen tentera donc de mettre la stratégie idoine pour remporter cette rencontre et donc passer en finale, même s’il sait que rien n’est gagné d’avance face au petit poucet qui souhaite aussi créer la surprise. Il faut d’ailleurs se méfier de cette équipe de Chéraga qui n’a plus rien à perdre et qui surtout a sorti des formations redoutables, dont la dernière en date fut le CS Constantine. Les poulains du Roumain Dan Anghelescu souhaitent en faire de même face au MCA et se propulser en finale. Ce qui sera un véritable exploit pour cette petite équipe de l’ouest de la capitale, qui, faut-il le préciser, caracole en tête de la DII Amateur et qui souhaite donc se hisser à la Ligue 2 Mobilis. La finale devrait se jouer le 1er mai à Blida La finale de la 50e édition de la Coupe d’Algérie devrait se jouer le jeudi 1er mai au stade Mustapha-Tchaker, à Blida, a affirmé mercredi le président de la Ligue de football professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj. « La finale de cette année devrait se dérouler le 1er mai. La rencontre aura lieu au stade Mustapha-Tchaker, à Blida, qui avait déjà abrité cet événement par le passé », a indiqué à l’APS le premier responsable de l’instance dirigeante de la compétition. M. Kerbadj a souligné que la date du 1er mai n’a pas encore été fixée d’« une manière officielle » et devrait être annoncée après le déroulement des demi-finales de Dame Coupe, prévues ce week-end. La première demi-finale opposera ce vendredi la JS Kabylie au CRB Aïn Fekroun, alors que la seconde mettra aux prises, le lendemain, la JSM Chéraga (division nationale Amateur) au MC Alger. Le stade Mustapha-Tchaker à Blida n’a plus abrité de finale de Coupe d’Algérie depuis l’édition de 2009, remportée par le CR Belouizdad aux dépens du CAB Bou Arréridj. Les finales suivantes (2010, 2011, 2012 et 2013) ont été jouées au stade olympique 5-Juillet, à Alger, fermé depuis le mois de septembre pour des travaux de réfection.n
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La JS Kabylie a arraché son ticket pour la finale de la Coupe d’Algérie prévue pour le 1er mai au stade Mustapha-Tchaker de Blida, après avoir pris le dessus, hier à domicile, sur le score de 2 à 1 sur le CRB Aïn Fekroun dans une rencontre marquée par de nombreux bouleversements et qui a dû aller jusqu’aux prolongations pour départager les deux teams. C’est dans un stade du 1er-Novembre de Tizi-Ouzou affichant complet et acquis à la cause de la JSK que s’est déroulé ce premier match inédit entre l’équipe locale et la formation du CRB Aïn Fekroun. Les Canaris, qui sont des habitués de Dame Coupe et qui souhaitaient renouer avec le sacre après son dernier trophée acquis en 2011, ont tenté de déstabiliser l’équipe d’Aïn Fekroun, mais ils trouveront d’énormes difficultés face à cette formation qui ne semblait pas gênée par l’enjeu surtout que le plus important était de donner une bonne impression et de réussir le maintien en Ligue 1. Les visiteurs ont, d’ailleurs, eu de nombreuses occasions par l’intermédiaire de l’ancien joueur du Mouloudia d’Alger, Mohamed Amroun. Ce dernier a eu une belle occasion à la 20’ avec un tir qui a failli tromper le keaper, Nabil Mazari, qui a remplaçé au pied levé son coéquipier, Asselah, suspendu après les incidents du derby kabyle face à la JSMB. Les Canaris, eux, procédaient de manière intelligente, puisqu’ils ont tenté de fatiguer les gars d’Aïn Fekroun avec les coups de boutoir du jeune Raïah qui semble avoir gagné la confiance de son coach, Aït Djoudi qui lui renouvèlera sa confiance lors de ce match. Toutefois, le jeu, bien qu’il soit quelque peu animé, n’apportera rien et la première période se termine sur un score vierge. En seconde période, la JSK a continué à pousser avec des attaques, éclair par l’intermédiaire de Raïah et du Camerounais Ebossé, mais sans trouver la faille dans la défense d’Aïn Fekroun qui a tenu bon. Les choses n’évolueront pas et le score restera inchangé jusqu’à la fin de cette rencontre qui se solde donc sur un nul. L’arbitre Abid Charef annoncera donc le recours au temps supplémentaire pour départager les deux teams. La première prolongation a été dominée par les Kabyles, plus déterminés et qui se sont donnés à fond pour prendre le dessus. C’est ainsi que les occasions se multiplieront et les Canaris réussiront à trouver la faille à la 96’ avec ce coup franc botté par le défenseur international, Rial, qui sera détourné par un joueur du CRBAF avant de secouer les filets. C’était le délire dans le camp de la JSK qui termine cette première mi-temps du temps supplémentaire sur cette avance d’un but à zéro. Toutefois, les gars d’Aïn Fekroun réussiront à revenir à la marque à la 106’ grâce à un but de Daïra. Les Canaris ne lâcheront quand même pas et continueront à pousser et c’est ainsi que le Camerounais Ebossé réussira à ajouter un deuxième but grâce à une reprise de la tête après un retrait sur la droite à la 118’ qui ouvrira la voie à la qualification pour la JSK. <
