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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 13 mai 2014

Une forte participation est attendue pour ce championnat d’Algérie de karaté qui se déroulera à Chéraga et qui devrait permettre à la discipline de se développer davantage.

Le championnat d’Algérie de karaté, kata et kumité, pour les seniors messieurs et dames, dans la formule individuelle et par équipe, se déroulera les 15 et 16 mai courant, à la salle omnisports de Chéraga (Alger), indique la Fédération algérienne de karaté (FAK). « Pour le moment, on ignore le nombre d’athlètes qui vont participer à ce championnat, ni même le nombre de clubs ou de wilayas qui seront représentés, car, pour l’heure, personne n’a encore confirmé son engagement », a expliqué le DTN, Tarek Maïza. « Le délai pour confi rmer ces engagements restera ouvert jusqu’au 14 mai, soit la veille du coup d’envoi du championnat d’Algérie. D’ici là, je pense que tous les habituels clubs et les athlètes participants répondront présent », a-t-il affirmé. L’an dernier, près de 300 athlètes (garçons et filles), représentant 42 des 47 wilayas du pays, avaient participé au championnat d’Algérie de karaté, aussi bien dans l’épreuve du kata que celle du kumité. « J’espère que cette année encore, il y aura une forte participation et que, grâce au travail qui a été effectué au niveau des clubs, le niveau de la compétition sera élevé », a conclu M. Maïza. Le coup d’envoi des premières épreuves qui sont au programme de ce championnat d’Algérie de karaté sera donné à 8h30 à la salle omnisports de Chéraga, a encore révélé la FAK.

12 ATHLÈTES AUX JEUX DE LA JEUNESSE

Par ailleurs, on apprend que douze (12) karatékas algériens, dont six filles, prendront part au tournoi des Jeux africains de la Jeunesse, les 27 et 28 mai au Botswana, a indiqué, dimanche, la direction technique nationale de karaté. « Nous sommes actuellement en regroupement à l’hôtel 5-Juillet (Alger) et nous y poursuivrons notre préparation jusqu’au 19 mai, date de notre départ au Botswana », a expliqué le DTN Tarek Maïza à l’APS. « Avant cela, nous avons effectué deux autres stages à Biskra. Le fait que notre préparation se soit déroulée dans de très bonnes conditions nous pousse à rester optimistes quant à une participation honorable de notre pays », a-t-il dit. Concernant l’objectif du karaté algérien lors de ces JAJ, M. Maïza a affirmé que l’équipe nationale juniors « va viser le plus haut possible », aussi bien chez les garçons que chez les fi lles. « La plupart de nos athlètes ont le statut de champion d’Afrique qu’ils ont décroché l’an dernier en Tunisie. A partir de là, on ne peut que voir grand pendant ces JAJ », a-t-il argué. Le départ de la délégation sportive algérienne, y compris l’équipe de karaté, est programmé le 19 mai courant, à 16h30, de l’aéroport international Houari-Boumediene (Alger).

Publié dans Sports

Le sélectionneur national, le Bosnien Vahid Halilhodzic, a donné hier une conférence de presse au centre des équipes nationales de Sidi Moussa, notamment pour donner la liste des présélectionnés pour ce dernier stage qui précédera le Mondial-2014 au Brésil, et qui débute ici à Alger, avant de se poursuivre en Suisse, où les Verts joueront deux matches amicaux face à la Roumanie et à l’Arménie.

