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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 31 mars 2014

Idoom

Lors de cette rencontre nationale, le premier responsable de l’opérateur a confirmé l’augmentation des débits de connexion, qui a déjà touché à cette date plus des deux tiers des abonnés.

Un lustre qu’Algérie Télécom n’avait pas créé l’événement dans le marché de l’ADSL. C’est un peu normal, ce dernier lui est totalement acquis ! Cependant, et à l’issue de la conférence nationale – retransmise en direct à l’ensemble des DRT du pays - du PDG de l’opérateur historique, Azouaou Mehmel, organisée hier, ceux parmi les internautes qui s’attendaient à des annonces majeures resteront sur leur faim et se contenteront simplement d’un panier d’offres particulièrement… familier. Dorénavant, on ne dira plus « Fawri », « EasyADSL » ni même « Anis », mais « Idoom », un barbarisme pour « illimité » dans la mesure où cette offre intervient pour contrer les limites des réseaux haut débit mobile, entendre les offres 3G. Et c’est justement, en des termes sibyllins, l’une des premières extrapolations de M. Mehmel pour justifier ce « réaménagement » dans les offres actuelles de l’ADSL, qui, de toutes les manières, ne pourront jamais être supplantées par la 3G, dixit le même M. Mehmel. Pour en revenir aux offres présentées hier, « Idoom ADSL » est le nom générique de la gamme qui, à son tour, est déclinée en plusieurs catégories : Maakool à 1 Mbps pour 1 600 DA, Moonassib à 2 Mbps pour 2 100 DA, Moorih à 4 Mbps pour 3 200 DA et enfin Moofadal à 8 Mbps pour 5 000 DA… à payer à chaque fin du mois. Les deux premiers paliers ouvrent droit à une adresse e-mail et au contrôle parental alors que les deux seconds, qui sont considérés comme une « offre premium », donnent accès à des services supplémentaires et au choix tels qu’un espace de stockage sur le Cloud d’Algérie Télécom ou alors à une prise en charge prioritaire dans les espaces commerciaux de l’opérateur. Mais c’est tout ! De plus en plus, et c’est son premier dirigeant qui le reconnaît, Algérie Télécom fait face à la « réalité économique » mais elle doit également assumer sa mission de service public. En somme, c’est la nature « bicéphale » de l’entreprise, ballotée entre logique économique et logique de service public, qui est à l’origine des retards de toute sorte que connaît la sphère nationale du Net, à un moment où on parle constamment de produire du contenu et des services à valeur ajoutée sans jamais vraiment les voir ni même les utiliser. M. Mehmel a tenté de décrire l’environnement dans lequel évolue son entreprise, qui fait face à une multitude de « situations » non préméditées. Et la pire d’entre elles demeure sans doute la bureaucratie, incompatible avec les pratiques d’une entreprise qui aspire à être la locomotive des nouvelles technologies. Revenant sur l’échec des offres FTTx, né de prix particulièrement dispendieux, M. Mehmel a révélé, lors de cette conférence, qu’Algérie Télécom n’a jamais souffert d’un manque d’argent ni de moyens. « Algérie Télécom a dépensé 10 milliards DA en 2013 rien que pour consolider l’infrastructure, et a déjà budgétisé 40 milliards pour la période 2014-2015 », a-t-il détaillé, faisant référence à une rallonge de 100 milliards DA à taux bonifié accordé par le gouvernement au printemps dernier. « Notre seule contrainte, c’est la difficulté d’investir », a-t-il renchéri, saupoudrant son auditoire d’exemples et de cas de figure. « Le vol de câbles téléphoniques à lui seul nous a coûté un demi-milliard de dinars en 2012 et 300 millions DA l’année d’après, sans parler du préjudice né de la perte de revenu lorsqu’un abonné est débranché. », se plaint-il, évoquant en parallèle les lourdeurs administratives liées aux autorisations nécessaires pour intervenir dans le domaine public. Autre exemple; le plan de charges d’Algérie Télécom ne trouve pas les sous-traitants indispensables à son exécution sur le terrain, créant, encore une fois, du retard dans les programmes de déploiement. C’est dommage pour un backbone (épine dorsale du réseau) national qui sera augmenté à 1 Tbps (actuellement à 360 Ggps) et sud de 160 Gbps, pour une bande passante internationale qui sera portée à 500 Gbps (actuellement de 170 Gbps) qui ne sont pas pleinement utilisées. Des réalités de terrain qui gênent l’entreprise dans son processus de transformation d’une entreprise « administrative » à une entreprise purement commerciale.