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Le secteur des travaux publics génèrera de l’emploi durant les cinq prochaines années. Au total, deux millions de postes de travail seront créés dans le cadre du programme d’investissement du secteur à l’horizon 2019, a indiqué jeudi à Alger le ministre des Travaux publics, Farouk Chiali, lors d’une rencontre avec les gérants des EPE relevant de la SGP des Travaux publics, Sintra. Le ministre précise que l’Etat a consacré à ce programme une enveloppe financière de 4200 milliards de dinars (60 milliards de dollars). Ce programme, qui sera présenté au gouvernement, prévoit la réalisation de 16 autoroutes sur une distance de plus de 1600 km, une autoroute pour les Hauts-Plateaux, le dédoublement de quelque 10 000 km de routes et la modernisation de 4000 autres. Il s’agit aussi de la réalisation d’environ 265 km de la 4e rocade d’Alger, 500 ouvrages d’art, l’extension de trois aéroports et le renforcement de 12 autres, la réalisation de 7 ports de plaisance et le réaménagement de 24 autres. Afin de minimiser le recours aux entreprises étrangères, le ministre recommande aux entreprises algériennes de s’organiser en groupes pour combler les lacunes et opérer une complémentarité et une coordination entre elles en associant les PME au programme. Abordant le bilan annuel de la Sintra, qui compte 51 entreprises, bureaux d’études et laboratoires, M. Chiali a fait savoir que cette dernière a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 58,7 milliards de dinars, soit une hausse de 17% par rapport à 2012, et permis de créer environ 3100 nouveaux emplois, portant le nombre de travailleurs au sein de l’entreprise à 33 200. Toutefois, il a signalé que le chiffre d’affaires de 3 entreprises sur 51 que compte la Sintra ne suffit même pas à couvrir les salaires des travailleurs. Une situation qui nécessite une réhabilitation en créant des sociétés mixtes avec des firmes étrangères. A ce titre, il a affirmé que six mémorandums d’entente ont été annoncés lors de cette rencontre avec des entreprises portugaises, turques et italiennes. A cela s’ajoute deux accords de partenariat qui seront prochainement signés avec des sociétés belges et croates dans le domaine de la signalisation routière et de l’aménagement des infrastructures routières et maritimes. Par ailleurs, M. Chiali a appelé les entreprises nationales de réalisation à se lancer dans l’international. Sur ce point, il a fait savoir que le Tchad et le Niger ont affiché leur volonté que des entreprises algériennes participent à leurs différents projets. Une réunion est prévue dans les semaines à venir entre les ministères des Travaux publics et du Commerce ainsi que les Douanes algériennes pour examiner comment soutenir les entreprises algériennes à entreprendre des travaux au niveau africain. <
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Ouverts au public jeudi dernier et organisés par l’Office Riad El Feth (Oref) jusqu’au 5 avril prochain, coïncidant avec les vacances scolaires de printemps, les différents espaces du complexe accueillent actuellement une manifestation culturelle à la programmation particulièrement variée. Destinée aux plus jeunes générations et marquée notamment par la promotion des différentes formes d’expression artistique, à travers des ateliers de dessin, de pièces de théâtre ou encore d’expositions d’artisanat traditionnel ou de peintures, notamment celles sous la thématique «Arts et traditions d’Algérie », au niveau du hall du Cercle Frantz-Fanon, la manifestation a pour objet principal, cependant, expliquent les organisateurs, la sensibilisation des jeunes aux dangers qui menacent le patrimoine culturel algérien. Intitulée, en effet, «Préservons notre patrimoine culturel» et bénéficiant de nombreux soutiens, dont celui de l’Entreprise nationale de télévision, mais aussi de la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, l’axe central de la manifestation reste à ce titre la diffusion d’une série de reportages, dont certains réalisés dans les années 1970, mettant en avant la richesse du patrimoine national. Le programme de la manifestation prévoit également la diffusion de plus d’une vingtaine de documentaires, projetés notamment à la salle Ibn-Zeydoun accessible pour l’occasion à des prix symboliques variant entre 50 et 100 DA par personne. Une grande partie de ces projections, réalisées ou diffusées grâce au concours de l’ENTV, est consacrée à