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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 10 mai 2014

chaine1A l’initiative de l’association Aurès pour la culture et la science, en collaboration avec la commune de Batna et l’Université El-Hadj-Lakhdar, une journée d’étude a été consacrée au travail d’information à la Radio algérienne et plus particulièrement aux radios locales qui réservent une grande tranche de leurs programmes à l’information de proximité, et ce, depuis leur création, sachant que Radio Batna a vu le jour en 1994.

Invités à cette rencontre, les directeurs de plusieurs radios locales des wilayas limitrophes de la capitale des Aurès qui ont fait le déplacement pour parler de leurs expériences. Les premiers responsables de ces radios (Oum El Bouaghi, Khenchela, Souk Ahras et Oued Souf), mais aussi le chargé de la communication et des relations extérieures au ministère de la Communication, Mohamed Chelouf, ont eu rendez-vous mercredi matin avec un public nombreux pour exposer différents points de vue et contributions, mais surtout débattre de l’intérêt et du rôle que peut encore jouer la radio, qui reste dans plusieurs régions du pays aussi bien une source d’information qu’un intermédiaire entre le citoyen, l’administration et l’autorité publique. L’information de proximité au service du développement était l’axe principal de la majorité des interventions. Les intervenants ont mis en exergue le rôle important, voire primordial que peut jouer la radio locale dans l’arrière-pays. A ce sujet, le directeur de Radio Batna, M. Aouiti, et lors de son allocution, déclare : « S’agissant de l’information et du rôle que peut jouer la radio locale, nous pouvons distinguer trois axes, à savoir avoir l’information et informer en temps réel dans la mesure du possible, une radio locale doit être au service du citoyen, car elle a été créée dans cette perspective, le service public, qui porte bien son nom, a comme premier rôle d’être au service du citoyen, lui présenter un service, c’est-à-dire une information adéquate et qui l’intéresse, et en dernier lieu accompagner les projets de l’Etat par le développement local en restant un acteur principal dans cette opération. » La présidente de l’association Aurès pour la culture et la science, Mlle Naïma Delloul, quant à elle, justifie aussi bien le thème que les sujets abordés par le fait que le mois de mai coïncide aussi bien avec celui de la sauvegarde du patrimoine que celui de la liberté d’expression qui est un grand acquis pour la famille de l’information et de la communication. La tenue de cette journée au sein de l’université est un clin d’oeil aux universitaires et au rôle qu’ils peuvent jouer dans le domaine de l’information, leur contribution peut être d’une très grande importance.

Publié dans Région

En termes de mimétisme, Hemeroplanes triptolemus est un maître. La chenille de ce papillon de nuit est, en effet, capable de se transformer lorsqu’elle se sent en danger pour adopter la forme d’un serpent. C’est à s’y méprendre ! Après avoir vu une image d’Hemeroplanes triptolemus, la majorité des personnes pourraient jurer qu’il s’agit d’un serpent. Pourtant, en y regardant de plus près, le spécimen semble présenter quelques anomalies anatomiques. Son corps est en effet bien trop court par rapport à ses congénères reptiliens, et pour cause, l’espèce ne fait tout bonnement pas partie de cette catégorie du règne animal. H. triptolemus est en réalité un insecte, un papillon de nuit pour être plus précis. Au stade larvaire, la chenille est capable de prendre l’apparence d’un serpent mortel. La transformation est tellement réaliste qu’elle parvient à tromper les prédateurs et même quelques excursionnistes curieux. Le papillon fait partie de la famille des Sphingidae et se retrouve principalement dans les pays d’Amérique du Sud, d’Amérique centrale et d’Afrique. La chenille maîtrise parfaitement l’art du mimétisme qu’elle est capable de pousser à l’extrême pour être la plus convaincante possible. En plus d’imiter les couleurs d’un serpent, elle est aussi capable de modifier la forme de son corps. En étendant la partie antérieure, celle-ci se transforme pour l’occasion en une véritable tête de reptile couverte d’écaille et aux yeux effrayants. Bien qu’elle soit inoffensive, elle n’hésite pas à mordre ses prédateurs pour assumer jusqu’au bout son rôle de serpent venimeux. Il est très rare de voir une chenille d’H. triptolemus se transformer et les quelques témoins de cette scène assurent qu’il s’agit d’un phénomène tout à fait extraordinaire. C’est le cas de Tracie, une guide qui dirige des excursions « aventures » dans les forêts tropicales de Drake Bay, au Costa Rica. Surnommée la dame aux insectes, elle a eu la chance de voir la chenille à l’oeuvre au cours de l’un de ses périples. Elle témoigne sur son site : « A première vue, cette grande chenille semblait tout à fait ordinaire. » En effet, l’insecte ne se transforme que lorsqu’il se sent en danger. Il a fallu que Tracie touche la branche sur lequel le spécimen était posé pour que celui-ci commence à changer d’aspect. Elle raconte : « Il a gonflé la partie avant de son corps et peu à peu s’est dessiné un nouveau visage. Ce qui semblait être des yeux, des narines et des écailles ont commencé lentement à se matérialiser. Nous nous sommes rapidement aperçu que cette chenille était en train de se transformer en serpent sous nos yeux. » Malheureusement, les témoins de cette scène n’ont pris aucune vidéo.

