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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 14 mai 2014

Saturé, le port d’Annaba a besoin de respirer. On attend avec impatience un nouvel aménagement et, pourquoi pas, un port de plaisance.

Ce n’est un secret pour personne, Annaba est, depuis la présence française, la plaque tournante de l’exportation des phosphates extraites dans la wilaya de Tébessa. Le port a connu au cours de ces années une expansion fulgurante, qui a continué après l’indépendance avec l’avènement de la sidérurgie à El Hadjar, dans le cadre des « industries industrialisantes » si chères au président Houari Boumediene. Reste que, en 2014, le port de la quatrième ville du pays est dans un état de saturation permanente. Entre cargos et porte-conteneurs, il est devenu très difficile, pour ne pas dire impossible, de se faire une place. « Ce port est devenu un véritable casse-tête, confie l’un de ses employés sous couvert de l’anonymat. Toutes les opérations se font au niveau de l’avant-port et de la petite darse qui est devenue inaccessible au public. Les ferries qui viennent d’Europe sont parfois obligés d’attendre avant d’accoster, c’est tout simplement scandaleux. » Et du côté des ferries, en effet, lorsqu’une arrivée est programmée pour 9h, il n’est pas rare que l’accostage à quai se fasse à midi, voire au-delà ! « La gestion du port d’Annaba est devenue telle que tout se retrouve imbriqué sens dessus-dessous, avoue un haut responsable. Un porte-conteneurs peut rester en rade plusieurs semaines, tandis qu’un autre peut facilement accéder à quai, c’est tout simplement ingérable comme ça. » Même les pêcheurs, du côté du port de pêche de la Grenouillère, semblent complètement désemparés. « Maintenant, on veut nous taxer sur le carburant, lâche l’un d’eux. C’est inimaginable, mais nous sommes où, là ? Et le poisson et les fruits de mer qu’on ramène, ils vont finir par coûter plus chers. » L’idée d’une extension, voire d’un déplacement du port fait son chemin. Beaucoup, en effet, verraient une nouvelle infrastructure portuaire du côté de Seybouse (ex-Jouannonville). Sur le terrain, se trouve une plage qui s’étend jusqu’à l’embouchure d’oued Seybouse, aux portes de Sidi Salem. « Si le port était installé ici, le centre-ville d’Annaba serait visible depuis la mer, comme au bon vieux temps de Bône, nous confie ce pêcheur qui, du haut de ses soixante-quinze ans, a cinquante- cinq ans d’expérience. » Du côté des autorités, on parie sur cette extension du port, et, avec l’hôtel Sheraton qui sera livré, on avance même l’idée d’une marina sur la darse où ont lieu les principales activités portuaires. « Annaba, outre son caractère industriel qui fait de la quatrième ville la capitale de l’acier, est avant tout une ville méditerranéenne, donc à vocation touristique, nous a-t-on fait remarquer à la direction du tourisme. Nous comptons multiplier le nombre d’infrastructures hôtelières, mais aussi et surtout, réaménager le port, dont une bonne partie sera consacrée à la plaisance. L’actuel port, lui, sera déplacé. Mais la marina ne sera plus grillagée et les piétons, depuis le cours de la Révolution, pourront facilement y accéder. » Reste que le premier coup de pioche concernant le nouveau port ou la marina n’a pas été donné. Et pour cause. Aucune étude véritable n’a été réalisée dans ce sens. Les Bônois devront faire preuve de patience, avant de pouvoir fouler de leurs pieds les quais de ce qui fut le port de la Bône française. « Enfant, je partais souvent au port avec mes amis, pour acheter du poisson frais, témoigne Aammi Hocine, du haut de ses 84 ans. A l’époque, il n’y avait pas ces horribles grillages et ces horribles bâtiments bleu et blanc qui l’ont complètement enlaidi. Le cours de la Révolution, qui s’appelait alors cours Bertagna, était visible depuis le port. C’était magnifique, surtout avec ces pavés qui donnaient un cachet unique à la ville. J’espère que la marina dont tout le monde ou presque parle ici verra le jour avant mon départ pour l’Au-delà. »

Publié dans Région

En 2008, l’Union européenne a réussi à tempérer la position algérienne qui avait rejeté la politique européenne de voisinage qui n’est autre, en fait, qu’une sorte de sous-traitance de certaines questions par les pays tiers méditerranéens qui y adhèrent, au profit de l’Union européenne.