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Les chefs de la diplomatie américaine et russe, John Kerry et Serguei Lavrov, se sont entretenus hier à Paris avant de se rendre à La Haye pour une réunion sur le nucléaire. Lors de leur halte à Paris, Kerry et Lavrov ont tenté d’initier un dialogue pour sortir de la crise en Ukraine depuis que Moscou a décidé d’annexer la péninsule de la Crimée, région ukrainienne depuis 1954. Pour autant, le fossé entre les deux positions semble titanesque. Le dialogue semble rétabli entre les Occidentaux et la Russie, puisque Serguei Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, et John Kerry, chef de la diplomatie américaine, ont décidé à la dernière minute de faire une escale avant la conférence sur l’énergie nucléaire qui se tient aujourd’hui à La Haye. En effet, ils ont marqué un arrêt à Paris pour pouvoir discuter de la crise qui prévaut actuellement en Ukraine. A la faveur d’un appel téléphonique de Vladimir Poutine, président russe, à son homologue américain Barack Obama, les deux chefs d’Etat semblent au moins prêts à renouer le dialogue. Le président russe a pris cette initiative afin de faire montre de la volonté de la diplomatie russe de respecter les conventions internationales et les règles de droit international. Vladimir Poutine a ainsi assuré aux Etats-Unis et à ses partenaires occidentaux que la Russie est déterminée à respecter «les intérêts de l’Ukraine». Ainsi, Lavrov aurait proposé un plan de «fédéralisation» de l’Ukraine avec une autonomie accrue aux provinces de l’Est et du Sud, largement russophones et où la majorité de la population est d’origine russe. En réalité, une telle organisation laisserait la voie libre au Kremlin pour organiser et accroitre son influence sur ses régions d’Ukraine. La Russie a ainsi exprimé ses inquiétudes quant à voir un gouvernement pro-européen bafouer la spécificité de ces minorités russophones en Ukraine. Pour autant, la Russie pourrait a priori accepter un scrutin présidentiel en Ukraine. Une telle hypothèse voudrait dire que Moscou lâcherait le Président ukrainien, Viktor Ianoukovich, qui a pourtant été soutenu fermement par le Président Poutine depuis le début de la crise ukrainienne. Ce dernier ne s’est pas exprimé sur l’accord qui pourrait bien se dessiner entre les Russes et les Occidentaux à ses dépens. Mince espoir Si la rencontre entre les deux chefs des deux diplomaties américaine et russe est un pas encourageant, pour autant, il ne signifie en rien que cela va immédiatement porter ses fruits. En effet, la Maison Blanche soumet les discussions à une condition, le retrait immédiat des troupes russes présentes en Ukraine et aux frontières ukrainiennes. A Moscou, le vice-ministre des Affaires étrangères, Serguei Riabkov, a refroidi les plus optimistes en assurant qu’il «n’y a pas de plan commun ni d’approche commune» entre la Russie et les puissances occidentales. Pour la Russie cependant, avoir l’aval de la communauté internationale quant à cet hypothétique plan d’annexion de la Crimée – en particulier des pays alliés de l’Ukraine – est essentiel dans la mesure où la péninsule est approvisionnée à 80% en ressources naturelles par l’Ukraine et que techniquement, il serait difficile pour la Russie de remplacer les installations existantes, surtout qu’aucune frontière terrestre n’existe entre la Russie et la Crimée. D’ailleurs, en 1954, l’URSS avait cédé le contrôle de la Crimée, russe à l’origine, à l’Ukraine pour des raisons précisément logistiques. <