(Source : maxisciences)

Publié dans Environnement

Le Pôle des forces du changement, qui regroupe les formations politiques qui ont soutenu la candidature de Ali Benflis durant la dernière élection présidentielle, devra se prononcer prochainement pour préciser sa position à l’égard de la révision constitutionnelle.

Selon Noureddine Bahbouh, président de l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS), « le groupe est en consultation et prévoit d’autres discussions à l’intérieur du Pôle comme à l’extérieur. Une réponse du pôle sur sa position à l’égard du projet de la révision de la loi fondamentale sera donnée au gouvernement d’ici le 15 mai prochain ». D’après M. Bahbouh, ces rencontres « permettront d’élargir le plus possible la concertation politique et permettront d’arrêter une position commune » aux membres du Pôle. Noureddine Bahbouh réitère, à propos des consultations que mènera M. Ouyahia, ce qu’il présente comme la position du Pôle : « Ouvrir un débat avec l’opposition et non pas avec des personnalités choisies sur mesure. » Il a indiqué que le Pôle des forces du changement rencontrera des représentants de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique et des membres de la direction du FFS. Avant lui, d’autres acteurs de ce groupe s’étaient exprimés. Le secrétaire général du Mouvement El-Islah, Djahid Younsi, a confirmé la tenue de consultations et indiqué que le Pôle sortirait avec « une initiative vers le milieu du mois ». Il a déclaré que le groupe auquel il appartient, outre le fait de préparer une « plateforme » précisant sa position sur la conjoncture politique, attendait de voir « comment M. Ouyahia, ministre d’Etat et directeur de cabinet à la présidence de la République, conduira les consultations que M. Bouteflika a mentionnées à l’issue du dernier Conseil des ministres ». Entre les déclarations de l’un et de l’autre, il y a une indication selon laquelle le Pôle ne partage pas tout à fait la position de radicalité dans laquelle semblent s’ancrer les membres de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique. L’idée d’un boycott des consultations pour la révision de la Constitution n’y semble pas aussi tranchée en tout cas. Et laisse penser qu’il n’y aura pas, sauf surprise, d’attitude commune entre les deux groupes. Tout semble indiquer, en revanche, que l’on se dirige vers le même positionnement adopté par le Pôle et la Coordination durant la campagne : d’un côté, un groupe qui n’entend pas tout refuser des initiatives annoncées par la présidence de la République, d’un autre, un autre groupe qui entend rester sur la même ligne d’opposition de rejet de tout ce qui viendra du pouvoir. Dans sa déclaration du Conseil des ministres qu’il a présidé, M. Bouteflika a indiqué avoir chargé le ministre d’État, directeur de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, de conduire, sous son autorité, l’ensemble de l’opération. Une opération qui se déroulera, selon le chef de l’Etat, de façon transparente pour obtenir une constitution consensuelle.

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Le président de la République, qui a présidé, mercredi dernier, son premier Conseil des ministres depuis sa réélection, a souligné «l’urgence» que représentait la question du nouveau découpage administratif.