Développée dans le contexte de l’élargissement de l’UE en 2004, la Politique européenne de bon voisinage propose aux pays intéressés une relation «privilégiée» censée renforcer la prospérité, la stabilité et la sécurité «de tous», cette politique présentée comme «nouvelle» fait l’objet de plusieurs critiques. Les pays de la rive sud de la Méditerranée estiment souvent qu’elle est exagérément orientée vers la sécurité des frontières européennes. En effet, après avoir élargi ses frontières, l’Europe craint de faire face à un incroyable flux migratoire non choisi et a fortement besoin de l’appui des pays de la rive sud qui sont appelés à mieux surveiller leurs frontières et à stopper toute velléité de rejoindre l’Europe. La Politique européenne de voisinage s’applique aux voisins immédiats, terrestres ou maritimes, de l’Union, à savoir l’Algérie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, l’Egypte, la Géorgie, Israël, la Jordanie, le Liban, la Libye, la Moldavie, le Maroc, les Territoires palestiniens occupés, la Syrie, la Tunisie et l’Ukraine. Pour le moment, la mise en oeuvre des plans d’action ne concerne pas l’ensemble des pays visés qui ne les ont pas tous approuvés. Dans la région du Maghreb, le Maroc et la Tunisie ont dit oui en attendant que l’Algérie les rejoigne. L’Union européenne est aujourd’hui dans la même situation que l’Allemagne de Bismarck qui disposait d’une forte économie sans débouchés. L’Europe étouffe sous le poids de son économie face à une Amérique dominante et à des pays émergents qui grignotent chaque jour plus, le marché mondial, repoussant l’Union européenne dans ses derniers retranchements, en raison de la faible compétitivité de ses produits. Après l’échec du Processus de Barcelone, en jachère depuis 1995, l’Union pour la Méditerranée vient à la rescousse d’une Europe qui a perdu l’initiative politique et économique dans son environnement immédiat, en l’occurrence la Méditerranée et l’Europe centrale et de l’Est. L’Europe occidentale a mis plus de trente ans pour réaliser son unité monétaire et son intégration économique et peine toujours à réaliser son unité politique et sécuritaire. Pourtant, elle ne désespère pas de s’élargir à l’Est pour contenir des pays slaves traditionnellement alliés de la Russie et de jeter son dévolu sur la rive sud de la Méditerranée dont elle repousse les ressortissants derrière son mur de Schengen encore plus séparatiste que le mur de Berlin. Devenue une forteresse et une puissance économique, l’Union européenne cherche des débouchés à ses économies qui étouffent et à sa monnaie qui enfl e au risque de compromettre ses exportations. Si le Processus de Barcelone, qui a regroupé en 1995 vingt-sept pays (15 européens et 12 PTM), avec une enveloppe de 12 milliards d’euros pour une période de cinq ans, a lamentablement échoué, pourquoi l’Union pour la Méditerranée irait plus loin, alors qu’elle regroupe plus de quarante pays et ne propose aucune enveloppe ni aucune échéance pour la réalisation d’objectifs concrets ? «La zone de prospérité partagée », slogan du Processus de Barcelone, est encore lointaine des rives de la Méditerranée tant que l’européocentrisme demeure la caractéristique principale de cette Europe qui considère la rive sud comme sa périphérie, comme un terrain conquis, comme une zone d’influence naturelle. Pourtant, l’Union européenne peinait à agir politiquement à ses propres frontières pour régler les conflits qui ont éclaté, sans le soutien actif des Etats-Unis. Comme lors du Processus de Barcelone, l’Europe fait du conclave de Paris sur l’Union pour la Méditerranée un show pour ses prouesses diplomatiques afin d’agir sur la problématique du Moyen-Orient. Comme lors du Processus de Barcelone quand des pressions ont été exercées sur certains pays de la rive sud pour qu’ils normalisent leurs relations avec Israël, exploitant la fragilité économique de ces pays, aujourd’hui c’est la fi n de l’isolement politique de la Syrie qui va être troqué contre la normalisation de ses rapports avec Tel-Aviv. Pourtant, l’Union européenne ne semble pas disposée à faire objectivement le bilan des accords d’Oslo, ni à faire allusion au plan de paix arabe qui est encore plus global et plus équitable et qu’Israël a rejeté, car il ne lui laisse aucune marge de manoeuvre pour diviser davantage les Arabes. Le projet de l’Union pour la Méditerranée d’un point de vue philosophique est intéressant, dans la mesure où il ambitionne de faire renaître Mare Nostrum, lit des civilisations humaines dont les convergences et les différents brassages ont généré le monde d’aujourd’hui. Cependant, sur le plan pratique, ce projet est loin de prendre forme tant que l’Europe refuse de jeter un autre regard sur le Sud. La politique européenne de voisinage est une copie revue et corrigée du Processus de Barcelone et de l’Union pour la Méditerranée, deux projets de partenariat Nord-Sud, mort-nés.