Le coach des Verts a avoué être quelqu’un de sensible et c’est pourquoi il est difficile pour lui de faire certains choix. Pourtant, il semble avoir écouté certaines voix qui avaient émis le souhait de revoir l’attaquant de Bastia, Boudebouz, avec lequel les choses semblent être rentrées dans l’ordre après l’affaire de la chicha lors de la CAN en Afrique du Sud, même s’il dit que rien n’est joué pour la liste des 23. Toutefois, le driver des Fennecs a tenu à donner des explications sur certaines convocations, surtout que les joueurs concernés ne jouent pas régulièrement avec leurs clubs. C’est le cas de Djebbour qui ne joue pas souvent avec son équipe, Nottingham Forest. « J’ai pris Djebbour même s’il n’a pas joué souvent avec son club, parce qu’il a un rôle important dans le groupe », tout en ajoutant que ce n’est pas toujours les meilleurs qu’on prend. « Djebbour a énormément changé depuis quelque temps, il est devenu un joueur important dans l’état d’esprit », dira-t-il à son sujet. Même chose pour Belkalem qu’il voit dans un état un peu discutable, mais qu’il prend quand même, le qualifiant de joueur magnifique. « Il faut tout faire pour qu’il soit là », soulignera-t-il. Pour ce qui est du jeune qui a été écarté de cette première liste, il avouera que c’est un jeune qui manque d’expérience et qu’il ne peut pas jouer la Coupe du monde avec des jeunes de 20 ans. Il avouera que l’absence de Ghilas l’a quelque peu déstabilisé, et que si son absence est confirmée, il prendra le joueur du club italien de Livourne, Ishak Belfodil. Pour ce qui est du nouveau venu en EN, Riad Mahrez, il avouera qu’il lui a été proposé à la fi n février. « On m’a dit qu’il est intéressant. J’ai pu l’observer et j’avoue qu’il a enchaîné de bons matches. Il peut faire de bonnes choses avec l’EN », a-t-il révélé. Pour ce qui est des joueurs locaux, il avouera qu’il ne peut rien avancer à leur sujet, même s’il a rappelé qu’il a compté sur eux et que 23,41% d’entre eux ont joué les éliminatoires. Halilhodzic a annoncé qu’il donnera la liste des 23 joueurs qui seront définitivement retenus pour le Mondial le 1er juin prochain en Suisse et que ses adjoints ont sillonné les quatre coins de l’Europe pour voir tous les joueurs avant qu’il ne retienne ces 30 joueurs dans cette liste de présélectionnés. Pour ce qui est des joueurs qui ne seront pas retenus parmi les 23, il dira qu’ils doivent être toujours en alerte, au cas où il aurait besoin de quelques-uns d’entre eux pour remplacer un ou des forfaits de dernière minute. Il reviendra sur la relation conflictuelle qu’il avait avec le patron de la FAF, Mohamed Raouraoua, en disant qu’il s’était « fâché » avec lui, mais qu’ensemble, ils ont fait des choses extraordinaires. « J’ai beaucoup travaillé avec Raouraoua pour améliorer certaines choses à Sidi Moussa. Par exemple, j’ai demandé une salle de fitness, un terrain en gazon qui ont été réalisés », avouera-t-il, comme pour montrer la complicité qu’il y a entre les deux hommes. D’ailleurs, il fera une révélation fracassante, en disant que Raouraoua lui aurait proposé un contrat de huit ans jusqu’en 2022 ! Ce qui reste invraisemblable quand on sait que Raouraoua n’est pas sûr de rester à la FAF jusqu’à cette date. « Raouraoua est le patron de la FAF, mais moi je suis le patron sur le terrain, et il ne m’a jamais influencé », dira-t-il, laissant entendre qu’il a carte blanche. Pour ce qui est des chances de l’EN lors du Mondial, le coach des Verts avouera que l’Algérie est le petit poucet du groupe, mais que cela ne l’empêche pas d’avoir des ambitions qu’il souhaite mesurées. « Je ne veux pas donner l’illusion au peuple de gagner la Coupe du monde. C’est irresponsable », affirmera le premier responsable du staff technique des Verts, qui dira que le groupe de 2010 était plus abordable que celui-ci. Il sera ainsi impressionné par la grande condition des Sud-Coréens, même s’il avoue qu’il est un battant et qu’il ne souhaite pas perdre.

Liste des joueurs convoqués

Gardiens de but : Raïs M'bolhi (CSKA Sofi a), Mohamed Zemmamouche (USM Alger), Ezzdine Doukha (USM El Harrach), Mohamed Cédric (CS Constantine)

Défenseurs : Essaïd Belkalem, Madjid Bougherra (libre), Lyassine Cadamuro (Real Majorque), Faouzi Ghoulam (Naples), Rafi k Halliche (Academica Coimbra), Nacereddine Khoualed (USM Alger), Aïssa Mandi (Stade de Reims), Mehdi Mostefa (Ajaccio), Carl Medjani (Valenciennes FC), Djamel Mesbah (Livourne)

Milieux de terrain : Nabil Bentaleb (Tottenham), Ryad Boudebouz (Bastia), Yacine Brahimi (Granada), Adlene Guedioura (Crystal Palace), Amir Karaoui (ES Setif), Medhi Lacen (Getafe CF), Saphir Taïder (Inter Milan), Hassen Yebda (Udinese)

Attaquants : Rafi k Djebbour (Nottingham Forest), Abdelmoumen Djabou (Club Africain), Sofi ane Feghouli (Valence CF), Ryad Mahrez (Leicester City), Islam Slimani (Sporting Lisbonne), Hilal Soudani (Dinamo Zagreb), Foued Kadir (Stade Rennais) et Nabil Ghilas (FC Porto) (incertain pour blessure).

Publié dans Der

A équidistance entre Batna, capitale des Aurès, et Biskra, capitale des Ziban, respectivement à 60 km de la première et 50 km de la seconde, si les Gantris (les habitants d’El Gantra, qui se prononce avec un G et non avec un K) sont administrativement rattachés au Ziban, le coeur et plutôt aurésien, en dépit du temps passé et du découpage administratif qui continue à ne pas faire l’unanimité.

Un côté cour et un côté jardin, qui donnent à cette petite ville un charme qu’on ne retrouve pas ailleurs, le début du Sud, la fi n du Nord, une autre coexistence où le pin côtoie le palmier, un phénomène écologique purement gantri, pour paraphraser les habitants de cette ville, moitié sud, moitié nord.