Un découpage qui devra accorder « la priorité, les premières années, aux régions du Sud et des Hauts-Plateaux», selon le communiqué émanant du Conseil des ministres. Le président Abdelaziz Bouteflika qui avait inclus cette question dans son programme électoral accorde la priorité à ces régions «où le facteur des distances rend urgent un rapprochement de l'administration territoriale de ses administrés ». L’objectif annoncé à travers ce nouveau découpage est de lutter contre «la bureaucratie et de rapprocher l'administration du citoyen », mais pas seulement, puisque de nombreux défi s sont à relever, et tout particulièrement au Sud et dans les Hauts Plateaux. Dans un contexte international marqué par de profonds changements, l’Algérie, plus grand pays d’Afrique, nécessite désormais des modes de gestion plus modernes et surtout moins centralisés. Des modes de gestion souples tout particulièrement en ce qui concerne l’aspect économique. Pour les économistes, il s’agit d’adapter les choix économiques aux caractéristiques de chaque région en adoptant des mécanismes de gestion administratifs adéquats. Un point de vue très défendu, d’ailleurs, par le Forum des Chefs d’entreprise (FCE) qui vise à mettre au point une cartographie économique du pays. Un document qui définira les besoins de chaque région en matière d’investissement. L’administration ne fera que suivre. Selon le vice-président du CNES, Mustapha Mekideche, l’Algérie est dans l’obligation de s’industrialiser rapidement pour faire face au recul des revenus pétroliers. Il a évoqué, à ce propos, la nécessité de diversifier l’économie algérienne. Selon lui, il est impératif de donner davantage de pouvoirs aux élites de chaque wilaya du pays. Des élites qui devront faire le nécessaire pour assurer le développement de leurs régions respectives. De son côté, l’ancien ministre des Finances, Abdelatif Benachenhou, avait suggéré d’accorder de larges prérogatives économiques au ministère de l’Intérieur pour assurer un meilleur développement local. Il défend l’idée selon laquelle, le ministre de l’Intérieur et les ministres en charge de l’Economie et des Finances devraient travailler de concert pour développer chaque région selon ses spécifi cités et ses besoins. Par ailleurs, la priorité accordée par le président de la République aux régions du Sud du pays et des Hauts-Plateaux n’est pas fortuite. Les enjeux sécuritaires qui se posent avec acuité au niveau de la partie sud du pays imposent une gestion sécuritaire particulière. Ghardaïa et, à moindre degré, Ouargla où les services de police ont eu beaucoup à faire ont certainement dû inspirer les autorités pour revoir leur approche. S’agissant des wilayas concernées par le nouveau découpage administratif, Abdelmalek Sellal a donné quelques noms au cours de la campagne électorale. Au sud, il avait promis d'élever, entre autres, El-Meneaa (wilaya de Ghardaïa), In Salah (Tamanrasset) et Touggourt (Ouargla) au rang de wilayas. Dans les Hauts-Plateaux, il avait désigné Frenda (Tiaret) et El Eulma (Sétif) comme futures nouvelles wilayas.

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Le Parti des travailleurs s’est déclaré, hier, « prêt » à prendre part au débat sur la révision de la Constitution, lancé par le président de la République.

Il déclare « prendre acte » de l’initiative du chef de l’Etat et rappelle qu’il milite pour une « refonte globale » de la loi fondamentale. Le parti, qui a rendu public un communiqué de la réunion du secrétariat de son Bureau politique, affirme « qu’il est positif et important d'associer les partis politiques à la discussion ». Avant d’aller aux consultations dont la supervision est confiée à Ahmed Ouyahia, ministre d’Etat et directeur de cabinet à la présidence de la République, le PT « ne peut se prononcer sur les deux propositions d'adoption de la révision constitutionnelle soulignée dans le communiqué du Conseil des ministres, à savoir l'utilisation de l'article 174 ou bien l'article 176 de la Constitution », note le communiqué du parti. « En attendant de prendre connaissance du contenu du texte à débattre et des modalités de discussion et d'adoption des amendements de la Constitution », le PT « s'interroge sur la signification d'une Constitution consensuelle évoquée dans le communiqué du Conseil des ministres », tenu mercredi dernier. D'autre part, le parti insiste sur « la nécessité de la prise en charge de toutes les préoccupations et les aspirations du peuple algérien à une véritable démocratie et au règlement de tous les problèmes socioéconomiques ». A propos du gouvernement, le Parti des travailleurs estime qu'« au-delà des personnes et des raisons d'un tel remaniement, il est attendu de ce gouvernement de répondre, de façon urgente, aux aspirations légitimes de la population laborieuse et de la jeunesse ». Pour le PT, qui rappelle une position classique, « l'adhésion de notre pays à l'OMC remettra en cause les acquis de l'indépendance et ouvrira à nouveau la porte à la privatisation des entreprises publiques, des banques, des assurances et de tous les autres secteurs ». Toutefois, le PT enregistre «l'insistance du président de la République sur la nécessité de préserver les intérêts de l'économie nationale lors des négociations (avec l'OMC)» et appelle à « suspendre les pourparlers actuels et l'ouverture d'un débat sur l'opportunité de faire entrer le pays dans cette Organisation ».

