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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 12 mai 2014

L’association El Mouahidia de sauvegarde du legs historique et culturel de Nedroma (Tlemcen) a organisé, samedi à la Maison du patrimoine de cette ville, une rencontre sur « le haïk et la djellaba ». Animée par des enseignants universitaires, cette rencontre a pour objectifs de mettre en valeur ces habits traditionnels portés par les femmes afin de les préserver. Les intervenants lors de cette conférence, organisée dans le cadre de la célébration du mois du patrimoine, ont rappelé l’utilisation de ces habits et leur historique devant un parterre d’amateurs du patrimoine, soulignant en substance que la femme utilisait plusieurs sortes de voiles dans la vie courante et lors des fêtes. Les participants ont également abordé la djellaba que portent les hommes pour se couvrir contre le froid, situant son importance et ses bienfaits. Ils ont insisté au passage sur la nécessité de préserver ces habits traditionnels faisant partie du patrimoine qui ont tendance à disparaître devant les nouvelles modes vestimentaires. A noter que l’association El Mouahidia a élaboré pour la célébration du mois du patrimoine un riche programme comportant une exposition du livre, la projection de films documentaires sur le patrimoine et l’histoire de la ville de Nedroma et des visites des sites historiques et naturels que recèle cette région. Des journées portes ouvertes sur l’artisanat et les métiers, un hommage à des protecteurs du patrimoine, un concours de pâtisserie traditionnelle et un gala artistique de troupes locales sont aussi programmés, selon le président d’association. Créée en 1973, l’association El Mouahidia de Nedroma a eu le mérite d’inventorier, d’entretenir des monuments historiques et des sites naturels, en plus de l’étude du legs culturel et historique de la région, la promotion de l’artisanat et des métiers et le soutien et l’orientation des artisans. Elle a également contribué à la sauvegarde de manuscrits et d’anciens écrits, à la réhabilitation de personnalités et érudits de la région, la formation musicale et les échange culturels avec différentes associations du pays et de l’étranger.

Publié dans Culture

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue et de stupéfiants, les éléments de la police judiciaire ont arrêté durant les quatre mois de l’année en cours quelque 109 personnes, dont une femme, lesquelles sont impliquées dans 57 affaires liées à ce fléau qui n’épargne aucune frange de la société.

Il a été procédé à la saisie de 14,394 kg de drogue de type cannabis et de kif traité et plus de 8 140 comprimés de psychotropes de différentes marques. Parmi les individus interpellés, 78 ont été placés sous mandat de dépôt, 30 ont bénéficié de la citation directe et un a été placé sous contrôle judiciaire. Il a été constaté une certaine régression par rapport à la même période de l’année précédente, où les mêmes services ont traité 182 affaires, saisi 14 kg de kif traité et 2 137 comprimés de psychotropes. Lors de ces opérations, il a été procédé à l’interpellation de 275 personnes, dont 208 ont été placées sous mandat de dépôt, 68 en citation directe et une sous contrôle judiciaire. Afin de lutter contre ce fléau, qui prend de plus en plus de l’ampleur, en particulier dans les milieux de la jeunesse, des actions de sensibilisation sont menées par les autorités concernées, entre autres, la direction de l’éducation, la direction de la jeunesse et des sports, ainsi que la sûreté de wilaya, à l’exemple de la manifestation organisée récemment au niveau de la maison de la culture Rachid-Mimouni, où il a été mis en exergue les méfaits et les conséquences pouvant entraîner la mort à cause de la consommation de la drogue et des stupéfiants. A cet effet, des photos illustrant les dangers émanant de la consommation de la drogue et des stupéfiants ont été exposées.

Publié dans Région

L’ornithologie en Algérie méconnue du grand public semble renaître de ses cendres. L’opportunité offerte par la Journée mondiale des oiseaux migrateurs 2014, qui est célébrée les 10 et 11 mai, a remis en goût du jour, certes timidement dans notre pays, la problématique des oiseaux migrateurs.