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Le MC Oran effectuera un stage d’une semaine à Beni Saf (wilaya d’Aïn Témouchent) pour préparer la suite du parcours en championnat où l’équipe est toujours menacée par la relégation en Ligue 2 algérienne de football, a appris l’APS dimanche auprès de la direction du club phare de l’Ouest. Le regroupement se déroulera entre le 9 et le 15 avril et sera une occasion pour l’entraîneur, Omar Belatoui, de corriger les lacunes constatées jusque-là, a estimé le vice-président du Mouloudia, Larbi Abdelilah. Le championnat observe une trêve depuis la semaine dernière en raison de la tenue de l’élection présidentielle le 17 avril. Il ne reprendra ses droits que le 19 du même mois. « C’est une occasion pour nous afin de bien préparer la dernière ligne droite de la compétition. L’entraîneur aura ainsi largement le temps afin de revoir ses cartes », a encore ajouté le n°2 dans l’administration de la formation d’Al-Hamri. Belatoui avait pris en main l’équipe à la 20e journée du championnat, en remplacement de Djamel Benchadli. Il est le troisième entraîneur cette saison à défiler à la barre technique des Oranais. Mais depuis son arrivée, il n’a pas réussi à provoquer le déclic souhaité. En cinq matches de championnat, il n’en a gagné qu’un seul (face à la JS Saoura), alors que sons sa houlette, l’équipe a également été éliminée en quarts de finale de la Coupe d’Algérie face à la JS Kabylie. Avant six journées du tomber de rideau du championnat, le MCO est le premier club non relégable, devançant de quatre unités le premier relégable, le CRB Aïn Fekroun.n
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Trente-neuf (39) joueurs issus de la catégorie des moins de 21 ans (U-21) sont regroupés au Centre technique national de Sidi Moussa (Alger), dans le cadre de la préparation de la sélection algérienne, en vue des éliminatoires des jeux Olympiques JO-2016 de Rio de Janeiro, rapporte dimanche la Fédération algérienne de football (FAF). Ce stage, dirigé par le directeur technique national (DTN) adjoint, Taoufik Kourichi, se poursuivra jusqu’au 6 avril, avec au menu deux matchs amicaux, les 2 et 5 avril face à la sélection du Soudan, à pied d’œuvre depuis samedi à Alger, précise la même source. La FAF a pris des dispositions afin que la catégorie U-21 constitue un vivier pour l’élite nationale et le football professionnel, souligne l’instance fédérale. Les championnats « espoirs » qui ont été instaurés regroupent plus de 800 joueurs, dont 160 parmi eux évoluent au sein des équipes seniors de la Ligue 1 et de la Ligue 2. Ceci a pour conséquences le rajeunissement des effectifs et une intégration harmonieuse des jeunes joueurs au professionnalisme. La sélection nationale participera également en avril prochain au tournoi de l’Union nord-africaine de football (Unaf) de sa catégorie. Sans sélectionneur depuis le départ d’Azzedine Aït Djoudi, après son échec à mener les Verts aux JO-2012 de Londres, la sélection olympique est en phase de reconstruction. Sollicité par le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, pour diriger cette équipe, l’ancien coach national, Rabah Saâdane, avait décliné cette proposition.n
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Le Doyen veut sa revanche sur les Canaris, après avoir été battu en championnat par le score sans appel de 3 buts à 0 et souhaite aussi sauver sa saison en remportant la prestigieuse Coupe d’Algérie. Le Mouloudia d’Alger affrontera la JS Kabylie en finale de la Coupe d’Algérie, après avoir pris le dessus avant-hier soir sur la formation de la JSM Chéraga sur le score de deux buts à zéro. Les gars de Chéraga n’ont pas réussi l’exploit, comme cela a été le cas face au CSC, surtout que le Doyen a évolué dans son antre de Hamadi, à Bologhine, qu’il connaît très bien et avec le soutien de son large public qui s’est déplacé en force pour l’aider à arracher le ticket de la finale et se reprendre après la difficile passe qu’a traversée le club ces derniers temps. Le premier but a été inscrit par Bougèche à la 27e après une remise sur la droite de Yachir et surtout une erreur d’un défenseur de la JSMC. Gharbi a ensuite ajouté le deuxième but d’une frappe puissante scellant la victoire des Rouge et Vert. Les gars de Cheraga n’ont pas pu revenir au score malgré le forcing des joueurs qui ont tenté de faire de leur mieux pour titiller l’arrière-garde du Mouloudia. Le Doyen, avec ce succès, renoue avec la victoire et surtout se réconcilie