EN ATTENTE D’UN PROJET DE STATION D’ÉPURATION

Aussi bien El Kantara que les petites agglomérations qui lui sont administrativement rattachées possèdent un caractère agricole de type vivrier, en dépit de l’existence de certaines manufactures et d’unités de transformation et de production qui se comptent sur les doigts d’une main. Les responsables locaux, à l’exemple de l’adjoint au maire de la commune d’El Kantara, Driss Y., disent ne ménager aucun effort pour que leur petite ville et les citoyens accèdent à un meilleur niveau de vie. Le deuxième responsable de la commune nous dit : « Il est possible que notre ville renoue avec le développement et la prospérité, pour peu que nous arrivons à nous entendre et concentrer nos efforts sur les priorités, sachant qu’El Kantara est une commune depuis 1945, ce qui veut dire que nous avons une grande expérience et un capital dans le domaine de la gestion. Nous avons réglé un énorme souci, celui de la santé et du transport. En eff et, dans le premier secteur, nous avons renforcé l’infrastructure par un établissement de santé de proximité de 6 lits et nous attendons la livraison d’un hôpital de 60 lits. Pour le secteur des transports, nous nous sommes dotés de bus aussi bien pour le transport en commun que pour le ramassage scolaire. Je peux estimer en tant que deuxième responsable de la commune que ces deux secteurs fonctionnent bien.

TOUCHE PAS À MON PATRIMOINE !

Cependant, la pollution nous mène la vie dure, surtout que nous la subissons, puisqu’elle nous parvient des communes limitrophes : pollution de l’eau, menace sur l’agriculture… On parle et depuis longtemps d’un projet de station d’épuration, mais on ne voit rien venir. » Souci totalement partagé par les habitants et surtout les propriétaires des terres où se trouve la plus grande partie de la palmeraie d’El Kantara et qui est sous la menace, car l’eau d’irrigation risque d’être polluée et infestée à tout moment. En matière de vestiges et de patrimoine archéologique et touristique, El Kantara n’a pas de rivale. Les gorges d’El Kantara, site naturel classé en 1923, une oasis luxuriante, un musée lapidaire fondé par Gaston de Vulpillières, on y trouve des pièces et des vestiges romains. Ce n’est pas par hasard si de grands noms de la littérature et de la peinture en parlent, à l’exemple du prix Nobel André Gide qui a séjourné à El Kantara et l’évoque dans ce passage : « Nous passâmes dans cet éden deux jours paradisiaques. » Ou encore Eugène de Fromentin qui disait : « Cette subtile apparition de l’Orient par la porte d’or d’El Kantara m’a laissé pour toujours un souvenir qui tient du merveilleux… » Et bien d’autres oeuvres et dessins qui ont immortalisé ce lieu magnifique, à l’exemple du pont romain réalisé vers 110 après J.-C. et restauré en 1865 sous Napoléon III et classé comme patrimoine en 1900.

LE PONT ROMAIN MENACÉ PAR UNE DOUBLE VOIE ROUTIÈRE

En effet, la double voie, qui a ouvert la porte à tous les espoirs en désenclavant toute la région qui souffrait énormément en matière de transport et de voies de communication, menace ce même pont auquel tient toute une population. Les chargés de la réalisation de la route (double voie), maître de l’ouvrage et de la réalisation, ne sont pas loin de ce bel ouvrage (pont romain) et disent qu’il n’y a pas d’autres itinéraires. La société civile, artistes, sportifs, hommes de lettres et même responsables locaux ne l’entendent pas de cette oreille, sachant qu’ils ont déjà saisi les plus hautes instances pour que ce patrimoine soit protégé et qu’un autre tracé soit proposé pour épargner une démolition irréversible et malheureuse. Malgré une grande réputation en matière de tourisme, El Kantara reste en marge des grands investissements, puisque dans tout le territoire de la commune on ne trouve pas un seul hôtel digne de ce nom et le seul qui existait depuis l’époque coloniale a été démoli, en attendant la construction d’un nouveau, dont le démarrage des travaux sont compromis à cause du tracé de la route (une autre victime). Pour quand une décision juste et courageuse pour qu’El Kantara retrouve sa place d’antan ? Il est vrai qu’en arrivant, El Kantara est la fin du nord et le début du sud, mais en repartant, c’est le contraire…

Publié dans Région

Le transport collectif dans la commune de Beni Mezline, située à 32 km au nord-est de la wilaya de Guelma, est caractérisé par une carence incontestable et un dysfonctionnement des services flagrant, ce qui cause d’énormes désagréments à la population.

Certes, l’amélioration du réseau routier dans cette région n’arrive que difficilement à répondre à toutes les attentes des usagers. Une situation qui renseigne sur l’ampleur de l’inorganisation du secteur des transports, en proie à l’anarchie, il devient incapable de répondre aux immenses besoins des habitants. Les usagers du transport collectif de cette localité souffrent le martyre pour arriver à leur destination. La plupart d’entre eux le font en faisant appel aux clandestins ou à pied, sous l’oeil complice des autorités locales. Leur souffrance est d’autant plus grande que, pendant ces longues journées d’été, ils se regroupent sur des trottoirs où il n’y a ni bancs ni abribus, ni panneau d’indication… sous un soleil de plomb. Tout cela sans aucun moyen de protection contre les rayons solaires, considérés comme un véritable danger pour leur santé. Ce qui témoigne de l’échec de toutes les solutions jusque-là mises en oeuvre. Ainsi, qu’ils soient travailleurs, écoliers ou universitaires, beaucoup sont condamnés à vivre ce calvaire quotidiennement, arrivant souvent en retard, ce qui engendre des répercussions négatives sur le rendement professionnel et pédagogique. Des citoyens et élus de la commune de Beni Mezline ont profité d’une visite de travail inopinée du wali, dernièrement, pour l’interpeller à se pencher sur leur principale préoccupation, à savoir la réhabilitation du réseau routier en piteux état. Les protestataires ont évoqué la pauvreté extrême de cette commune rurale, qui fait frontière avec la daïra de Bouchegouf, et la faiblesse des projets de développement local.