La commémoration s’est articulée, cette année, autour du thème «Les voies de migration des oiseaux – destinations touristiques». Selon le communiqué du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) publié à cette occasion, l’accent est mis sur «le rôle que le tourisme durable peut jouer dans la conservation de l’une des grandes merveilles de la nature : les mouvements spectaculaires des oiseaux migrateurs le long de leurs voies de migration». « A mesure que le tourisme continue à s’accroitre, les pressions sur l’environnement et la vie sauvage augmentent également. Sans une gestion et une protection appropriées, de même que des investissements destinés à rendre ce secteur plus écologique, des milliers d’espèces magnifiques souffriront », a indiqué Achim Steiner, secrétaire général adjoint des Nations unies et directeur exécutif du Pnue. Dans notre pays, un réseau national d’observateurs ornithologiques a été offi ciellement mis en place par arrêté ministériel, publié au Journal Officiel du 2 août 2011. Il a pour mission principale le suivi des populations d’oiseaux d’eau comme indicateurs du bon état de conservation des zones humides. Outre les universitaires, qui y participent à titre bénévole, le réseau regroupe également des volontaires issus des associations de protection de la nature. Auparavant, le recensement des oiseaux d’eau en Algérie était effectué par des équipes de la Direction générale des forêts (DGF) en partenariat avec Wetlands international, organisme chargé de la compilation et de la transmission de l’information au niveau mondial. Cette opération se faisait chaque année durant la première semaine de janvier, dans le cadre des recensements internationaux établis au même moment en Europe, en Asie et en Afrique. Le relais a été pris par les chercheurs et la société civile comme l’illustre l’exemple de l’Université 8-Mai-1945 de Guelma, dont la Faculté des sciences de la nature et de la vie et des sciences de la terre et de l’univers et le Laboratoire de biologie, eau et environnement (LBEE), en partenariat avec l’Association nationale algérienne d’ornithologie (ANAO), organisent les 6, 7 et 8 décembre 2014, le 3e colloque international sur le thème de «L’ornithologie algérienne à l’aube du 3e Millénaire (Les oiseaux et leurs milieux)». Les chercheurs et les ornithologues algériens veulent faire le point sur l’histoire de cette discipline en Algérie, sur l’évolution des investigations scientifiques sur l’avifaune algérienne et l’état actuel des recherches et de la conservation des oiseaux en Algérie et en Afrique du Nord. Leur but est également d’identifier et de créer des réseaux de compétences et d’échanges entre ornithologistes algériens et développer des liens de partenariat et de collaboration avec des partenaires étrangers (laboratoires, associations, fondations, divers organismes internationaux). Autre exemple : en novembre dernier, à l’initiative du Parc national de Gouraya (PNG), un atelier de formation aux techniques de reconnaissance et d’étude des chauves-souris, le premier du genre, font savoir les organisateurs, s’est tenu au niveau du centre d’interprétation des zones humides relevant du lac Mézaïa, à Béjaïa. Plus récemment, ce samedi, à Jijel, des actions de sensibilisation à la protection des oiseaux migrateurs ont été organisées par le parc national de Taza, avec des activités récréatives et thématiques, des expositions de photos sur la faune, des portes ouvertes sur les Grottes merveilleuses de Ziama-Mansouriah, ainsi que des concours de dessins en relation avec l’environnement.

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L’opérateur télécom Ooredoo Algérie a annoncé sa participation au 15e Siftech, qui se tient au Centre de convention d’Oran du 12 au 14 mai. Il a mis à la disposition des visiteurs des commerciaux et des conseillers de vente d’Ooredoo Business. Des ateliers sont organisés au niveau du stand Ooredoo pour présenter le concours Oobarmijoo destiné aux jeunes développeurs algériens créateurs d’applications mobiles et lancé dans le cadre du programme « Istart » en partenariat avec l’Agence nationale de développement de la PME (ANDPME). Une présentation sur le store d’applications mobiles Ostore est également au programme.

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Le braconnage d’éléphants a atteint des niveaux si alarmants en Tanzanie que les pachydermes pourraient disparaître du pays d’ici à seulement sept ans, a prévenu vendredi une ONG de défense des animaux lors d’une conférence à Dar es-Salaam. Cette conférence de deux jours, sous l’égide de l’ONU, vise à étudier les moyens d’enrayer le massacre des éléphants en Tanzanie, destination touristique qui se dit déterminée à protéger sa faune exceptionnelle, mais a du mal à faire face à des bandes criminelles très organisées et aux méthodes de plus en plus sophistiquées. En Tanzanie, « environ 30 éléphants sont tués par jour (...), à ce rythme, la population d’éléphants sera exterminée d’ici à 2020 », a affirmé la Société de protection des éléphants de Tanzanie (Teps). Le vice-président tanzanien Mohamed Gharib, dès l’ouverture de la conférence, a appelé à l’aide internationale pour lutter contre les réseaux braconniers. « Des réseaux de braconnage complexes et bien organisés, dans et hors du pays, sont derrière ce commerce illégal, ce qui empêche la Tanzanie de gagner seule cette bataille », a-t-il plaidé, peignant un sombre tableau de la situation actuelle. Les autorités tanzaniennes avaient lancé l’an dernier une campagne controversée de lutte contre le braconnage, autorisant les gardes des parcs nationaux à « tirer pour tuer » sur les braconniers. Le nombre d’animaux abattus avait alors chuté, selon le gouvernement, de manière spectaculaire, mais l’opération avait dû être suspendue, car marquée par des accusations de graves abus de la part des gardes contre les populations locales, dont des vols, viols et meurtres. Au moins 19 personnes avaient été tuées et plus de 1000 arrêtées au cours de cette campagne, selon un rapport gouvernemental. Par ailleurs, le Premier ministre chinois Li Keqiang, en visite au Kenya, a déclaré samedi que la Chine est fermement engagée dans la protection de la faune et n’épargne aucun effort pour lutter contre le braconnage et le trafic d’ivoire. Il a tenu ces propos devant des journalistes après avoir visité, en compagnie du président kényan Uhuru Kenyatta, un site à l’intérieur du Parc national de Nairobi où avaient été brûlées 25 tonnes d’ivoire. Le gouvernement chinois est déterminé à fournir son aide dans les limites de ses capacités au Kenya en vue de l’augmentation de la capacité de protéger la faune, a-t-il ajouté. M. Li a déclaré que la Chine respecte toujours la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) en tant que son signataire. Dans le cadre de la lutte contre le trafic et le commerce d’ivoire, a-t-il poursuivi, la Chine a lancé une série d’actions juridiques et créé un mécanisme d’action inter institutions destiné à lutter contre ces crimes. Plus tôt cette année, la Chine a détruit 6,1 tonnes d’ivoire confisqué et continuera à renforcer la coopération avec le Kenya et d’autres pays dans la protection écologique et faunique, a rappelé le Premier ministre chinois.