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La Coordination pour les libertés et la transition démocratique refuse de cautionner l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Abdallah Djaballah, l’un des membres actifs de cette coalition, a estimé, hier, depuis Constantine, que le processus de révision de la Loi fondamentale du pays était « biaisé » et ne pose pas « les conditions à même d’aller vers une transition démocratique saine et plurielle ». A priori, la Coordination pour les libertés et la transition démocratique, coalition de partis et de personnalités de « l’opposition », ne se sent pas concernée par l’offre formulée par le président de la République, qui a réaffirmé mercredi lors du Conseil des ministres son engagement d’entreprendre une révision constitutionnelle consensuelle. Autrement dit, a laissé entendre le président du FJD, la coordination, non seulement récuse la démarche du Président, mais ne va pas participer aux consultations élargies que conduira en juin prochain le directeur de cabinet du Président, M. Ouyahia. Pour le leader du Front de la justice et du développement (FJD), membre actif de la coordination qui s’est mobilisée pour le boycott de la présidentielle, les conditions actuelles, comme posées par le régime, ne permettent pas une transition saine. Aussi, Abdallah Djaballah, qui brossa un tableau noir s’agissant de l’état actuel du pays, a estimé que la méthode du pouvoir est «usée». «La méthode utilisée par le pouvoir a pour objet de s’approprier les propositions de l’opposition pour ensuite les vider de leur substance», a-t-il estimé. Imputant la charge de porter le changement à une «élite nationale», tous courants confondus, ce dernier pense qu’« une transition démocratique, saine et plurielle ne peut se faire qu’à travers l’introduction de profonds amendements dans le texte fondamental du pays». Lesquels amendements, a-t-il ajouté en substance, devront toucher tous les domaines, et non seulement une ou deux articles. Par ailleurs, Abdallah Djaballah a indiqué que la préparation de la conférence nationale pour la transition démocratique se poursuit, de même que les consultations entreprises dans ce sens avec différents partis et personnalités nationales. A un autre niveau, on apprend que la Coordination a rencontré deux cadres du parti dissout, l’ex-FIS, en l’occurrence l’ex-maire d’Alger-Centre entre 1990 et 1991, Kamel Guemazi, et son camarade Ali Djeddi, jeudi dernier, a indiqué un communiqué rendu public, hier, par la Coordination. Ces consultations entrent dans le cadre du deuxième round décidé récemment par les animateurs de la Coordination en guise de préparation de la conférence nationale de transition prévue pour le mois de juin prochain. Le peu d’éléments communiqués par les membres de la Coordination concernant cette rencontre fait état de convergences entre les participants quant à un changement démocratique et pacifi que du système, à l’importance de cette conférence, ainsi qu’aux dangers qui guettent le pays à cause du degré de corruption et des restrictions sur les libertés publiques par le système politique en place, note le communiqué. Cependant, aucune résolution concrète n’a été prise concernant la participation des cadres de l’ex-FIS ou pas dans cette conférence.

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Le personnel médical et paramédical de la maternité du CHU de Constantine, qui organisait lundi dernier son quatrième sit-in de protestation en à peine un mois pour alerter sur « une situation des plus chaotiques » dans laquelle se débat le service, sort de son mutisme, « s’en lave les mains » et met la direction devant « ses responsabilités ».

Le personnel du service de gynécologie-obstétrique du centre hospitalo-universitaire Docteur- Ben Badis, notamment les sages-femmes et les infermières, est plus que jamais engagé dans un combat pour que la maternité qui accueille les parturientes de plus de 16 wilayas de l’Est retrouve ses lettres de noblesse. D’autant plus que dans l’imaginaire collectif, l’image que l’on se fait de la maternité, et du CHU en général, pourtant disposant d’un grand panel de spécialistes de renommée internationale, est peu reluisante. L’estime que l’on porte aux établissements sanitaires publics fait froid dans le dos et renvoie en général à une image de souffrance et de mort. «Tu rentres un peu souffrant, tu sors de l’hôpital les pieds devant», ou encore, «Meskine, rayeh lelmout bredjlih» (le malheureux, il va droit à la mort de son plein gré).