UN RÉSEAU ROUTIER DÉPLORABLE

La situation du réseau routier, qui fait l’objet de multiples affaissements et éboulements de terrain, a empiré depuis les dernières pluies. Outre la faiblesse des moyens pour les interventions rapides pour colmater les points noirs. L’état des routes se dégrade progressivement dans cette commune à vocation agricole. La situation est déplorable et alarmante, puisque les usagers des axes routiers en font au quotidien les frais. Face à la colère de ceux-ci, consécutivement à des pertes matérielles et en vies humaines, les autorités de tutelle sont interpellées pour la lenteur accusée dans les activités d’entretien. Mais le partenaire social des citoyens, à savoir l’APC de Beni Mezline, fait comme à l’accoutumée la sourde oreille.

LES FOYERS TOUJOURS SANS GAZ DE VILLE

Une situation péniblement ressentie par les automobilistes qui de peur d’endommager leurs véhicules sont obligés de faire tout le temps des manoeuvres parfois dangereuses afin d’éviter d’éventuels accidents. Les nombreuses promesses des autorités locales d’alimenter la commune de Beni Mezline en gaz de ville n’ont pas été tenues, selon les habitants de cette paisible localité. La population locale de plus de cinq mille habitants continue de souffrir le martyre quotidiennement, notamment en hiver. Un habitant de cette commune nous dira avec beaucoup d’amertume : « Alors que le monde évolue, les habitants de Beni Mezline continuent de transporter des bouteilles de gaz butane. » Et d’ajouter : « Je souhaite que cette année 2014 nous portera bonheur sur tous les plans, notamment sur celui relatif au raccordement de notre commune au gaz de ville. » Et d’ajouter : « Notre village souffre de beaucoup de manques, notamment l’eau potable, l’éclairage public, le gaz naturel, les caniveaux… Les autorités locales nous ont superbement ignorés. Plusieurs fois, dans le passé, nous avons recouru aux actions de rue pour se faire entendre. Ce qui nous dérange le plus en ce moment, ce sont les nombreuses bennes de sable déversées anarchiquement sur la route qui mène vers notre village. Cela met en danger la vie des habitants et celles des automobilistes. Malgré que le maire ait été averti de ce danger, rien n’a été fait pour y remédier. » Les citoyens interpellent, encore une fois, les autorités concernées, auxquelles ils demandent d’intervenir, dans les plus brefs délais, pour améliorer leur cadre de vie. Nous signalons que la commune de Beni Mezline et ses environs sont réputés pour leur froid glacial en hiver et pour leur chaleur torride en été.

Publié dans Région

Fernand Pouillon, figurant parmi les architectes majeurs du XXe siècle et concepteur de près d’une quarantaine d’oeuvres majeures de par le monde, est actuellement au centre d’une exposition organisée par l’Institut français d’Alger.

Inaugurée samedi dernier et se poursuivant jusqu’au 15 juin, avec la mise en avant sur les façades même de l’institut d’une série de photographies, de plans, mais aussi de textes explicatifs sur certaines des réalisations de l’architecte, l’ouverture de la rétrospective sur les oeuvres de Pouillon, qui pour beaucoup tranche par leur style, conception ou même qualité de réalisation, avec des projets pourtant plus récents, fut également marquée samedi par une conférence tenue en présence d’un public très important d’architectes, mais aussi de curieux. Animée par l’architecte Myriam Maachi-Maïza, diplômée de l’Ecole d’architecture de Versailles, mais aussi de l’Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’Alger (Epau), où elle enseigne actuellement, elle est, par ailleurs, l’auteur de plusieurs articles exposant le travail de Pouillon et prépare actuellement une thèse de doctorat sur l’architecture hôtelière de Fernand Pouillon. Très technique, intitulé L’oeuvre algérienne de Fernand Pouillon, exposant les sources d’inspiration méditerranéenne de l’architecte, le témoignage de Gérard Ruot, ancien entrepreneur et associé de Fernand Pouillon pour quatre de ses chantiers en Algérie, a, quant à lui, apporté un éclairage unique sur la personnalité « perfectionniste » et la rigueur au travail de Fernand Pouillon.