(Agences)

Publié dans Environnement

Deux partenaires stratégiques de l’Algérie sont entrés en conflit « ouvert », dans un contexte géostratégique où les enjeux, autant économiques, politiques et de leadership régional, sont difficilement conciliables. Sur le terrain ukrainien, UE, Etats-Unis et Russie évoluent selon une partition propre à l’intérêt de chacun, dont l’issue donnera peut-être naissance à un « nouvel ordre » mondial. Toute la question est de savoir comment l’Algérie jouera sa partition à elle, d’autant plus que la plupart des protagonistes impliqués dans ce conflit 

Reporters : Quelle pourrait être l’incidence de la crise russo-ukrainienne sur les intérêts algériens en Ukraine, particulièrement sur le plan de la coopération militaire ?

Le Dr Yahia H. Zoubir : Je ne pense pas que les intérêts de l’Algérie en Ukraine soient affectés sur le plan de la coopération militaire, puisque l’Algérie reçoit la plus grande partie de son équipement de la Russie, avec laquelle elle a un partenariat stratégique signé en 2001 lors de la visite de Bouteflika en Russie. La coopération algéro-soviétique ou russe, surtout sur le plan militaire, s’était accélérée en 1963 après la visite de Houari Boumediene en Russie, alors ministre de la Défense, les puissances occidentales, principalement la France et les Etats-Unis, ayant refusé de fournir de l’armement sophistiqué à l’Algérie. L’Algérie socialiste, anti-occidentale, ne devait pas s’armer face à un Maroc pro-occidental durant la guerre froide. Cependant, la coopération militaire algéro-russe s’était quelque peu estompée au début des années 1990 à cause de la situation interne en Russie, mais avait repris à partir de 1996. Même si l’Algérie voulait diversifier ses achats en armement, la Russie représentait un fournisseur fi able qui proposait des prix concurrentiels pour presque un matériel aussi performant. Entre 1978 et 1987, l’Algérie avait reçu un armement d’un montant de 5,7 milliards de dollars. En 1987, l’Algérie a acquis un armement d’un montant de 2,5 milliards. De l’indépendance de l’Algérie jusqu’en 1989, le pays a reçu de la Russie de l’équipement militaire qui a atteint 11 milliards de dollars. En 1996, l’ANP a pris la décision stratégique de moderniser son matériel, pratiquement obsolète. Les Russes s’étaient plaints que l’Algérie avait failli au remboursement de sa dette soviétique et étaient perturbés par le fait que l’ANP s’équipait auprès de leurs concurrents ukrainiens et biélorusses. En réalité, il semblerait que l’ANP s’était tournée vers ces fournisseurs afin de forcer les Russes à baisser leurs prix. Mais depuis 1996 et surtout depuis 2001, la Russie avait repris sa position de fournisseur principal de l’ANP malgré la diversification des achats auprès de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Afrique du Sud… L’effacement de la dette par les Russes a donné une nouvelle impulsion à la coopération militaire avec la Russie.

L’Algérie deviendra-t-elle alors un « enjeu gazier » pour l’Europe si jamais la Russie venait à fermer les vannes à l’Ukraine, terre de transit pour le gaz russe vers le reste de l’Europe ?

L’Algérie est un enjeu gazier pour l’Europe. Déjà, durant la guerre froide, les Etats-Unis souhaitaient que les Européens réduisent leur dépendance de l’Union soviétique. Mais il est improbable que les Russes ferment les vannes à l’Europe surtout à un moment où des sanctions ont été imposées à la Russie. Evidemment, la détermination de la Russie d’en découdre avec les Occidentaux qui souhaitent la rabaisser à une puissance de second ordre et essaient de l’endiguer comme durant la guerre froide risquent de provoquer des décisions radicales de la part du Kremlin. L’Algérie n’est pas le seul acteur gazier ; le Qatar représente aussi un fournisseur important. Il reste à voir comment l’Algérie défendra ses intérêts et surtout si elle saura tirer profit de cette crise pour extraire des concessions de la part des Occidentaux sur certaines questions politiques, notamment régionales !

Plus globalement; quelles sont les conséquences de la crise russoukrainienne sur l’Algérie ?