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L’écrivaine Nora Sari nous a offert une balade dans le Cherchell d’antan avec une galerie fort sympathique de personnages féminins surtout, un rappel des traditions, us et coutumes et autres rituels d’une Algérie plurielle et où il faisait bon vivre. C’est à l’occasion d’une après-midi littéraire, portant sur le livre Un concert à Cherchell de Nora Sari organisée par la directrice de la bibliothèque de lecture publique de Tipasa, Mme Sâadia Sabbah, qui, comme elle le dira, veille à inculquer une culture de la lecture et à créer des espaces d’échanges, que cette balade dans la ville de Cherchell des années 50 a séduit plus d’un invité. Le ton était donné d’entrée de jeu par la modératrice Saleha Imekraz (artiste peintre et poétesse du Chenoua), qui cite une chanson d’El Kaïda Medaha ouvrant ainsi « la voie de Césarée » qui raconte une vie dans cette cité antique riche de ses traditions andalouses qu’elle tente de garder jalousement. Nora Sari nous racontera ce recueil de nouvelles qu’elle a écrit «avec ses tripes» en 45 jours sans reprendre son souffle, car toutes ces belles histoires de sa famille, des traditions de sa ville natale, des chantres de la musique andalouse, elle les portait en elle et a juré qu’un jour elles les raconterait sous forme de livre, d’autant, dira-t-elle, que ses camarades ne la croyaient pas quand elle parlait de Dahmane Benachour qui venait chez elle pour des soirées et gâada andalouses, d’où le titre de son livre. Le livre a été écrit, explique Nora Sari, en un mois et demi. En revanche, ce qui a pris du temps, c’est le recueil du patrimoine immatériel de Cherchell, puisqu’elle a dû faire appel à des vieilles femmes qui gardent encore enfouies en elles toutes ces traditions, boqalas et autres chants religieux et festifs. La vie à l’intérieur de Dar El Hakem (où vivaient 50 familles), où elle a grandi, constitue l’essentiel de ses nouvelles : résultat d’une observation de la vie intense qui y régnait avec ses rituels lors des fêtes de circoncision, de mariages de Sidi Mâamar, du ramadan, de la cérémonie de confection des conftures, de la mketfa, du couscous pour les provisions d’hiver, pour ne citer que cela. Les souvenirs des soirées andalouses animées par Dahmane Benachour, El Kortbi, Bendali, cheikh Rouissi, pour ne citer que ceux-là, sont l’autre partie de ce rêve enfoui et qui fait partie de la mémoire collective de la ville qu’il a héritée des 1 200 familles venues d’Andalousie pour fuir l’inquisition espagnole et qu’elle a tenté d’extirper. L’invitée, qui dira modestement qu’elle n’a pas beaucoup de mérite en écrivant ce livre, étant elle- même licenciée en lettres françaises et enseignante, ne manquera pas de rappeler quelques sources biographiques qui l’ont aidée à raconter ce patrimoine, dont le précieux travail du père Georgére, un curé de la ville de Cherchell qui a fait sa thèse de doctorat sur le rite de la mariée de Sidi Mâamar et sur l’épopée des Brakni (des farouches résistants à la colonisation française) avec l’aide d’un des arrières-petits-fils, Lahcene Khelil de Hadjout. Que reste-t-il de cet art de vivre de Cherchell, lui demande-t-on ? Quelques réminiscences à travers le travail de quelques artisanes de broderie, de tapisserie et un patrimoine immatériel enfoui dans les têtes de quelques vieilles dames qui disparaît au fi l du temps et de la modernité. Publié chez l’Harmattan en France, le livre de Nora Sari sera bientôt sur les étals de nos librairies grâce à la maison d’édition Casbah qui le vendra à un prix dérisoire, selon l’auteur. Ce livre, ne manquera pas de conclure l’auteur, est destiné à un public français qui pourra ainsi découvrir que l’Algérie, au moment de la colonisation, était un pays avec une civilisation et une riche culture, et non pas cet espace désertique où ne régnaient que la misère et le mal vivre. Un livre à lire goulûment, car il est plein de vie de ces personnages très attachants et combien positifs, comme il en existe encore dans l’Algérie profonde.