«C’EST UN ABATTOIR, PAS UNE MATERNITÉ ! »

Les parturientes, elles, décrivent le service en ces termes crus et durs : « C’est un abattoir, pas une maternité !» Cette description «choquante» renvoyant à l’image d’un «boucher» n’est en rien une vue de l’esprit et trouve toute son essence lorsqu’on sait qu’en moyenne 30 à 40 parturientes passent sur le billard. Et ce, souligne le personnel, « en une seule nuit et rien que pour des césariennes ». En tout et pour tout, le service de gynécologie-obstétrique assure plus de 1500 accouchements par mois. Tout ce beau monde est pris en charge et assisté par quelques sages-femmes qui peinent à s’en sortir. Selon les déclarations des protestataires, qui se disent « dépassées » et « extenuées », tout en dénonçant la fuite en avant de l’administration du CHU de Constantine, « en moyenne, chaque sage-femme assure lors de sa garde la prise en charge de 60 à 70 malades ». Ce nombre connaît parfois des pics allant jusqu’à 90 patientes. En ce sens, il est à noter que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande une sage-femme pour 5 parturientes. Quid de la surcharge et des conditions de prise en charge des patientes ? « Inhumaines et insoutenable », ont déclaré sans concession les sages-femmes et les infermières. Les moyens humains et matériels dont dispose le service ne sont plus adaptés aux besoins de la maternité. Déroutant et inimaginable, les protestataires, qui dénonçaient des conditions de travail « insoutenables » et « inconcevables », avouent même assumer entièrement « le caractère agressif » et « le mauvais accueil » dont certaines d’entre elles font montre et que les patientes et leurs parents leur reprochent. Aussi, si elles accusent le coup, elle ne se sentent pas tout de même les seules responsables, s’en lavent les mains et renvoient la direction de l’hôpital devant ses responsabilités. « Tout ce qui se dit sur le service est vrai », avoue-t-on sans s’en cacher. « Certes, il y a un manque d’hygiène. Mais savez-vous que les femmes de ménage, censées s’occuper de la salubrité des lieux, assistent également les parturientes, nettoient le matériel et évacuent même les malades au bloc opératoire lorsqu’on est débordé. Bref, elles assistent les sages-femmes et les infermières dans leurs tâches », ont déclaré les protestataires, estimant que le service accuse un manque de personnel.

« TOUT CE QUI SE DIT SUR LE SERVICE EST VRAI »

En ce sens, elles déplorent une mauvaise répartition des sages-femmes qui ont terminé leur formation et un manque flagrant en personnel anesthésiant. Les contestataires ne s’arrêtent pas là, s’en défendent et chargent l’administration, incapable de réunir les conditions favorables, en dépit de toutes leurs sollicitations. A entendre leur raisonnement, « l’agressivité et le mauvais accueil » sont le « résultat logique » de la surcharge et des conditions de travail inappropriées. «Quelles qu’en soient les qualifications du personnel, sa maturité ou encore son sens de la compréhension et sa capacité d’endurance morale et physique, il est un moment où on n’en peut plus », se défend le personnel, qui pense que l’humain à des limites, d’autant plus que le service est soumis à une grande charge et se trouve très vite dépassé. Pour étayer leurs propos, elles affirment que plusieurs sages-femmes, « usées » et « lessivées » par la cadence de travail insoutenable, ont quitté le service. « Nombres d’entres nous encore en activité souffrent de stress et de maladies en relation avec notre quotidien infernal », conclut-on. Les protestataires ne comptent pas baisser les bras et menacent de revenir à la charge dans les prochains jours. Sollicités pour plus d’éclaircissements, les responsables du CHU étaient aux abonnés absents.

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Les informations les plus «vertes» que donne l’APS passent souvent inaperçues, sans doute parce qu’elles n’ont rien de sensationnel, en apparence, et qu’elles ont une dimension plutôt locale. Celles qui concernent les efforts pour faire revivre les activités artisanales devraient cependant attirer l’attention des écologistes.