UN PREMIER IMMEUBLE EN 1934 À L’ÂGE DE 22 ANS

En eff et, longtemps tombé dans l’oubli dans son propre pays, par suite de scandales financiers, d’accusations d’entorses répétées aux règlements ou de malversations, que Gérard Ruot estime être davantage une conséquence des inimitiés qu’il s’attirait en tant que promoteur en « cassant les prix de réalisation », mais qui vaudront tout de même à F. Pouillon d’être condamné en 1963 après un parcours rocambolesque à quatre années de prison, assorti d’une interdiction d’exercer en France, Fernand Pouillon, né en 1912 dans le sud de la France et passant l’essentiel de sa jeunesse à Marseille, où il intégra l’Ecole des beaux-arts, débutera sa carrière d’architecte, mais aussi de promoteur immobilier en construisant son premier immeuble d’habitation en 1934 à l’âge de 22 ans, avant même l’obtention de son diplôme d’architecte 8 ans plus tard. Un temps engagé en politique, dans les rangs du Parti communiste français, alors considéré comme une organisation clandestine par les autorités françaises durant la guerre, il poursuivra au lendemain du second conflit mondial sa carrière d’architecte en réalisant des camps de prisonnier, des logements, mais aussi la réfection du vieux port de Marseille et le célèbre ensemble de la Tourette qui le surplombe. Ambitieux, anticonformiste, il sera à partir de cette étape de plus en plus connu et reconnu pour son travail, d’autant que son organisation particulière des chantiers avait pour conséquence de réduire considérablement les coûts, mais au-delà de cet aspect, c’est son style qui fut considéré comme radicalement nouveau. En effet, très différent des réalisations de l’architecte Le Corbusier, qui a dominé alors la construction de logements sociaux, notamment après la construction de la cité Radieuse de Marseille, Mme Myriam Maachi-Maïza précise à ce titre : « Cela a été deux visions très différentes de l’architecture, alors que Le Corbusier, parti avec le mouvement moderne sur une idée ‘‘d’usine à habiter’’, avec une vision particulière de l’homme moderne, réunissant les magasins, les services concentrés dans un seul bâtiment, Pouillon, lui, a mis en oeuvre sa vision de l’architecture méditerranéenne, davantage axée sur l’espace extérieur. »

FERNAND POUILLON, PROFONDÉMENT LIÉ À L’ALGÉRIE

Resté malheureusement peu enseignée, même dans les écoles d’architecture, les caractéristiques de l’architecture de Fernand Pouillon, profondément lié à l’Algérie, tant par le nombre de chantiers qui lui seront confiés, que par les sources d’inspiration qu’il tira de l’architecture et du patrimoine traditionnel du pays, il réussit à mettre en pratique ses dernières, notamment après son retour en Algérie en 1967, se consacrant cette fois-ci à des projets touristiques, y introduisant massivement les formes courbes, en continuité avec le terrain, et en les inscrivant dans une continuité du paysage. En effet, décrit comme un homme très pointilleux dans le choix des matériaux, allant même jusqu’à importer de la pierre de France, mais aussi la façon d’implanter les construction, Gérard Ruot a à ce titre confi é que lors de la construction de l’hôtel El Mountazah (ex-Le Rocher), situé à Seraïdi, sur les hauteurs d’Annaba, « Fernand Pouillon nous avais fait démolir l’un des éléments de l’architecture pour le reconstruire à peine 50 centimètres plus loin, juste pour ne pas gêner la vue du paysage ». Exposant, par ailleurs, des éléments de sa thèse de doctorat actuellement en préparation, le choix de Mme Myriam Maachi- Maïza de travailler sur l’architecture de Fernand Pouillon est lié à cette particularité qu’avait l’architecte d’inscrire ses réalisations dans le contexte culturel, lié au symbole du village méditerranéen, marqué par un agencement des immeubles dans un ensemble cohérent en multipliant les chemins d’accès, les escaliers ou encore les placettes de différentes tailles et formes, mais aussi en faisant appel au savoir-faire d’artistes, à l’image du céramiste Mohamed Boumehdi. « Il a mis en place les jalons et proposé une voie en architecture de ce qu’aurait pu devenir le style traditionnel algérien », insiste la conférencière.

DE VÉRITABLES LEÇONS D’ARCHITECTURE

Mais au regard du portrait qu’il en est fait aujourd’hui, mais aussi de l’exposition des nombreuses contraintes liées aux délais de réalisation, mais aussi techniques, financières et logistiques auxquelles ses équipes ont dû faire face, réalisant souvent les ensembles urbains ou des infrastructures touristiques au sommet de crêtes rocheuses ou à fl anc de pente, la question de l’exploitation actuelle du style de Pouillon fut naturellement au coeur de la conférence, au regard des nombreux projets sociaux implantés de manière disgracieuse et cassant les perspectives des paysages, mais aussi aux maisons particulières, au style très éloigné des demeures traditionnelles. A ce titre et évoquant les réalisations de certains logements actuels, Mme Myriam Maachi-Maïza précise : « Aujourd’hui, toutes les leçons qu’a laissées Fernand Pouillon peuvent être récupérées et mises en oeuvre. Aujourd’hui encore, son style propose de véritables leçons d’architecture. » Rappelons que Fernand Pouillon est resté célèbre par sa vision novatrice de l’aménagement des espaces urbains qu’il mit en pratique au début de sa carrière, malgré le caractère d’urgence sociale qui prévalait en France, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, lors de la réalisation des grands ensembles d’habitation, ou quelque années plus tard en Algérie, avec notamment les célèbres quartiers Diar Saâda et Diar El Mahçoul, tous deux achevés en 1954, ou encore les 5 000 logements de l’ensemble Climat de France (1957), dans la commune d’Oued Koreich.