Publié dans Culture

Les responsables de la fédération attendent les nouvelles venant de la CAF, qui vient d’achever sa mission d’inspection des infrastructures sportives en Algérie, pour savoir s’ils auront l’honneur d’organiser le rendez-vous africain.

La commission d’inspection de la Confédération africaine de football (CAF) a achevé officiellement sa mission en Algérie, où elle a visité plusieurs infrastructures hôtelières et sportives dans différentes wilayas, dans le cadre du dossier de la candidature algérienne pour accueillir la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 ou 2021. Lors de la dernière journée de son séjour en Algérie, la délégation de la CAF a été reçue par le président de l’APC d’Oran, Noureddine Boukhatem, selon un communiqué de la Fédération algérienne de football (FAF). La commission d’inspection de la CAF, conduite par le Malien Amadou Diakité, membre du comité exécutif de l’instance africaine, a visité notamment les stades 5-Juillet d’Alger, Mustapha-Tchaker de Blida, le 19-Mai 1956 d’Annaba, les projets de construction des nouveaux stades de Baraki, Douéra et Oran, ainsi que plusieurs hôtels. Composée également d’Adoum Djibril (Tchad), Amr Fahmy (Egypte) et Paul Bassey (Nigeria), la délégation de la CAF avait commencé mardi sa visite à Alger. La CAF a entamé début avril une tournée dans les pays africains candidats pour l’organisation des CAN 2019 et 2021. Une délégation de l’instance africaine s’est rendue en Guinée et en Côte d’Ivoire où elle a inspecté les sites retenus par ces deux pays en prévision d’une éventuelle organisation de la CAN 2019 ou 2021. Outre la Côte d’Ivoire, la Guinée et l’Algérie, d’autres pays sont en lice pour l’organisation de la CAN 2019 et 2021. Il s’agit du Cameroun, de la RD Congo et de la Zambie. L’Algérie, par le biais du ministre des Sports, Mohamed Tahmi, s’est dit prête à accueillir la CAN-2017 prévue en Libye au cas où ce pays venait à se retirer. La première instance africaine devrait trancher, l’année prochaine, sur le maintien ou non en Libye de l’édition en question. La situation sécuritaire instable prévalant dans ce pays risque de pousser la CAF à lui retirer l’organisation du rendez-vous continental de 2017, prédisent les observateurs. En tout cas, la FAF attend les résultats de cette mission dans l’espoir de se voir accorder l’honneur d’organiser cette compétition qui reste importante aux yeux des fans qui souhaitent revivre les mêmes moments qu’en 1990. ISSA HAYATOU : « LA CAF EST DÉTERMINÉE À COMBATTRE LA VIOLENCE » Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, a réitéré la détermination de la CAF à combattre toute forme de violence dans le football, suite au décès de 15 personnes en marge du match de la dernière journée du championnat de la RD Congo entre l’ASV Club et le TP Mazembe disputé dimanche au stade Tata-Raphael, à Kinshasa. 15 personnes ont trouvé la mort et de nombreuses autres ont été blessées suite à une bousculade ayant occasionné l’écroulement d’un mur et l’effondrement d’un portail du stade Tata-Raphael restauré par les dirigeants de l’ASV Club afin d’éviter la délocalisation de leur match de la ligue des champions de la CAF. Le président de la CAF a exprimé à cette occasion son affliction suite à ce drame qui endeuille la grande famille du football africain et en présentant ses condoléances aux familles des victimes et à la Fecofa. L’instance dirigeante du football africain a également invité la fédération congolaise à faire toute la lumière sur cette douloureuse affaire. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, a mis sur pied une commission d’enquête pour dégager les responsabilités et punir les coupables.