l’histoire du pays, en mettant en avant dès demain à partir de 11h les coutumes et traditions des habitants de villes situées dans plusieurs régions du pays. Ont citera ainsi parmi les documentaires diffusés dans ce cadre la série de documentaires « Villes et histoire », revenant notamment dans l’épisode « Ténès, l’antique Cartena » sur le passé phénicien et romain de la ville. Mais aussi de spécificités des différentes régions dans les numéros consacrés aux villes de Tamanrasset, Constantine, Blida ou encore Ouargla et Mila. Mettant l’accent sur les aspects historiques des villes, les documentaires sont, par ailleurs, accompagnés de deux expositions organisées par l’Office de protection et de promotion de la Vallée du Mzab, et la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, revenant respectivement sur le patrimoine immatériel de la Vallée du Mzab, symbolisé notamment par le système traditionnel de partage des eaux d’irrigation et la riche tradition artistique et artisanale de la région de Tizi-Ouzou, avec, entre autres, l’exposition de poterie, de vannerie et de bijoux traditionnels. Par ailleurs, le « petit théâtre » du complexe Riad El Feth accueille quotidiennement à partir de 14h des représentations théâtrales données dès aujourd’hui par la troupe de théâtre de Fouka, suivie demain par celle du théâtre de Bordj El Menaïel puis de l’association «Ibtissama» d’Alger.n
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Traduire n’a jamais été une mince affaire, en particulier lorsqu’il s’agit d’un ouvrage littéraire. Comment faire passer le récit créé dans une langue vers une autre langue sans altérer la créativité de l’auteur. C’est dans ce sens que Mohamed Sari, président de la Commission des créations et des traductions au Centre national du livre (CNL), a bien voulu revenir sur l’expérience rédactionnelle qui le lie à l’auteur algérien le plus traduit dans le monde, en l’occurrence Yasmina Khadra. De Les Hirondelles de Kaboul, en passant par Les Agneaux du Seigneur et récemment Ce que le jour doit à la nuit, Mohamed Sari est tout naturellement devenu le porte-voix de Yasmina Khadra vers un lectorat dont le nombre ne cesse d’augmenter aussi bien en Algérie qu’à travers le monde. Reporters : Qu’est-ce qui vous a amené à traduire l’ouvrage Ce que le jour doit à la nuit de l’auteur Yasmina Khadra paru à Casbah Editions ? Mohamed Sari : Il faut savoir que Ce que le jour doit à la nuit est le quatrième roman que je traduis de l’auteur Yasmina Khadra. Toujours chez Sedia Editions. D’abord, le premier projet était Les Sirènes de Bagdad (paru chez Julliard - 2006), auquel nous avons dû pour des raisons étymologiques, changer le titre. Ensuite, il y a eu Les Hirondelles de Kaboul paru en 2002 et traduit en 2007. En 2008, j’ai par la suite traduit Les Agneaux du Seigneur paru chez Julliard en 1998. Et puis, le dernier, Ce que le jour doit à la nuit vers la fin 2009 et début 2010. C’est un projet porté par Sedia et les éditions libanaises El Fârâbî à Beyrouth pour justement traduire le livre algérien du français vers l’arabe. Il y avait beaucoup d’auteurs concernés par ces traductions, à l’image d’Anouar Benmalek, Malika Mokkedem, Yasmina Khadra, Boualem Sansal, Assia Djebar… Est-ce que l’on peut dire aujourd’hui que vous êtes le traducteur des romans de Yasmina Khadra ? Oui ! Je suis plutôt le père adoptif de certains livres de Yasmina Khadra. Et puis d’ailleurs, cette comparaison vient de lui. Lors d’une discussion que nous avons eue, il m’a dit : « Toi, tu es le père adoptif de mes romans en arabe. » Cela dit, c’est comme d’autres traducteurs qui sont les pères adoptifs de ses romans en italien, en anglais, en espagnol… Il est traduit dans plus de trente langues ! Au bout de quatre romans, vous devez le connaître sur le bout des doigts. Qu’est-ce qui fait la particularité de l’écriture de Yasmina Khadra au moment de la traduction évidemment ? La première particularité qui caractérise Yasmina Khadra est que c’est un excellent conteur. Il sait raconter des histoires. Il sait aussi trouver des sujets contemporains qui intéressent les lecteurs, qui intéressent les éditeurs… D’abord, il a toujours collé aux grands événements de l’actualité avec notamment la guerre en Afghanistan en toile de fond dans Les Hirondelles de Kaboul, le conflit israélo-palestinien dans L’Attentat… Puis il est retourné en Algérie, et spécialement dans années 1930, 1940, 1950, pour raconter l’histoire des pieds-noirs en Algérie. C’est un romancier pour grand public. Et en le traduisant, on veut bien que les Algériens, les Arabes et tous les gens qui lisent en arabe puissent accéder aux ouvrages de Yasmina Khadra au même titre que les francophones et tous les autres