Publié dans Culture

Si les humains avaient une diète aussi riche que celle des ours polaires, ils auraient tous des problèmes cardiaques. Une nouvelle étude révèle comment ces mammifères de l’Arctique survivent à un tel régime spécifique et gras, sans avoir de maladie cardiaque. Les ours polaires seraient-ils génétiquement supérieurs aux humains lorsqu’il s’agit de parer aux maladies cardiovasculaires ? Il semblerait bien que ce soit le cas, affirme une nouvelle étude. Les ours polaires sont les animaux qui consomment le plus de graisses dans le règne animal. Pourtant, aucune crise cardiaque à l’horizon. « La vie d’un ours polaire tourne autour de la graisse. Pour eux, être gros n’est pas un problème », précise Eline Lorenzen, de UC Berkeley et auteur de l’étude, dans la revue Cell. Ces énormes mammifères ont donc développé des gènes qui leur permettent de survivre à un régime composé principalement de phoques et de leur lard et à des niveaux de cholestérol qui crèvent le plafond, sans avoir de maladie cardiovasculaire. « Lorsqu’ils sont allaités, les petits consomment du lait composé de 30% de graisse. Les adultes, eux, mangent principalement le lard des mammifères marins qu’ils tuent. » « Les ours polaires ont d’épais dépôts de graisse sous la peau, et parce qu’ils vivent principalement dans un désert polaire et n’ont pas accès toute l’année à l’eau douce, ils dépendent de leur eau métabolique, qui est un produit dérivé de la décomposition de la graisse », explique Eline Lorenzen, reprise par Discovery News. Un régime alimentaire tout à fait sensé pour un animal dont la survie est liée au combat contre le froid, ajoutent les chercheurs à Reuters. Pour leur étude, les scientifiques ont séquencé le génome complet de 79 ours polaires du Groenland et 10 ours bruns. Ils ont découvert que l’ancêtre commun des deux espèces d’ours remonte à 500 000 ans. Une découverte incroyable comparée aux données d’autres études qui suggéraient que les deux espèces s’étaient séparées il y a environ 5 millions d’années. « Dans une période de temps limitée, les ours polaires se sont adaptés de façon unique aux conditions de vie extrêmes de l’océan Arctique, leur permettant de survivre à l’un des climats les plus rudes et aux conditions les plus inhospitalières de la planète », détaille Rasmus Nielsen, de UC Berkeley et auteur principal de l’étude. Depuis leur séparation d’avec les ours bruns, les ours polaires ont développé plusieurs mutations génétiques, jouant un rôle majeur dans les fonctions cardiaques et le métabolisme des acides gras. Chez les humains, ces gènes sont en effet liés aux maladies cardiovasculaires. Chez l’ours polaire, la moitié du poids du corps est composé de graisses, faisant monter le niveau de cholestérol dans le sang. Selon les statistiques, la population d’ours polaires de la planète est estimée entre 20 000 et 25 000 individus. Un nombre en déclin en raison de la perte d’habitat lié à la fonte des banquises.

(Source : maxisciences)

Publié dans Environnement

Un retour en force des populations de fl amants roses est constaté, cette saison, dans les wilayas de Batna, de Constantine, de Khenchela, d’Oum El Bouaghi, de Sétif et de Tébessa qui forment la région du sud Constantinois, a affirmé dimanche à Batna le coordinateur régional du réseau national des observateurs d’oiseaux en Algérie, Mohamed Bensassi. Rencontré en marge d’une journée d’étude sur les oiseaux migrateurs tenue à l’Université Hadj Lakhdar de Batna, ce spécialiste a souligné que ce retour, favorisé par les récentes précipitations, a été d’abord constaté dans les zones humides des chotts Zemoul et El Mellah (Oum El Bouaghi) et El Djendli (Batna). Sur un total de 200 000 oiseaux recensés dans toute cette région, les trois quarts sont des fl amants roses, a précisé de son côté le chef du service de la protection de la faune et de la flore à la Conservation des forêts, Ahtmane Briki, soulignant « l’apparition de certains groupes sédentaires de cet échassier qui ont préféré demeurer dans les zones humides du pays bien après la période de nidification et d’éclosion des oeufs ». L’opération de recensement a également révélé la présence de nombre d’espèces d’oiseaux migrateurs, dont le tadorne de belon, le tadorne à tête grise, le canard siffleur et le canard colvert qui avaient fui cette région à la suite de la sécheresse des dernières années, selon ces spécialistes. Pour sa part, le professeur Abdelkrim Si Bachir, ornithologue exerçant à l’université de Batna, a déclaré qu’une association nationale des ornithologues a été créée en août dernier pour élire domicile à Oum El Bouaghi. Son objectif, a-t-il noté, est d’encourager les recherches et la préservation de cette avifaune qui participe à la diversité des ressources génétique du pays. Une journée d’étude sur les oiseaux forestiers sera organisée à l’Ecole nationale des forêts de Batna, dimanche prochain, a fait savoir le conservateur des forêts, ajoutant qu’une vaste opération de recensement des oiseaux nidificateurs sera menée pour connaître toutes les espèces d’oiseaux migrateurs d’Algérie.

(Source : APS)

Publié dans Environnement

Le deuxième parti au pouvoir, le RND, a mis en garde, hier, pour la première fois, contre ce qu’il a appelé « les parties qui tentent de décrédibiliser le processus de réformes engagé par le chef de l’Etat ».