Publié dans Sports

En 2013, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont diminué de 2,5% dans l’UE par rapport à l’année précédente, selon les estimations préliminaires publiées mercredi par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne (UE). Dans l’UE, l’Allemagne enregistre le niveau le plus élevé d’émissions de CO2 en termes absolus, soit 760 millions de tonnes, a-ton indiqué. Elle est suivie du Royaume-Uni (455 millions de tonnes), de la France (346 millions de tonnes) et de l’Italie (342 millions de tonnes). Eurostat estime qu’entre 2012 et 2013, les émissions de CO2 ont diminué dans quasiment tous les Etats membres, sauf le Danemark, l’Estonie, le Portugal, l’Allemagne, la France et la Pologne. Les émissions de CO2 contribuent fortement au réchauffement de la planète et représentent environ 80% de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre dans l’UE.

Publié dans Environnement

Une vaste opération de nettoyage est prévue samedi prochain à la cité Mouloud- Feraoun (ex-Perret), apprend-on du directeur de secteur urbain El Emir, M. Hamroudi.

Ce dernier, épaulé par les élus locaux, nous a révélé que l’état de cette cité reste très préoccupant. « Croyez-moi, nous avons une équipe spéciale déployée uniquement pour la cité Perret, mais cela n’est peut-être pas constaté sur le terrain, puisque les habitants ne nous aident pas à perfectionner notre travail, ils ne sont pas coopératifs, au contraire, ils faussent nos calculs et ajoutent du travail aux éboueurs», souligne-il à ce propos. Rappelons que la cité Mouloud-Feraoun a été choisie en 2009 comme cité pilote pour la préservation de l’environnement, mais cela n’a pas été le cas, puisque quelques semaines plus tard, c’était le retour à la case départ. Certains habitants sont pointés du doigt, ils n’hésitent pas à jeter des sacs d’ordures à tout moment et en dehors des bacs réservés à cela. Justement, ces derniers, déplore M. Hamroudi, sont souvent volés par la mafia spécialisée dans le domaine. Un volontariat est mené par certains résidents qui n’ont pas supporté la vue de ces tas d’ordures, notamment sur les terrasses. Ces derniers seront donc appuyés par l’opération de nettoyage prévue par l’APC. Une opération qui constituera un nouveau départ pour une cité salubre, notamment que les responsables du secteur ont préconisé un contact permanent avec les « syndics » des dix ailes que compte la cité-ville pour tracer les grandes lignes d’une coopération fructueuse, tout en désignant un porte-parole, qui incarnera l’intermédiaire entre la cité et les responsables du secteur. Concernant le volet de la réhabilitation de la cité, qui se trouve dans un état de dégradation avancé, notre interlocuteur nous a déclaré que cela relève des prérogatives de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) qui devra prendre des mesures appropriées notamment concernant les parties communes qui sont complètement vétustes. La cité Mouloud-Feraoun (ex-Perret), l’une des plus connues à Oran, vu son emplacement stratégique, en plein coeur de la ville, mais également avec ses dix ailes, dont neuf de 16 étages, abritant 927 logements et plus de 7 500 habitants, est une véritable ville concentrée dans une cité, mais qui mérite plus d’attention de la part des responsables de la wilaya.

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Le ministère de l’Education nationale a alloué une enveloppe de 450 milliards de centimes pour l’encadrement des examens officiels de fin d’année des trois cycles primaire, moyen et secondaire auxquels participeront près de 2 millions de candidats.