Je ne pense pas qu’il existe des retombées majeures de la crise russo-ukrainienne sur l’Algérie. Cependant, il serait intéressant de voir comment l’Algérie naviguera sur la scène par rapport à cette crise qui va bien au-delà de la crise russo-ukrainienne. Nous sommes face à une situation où des pays comme la Russie, la Chine, l’Iran et autres veulent contrecarrer l’hégémonie des Etats-Unis en particulier et de l’Occident en général. Ce n’est pas une réédition de la guerre froide, mais bien un retour à la géopolitique où les Etats doivent défendre leurs intérêts vitaux ou se faire écraser.

Publié dans Actualite archives

L’avant-première du long métrage Fadhma N’Soumer, à mi-chemin entre le récit historique et l’oeuvre de fi ction, a été présentée hier à la salle Ibn-Zeydoun, en présence du réalisateur Belkacem Hadjadj, mais aussi d’une partie de l’équipe technique, dont Mohamed Benhamadouche, auteur du dialogue en tamazight, ainsi que de certains des acteurs, à l’image de la comédienne française d’origine libanaise, Laëtitia Eïdo, qui a interprété le rôle de Fadhma N’soumer.

Réalisé sur un scénario que Belkacem Hadjadj a coécrit avec le scénariste canadien Marcel Beaulieu, le fi lm est coproduit par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), le Centre d’étude sur le mouvement national (CNERMNR) et la maison de production Machahou. Présenté dans un parler populaire d’époque, mais volontairement simplifié pour en faciliter la compréhension, il a été tourné dans plusieurs régions de Kabylie, et mettant en avant les paysages naturels, mais aussi le mode de vie traditionnel. Nécessitant plus de trois mois de prises de vue, dans des conditions climatiques parfois difficiles, il a, par ailleurs, demandé, a expliqué son réalisateur, près de six ans de recherche et de documentation avec le concours de plusieurs historiens. Il apparaît comme une épopée, une oeuvre dramatique, évoquant la vie et le quotidien de lutte, mais aussi des trahisons, dans le contexte oppressant de la lente avancée des troupes françaises dans les profondeurs du pays. En effet, et bien que restant dans une large mesure un fi lm de fiction, Belkacem Hadjadj a précisé hier que le scénario a été validé par des spécialistes de cette période historique. Mettant, par ailleurs, en avant, et tout particulièrement dans la première partie du fi lm, le rôle de Chérif Boubaghla dans la résistance de la Kabylie à la marche du colonialisme, l’imagination des scénaristes est pourtant bien présente, notamment dans l’évocation du caractère du personnage. Interprété par Assaad Bouab, il apparaît fougueux, aventureux, souvent violent, inspirant la crainte, même chez les siens, et tout en opposition avec le mystère qui entoure Fadhma N’soumer. Réussissant l’équilibre entre les deux histoires, en évoquant un possible mariage entre eux, le début du fi lm peut pourtant paraître déroutant, notamment en introduisant le personnage de Lalla Fadhma N’soumer d’une manière très éloignée de ce que son nom peut évoquer dans l’imaginaire collectif, qui retient surtout d’elle le symbole de la résistante au colonialisme. Le fi lm arrive pourtant à captiver l’attention. Diffusé une deuxième fois ce soir aux professionnels du cinéma, la sortie publique est, quant à elle, prévue, espère le réalisateur, pour « le mois de septembre ou d’octobre » prochains. Par ailleurs, mettant en scène l’actrice Laëtitia Eïdo, sélectionnée, explique Belkacem Hadjadj, après plusieurs castings « en Algérie, puis en Tunisie et en France, auprès de la communauté algérienne », le choix d’une actrice non amazighophone a été accompagné, explique Laëtitia Eïdo, par un travail de locution avec Mohamed Benhamadouche, avant de préciser : « J’ai demandé des enregistrements de dialogues que je recopiais et répétais en phonétique, avant que l’on m’explique la signification.» Long métrage extrêmement bien réalisé et appuyé par une excellente interprétation, notamment de Melha Mammeri, Farid Cherchari ou encore Ahcène Kherabi, il est également à noter la participation en tant qu’acteur de l’auteur-compositeur et interprète Ali Amrane. Son rôle du poète Anzar porte une grande part du message d’union et d’attachement aux traditions que véhicule le fi lm tout au long de ses 96 minutes, en ponctuant de ses chants et de ses récits les principales étapes du scénario.

Publié dans Culture

Nombreux sont les observateurs et des militants du parti qui s’étonnent des actions du RCD au sein de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) et de la rencontre de ses cadres avec d’autres issus du FIS dissous. Pour le chef du parti, Mohcen Belabes, « le plus important est l’existence d’initiatives rassembleuses » dans un « contexte d’impasse politique ».