lecteurs dans le monde. Avez-vous eu des difficultés à le traduire ? Avez-vous eu besoin de recourir à des éclaircissements de la part de Yasmina Khadra ? Non, pas du tout ! C’est-à-dire que Yasmina Khadra écrit dans une langue accessible. De toutes les façons, personne ne peut prendre un roman quel que soit son auteur et puis le traduire comme ça sans savoir s’il est va être publié ou non ! Parce que, traduire, ça prend plusieurs mois. Un roman, c’est trois à quatre mois de travail continu. Il faut d’abord trouver un éditeur. Il faut aussi percevoir ses droits. Parce qu’on ne peut pas travailler pendant des mois et des mois, et ce, à raison de 7 à 12 heures par jour, pour rien ! D’ailleurs, tous les traducteurs dans le monde ont des contrats avec les éditeurs. Cela dit, avez-vous été accompagné par Yasmina Khadra dans la traduction de ses ouvrages ? Absolument pas. Le style et la langue usités par Yasmina Khadra restent très accessibles. C’est-à-dire qu’il peut être traduit par un traducteur moyen. En fait, dans mon parcours, j’ai eu à traduire une vingtaine d’ouvrages algériens du français vers l’arabe, et le seul roman pour lequel j’ai eu recours à plusieurs séances de travail avec l’auteur est Le Serment des barbares de Boualem Sansal. Je l’ai traduit en 2003. Dans ce cas, oui, c’est un roman qui est un peu difficile. Il y avait beaucoup de phrases sujettes à plusieurs extrapolations et interprétations. Donc, il est vrai que les réunions de travail avec Boualem Sansal se sont imposées pour voir quel sens donner à ses phrases. J’ai, par ailleurs, traduit La Trilogie nordique de Mohammed Dib sorti en 2012 aux éditions Chihab. Là aussi, c’est un peu difficile, car il était question de poésie pure et il n’y a pas de connotation politique. Parce que le problème, c’est lorsqu’il y a des connotations, qu’elles soient politiques, religieuses ou autre, on aimerait bien ne pas dénaturer le sens premier ou le sens voulu par l’auteur. Sinon, globalement, je traduis du français vers l’arabe sans aucun problème. Vous êtes chargé de l’édition prochaine d’un dictionnaire consacré aux traducteurs en Algérie. Peut-on en savoir davantage ? Il y a au niveau du Centre national du livre (CNL) une commission chargée des créations et des traductions, dont je suis le président. Nous avons effectivement le projet de réaliser un dictionnaire consacré aux traducteurs. Cet ouvrage va regrouper tous les traducteurs activant sur le territoire national, et il va être mis à la disposition des maisons d’édition. L’objectif étant de faciliter un petit peu le travail qui concerne la traduction. La langue arabe a besoin de beaucoup de traduction, il n’est pas question de traduire uniquement des romans de la langue française vers l’arabe. Nous avons besoin aujourd’hui de traduire dans toutes les langues possibles et utiles, comme cela se fait dans tous les pays du monde. Voilà donc l’un des projets lancés par la commission et plus globalement par le CNL. S’agit-il là de la première initiative du Centre national du livre ? Le travail de la commission des créations et de la traduction ne consiste pas à élaborer un ou des dictionnaires ! Ce projet est en action secondaire. Ses premières missions sont d’émettre des avis après lecture des manuscrits et ouvrages qui arrivent au Centre national du livre. Plus simplement, nous lisons ces manuscrits qui nous sont transmis, puis nous accordons des avis favorables ou pas pour que le ministère de la Culture donne son accord au financement. Ce sont des centaines de manuscrits qui nous parviennent du ministère de la Culture en ce moment que nous sommes en train d’éplucher. Avec le fonds d’aide des arts et des lettres, le ministère de la Culture a pris l’habitude, depuis plusieurs années, d’aider le secteur de l’édition. Et dans ce sens, le Centre national du livre est un socle pour donner un avis purement littéraire et scientifique sur les œuvres qui lui sont présentées. Est-ce que, de par votre commission et le CNL en général, vous allez intervenir sur le Salon international du livre d’Alger ? Non, pas du tout ! Au Salon du livre d’Alger, à part quelques titres religieux, politiques… qu’on interdit de temps en temps, en général, tout ce qui arrive au Sila est vendu. Il y a énormément d’éditions traduites, et ce, dans tous les domaines, qui sont présentées au Sila.
Bio express
Né en 1958, Mohamed Sari est romancier et professeur d’université. Il est traducteur et auteur de nouvelles et de nombreux ouvrages, à savoir Àla Djibal Édhahra (1983), El Bitaka essihria 1997, Essair, ainsi que Le labyrinthe, roman écrit en français édité en 2007 aux éditions Marsa. Le labyrinthe est une traduction libre de son ouvrage El Warm (la tumeur) (2002).