Selon les statistiques de l’Office national des examens et concours (Onec), plus de 653 000 candidats passeront les épreuves du baccalauréat le 1er juin prochain, dont 203 096 candidats libres. Pour ce qui est des examens de l’éducation physique et sportive, l’Onec a estimé le nombre de candidats à 592 470, dont 160 021 candidats libres. Dans le budget global alloué par le ministère de l’Education, les épreuves du baccalauréat se sont tailles la part du lion avec un montant de 258,8 milliards de centimes, et ce, afin d’assurer un bon déroulement de ce rendez-vous. Les candidats aux examens du baccalauréat 2014 seront encadrés par 103 000 enseignants en tant que surveillants, 5000 enseignants superviseurs et 12 500 assistants, en plus de la mobilisation de 47 000 enseignants correcteurs, selon Aïssa Merazi, directeur de l’Onec. Afin de concrétiser son programme de lutte contre la corruption élaboré par le ministère de l’Education, l’Onec a indiqué, par ailleurs, que le nombre de surveillants sera augmenté dans chaque classe d’examen, pour atteindre les 120 000 enseignants surveillants mobilisés dans les 2181 centres d'examen prévus et 34 000 correcteurs au niveau de 57 centres sous la supervision de 16 000 observateurs. Concernant la collecte des copies d’examen, l’Onec a mis en place 9 centres de collecte, alors qu'un seul centre national est retenu pour l'annonce des résultats définitifs du bac 2014. Pour les examens du Brevet de l’enseignement moyen (BEM), M. Merazi a avancé le chiffre de 591 509 candidats, dont 7104 candidats libres, qui passeront les examens à travers les 2226 centres. A cet effet, l’Office national des examens et concours a aménagé 12 centres de correction et plus de 11 817 enseignants mobilisés pour la surveillance des examens et 35 000 autres pour la correction. Par ailleurs, le premier responsable de l’Onec a affirmé que son instance a recensé 645 965 élèves qui se présenteront aux épreuves de fi n de cycle primaire qui auront lieu le 28 mai prochain. En vue de veiller au bon déroulement de ces épreuves, 81 097 enseignants sont mobilisés, alors que la correction sera confiée à 15 000 autres. La seconde session des examens de fin de cycle primaire, indique-t-on, est prévue le 25 juin. Le ministère de l’Education a également fixé la date du 6 juillet prochain pour les délibérations des résultats des examens de fi n d’année des trois cycles confondus primaire, moyen et secondaire. Le nombre d’enseignants surveillants a augmenté d’une façon remarquable cette année, et ce, après les mesures prises par le ministère de l’Education dans le cadre de la lutte contre la tricherie qui a marqué la précédente session du baccalauréat. Les examens de cette année se dérouleront sous haute surveillance. Pour rappel, le département de l’éducation a adressé des directives aux enseignants surveillants portant sur l’interdiction aux candidats d’utiliser les téléphones portables durant les séances d’examen et également la fouille avant l’entrée au centre afi n d’éviter toute tentative de fraude.

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Ce serait un euphémisme d’affirmer que notre planète vit un changement rapide et considérable. Dans un contexte aussi imprévisible et interconnecté, gouverner efficacement demande une vision globale, des connaissances multiples et une capacité à identifier, comprendre rapidement les technologies et les talents.

Économie mondiale, paysage géopolitique, environnement, et technologie sont soumis à la mutation constante de conditions qui les voient mutuellement se renforcer et se refaçonner, selon un ensemble d’interactions complexes. S’ils entendent gouverner efficacement au sein d’un contexte aussi imprévisible et empreint d’interconnexion, il appartient aux dirigeants d’adopter une vision globale, de promouvoir un ensemble de compétences multiples, ainsi que de comprendre pleinement la technologie et le talent. Les tendances qui façonnent notre monde au XXIe siècle constituent autant de promesses que de menaces. La mondialisation a par exemple permis à plusieurs centaines de millions d’individus de s’extraire de la pauvreté, contribuant d’un autre côté à une fragmentation sociale ainsi qu’à un creusement considérable des inégalités, sans parler des graves conséquences qu’elle a engendrées sur l’environnement. De même, bien que le big data confère d’immenses opportunités aux entreprises et aux consommateurs, il fait peser une réelle menace sur la vie privée et la liberté personnelle. Une dichotomie similaire s’applique à de nombreuses autres problématiques critiques, telles que l’adaptation au changement climatique, les efforts à fournir en direction d’une meilleure gestion des ressources, l’urbanisation et l’avènement des mégalopoles, l’accroissement de la mobilité du travail, ou encore l’expansion du capital humain.