Pour survivre, l’artisanat paie le prix de son refus de céder à la fièvre productiviste qui a permis aux produits chimiques d’entrer en force dans la fabrication de nombreux produits au caractère polluant avéré, placés sur le marché en substitution aux articles d’utilisation courante, sortis des petits ateliers tenus par les artisans qui s’en tiennent aux bonnes pratiques environnementales, qu’ils en aient conscience ou pas. Il n’y a pas beaucoup de cuisines où l’on trouve encore les ustensiles fabriqués avec des matières naturelles prises dans le milieu environnant, comme les cuillères ou les grands plats en bois pour rouler le couscous, sans parler des articles en doum, comme les couffins ou les nattes. Pour produire plus et plus vite, pas forcément mieux, mais sûrement avec plus de profits pour les entrepreneurs peu soucieux de l’environnement, l’industrie a pris ses distances avec l’écologie. C’est à contrecourant de cette « tendance du marché » que des associations s’obstinent dans leur démarche écologique et s’efforcent de lancer des projets pour la protection de l’environnement. C’est le cas de l’Association des femmes rurales (Asfru) de la wilaya de Tizi-Ouzou qui a initié une formation de teinture végétale du raphia à base d’extrait naturels obtenus à partir de plantes qui poussent localement. L’APS nous apprend que cette association, qui s’occupe notamment de recyclage des déchets ménagers et des textiles usagés, milite pour un développement durable intégré et, dans ce but, travaille, en collaboration avec des universitaires et des artisans, sur un projet de remplacement du raphia par des lianes de ronce. « Ce produit a pour but de réduire le coût du produit des vannières, sachant que le raphia, qui est un produit importé, est cher et son prix se répercute sur celui des objets produits », a fait savoir Zahra Cherfa, présidente d’Asfru, citée par l’APS. Le ministère de la Solidarité nationale, qui a débloqué les fi nancements nécessaires, et le CFPA de Djemaâ Saharidj, qui héberge une formation aux métiers de vannerie fi ne et délivre des attestations de qualification aux stagiaires, contribuent à ce projet. Il y a trois mois, dans cette même page, l’association Hawaa de l’Ouarsenis, qui oeuvre dans le même but, a été mise à l’honneur. Elle fait la promotion des couffins produits à l’aide de matières extraites de l’alfa et du doum, par des femmes au foyer dans la wilaya de Tissemsilt. Ce produit, qui répond entièrement aux principes du développement durable, s’inscrit dans la démarche « économie verte» et mérite de bénéficier des incitations prévues dans ce cadre par les pouvoirs publics et plus précisément le projet national, parrainé par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, visant à remplacer les sachets en plastique par les couffins d’alfa et de doum. La même sollicitude est attendue par les debaghines (tanneurs) qui travaillent de façon artisanale le cuir dans de véritables tanneries écologiques, utilisant des produits naturels et locaux et recyclant les déchets pour un autre usage. On le voit, il y a une bonne matière pour un programme commun entre le ministère chargé de l’Environnement et celui l’Artisanat.

Publié dans Environnement

L’Ethiopie abrite depuis hier un sommet pour mettre fi n au conflit grandissant qui se déroule actuellement dans le Soudan du Sud. A l’origine des ravages dans le pays, une mésentente politique entre le camp du président actuel du pays, Salva Kiir, et celui de son ex vice-président, Riek Machar, qui s’entredéchirent violemment depuis la mi-décembre. Les deux hommes devraient se rencontrer prochainement.

Les Nations unies ont déclaré s’inquiéter fortement de la situation humanitaire dans le jeune Etat du Soudan du Sud et ont fait état, jeudi, de plusieurs crimes contre l’humanité commis dans le pays. Dans un rapport rendu public, la mission des Nations unies dans le pays, la Minuss, a affirmé qu’« au regard du caractère généralisé et systématique des attaques contre les civils et des informations suggérant une coordination et une planification, il y a des motifs raisonnables de croire que des crimes contre l’humanité se sont produits dans le pays». Et d’ajouter : «Les deux camps se sont rendus coupables dès le début du conflit de violations particulièrement graves des droits de l'Homme et du droit humanitaire international à large échelle», parmi lesquelles «meurtres extrajudiciaires, disparitions forcées, viols et autres violences sexuelles, arrestations et détentions arbitraires ». Une situation déplorable où les droits de l’Homme sont constamment bafoués et qui ne semblait connaître aucune issue. Seulement, les deux leaders des deux camps opposés dans cette lutte fratricide, le président Salva Kiir et son ex-vice-président Riek Machar, ont décidé de mettre fi n momentanément à leur féroce opposition afin de laisser une chance au dialogue et à la résolution politique du confl it. Les pourparlers ont commencé hier dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, sans ordre du jour prédéfi ni cependant. Les deux leaders politiques ne se sont pas rencontrés à l’ouverture du dialogue, mais devraient le faire aujourd’hui.