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Un policier a été tué par balles par des inconnus hier à Tripoli, un nouveau meurtre ciblé dans cette grande ville du nord du Liban secouée par des violences liées au conflit syrien, selon un responsable. «Deux hommes sur une moto, munis d'armes automatiques ont ouvert le feu sur une Range Rover conduite par Boutros al-Bayya, un membre des Forces de sécurité intérieure (FSI)», a indiqué ce responsable des services de sécurité. «Il a été tué sur le coup», a-t-il précisé en soulignant que la voiture avait été atteinte de 18 balles et qu'elle s'est renversée dans le fleuve qui traverse la ville. Il s'agit du cinquième meurtre ciblé commis de la même manière, depuis février. Le responsable n'était pas en mesure de dire si ces meurtres étaient liées ou non aux tensions dans la ville en proie à des combats liés à la guerre en Syrie voisine. Jeudi, un soldat a été abattu par deux motocyclistes en cagoulés à Tripoli et, la veille, un employé municipal a été tué, également par deux motocyclistes en cagoulés. Le dernier épisode de violences à Tripoli, qui a duré 13 jours et fait 27 morts, avait éclaté début mars après qu'un sunnite eut été abattu par deux inconnus sur une moto. Avant lui, un responsable d'un parti alaouite a été tué de la même façon. Les tensions, qui existent depuis des années, opposent les habitants du quartier de Bab al-Tebbané, secteur sunnite hostile au régime syrien à ceux de Jabal Mohsen, alaouite, la confession du président Bachar al-Assad, et partisan du pouvoir de Damas. Jeudi, le gouvernement libanais a demandé à l'armée de «mettre en œuvre un plan pour prendre la situation en main et empêcher l'apparition d'éléments armés et le recours aux armes sous toutes ses formes, ainsi que de saisir les dépôts d'armes à Tripoli», selon un communiqué officiel.n
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Que ce soit à l’un des Sommets des Nations unies sur le changement climatique ou à l’un des nombreux forums sur la « croissance verte », les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique sont toujours considérées comme la solution au réchauffement climatique. Même l’industrie du charbon a adopté la ligne d’efficacité dans son Communiqué de Varsovie devant le sommet COP19 de l’ONU de novembre dernier. Mais un examen plus attentif du système énergétique mondial, ainsi qu’une compréhension plus précise du défi des émissions de carbone, révèlent que les combustibles fossiles vont probablement rester dominants tout au long de ce siècle, ce qui signifie que la capture et le stockage duCO2(CCS) est peut-être la technologie essentielle pour atténuer le changement climatique. L’accent mis très fréquemment sur l’efficacité et sur les énergies renouvelables provient de la diffusion de l’équation de Kaya, élaborée par l’économiste japonais Yoichi Kaya en 1993. Kaya a calculé les émissions de CO2, en multipliant la population totale par le PIB de chaque habitant, par l’efficacité énergétique (consommation d’énergie par unité de PIB), par l’intensité de carbone (CO2 par unité d’énergie). Etant donné qu’il est impossible de gagner la faveur de propositions fondées sur la gestion des populations ou sur les limites de la richesse individuelle, les analyses qui utilisent l’équation de Kaya ont tendance à négliger les deux premiers termes et à conserver l’efficacité énergétique et l’intensité de carbone comme les déterminants les plus importants des émissions totales. Mais cette interprétation pratique ne correspond pas à la réalité. Le fait est que le taux de CO2 diffusé actuellement dans le système océan-atmosphère est plusieurs fois supérieur à un rythme équivalent au stockage géologique, par le biais de processus similaires à l’altération atmosphérique et à la sédimentation océanique. Dans ce contexte, ce qui compte vraiment est le montant cumulé de CO2 libéré au fil du temps : un fait que Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a reconnu dernièrement dans son Cinquième rapport d’évaluation. Depuis le début de l’ère industrielle il y a 250 ans, environ 575 milliards de tonnes de carbone fossile ont été fixés dans le sol, soit plus de 2 milliards de tonnes de CO2 ont été libérés dans l’atmosphère, ce qui a conduit à un changement du bilan thermique mondial et à une augmentation probable d’1°C de la température à la surface (médiane d’une répartition des résultats). Au rythme actuel, on devrait atteindre 1 000 milliards de tonnes de carbone, soit près de 2°C de réchauffement d’ici 2040. Ce point de vue ne correspond pas aux mécanismes en vigueur pour mesurer les progrès réalisés sur la réduction des émissions, qui ciblent des résultats annuels précis. Bien que l’on puisse envisager la réduction du flux annuel des émissions autour de 2050 comme un progrès notable, cela ne garantit pas nécessairement un succès en termes de limitation de la hausse éventuelle des températures mondiales. D’un point de vue climatique, l’augmentation de la température au fil du temps est sans doute plus fonction de la taille de la base de ressources en combustibles fossiles et de l’efficacité de l’extraction à un prix