"En termes économiques, le monde s’oriente vers une ère dans laquelle il nous faudra revoir nos espérances à la baisse. Si se vérifient les prévisions d’une croissance annuelle moyenne du PIB de 3% dans un avenir proche, il faudra 25 ans à l’économie mondiale pour doubler en taille – soit dix années de plus que nécessaire avant la crise économique mondiale, époque à laquelle la croissance moyenne du PIB atteignait 5%. Il va nous falloir apprendre à vivre avec une croissance plus lente, ce qui ne sera pas chose facile."

L’ampleur et la complexité de ces défis à venir apparaissent infinies. Ces changements rapides et profonds représentent cependant de formidables opportunités. Afin de les exploiter pleinement, notre monde a besoin de dirigeants qui soient au fait des dernières avancées technologiques – que nous appellerons « technopoliticiens » – et qui aient une compréhension intuitive de la manière dont façonner le progrès au sein d’un environnement nouveau et imprévisible. Au sein du cadre technopolitique, croissance économique et innovation technologique constituent les deux plus importants facteurs régissant le paysage mondial. La manière dont nous orienterons leur trajectoire, et dont nous nous y adapterons, déterminera purement et simplement notre avenir collectif. En termes économiques, le monde s’oriente vers une ère dans laquelle il nous faudra revoir nos espérances à la baisse. Si se vérifient les prévisions d’une croissance annuelle moyenne du PIB de 3% dans un avenir proche, il faudra 25 ans à l’économie mondiale pour doubler en taille – soit dix années de plus que nécessaire avant la crise économique mondiale, époque à laquelle la croissance moyenne du PIB atteignait 5%. Il va nous falloir apprendre à vivre avec une croissance plus lente, ce qui ne sera pas chose facile. La consommation par l’endettement ayant fait son temps, les gains de productivité sont voués à constituer un moteur de croissance économique de plus en plus crucial. Or, à l’heure où le creusement des inégalités met à mal la cohésion sociale, difficile d’affirmer avec certitude que les conditions nécessaires à l’accomplissement de tels gains – développement de l’enseignement et des mécanismes d’incitation à l’innovation – seront réunies. Aspect peut-être le plus important, tandis que faiblit le rythme de la croissance économique, les changements technologiques continuent de s’opérer à une cadence effrénée, soulevant des questions a priori sans réponse autour de leur impact potentiel sur l’économie mondiale. Là où certains s’inquiètent de voir le progrès technologique engendrer un chômage de masse, d’autres restent convaincus que les employés licenciés retrouveront demain une profession encore inexistante aujourd’hui, comme cela s’est produit par le passé. La seule certitude réside dans ce constat selon lequel technologie et innovation bouleversent pratiquement tous les aspects de l’existence. Comment pouvons-nous nous adapter au monde d’aujourd’hui ? Quelles sont les clés de la réussite au sein de cet environnement inédit et difficile ? Dans un régime technopolitique, deux facteurs cruciaux et inextricablement associés se distinguent : le talent et l’innovation. Le talent est aujourd’hui le principal facteur de la compétitivité (ou du manque de compétitivité) des entreprises comme des États. Le « talentisme » est en effet voué à constituer demain le premier leitmotiv économique, et le capital humain ou intellectuel le bien le plus précieux – parmi les plus difficiles à acquérir et à préserver.

"Quant à l’innovation, elle-même fondée sur le talent, elle constituera une composante déterminante de la réussite. Un jour prochain, la distinction entre États à revenu élevé et pays à revenu faible, ou encore entre marchés émergents et marchés matures, n’aura plus aucune importance. La véritable question résidera dans la capacité d’une économie à innover."