Cristallisées autour de la révision constitutionnelle, dont la démarche est en cours, les consultations relatives à cet amendement de la Loi fondamentale débuteront le mois de juin prochain et seront menées par Ahmed Ouyahia, chef de cabinet à la présidence de la République et non moins ex-patron du RND. Le Rassemblement national démocratique (RND), dirigé par Abdelkader Bensalah, deuxième homme de l’Etat, a rendu public hier un communiqué à l’issue d’une réunion de son secrétariat national, dimanche soir, rappelant que « le chantier de la révision constitutionnelle est une des questions nationales des plus importantes », ajoutant qu’« il faut qu’elle soit au-dessus de tous les marchandages et calculs politiciens ». Selon le RND, ces marchandages sont véhiculés par certaines parties à travers la presse nationale pour semer le doute concernant la crédibilité du processus des réformes enclenché par le chef de l’Etat depuis déjà un moment. Par cette déclaration, le parti du président du Sénat a mis en garde les partis politiques qui ont déjà exprimé leur refus de participer aux consultations annoncées par Abdelaziz Bouteflika lors de sa prestation de serment. Ces formations politiques, essentiellement membres de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique, ont opposé une fi n de non-recevoir, rappelons le, à la main tendue du Président fraîchement réélu pour un quatrième mandat et aspirant à l’élaboration d’une révision constitutionnelle voulue consensuelle par le Président. Donc, le RND a apporté via cette position sa caution complète pour la démarche du Président. Il a insisté du fait qu’Ouyahia, nommé par le Président pour conduire les discussions avec la classe politique concernant cet amendement, est une personnalité nationale et un homme d’Etat qui mérite la confiance. Par ailleurs, le texte en question signé par la chargée de la communication, Mme Nouara Djaâfar, a souligné l’attachement de son parti à la liberté d’opinion, ainsi que la différence entre les points de vues des uns et des autres, mais le changement voulu par le RND est celui qui prend en considération « la coopération dans le cadre des dénominateurs communs, tout en préservant les intérêts suprêmes de la nation et du pays », a écrit le secrétariat national du parti. Dans le même sillage, les dirigeants de cette formation politique ont prévu d’organiser une journée sur cette révision constitutionnelle le 17 mai en cours. Cependant, l’instance dirigeante a annoncé la tenue d’une session ordinaire du conseil national pour le 13 juin prochain, soulignant que les travaux vont être, en grande partie, relatifs aux questions politiques de l’heure, notamment la participation effective et en tant que force de proposition du RND aux discutions sur la loi fondamentale.

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Sa production a enregistré une croissance de 0,8% et fait moins bien qu’en 2012. Le secteur industriel public est en très petite forme : il a enregistré en 2013 une hausse insignifiante de 0,8%, inférieure à celle enregistrée en 2012 (1,6%).

Le taux de croissance, hors hydrocarbures, a atteint 2,2%, contre 5,5% en 2012 et 2,4% en 2011. Celui réalisé par les industries manufacturières a augmenté de 1,8%, après une stagnation constatée l’année d’avant, a indiqué l’Office national des statistiques (ONS). Cette contre performance générale de la production industrielle du secteur public est nuancée par les résultats positifs enregistrés, notamment, dans les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques et électriques (ISMME) avec +5,5%, les industries textiles (+4%), des bois et lièges (-2,1%) et enfin les matériaux de construction (+0,3%). Les mines et carrières ont connu, en 2013, une hausse de près de 6% par rapport à 2012 qui s’est caractérisée par une décroissance de 5,6% comparativement à 2011. Deux branches d’activités ont contribué à cette amélioration du secteur des mines et carrières. Il s’agit de la branche de l’extraction de pierre et argile et sable avec un taux annuel moyen de 8,6%, et de celle de l’extraction de sel avec plus de 20%. Le secteur de l’énergie, quant à lui, a poursuivi sa tendance haussière avec un taux de croissance de 2,1%. Cependant, ce taux est très en deçà de celui observé en 2012, soit +12%.

HYDROCARBURES, CHIMIE ET AGROALIMENTAIRE EN RECUL

Par ailleurs, d’autres secteurs ont connu, l’année dernière, une baisse de production. Il s’agit, selon l’Office des statistiques, des secteurs des hydrocarbures (-2,7%), chimie (-2,6%), industries des cuirs et chaussures (-2,3%) et enfin de l’agroalimentaire (-0,6%). La production dans le secteur des hydrocarbures a poursuivi sa tendance baissière en 2013 avec 2,7%, mais reste moins importante que celle enregistrée en 2012 (-6,6%). Ce résultat est perceptible au niveau de toutes les branches du secteur, à l’exception de celle du raffinage du pétrole avec +0,1%, alors que celle de la production du pétrole brut et gaz naturel est à -3,7% et la liquéfaction du gaz naturel à -0,1%. Après une reprise constatée en 2012 (+1,5%), l’industrie chimique a marqué un fléchissement en 2013 en enregistrant un taux de -2,3%. A l’exception des branches de la fabrication des produits pharmaceutiques (+1,5%) et les biens intermédiaires en plastique (+6,7%), toutes les autres branches du secteur ont reculé. L’industrie chimique minérale de base a enregistré une chute sensible (près de 49%), la chimie organique de base (-24%) et à un degré moindre la fabrication de peintures et celle des autres produits chimiques avec des baisses respectives de 2,2% et 6%. Pour leur part, les s industries agroalimentaires ont affiché une décroissance de 0,6% en 2013 par rapport à 2012, qui s’est caractérisée par une variation baissière plus importante (-2,1%). L’actuel plan quinquennal (2011/2014) ambitionne de contribuer à la hausse de la part de l’industrie dans la valeur ajoutée nationale qui est, actuellement, de 5% et de la porter à 10%.