avec son public qui a été déçu d’avoir raté le championnat et sans doute même la deuxième place, surtout après sa défaite au dernier match de la Ligue 1 Mobilis face à la JS Kabylie sur le score sans appel de 3 buts à 0. Ce sera justement un match-revanche pour le Doyen qui souhaiterait décrocher son septième sacre après l’avoir déjà remporté six fois sur huit finales. Ce sera une finale entre deux spécialistes de l’épreuve populaire étant donné que la JSK a joué aussi neuf finales. Le Mouloudia ne souhaite pas revivre le scénario de la saison passée où elle avait échoué face au voisin usmiste. Par ailleurs, les deux clubs ne s’étaient jusque-là jamais rencontrés en finale de la Coupe d’Algérie. Le MCA en stage à Tlemcen à partir de mercredi Le MC Alger, qui a validé samedi son billet pour la finale de la Coupe d’Algérie, entamera mercredi un regroupement d’une semaine à Tlemcen pour préparer la dernière ligne droite de l’exercice 2013-2014, a-t-on appris hier auprès de la direction du club de Ligue 1 algérienne de football. Le stage, qui coïncide avec la trêve qu’observe la compétition nationale en raison de la tenue de l’élection présidentielle du 17 avril, sera consacré essentiellement à la récupération, a expliqué la même source. Les Vert et Rouge de la capitale, vainqueurs du Petit Poucet de la Coupe d’Algérie, la JSM Chéraga (2-0), se sont qualifiés pour la deuxième fois de suite à la dernière étape de l’épreuve populaire et la huitième fois dans l’histoire du club. Ils s’étaient inclinés en finale de l’édition précédente face aux voisins de l’USM Alger (1-0). Pour la prochaine finale, ils donneront la réplique à la JS Kabylie, probablement le 1er mai, au stade Mustapha-Tchaker, à Blida. L’objectif des Mouloudéens sera bien évidemment de se racheter de leur échec de la précédente finale, surtout que leurs chances de terminer sur le podium en championnat ont sensiblement diminué après leur défaite sur le terrain de la JSK (3-0) au cours de la 24e journée du championnat qui reprendra ses droits le 19 avril.n
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Extrait : «Je m’appelle Johanna !» m’avait-elle dit, alors que je reprenais à peine mes esprits après le langoureux baiser qu’elle venait de me donner. J’avais pensé que c’était à la fois osé pour une première rencontre et diablement surpayé pour le service que je venais de lui rendre. Je n’avais fait, après tout, qu’intercéder entre elle, qui désirait un chocolat chaud et Balthazar, qui s’entêtait à lui imposer une quiche au fromage de chèvre. Oui, mais Douglas avait découvert qu’elle ne s’appelait pas Johanna mais Tatiana, elle n’était pas Bruxelloise, mais nous venait d’Ukraine, et plus exactement de la ville de Lviv, cité historique connue pour son opéra et pour son enfant terrible : le milliardaire russe Mikhail Fridman, 17e fortune mondiale. Ce milliardaire, enrichi sous l’ère Eltsine, a fait partie de ceux que l’on a surnommés «Les banquiers du Kremlin». (…) C’est une affaire de fric, de lutte d’influence, de rivalité de pouvoirs... et puis de l’affaire de Tiguetourine. Une affaire qui prend tout son sens pour l’ancien patron de l’ancien journal Le Matin, en l’occurrence, Mohamed Benchicou. Mohamed Benchicou, un auteur qui n’est plus à présenter, revient sur la scène littéraire. Dans sa besace, une œuvre qui, à coup sûr, fera de très bonnes ventes. La Mission, présente son éditeur Koukou, est un roman palpitant, révèle sur fond d’une brûlante actualité les dessous d’une prise d’otage qui a défrayé la chronique, mais qui n’a pas livré tous ses secrets. Et les lecteurs assidus de Mohamed Benchicou n’en demanderont pas plus ! L’histoire commence en juillet 2013 dans le bureau du Premier ministre anglais. David Cameron apprend l’arrestation de l’un de ses collaborateurs au motif d’un détournement d’une mineure «Johana» ou plutôt «Tatiana». Le diplomate Sir William était, lors de sa dernière mission, à Tiguetourine, base gazière dans le Sud algérien exploitée par l’un des plus beaux fleurons de la couronne britannique, British Petroleum, et théâtre d’une sanglante prise d’otages. Voilà le décor planté ! Pour la suite, il suffira de vous procurer La Mission de Mohamed Benchicou paru aux éditions Koukou. S. H. A