Toute recherche actuelle de commentaires sur les spécificités politiques des uns et les divergences des autres serait un «exercice inutile». Trop de questions sur ce sujet, dit-il, «pourraient nuire à la maison de l’opposition» et à la cohérence à laquelle elle veut parvenir. Au-delà de ce constat, le leader du RCD n’entend pas mener débat sur des « questions superficielles », alors que « l’essentiel est dans la construction d’une alternative au système et à l’impasse dans laquelle il a mis le pays». Pour le porte-parole du RCD, Athman Mazouz, il s’agit d’«engagement pour le changement». «Le RCD est un membre de la coordination et nous en tant que militants et cadres du parti devons agir et réagir selon le programme de la coordination ». «PAS QUESTION DE REFAIRE LE SCÉNARIO DES ANNÉES 1990» M. Mazouz conçoit tout de même que l’appel lancé par les membres de la coordination à l’adresse des anciens cadres du FIS est un choix tactique imposé par la situation du pays, qui exige, selon le secrétaire général du RCD, l’implication de toutes les forces vives de la société pour la réussite du projet de « la transition démocratique ». «Il s’agit, dit-il, de mettre nos différends de côté et d’aller vers la construction d’un pays basé sur le respect de l’autre. Pour les anciens cadres du parti dissous, acteurs de la tragédie algérienne, nous sommes dans le contexte nouveau dans lequel nous sommes dans l’obligation de donner l’opportunité au respect des principes démocratiques… » Le porte-parole du RCD insiste cependant à reprendre une récente déclaration de Mohcen Belabbes : «Pas question de refaire le même scénario des années 1990.» La déclaration a été faite par le leader du RCD, le 11 avril dernier, dans une réunion des cadres de la coordination. «Le parti, déclare Athmane Mazouz, accepte les choix de la coordination, mais refuse l’oubli.»

Publié dans théma archives

A l’époque ottomane, l’Algérie dépendait très peu de ses importations : l’Algérien consommait surtout ce qu’il produisait. Plus même, l’Algérie dégageait des surplus injectés dans le commerce intérieur, mais aussi dans les circuits des échanges internationaux. Cela constitue un vif contraste avec l’Algérie actuelle, celle du tout-pétrole et de l’importance considérable des importations.

Evoquons les diverses productions algériennes qui faisaient l’objet d’exportations à l’époque ottomane. Nous insisterons sur la diversité de ces productions plus que sur leur importance quantitative qui a beaucoup évolué en trois siècles. Circonscrivons d’abord l’aire géographique des échanges algériens : les produits algériens étaient dirigés essentiellement vers les pays riverains de la Méditerranée occidentale. Une autre partie, plus modeste, était dirigée vers la Méditerranée orientale, autrement dit vers les autres provinces de l’Empire ottoman.