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Au-delà de l’aspect technique qu’elle a revêtu et de son caractère institutionnel, la réunion, hier, de la ministre de l’Education, Mme Nouria Benghebrit, avec les cadres de son secteur ainsi que les partenaires sociaux, s’est transformée en un exercice de critique objective, sous le prisme des différentes réformes qu’a connues l’éducation et des tempêtes syndicales qu’elle a traversées ; en somme une invitation à regarder les choses en face et à réagir en conséquence et vite.

Différentes questions ont été débattues, en premier desquelles ce qu’il est advenu de l’éducation nationale, principalement le baccalauréat au vu de l’importance qui est la sienne dans le parcours académique de l’individu. Première vérité assénée, « le baccalauréat a beaucoup perdu de sa valeur académique », regrette Mme Benghebrit, dont l’importance s’est effritée au fi l des ans, la ministre faisant référence à la période « comprise entre 2001 et 2014 », dans une sorte de bilan de ses prédécesseurs auxquels elle a reproché, sans le dire, un passage « désastreux » à la tête de l’éducation nationale. Mais, à ses yeux, 2008 reste un repère « historique », car cette date coïncide avec la mise en place du principe du « seuil », qui a fi ni d’achever ce qui restait de lustre à une épreuve censée ouvrir grandes les portes de l’université. « Le seuil adopté en 2008 était une mesure exceptionnelle, en réponse à une situation exceptionnelle née d’une série de grèves qui ont paralysé le secteur », a affirmé la ministre, laissant clairement entendre que cette mesure aurait dû garder son cachet exceptionnel. D’ailleurs, face aux différents responsables de son secteur et des syndicats de l’éducation, elle s’est engagée à « annuler cette mesure qui a porté atteinte à la valeur et à la crédibilité du baccalauréat durant sept années ». Cependant, elle ne le fera que si les syndicats entendent et respectent son appel à lui laisser le temps et la marge nécessaires pour apporter les ajustements qu’elle souhaite introduire dans sa feuille de route.

APPEL À LA « RESPONSABILITÉ » DES SYNDICATS

« Les syndicats doivent prendre leurs responsabilités et cesser tout mouvement de grève qui pourrait déstabiliser le secteur et créer un déséquilibre » dans la formation des apprenants. Mme Benghebrit a appelé directement les partenaires sociaux « à ne pas s’engager dans des grèves et à se consacrer pleinement à leur devoir vis-à-vis des élèves », afin qu’elle puisse elle-même se consacrer à la réévaluation des différentes réformes conduites dans l’éducation et à redonner aux examens officiels leur véritable importance. Elle ne manque pas de rassurer les syndicats sur sa disponibilité à dialoguer de toute préoccupation que pourrait soulever la corporation éducative. Pour la ministre, même si « le seuil des cours a été déterminé avec la concertation des syndicats du secteur, des associations des parents d’élèves et des inspecteurs des matières », les sujets des examens, principalement ceux du bac, « porteront sur les programmes réellement enseignés », estimant qu’« entre 85 et 95% des programmes d’enseignement ont été exécutés dans les différentes filières et matières pour les classes terminales ». Toutefois, c’est son « plan d’action », maintenant qu’elle a les destinées de l’éducation nationale entre les mains, qui a constitué le sujet phare de cette rencontre. Passé le constat empreint d’amertume quant au système actuel, elle a affirmé que « le système éducatif algérien doit s’engager dans des changements profonds pour accroître son efficacité ». Son premier grand chantier portera essentiellement sur les « programmes scolaires », en évitant de marcher sur les « pas » de ses prédécesseurs, Benbouzid et Baba Ahmed pour ne pas les nommer ! Elle compte bien imposer, dès la prochaine année scolaire, sa propre politique, qui vise la refonte pédagogique, la mise en place d’une approche par compétence de la ressource humaine et une transformation de la gouvernance. « Tout cela a été soumis au gouvernement », avec la précision que son plan d’action a été formulé en « tenant compte des ajustements et des révisions imposés par le terrain et les évolutions de la société ». Parmi les premières dispositions, le lancement d’un numéro vert, le « 10 75 », à l’adresse de tous les acteurs impliqués dans l’éducation de l’enfant, « en vue de faire part de leurs préoccupations, d’être orientés et de recevoir les informations pertinentes dont ils ont besoin ». Le plus important, c’est une « réflexion » avec l’ensemble des partenaires (syndicats, associations des parents d’élèves et pédagogues) sur de nouvelles modalités et perspectives de travail afin de corriger « les distorsions constatées ».

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