Nombre de pages : 142. Format : 135 mm X 205 mm. Prix public TTC : 500 DA. La Mission, Koukou Éditions, est en vente dans toutes les librairies d’Alger. Pour l’étranger, c’est à partir de mardi prochain avec possibilité d’achat direct sur le site lematindz.com
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Paru il y a plus d’un mois, disponible actuellement en librairie, le 31e et dernier numéro de la revue annuelle NAQD dédiant sa thématique à «La nouvelle donne géostratégique» dans les pays arabes, mais aussi dans les pays de la région sahélienne, était samedi dernier au centre d’une présentation organisée à la librairie El Ijtihad d’Alger. Fondée en 1991 à Alger par une douzaine d’intellectuels à la pensée libertaire et réunis jusqu’en 1993 sous la direction de Saïd Chikhi, la présentation a été suivie d’une vente-dédicace, qui a attiré un public relativement important malgré l’espace exiguë de la librairie. La rencontre animée par l’actuel directeur de publication de la revue, l’historien et écrivain Daho Djerbal, a été l’occasion de donner un aperçu des angles d’études que proposent aujourd’hui les contributeurs, algériens ou étranges, à ce nouveau numéro, et parmi lesquels on citera Salim Chena, Manlio Dinucci, Gérard Chaliand ou encore l’historien écrivain libanais Georges Corm, mais aussi de revenir sur l’importance du contexte géopolitique dans lesquels s’inscrivent leurs études, et qui justifie aujourd’hui encore d’approfondir une thématique déjà évoquée sous des angles différents dans certains des précédents numéros. Revue bilingue, scindée en deux parties destinées aux arabophones et aux francophones, et actuellement proposée au prix de 600 DA dans les principales librairies d’Alger dans l’attente d’une plus large distribution, la revue NAQD est, en effet, devenue, au fil des années, l’un des titres de référence tant par la qualité des contributeurs que par sa manière de traiter les sujets, souvent considérés comme à contre-courant de la parole médiatique dominante. Ce fut particulièrement le cas, par exemple, pour les précédents numéros, notamment en 2012, au moment où toute critique du phénomène de «printemps arabe» était automatiquement vue comme un signe d’immobilisme, la revue NAQD avait pourtant proposé à ses lecteurs, a expliqué M. Daho Djerbal, une ligne éditoriale assez unique «en plus de traiter du langage médiatique qui a accompagné ce que l’on appelle les printemps arabes. Les contributions à la revue s’étaient également attaquées à toute forme de pensée qui soutenait ce langage, le but était d’arriver à une vision plus claire de ce qui était en train de se dérouler dans les pays du Maghreb et du Machrek, et que l’on a appelé faussement, de notre point de vue, «printemps» ou «révolutions arabes», dévoilant déjà certains dessous des mouvements sociaux - bien que pouvant s’appuyer sur les attentes légitimes - qui furent animés par toute une logique de domination mis en œuvre, entre autres, explique M. Djerbal, par «certaines ONG, mais aussi par des forces politiques, des forces sociales créées par ce qu’on a appelé les réseaux». Poursuivant, aujourd’hui, dans le numéro 31, l’étude des bouleversements des pays arabes et ceux de la bande sahélienne, notamment au travers des articles de Saïda Bedar ou de Manlio Dinucci, respectivement intitulés «La stratégie des États-Unis en Irak et dans la région du Golfe» et «Les missionnaires de l’Africom». Le but de ce dernier numéro de la revue est également de s’éloigner du constat ou de la simple réaction à un phénomène, pour démontrer la logique de domination derrière ces «guerres d’un nouveau genre» radicalement différentes des précédentes, en s’appuyant presque exclusivement sur le «soft power», l’orientation de information et les opérations