LES CÉRÉALES EN TÊTE DES EXPORTATIONS

Largement en tête des exportations algériennes venaient les produits agricoles et, en premier lieu, les céréales. Le blé dur (triticum durum) était en tête des exportations de céréales. Aujourd’hui, les Algériens consomment beaucoup de blé tendre, qui n’était pas cultivé dans l'Algérie de l'époque ottomane. C’est un héritage de la colonisation française. Le blé tendre est idéal pour faire du pain blanc. Quant au blé dur, il est plus indiqué pour faire du pain traditionnel algérien et du couscous. Lorsqu’il était exporté en Europe à l’époque ottomane, il y servait à la fabrication des pâtes italiennes, d’un pain utilisé comme rations alimentaires pour les armées européennes, pour la nourriture des populations pauvres des villes méditerranéennes et pour les paysans de l’arrière-pays qui échangeaient leur blé tendre contre du blé dur afin de pouvoir payer leurs impôts. Sur plus de 3800 navires qui ont transporté des marchandises, d’Algérie vers Marseille, au cours d’une période qui s’étend de 1710 à 1830, plus de 2200 ont embarqué environ 2 200 000 charges de blé algérien, la charge faisant environ 120 kilogrammes. C’est assez considérable pour l’époque. L’orge (hordeum exastichum) est la deuxième céréale la plus exportée, mais loin derrière le blé. Cela ne veut pas dire que le blé était produit en quantités beaucoup plus grandes que l’orge ; il faut imaginer que le blé était plutôt tourné vers le marché, alors que l’orge était d’abord destinée à la consommation intérieure. Elle formait, en effet, la base de la nourriture des paysans, sans oublier qu’elle avait l’avantage supplémentaire de nourrir les bêtes, cela, d’autant plus que l’avoine n’était pratiquement pas cultivée. En revanche, le blé avait une valeur supérieure à celle de l’orge, d’où l’intérêt de l’exporter plutôt que de le consommer. Dans les Aurès de Germaine Tillion, un aqqaroui de blé « valait » deux iqqarouay d’orge et toutes les transactions se calculaient sur cette base, en argent ou en troc. Or, c’était également sur cette base qu’on évaluait les besoins alimentaires, note l’éminente ethnologue. On disait «un homme mange 40 litres d’orge ou 20 litres de blé », sans tenir compte que le blé (nourriture coûteuse) était mangé par les plus riches, tandis que l’orge constituait, à elle seule, l’essentiel de la nourriture des plus pauvres. L’Algérie exporta un peu plus de 400 chargements d’orge vers Marseille entre 1710 et 1830. Des produits dérivés du blé comme le couscous, la semoule et la farine étaient également exportés. Les exportations de blé sous forme de farine semblent avoir été assez rares. On ne compte par exemple que deux chargements exportés vers Marseille en 120 ans. Les exportations de semoule ont été plus importantes, avec plus de 30 cargaisons exportées. Enfin, la première mention que nous ayons trouvée d’une exportation de couscous date de 1676. Cela étant dit, le nombre et le volume de cargaisons exportées semblent avoir été très modestes et semblent avoir servi à la nourriture des équipages de navire ou aux quelques marchands nord-africains établis en Europe. L’historien Jean Pierre Filippini, qui a relevé des importations de couscous algérien à Livourne, affirme que ces importations « sont assez incompréhensibles dans la mesure où, étant de faible importance, elles ne peuvent être destinées à la consommation des Livournais ou des Toscans (le mot couscous est absolument absent du dialecte local) ; il faut donc admettre que quelques personnes consommaient régulièrement du couscous. On pense, tout naturellement, aux esclaves du bagne ou, quand les esclaves originaires d’Afrique du Nord disparaissaient du bagne, aux Juifs maghrébins ou maures résidant à Livourne ». Les autres céréales comme le maïs et le riz étaient exportées de façon tout à fait ponctuelle et en petites quantités. Le maïs n’apparaît dans nos sources qu’à la fi n du XVIIe siècle. Une vingtaine de chargements ont été exportés vers Marseille au cours du siècle suivant. La culture du riz a été introduite en Afrique du Nord par les Arabes ; elle n’a jamais connu une grande extension dans cette région du monde. Le riz, aliment de luxe en Orient, était considéré en Tunisie, par exemple, comme un aliment de crise. Au XXe siècle, ‘Am al-rûz, l’année du riz, y désigne les années difficiles où le pays a dû importer des vivres. Lors de l’arrivée en Algérie des Turcs ottomans, grands consommateurs de riz, la production de cette denrée a connu un certain développement, limité néanmoins, car servant surtout à l’alimentation de ces mêmes Turcs. C’est ce qui explique, à notre sens, qu’il n’y a eu que trois centres de production importants de riz en Algérie : la Mitidja, les rives de la Mina, à l’Ouest, et le Hamma de Constantine. Il apparaît donc que le riz a été cultivé pour alimenter la capitale algérienne ainsi que les chefs-lieux des deux plus grandes provinces du pays, c’est-à-dire les lieux de plus forte concentration de la population turque. Le nombre de Turcs a diminué en Algérie entre le XVIe et le XIXe siècle, passant de 20 000 à 8000. Cela a eu pour conséquence de libérer quelques quantités de riz pour l’exportation, mais de façon tout à fait ponctuelle. Hormis les céréales, d’autres grains étaient exportés, tels l’escayole, les pois chiches et les fèves. L’escayole est une graine qui servait en Algérie à nourrir les oiseaux, la volaille, en particulier. Dans le cas contraire, elle était exportée vers l’Europe (vers Marseille en particulier). De 1710 à 1830, l’Algérie en a exporté près de 160 cargaisons vers Marseille à partir de la capitale. Les exportations de pois chiches n’apparaissent dans nos sources qu’à partir des années 1720. Ils étaient exportés vers Marseille et vers la péninsule italienne surtout. En revanche, l’Espagne qui, selon toute vraisemblance, produisait suffisamment de pois chiches n’en importait pas d’Algérie. Les fèves étaient exportées vers Marseille, Gênes, Livourne et les Baléares. Près de 180 cargaisons ont été expédiées vers Marseille au XVIIIe siècle.

L’HUILE INTERDITE DE SORTIE DU PAYS !

Hormis les grains, d’autres produits alimentaires étaient exportés d’Algérie. Commençons par les produits d’origine animale : on exportait des boeufs et des moutons et, à l’occasion, des vaches et des brebis. Il faut ajouter à cela, le miel, le beurre et la viande séchée qu’on appelle khli’. Passons maintenant aux produits d’origine végétale : à part les oranges, exportées durant les dernières décennies de la présence ottomane en Algérie, peu de fruits ou de légumes frais comme les haricots, par exemple, figurent dans le tableau des exportations. En revanche, les figues séchées, mais aussi les raisins secs étaient exportés en plus grandes quantités. A cela, il faut ajouter le sel et les dattes apportées du Sahara par les Mozabite en même temps que la poudre d’or, les plumes d’autruche et les chameaux. Cependant, ce commerce était assez limité à l’époque ottomane. Enfin, l’huile d’olive, un des principaux articles d’exportation de la Tunisie, n’avait pas cette importance en Algérie. On en faisait une telle consommation à Alger, qu’on en interdisait la sortie. C’était, en effet, un des produits de première nécessité après les céréales. Produit de base de la cuisine algéroise, il était également utilisé pour l’éclairage et pour la fabrication du savon. Cette interdiction n’était cependant pas totale, puisqu’un ou deux chargements annuels pouvaient être extraits de la ville. On peut ajouter à cette liste les amandes, les épices (cannelle, cumin), les haricots blancs, les lentilles, les fleurs d’oranger. Evoquons maintenant les produits non alimentaires. Les plus exportés étaient le corail, la cire, la laine et le cuir auxquels il faut adjoindre les ceintures de soie et le vermillon. D’autres étaient moins importants : les chéchias, les peignes en bois, les babouches, les burnous, les bijoux, la cochenille, le kermès, le coton, les couffins, les balais de palme, le cuivre, les dents d’éléphants, les cornes d’animaux, les éponges, les poils de chameau, le savon, la soude et les tapis. Hormis le bétail, d’autres animaux étaient exportés : les lions de l’Atlas qui ont disparu à l’état sauvage en Algérie, à la fi n du XIXe siècle, et les chevaux (destinés surtout aux écuries des cours royales européennes). On exporta même des tortues en quantités non négligeables ! Evoquons plus longuement les produits les plus importants.