CONFLIT ETHNIQUE

Pour autant, les chances de succès sont minces. En effet, les deux hommes s’opposent férocement depuis plusieurs mois, et surtout, sur le terrain, leurs soutiens respectifs ne semblent pas encore prêts à délaisser les armes. D’ailleurs, les deux camps étaient péniblement arrivés à un accord de cessez-le-feu le 23 janvier dernier sans qu’il soit appliqué par aucune des deux parties. La Minuss estime ainsi qu’« en dépit de la signature d’un accord de cessation des hostilités le 23 janvier, les violences se poursuivent avec peu d’espoir que les civils voient un quelconque répit dans la violence incessante». La donne est cependant différente cette fois-ci. Les deux hommes se retrouvent en Ethiopie, un terrain neutre propice à la négociation et surtout, la pression de la communauté internationale et des instances intergouvernementales est cette fois-ci nettement plus forte, surtout depuis que le conflit a pris une nouvelle dimension dans sa violence, depuis un peu plus d’un mois maintenant. L’ONU estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de victimes et surtout à plus d’un million le nombre de Sud-Soudanais qui ont fui leur pays en raison du conflit, une catastrophe pour cet Etat fondé en juillet 2011 après la scission du grand Soudan. En réalité, le conflit politique entre Kiir et Machar a servi de catalyseur à un conflit ethnique latent, qui n’attendait que des tensions politiques pour s’y crisper et s’y cristalliser. Ainsi, le peuple Dinka et le peuple Nuer, dont sont respectivement issus Salva Kiir et Riek Machar, s’affrontent dans ce conflit durant lequel, d’ailleurs, des arguments ethniques ont souvent été invoqués afin de justifier les nombreuses exactions dont «toutes les parties du conflit» se sont rendues coupables, comme le souligne la Minuss. Dès lors, la rencontre entre les deux hommes, si elle se déroule correctement, pourrait être un premier pas vers la réconciliation des deux ethnies majoritaires du Soudan du Sud.

Publié dans Monde

La mise en place dans la wilaya d’Oran d’un programme pilote de développement économique «zéro déchet» a été, jeudi, au menu d’une rencontre organisée par le bureau d’Oran de l’ONG R20 Méditerranée. Il s’agit d’un projet de cartographie, selon ses initiateurs, qui entre dans le cadre de la mise en oeuvre de l’accord de partenariat entre le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement et l’ONG R20.

Il vise la mise en place d’une plateforme de système d’informations géographiques (SIG) pour mettre à la disposition des décideurs et acteurs de la gestion urbaine un outil capable de renseigner efficacement sur l’état de gestion et de prise en charge des déchets et de l’efficacité énergétique sur le territoire local et de déterminer les actions à mener à ces niveaux. Une fédération des visions pour une cohérence et efficacité des actions et efforts à entreprendre par les concernés, représente un objectif principal de cet atelier, en plus de la présentation d’une maquette-système (schéma) aux usagers potentiels de la plateforme. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’accord-cadre de partenariat signé entre le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement et le R20, afin de faire de la wilaya d’Oran «le berceau d’un programme pilote d’économie verte, sobre en carbone et créateur d’emplois verts». A cette occasion, la ville d’Oran est devenue le siège du bureau du R20 méditerranéen, branche régionale de cette organisation mondiale, après Genève (Suisse), Rio de Janeiro (Brésil), Pékin (Chine) et Los Angeles (USA), rappelle-t-on. Dans le but de hisser El Bahia au rang des villes méditerranéennes les plus propres, et donner ainsi l’exemple aux autres villes phares du pays. Oran sera-t-elle au rendez-vous, surtout que sur le terrain, la politique du bricolage domine toujours, avec comme grande entrave, l’incivisme de certains Oranais, qui ne participent pas au développement de leur ville, faute d’une culture de verdure et d’hygiène.

Publié dans Région
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