clandestines. Citant à ce titre l’article de M. Tewfik Hamel, intitulé «De la «LongWar» à l’«Asia-PacificPivot», « Vers la non-centralité de la guerre irrégulière ? », le directeur de publication de la revue souligne que «ce que l’on essaie de montrer, et Tewfik Hamel, l’a fait à partir des différents scénarios conçus par les services américains, c’est que ces concepts, ces plans, ont été effectivement mis en œuvre au niveau de certaines associations et ONG. Et là, le but de guerre n’est pas plus seulement d’assurer la victoire sur une armée, mais d’assurer son acceptation après la fin de l’action, c’est-à-dire le nouveau régime qui sera mis en place». Marqué également par un long débat, illustrant notamment une certaine inquiétude face à cette «logique de domination», mais aussi une réelle attente de solution du public présent. C’est sans contexture la nécessaire préservation de la souveraineté en tant que seule garante des sociétés qui fut au centre de la discussion. Elle est expliquée à ce sujet par M. Djerbal comme l’axe central des «éléments constitutifs du vivre-ensemble, fruit de l’histoire et héritée des ancêtres » et plus particulièrement chez nous, poursuit M. Djerbal, car née, entre autres, d’un contexte de guerre de Libération.n
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Un moment qui s’inscrit dans les mémoires ! Lorsque le patrimoine immatériel se matérialise, ça donne concrètement un hommage consacré à la chanson bédouine oranaise. Un hommage initié, samedi soir à, la salle Ibn Zeydoun, à l’occasion de la sortie nationale du coffret-compilation de la chanson bédouine oranaise par l’Office national des droits d’auteurs et des droits voisins à la demande du ministère de la Culture. Pendant deux heures, la scène de la salle Ibn Zeydoun s’est transformée en une tribune pour l’histoire d’une musique qui, pour beaucoup, risquait fort de tomber, il y a peu de temps encore, dans l’oubli ! Qui parmi la jeune génération peut se targuer aujourd’hui de connaître cette poésie véhiculée et sauvegardée par les nomades contre l’acculturation lancée par le colonisateur? Le bédouin, au même titre que l’andalou, avait été érigé par les tribus, notamment celle de l’émir Abdelkader, au rang de musique officielle. Et pour beaucoup, les bastions soufistes ont été le meilleur refuge de ce patrimoine poético-musical ancestral, d’où sont issus la plupart des bardes et chantres. Et pour parfaire ce retour musical, une projection d’un film documentaire sur l’épopée de cette musique à travers les âges et en hommage à des personnalités de renom telles que : Cheikh Abdelkader Hadadji, Cheikh Madani, Cheikh Hamada, cheikh Aïn Tadles, Cheikh Khaldi... a été montré au public. Un public qui, il faut le dire n’était pas vraiment au rendez-vous. Qu’importe, pour tous ceux qui ont répondu à l’appel du Guellal et du Bsaili, cette projection a représenté un excellent référent pour la postérité des cheikhs qui ont contribué à forger l’identité culturelle disséminée à travers tout le territoire national. La soirée a débuté par les premières déclamations du cheikh Amar Ziar. Venu expressément de la wilaya de Saïda, cet artiste a su donner le temps et le tempo à la soirée. Éloges et louanges à la beauté de la vie, l’espoir persiste encore pour les conteurs et les poètes du cœur et particulièrement ceux qui sont amoureux de leur terre. De Saïda, le public a été transporté à Tiaret, sur les vers chevaleresques de cheikh Mohamed Rassine, puis ceux de Cheikh Chigger de Mostaganem en passant par la verve et l’éloquence du verbe signées de la voix du poète cheikh Miloud Vialari de Tissemsilt. C’est ici qu’une halte s’est imposée d’abord pour le mérite et ensuite pour la reconnaissance du combat mené depuis toujours pour cet art, la chanson bédouine, dure et perdure dans le temps. Les cheikhs venus de l’Ouest ont été destinataires de fleurs, coffrets et trophées symboliques. La cérémonie s’est poursuivie ensuite avec, respectivement, les prestations artistiques de