donné de l’énergie. Alors que l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement augmente, il en va de même de l’éventuelle extraction et de l’utilisation des ressources, et en fin de compte, de l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère. Cela signifie que l’efficacité peut conduire à l’augmentation des émissions et non plus à leur limitation. En effet depuis la Révolution industrielle, l’efficacité par l’innovation n’a révolutionné qu’une poignée des inventions de conversion énergétique de base : le moteur à combustion interne, le moteur électrique, l’ampoule électrique, la turbine à gaz, la machine à vapeur et plus récemment, le circuit électronique. Dans tous ces cas, le résultat d’une plus grande efficacité a été une augmentation de la consommation d’énergie et des émissions, surtout dans la mesure où cela a amélioré l’accès à la base de ressources fossiles. Les efforts des pays pour recourir à l’approvisionnement en énergies renouvelables sont de même inefficaces, étant donné que l’énergie déplacée en carburants fossiles reste économiquement attractive, ce qui signifie qu’elle est utilisée ailleurs ou plus tard. Et dans le cas du développement rapide des économies comme la Chine, le déploiement des énergies renouvelables ne remplace pas les combustibles fossiles. Au lieu de cela, les énergies renouvelables viennent en complément d’un approvisionnement contraint en carburant pour faciliter l’accélération de la croissance économique. Bref, tout miser sur l’adoption des énergies renouvelables pour dépasser la croissance axée sur l’efficacité, tout en supposant que la plus grande efficacité fera baisser la demande, a tout d’un pari insensé. Au lieu de cela, les décideurs devraient adopter un nouveau paradigme climatique censé mettre l’accent sur la limitation des émissions cumulées. Cela nécessite avant toute chose de reconnaître qu’alors que les nouvelles technologies de l’énergie vont finir par devancer les combustibles fossiles tant d’un point de vue pratique qu’économique, la demande en combustibles fossiles pour répondre aux besoins croissants en énergie devra pouvoir à leur extraction et à leur utilisation durant les prochaines décennies. Plus important encore, cela accentue le besoin de politique climatique qui se concentre sur le déploiement des systèmes CCS, qui emploient plusieurs processus industriels pour capturer le CO2 de l’utilisation du combustible fossile et pour le stocker dans des formations géologiques souterraines, afin qu’il ne s’accumule pas dans la biosphère. Après tout, consommer une tonne de combustible fossile, mais capturer et stocker ses émissions, est très différent de déplacer ou de retarder sa consommation. Malheureusement un cadre politique élaboré selon ce mode de pensée reste difficile à atteindre. L’Union européenne a récemment publié son Cadre d’action pour 2030 sur le climat et les mesures énergétiques, qui maintient l’accent sur les politiques nationales visant à stimuler l’efficacité et le déploiement des énergies renouvelables. Alors que le cadre mentionne le CCS, il reste à savoir si l’UE va s’engager à le mettre en œuvre. Mobiliser le soutien et la volonté politique en faveur du CCS, plutôt que pour des approches dérivées qui interprètent mal la nature du problème, sera le véritable défi pour 2030 et au-delà. < * David Hone est conseiller principal changement climatique à la Royal Dutch Shell.
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Les tensions nées de la crise ukrainienne entre la Russie et l’Union européenne reposent une nouvelle fois la question de la dépendance gazière de l’UE à l’égard du Kremlin. Voilà qui peut conduire à oser une veille sur les hydrocarbures de schistes.

L’EXPLOITATION du gaz de schiste aux Etats-Unis, une révolution dans le domaine des matières premières, a entraîné de nombreuses conséquences au niveau mondial. Sur le plan économique, parmi les plus importantes citons : g le charbon américain, peu cher, concurrence en Europe le gaz pour la génération électrique ; g les Etats-Unis pourraient imposer globalement des prix spots gaziers à la place des contrats long terme historiquement indexés sur le prix du pétrole ; g les producteurs doivent s’adapter et investir dans des projets amont moins coûteux. Le charbon américain, peu cher, concurrence, en Europe, le gaz pour la génération électrique La forte croissance de la production du gaz de schiste aux Etats-Unis (+25% entre 2007 et 2012 pour la production totale gazière des Etats-Unis) a entraîné les prix à la baisse et a favorisé l’utilisation du gaz plutôt que du charbon pour la génération électrique locale. Une partie de la production américaine de charbon a donc perdu son débouché historique vers les centrales électriques et a donc été exportée. Cet afflux a ainsi fait baisser les prix internationaux du charbon, lequel est alors devenu, en Europe, plus rentable que le gaz pour la génération électrique. La forte croissance de la production du gaz de schiste américain a donc entrainé une baisse significative de la demande gazière en Europe (-12% entre 2010 et 2012) ! Force est aussi de constater que la renaissance