LE CORAIL, FONDS ESSENTIEL DU COMMERCE MARITIME

Le corail faisait partie des quatre articles qui, du XVIe au XIXe siècle, constituaient le fonds essentiel du commerce maritime algérien, avec le blé, la laine et le cuir. Il étsait exploité exclusivement par les compagnies françaises établies à El Kala dans l’Est algérien, depuis le milieu du XVIe siècle. A partir du début du XVIIe siècle, l’exploitation du corail algérien est entrée en crise, à partir de 1604, plus précisément, lorsque les relations franco-algériennes se sont envenimées et que les établissements français ont été détruits. Ils n’ont été relevés qu’un quart de siècle plus tard. L’activité corsaire de part et d’autre en était la cause, de même que le non paiement par les Français du loyer des concessions. Au XVIe et au XVIIe siècles, le corail était très demandé par les Asiatiques, particulièrement par les Hindous. Il servait de monnaie d’échange aux navigateurs européens qui le détenaient. En même temps qu’il leur fournissait un fret, il leur permettait de se procurer des épices et des soieries sans avoir à déplacer des métaux précieux. Paul Giraud explique que les opérations des concessionnaires français du XVIe siècle se dessinaient sur le schéma suivant : 1°Pêche du corail en Algérie. 2°Echange en Algérie de marchandises manufacturées européennes contre des produits locaux. 3°Echange sur les marchés d’Alexandrie (quelquefois d’Europe) du corail contre des produits orientaux (épices, soieries, etc.). En Europe, le corail était également très demandé. Il servait à la fabrication des parures de femmes et pour la confection des patenôtres (chapelets) ; il entrait aussi dans la pharmacopée contre les épanchements sanguins. Vers la fi n du XVIIe siècle, l’intérêt pour le corail a diminué et son commerce n’était plus aussi intéressant qu’à ses débuts. Si, à cette époque, le corail algérien était coté plus bas que celui de Provence ou de Catalogne, au XVIIIe siècle en revanche, « le corail uni, bien rouge, non carié » d’Algérie était devenu préférable au « blanc, noir ou d’un rouge pâle », des côtes méditerranéennes de l’Europe, pourtant cela n’avait pas suffi à redresser le commerce du corail. En eff et, à partir du milieu du XVIIIe siècle, les pêcheurs se plaignaient de la rareté du corail dans les parages d’El Kala. Cela était dû à une exploitation archaïque des fonds coralliens. Au XIe siècle, on tramait déjà sur les fonds ces filets attachés à une croix de bois, qu’on employait à la fi n du XVIIIe siècle, procédé qui dévastait les fonds de corail et qui avait fi ni par les épuiser.

LE CUIR ÉGALEMENT, PRINCIPALE PRODUCTION EXPORTÉE El Kol

semble avoir été le principal marché algérien du cuir. Dans la capitale, le cuir était également une des principales productions exportées et constituait un monopole du pacha qui le donnait à ferme. A Alger, la cire, article important à une époque où bougies et cierges étaient très utilisés, était comme le cuir, affermé par le dey. Dans les Concessions de l’Est algérien, il faisait partie de la liste des principales exportations. Néanmoins, si aux XVIe et XVIIe siècles, la laine et la cire étaient loin derrière le blé et le cuir dans le tableau des exportations, au XVIIIe siècle, la vente de cire n’augmenta pas en volume, alors que les exportations de laine ont connu un développement certain. Beaucoup moins importantes ont été les exportations de vermillon, cochenille, suif, plumes d’autruche, coton, cuivre et les productions artisanales. Le vermillon, un colorant rouge, recueilli à Mascara et dans le centre du pays, était exporté vers la Tunisie, surtout. La cochenille, colorant carmin, «moins fi ne que celle d’Espagne», «ne laisse pas cependant d’être très bonne», écrit Haëdo, au XVIe siècle. Le suif, résidu de graisses animales, était utilisé dans la fabrication du savon.