cheikh Ahmed Bouziane de Tiaret, puis du chanteur Bouzid El Hadj d’Oran, de la jeune artiste et prometteuse Houria Hadadj de Aïn Témouchent. L’hommage à la chanson bédouine s’est conclu sur les airs les plus festifs de la soirée, chantés par l’artiste Abdelkader Khaldi de Mostaganem et accompagné par l’orchestre dirigé par Bey Bekkay. Pour rappel, le coffret compilation « Hommage à la chanson bédouine » est composé de cinq pochettes CD et d’un livret reprenant les textes et la poésie des maîtres tels que cheikh El Hachemi Ben Samir, cheikh Abdelkader Bouras, cheikh El Djilali Tadles, cheikh Mohamed Ben Toumi... et tant d’autres noms encore qui y ont contribué pour que l’art subsiste.n
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Les Palestiniens commémoraient hier le 38e anniversaire de la «Journée de la terre» (Youm al-Ard), qui coïncide avec le 30 mars de chaque année. La «Journée de la terre» commémore la mort en 1976 de plusieurs Palestiniens tués par l’occupant israélien lors de manifestations pacifiques pour dénoncer un plan sioniste visant l’expropriation de terres palestiniennes. Ce 38e anniversaire intervient alors que l’occupant israélien a intensifié ses exactions dans les territoires palestiniens occupés en dépit des condamnations de la communauté internationale. Samedi, six Palestiniens avaient été arrêtés et plusieurs autres blessés par les forces de l’occupation israéliennes lors d’une marche à El-Qods Est occupée organisée à cette occasion. Des forces vives palestiniennes avaient réaffirmé la veille le droit du peuple à un Etat indépendant, avec Al-Qods occupée pour capitale. Elles ont mis l’accent sur la relation ancestrale liant le peuple palestinien à sa terre, plaidant pour que cette Journée soit une occasion de consolider l’unité du peuple palestinien. Le Mouvement national palestinien de libération «Fatah» avait rappelé que cette journée «demeure l’un des traits qui caractérisent la lutte du peuple palestinien contre le projet colonial». Le front démocratique pour la libération de la Palestine avait pour sa part appelé la communauté internationale à boycotter la politique du gouvernement israélien et adopter des positions plus fermes. Dans leur rapport annuel, les chefs de mission diplomatiques de l’Union européenne (UE), en poste à El-Qods occupée, ont dénoncé l’«accélération sans précédent» de la colonisation depuis la reprise du processus de paix israélo-palestinien, fin juillet dernier. n
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Au moins huit personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées samedi à Bangui par des soldats tchadiens venus rapatrier leurs compatriotes fuyant les violences en Centrafrique, a indiqué hier la force africaine Misca. «Des soldats tchadiens venus de leur pays pour rapatrier leurs compatriotes qui désirent quitter (la Centrafrique) ont ouvert le feu sur les habitants des quartiers nord, faisant au moins huit morts et plusieurs blessés», a déclaré un officier de la Misca, cité par l’AFP. Ce bilan est «encore provisoire et pourrait bien s’alourdir», a-t-il précisé. «On ignore à présent ce qui a entraîné ces tirs sur les habitants des quartiers nord. Mais nous tentons de recouper les informations pour savoir ce qui s’est exactement passé», a-t-il ajouté. Selon une source au sein de la gendarmerie centrafricaine, les soldats tchadiens sont entrés dans la capitale en début d’après-midi, et «dans leur progression, on a entendu des tirs aux environs de Gobongo, Galabadja, Foûh», des quartiers majoritairement chrétiens. Confirmant le bilan donné par la Misca, cette source a fait état de «près de 10 morts et plusieurs blessés». Des incidents surviennent régulièrement à Bangui entre d’un côté les milices anti-balaka et la population, majoritairement chrétiennes, et de l’autre les soldats tchadiens, accusés de complicité avec les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013 en Centrafrique.n
Publié dans Monde
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