nucléaire américaine a été stoppée bien avant l’accident de Fukushima (11 mars 2011) ; il est inenvisageable d’investir dans la construction de coûteuses centrales nucléaires puisque la production d’électricité à partir de gaz est imbattable pour ses coûts de revient. Face à cette forte baisse de la demande et au différentiel de prix (de l’ordre de 3 fois plus cher en Europe par rapport qu’aux Etats-Unis), les «utilities» européennes ont été obligés d’engager des révisions contractuelles avec leurs fournisseurs historiques (Russie, Norvège, Algérie, Qatar, etc.). Grâce à ces renégociations, en 2013, la majorité du gaz acheté en Europe est, pour la première fois, lié à des prix spot. Et, dans un marché aujourd’hui mondialisé, la problématique des approvisionnements en hydrocarbures ne peut plus être déconnectée des prix. Même le riche Japon ne peut accepter de payer éternellement son gaz 4 fois plus cher que les américains. Ce différentiel de prix incite maintenant les acheteurs Japonais, Coréens et Chinois à ne plus signer des contrats où le prix du gaz est indexé sur celui du pétrole. Il est probable qu’à l’horizon 2020, le prix directeur du gaz, comme hier celui du pétrole, sera fixé aux Etats-Unis. Les producteurs doivent s’adapter et investir dans des projets amont moins coûteux Pour bénéficier de ce différentiel de prix entre les zones géographiques, des terminaux de liquéfaction sont en construction aux Etats-Unis pour exporter ce gaz vers des zones où le prix est plus rémunérateur. Avant cette révolution, la ressource gazière était concentrée dans quelques pays (Iran, Russie, Qatar) limitant de facto les possibilités d’investissement. Maintenant, les Etats-Unis offrent une ressource abondante à un coût d’extraction faible : le rêve des investisseurs ! Le gaz en Amérique du Nord montre aussi que la tendance des prix énergétiques n’est pas forcément que haussière. Les sociétés énergétiques sont donc dans l’obligation d’abandonner les projets pharaoniques, comme celui de Stockman en Russie, qui ne peuvent être rentables qu’avec des prix élevés du gaz. Après celle du gaz, la révolution du pétrole de schiste s’annonce encore plus rapide (la production pétrolière américaine devrait croître de 30% entre 2012 et 2014). La ressource limitée devient alors le capital financier et non les réserves d’hydrocarbures. Les pays producteurs de pétrole et de gaz qui avaient jusqu’à présent bénéficié d’une rente doivent maintenant s’adapter. Les investisseurs vont délaisser les pays à risque (en particulier ceux du cartel de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) pour se recentrer vers les pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (pour leur sécurité juridique) et la Chine (pour sa forte demande). La révolution du gaz et du pétrole de schiste va changer profondément la donne géopolitique... La production non conventionnelle (gaz et pétrole) permet aussi de revisiter les questions de dépendance énergétique. L’Amérique du Nord (déjà exportatrice de charbon) va devenir net exportatrice de gaz et peut être auto suffisante en pétrole. Et si les Etats-Unis n’ont plus besoin d’importer du pétrole du Moyen Orient, il n’est pas impossible que les responsables américains commencent à revoir leur soutien inconditionnel à l’Arabie Saoudite, dont le régime actuel est très loin des standards des démocraties occidentales. ... mais l’Europe risque de se retrouver sur le bord de la route Par rapport aux prix américains, le surcoût annuel de la facture gazière de l’Europe est de l’ordre de 100 milliards d’euros, soit 0, 8% de notre PIB. Ce différentiel de compétitivité ne pourra se réduire que si nous produisons du gaz de schiste, mais cela semble peu probable d’ici à 2020. Nous devons donc intégrer que les Etats-Unis vont continuer à bénéficier d’un avantage compétitivité dans l’énergie. Le coût de production du gaz de schiste en Europe n’étant pas encore connu, il est aventureux d’avancer un niveau de production. Toutefois une production européenne (même limitée) pourrait instaurer une amorce de concurrence. Nos fournisseurs historiques pourraient alors être incités à modérer leurs prix. Sans production d’hydrocarbures de schiste notre dépendance énergétique va mécaniquement croître et nos marges de manœuvre vis-à-vis des pays producteurs vont se réduire… Une hypothétique production d’hydrocarbures non conventionnels nécessitera d’abord une phase d’exploration qui pourrait être un moyen de faire pression lors des négociations avec nos vendeurs historiques. En refusant la production de gaz de schiste sur son territoire, l’Europe restera dépendante de la Russie pour le gaz et du Moyen-Orient pour le pétrole. Il est peut être temps de regarder les avantages comparatifs entre une production raisonnée de pétrole de schiste en Europe et l’envoi systématique de pétrodollars à des régimes peu recommandables (comme ce fut le cas pour l’Iraq de Hussein, la Libye de Kadhafi et l’Iran d’Ahmadinejad). Les politiques énergétiques nécessitent des milliards de $ et se construisent sur la durée. Aussi si l’Europe veut réduire, à l’avenir, sa dépendance pétrolière vis-à-vis de la famille