ET… DES PLUMES D’AUTRUCHE

Les Mozabite échangeaient des plumes d’autruche contre des grains ou des produits manufacturés d’Europe. Ces plumes étaient exportées, car les Algériens n’en faisaient pas usage. Les Européens s’en servaient dans la confection de vêtements. Evoquons, pour finir, les productions artisanales. Jacques Berque, parlant de l’Algérie d’époque ottomane, résume assez justement : « Si l’on dépréciait généralement ses tissages d’assez grossières toiles de lin, on vantait, partout en Méditerranée, ses soies, ses rubans, ses ceintures qui concurrençaient avantageusement les confections de Livourne. On vendait en Orient des chéchias, de qualité inférieure, toutefois, à celles de Tunis, et force barracans, ou burnous. » Pour commenter et compléter ce résumé, nous ajouterons que les étoffes de laine, également assez grossières, n’étaient pas exportées et servaient surtout à la consommation intérieure pour l’habillement des « Arabes de condition inférieure », écrit Haëdo à la fi n du XVIe siècle. Dans le premier tiers du XVIIIe siècle, l’Anglais Shaw précise même que « la plus grande partie des objets manufacturés se consomment dans le pays, et l’on est même souvent obligé de faire venir des étoffes de soie et de la toile, de l’Europe et du Levant, parce que le peu qui s’en fabrique ne saurait suffire aux besoins des habitants. » Près de cinquante années plus tard, le Français Césaire-Philippe Vallière va dans le sens de Shaw : « Les faibles manufactures du royaume ne suffisant pas pour la consommation des habitants, il ne s’en fait aucune exportation à l’étranger. » On peut mentionner l’exportation de quelques couvertures de laine et de mouchoirs brodés. Quant aux ceintures de soie, elles étaient essentiellement destinées à la Turquie, de même que les burnous.

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Beaucoup reste à faire en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme en Algérie, estime le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme (CNCPPDH) à propos du rapport 2013 remis au président de la République le mois dernier et qui sera rendu public au début du mois de juin prochain.

Selon maître Farouk Ksentini, président de la CNCPPHD, qui a été hier l’invité de la Chaîne III de la Radio nationale, des secteurs stratégiques de l’Etat ne jouent plus le rôle qui leur est assigné dans le sens du respect des droits fondamentaux des Algériens. Les prestations et les services qu’offrent les secteurs de l’éducation nationale et de la santé publique constituent une violation des droits des citoyens algériens, indique-t-il. Pour la santé, s’est-il insurgé, « la prise en charge des cancéreux en Algérie dans les établissements hospitaliers est honteuse.Nous avons signalé cette anomalie dans notre rapport. Nous avons les moyens humains et financiers qu’il faut pour offrir à tous les Algériens des soins de qualité ». Pour l’école, a-t-il ajouté, «elle est loin d’être performante, et ce, en dépit des grands moyens alloués par l’Etat à ce secteur. C’est scandaleux», juge-t-il. «Nos enfants ont droit à une école de qualité», a-t-il soutenu dans un constat noir de la situation de l’enseignement fondamental dans notre pays. En ce qui concerne le droit à l’emploi, le rapport de la commission « met l’accent sur le phénomène du chômage qui touche nos jeunes». «L’Etat doit apporter des réponses aux jeunes chômeurs » par le « renforcement et la modernisation de la formation professionnelle ». Sur le fonctionnement de la justice, le président de la CNCPPDH fait un constat critique : « Nous allons encore une fois signaler la médiocrité de la justice algérienne. Tout le monde est mécontent de la justice. Il suffi t de voir les justiciables lorsqu’ils arrivent devant la justice pour constater cela. Ils sont stressés, malheureux, mécontents.» «Aucune ligne du rapport du regretté professeur Issad sur la réforme de la justice n’a été retenue. On a fait le contraire des recommandations de la commission de la réforme de la justice », a-t-il soutenu. L’urgence, pour lui, est dans la révision du Code des procédures civiles promulgué en 2009, de sorte à faire de la détention préventive une exception et non une règle générale, comme c’est le cas maintenant. Les magistrats ont eu aussi leur part de reproches. « Les magistrats ne s’occupent que de la forme pour se débarrasser des dossiers. Du coup, les litiges restent en l’état. » Maître Ksentini estime nécessaire de rouvrir le dossier de la réconciliation nationale de sorte à permettre aux ex-détenus des camps du Sud et aux personnes ayant vu leurs biens dégradés pendant la décennie noire d’avoir une réparation, «même symbolique». L’autre aspect soulevé dans le document est lié à la distribution des logements, devenue un casse-tête pour les pouvoirs publics. « La transparence dans l’attribution des logements devra être instaurée », poursuit-t-il. La commission de distribution devra être constituée de grands citoyens, des gens connus localement pour leur honnêteté, pour qu’on puisse arriver à faire un travail irréprochable, propose le président de la CNPPDH. « Il faut en finir avec la politique des copains », dit-il. Ce rapport sera rendu public début juin, précise maître Ksentini.

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