Saoud (dont la pérennité sur le trône n’est pas garantie si les Etats-Unis venaient à revoir leur soutien), il est alors grand temps de considérer enfin une production locale non conventionnelle d’hydrocarbures… Pour en garantir l’acceptabilité par les populations locales, les politiques devront s’appuyer sur des organismes de régulation indépendants et proposer une utilisation intelligente de cette nouvelle manne financière. Toute activité humaine est génératrice de pollution. Il faut donc en déterminer les niveaux acceptables pour les populations et les contrôler par des institutions indépendantes, l’autorégulation n’ayant jamais conduit à des résultats satisfaisants. Alors les industriels seront conduits à opérer dans un cadre réglementaire très strict (transparence totale des opérations vis-à-vis des citoyens, récupération et traitement des fluides de fracturation, contrôle séismique, remise en état des terrains, etc.) et avec des marges économiques opérationnelles plus faibles que celles habituellement constatées dans les activités de production pétrolière classique. Pour ce qui est de la forte consommation d’eau et de l’injection de produits chimiques, les recherches actuelles permettront d’apporter rapidement des solutions plus écologiques. Les citoyens devront faire le choix d’une croissance raisonnée alliant croissance et respect de l’environnement. Certains pays choisiront de bénéficier de cette nouvelle ressource, d’autres non. Rappelons que même aux Etats-Unis dans certains états même la fracturation hydraulique est interdite. A minima, la France pourrait procéder à une veille technologique, économique et écologique de cette ressource Mais comment concilier nos objectifs d’un monde décarboné avec une production d’hydrocarbures de schistes ? Le faible coût du gaz aux Etats-Unis nuit au développement des énergies renouvelables, dont l’utilisation est encore peu compétitive économiquement. Mais grâce à l’utilisation du gaz à la place du charbon pour la génération électrique, les Etats-Unis voient leur niveau de pollution (impact CO2) baisser. Les gouvernements pourraient donc proposer à leurs citoyens d’utiliser rationnellement cette nouvelle manne pétrolière pour doper la recherche sur les énergies renouvelables. Le gaz de schiste serait donc un fuel de transition pour nous permettre d’aboutir, à moindre frais, à un monde décarboné. Faute d’exploration, la France devrait au moins procéder à une veille technologique, économique et écologique de cette ressource, veille qui permettrait de créer de nouveaux emplois très qualifiés et d’indiquer aux marchés financiers et aux producteurs traditionnels notre volonté de voir les prix baisser. Même sans produire du gaz de schiste nous pourrions en acceptant une phase de recherche, bénéficier d’un impact baissier sur les prix futurs du gaz. C’est ce que la Grande-Bretagne est en train de réaliser. * Thierry Bros a travaillé 20 ans dans le secteur gazier. Il est l’auteur du livre After the US shale gas revolution (éd. Technip, 2012).
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Jeudi, le stationnement résidentiel pour les Parisiens était gratuit afin de les encourager à ne pas prendre leur véhicule. La mairie de Paris qui a pris cette décision avait indiqué dans un communiqué que si le seuil d’alerte venait à être dépassé dans les jours prochains, des mesures complémentaires seraient prises telles qu’une gratuité pour les Autolib’ et Velib’. Par ailleurs, il a été recommandé aux automobilistes de réduire de 20 km/h leur vitesse sur l’ensemble de l’Île-de-France et de s’en tenir à une vitesse de 60 km/h sur le boulevard périphérique. La région parisienne, ainsi qu’une bonne partie de la France, a connu il y a deux semaines un fort épisode de pollution avec des seuils d’alerte (le 2e et dernier niveau) dépassés dans plus d’une trentaine de départements, et le seuil d’information dans une vingtaine d’autres. Face à une pollution qui persistait, Paris et 22 communes voisines ont mis en œuvre, le 17 mars, la circulation alternée, une mesure qui n’avait été expérimentée qu’une seule fois, en 1997. De leur côté, les autorités chinoises comptent délocaliser certaines administrations ainsi que des centres de recherche et de santé en dehors de la capitale, afin d’alléger le fardeau de Pékin, souvent engorgé par les embouteillages et recouvert d’un épais smog, rapportent jeudi les médias chinois. La lutte contre la pollution est devenue l’une des priorités à Pékin, sur fond d’inquiétude grandissante de l’opinion publique face au smog urbain, à la diminution des réserves en eau potable et à la contamination croissante des terres agricoles. Avec plus de 21 millions d’habitants et plus de cinq millions de véhicules dans ses rues, la capitale est congestionnée et subit une forte pollution. Baoding, ville industrielle de plus de 11 millions d’habitants à 160 km au sud-ouest de Pékin, va accueillir certaines administrations, de même que des universités, des instituts de recherche et des centres de soin jusqu’alors dans la capitale, rapporte l’agence Chine nouvelle.  (Agences)
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