Quant à l’innovation, elle-même fondée sur le talent, elle constituera une composante déterminante de la réussite. Un jour prochain, la distinction entre États à revenu élevé et pays à revenu faible, ou encore entre marchés émergents et marchés matures, n’aura plus aucune importance. La véritable question résidera dans la capacité d’une économie à innover. Le régime techno-politique reconnaît également le rôle crucial que jouent la coopération, la réflexion stratégique, et l’adaptation. Les plus grands défi s sont aujourd’hui globaux par nature, et ne peuvent par conséquent être résolus que par des décideurs engageants, et par de groupes d’intérêt issus de sphères diverses. Il s’agira de nouer des partenariats nouveaux, entre acteurs aux intérêts a priori étrangers. Ceux qui peinent à faire face au changement devront être soutenus, et non méprisés. Pour diriger efficacement, les techno-politiciens ne devront cependant pas se contenter d’éteindre l’incendie immédiat, et n’auront d’autre choix que de réfléchir sur le long terme. Ils devront être capables de répondre sans délai à des défi s nouveaux et prochains, en expérimentant constamment de nouvelles idées et démarches. Ils devront par ailleurs être capables de comprendre et de réagir simultanément à des réalités à la fois multiples et concurrentes. Le rôle du régime techno-politique consiste à orienter le monde vers des résultats positifs. Ceci exigera des dirigeants qu’ils fassent appel à la fois à leur matière grise et à leur sensibilité – et nécessitera sans aucun doute le plus grand sang-froid.

* Klaus Schwab est fondateur et président du World Economic Forum, Davos

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Les ports algériens seront dotés prochainement d’un système d’information et de gestion du trafic des navires assurant également la sécurité et la surveillance de l’ensemble du littoral algérien, a rapporté hier l’APS citant une source portuaire.

Prévue initialement en 2012, la mise en place de ce nouveau système n’a démarré qu’en avril dernier suite à la signature d’un accord entre les autorités algériennes et le consortium chargé de son installation pour une durée de 36 mois. Ce dispositif, appelé Système intégré de la gestion de la sûreté et de la sécurité maritime et portuaire et d’échange de données informatisées (VTMIS), pour lequel un financement de l’ordre de 160 millions d’euros a été dégagé, « devra réunir toutes les conditions de sécurité dans les eaux territoriales nationales, les côtes et les ports en Algérie », avait expliqué à la presse en 2012 l’ancien ministre des Transports, Amar Tou, lors de l’inauguration du Centre opérationnel de sûreté des navires et des installations portuaires (COSS). Les centres de contrôle de l’ensemble des ports du littoral algérien seront équipés de ce système de gestion de l’information et du trafic des navires destiné à renforcer la sécurité et la surveillance des eaux territoriales. La solution proposée par un consortium composé de Indjaz Bouhadid sarl (Algérie), Kongsberg Norcontrol IT(Norvège), Ericsson (Suède) et Koréa Trading et industries (Corée) est destinée également à faciliter le repérage des navires, des mouvements, l’alerte précoce des risques de collisions, échouage, la prévention de la pollution. Outre le renforcement de la surveillance des quais et des rades au niveau des ports et leurs zones sensibles, ainsi que leurs accès à travers un réseau de caméras, le VTMIS assurera la gestion du trafic des navires algériens et étrangers longeant les côtes nationales, jusqu’à une distance de 40 miles nautiques (70 km). Le système vise à accroître la coopération entre les organismes gouvernementaux et les compagnies maritimes induisant ainsi un impact sur la croissance et l’intégration économique et ce, à travers la facilitation du transport de marchandises et de passagers de et vers les ports algériens, selon les concepteurs de la solution. CENTRE OPÉRATIONNEL NATIONAL À ALGER Sur le plan technique, ce système de sécurité portuaire assure une surveillance vidéo permanente avec un contrôle d’accès, de détection d’intrusion dans les eaux territoriales, de protection périmétrique, de contrôle des passagers et marchandise. Pour bien assurer ces missions, ce système sera doté d’un centre opérationnel national, basé à Alger, ainsi que trois centres régionaux (centre, est et ouest), qui travailleront en collaboration avec les différentes institutions nationales de sécurité, à l’instar, des Gardes-côtes, la Gendarmerie nationale, la DGSN, et la Protection civile. Le VTMIS devrait permettre aux ports algériens de devenir conformes aux règlements internationaux en matière de circulation et de sécurité maritime, a-t-on ajouté. Par ailleurs, un programme de formation sera assuré par le consortium et des instituts de formation spécialisés en matière de sécurité portuaire et TIC (Ericsson), de surveillance maritime et gestion portuaire (Kongsberg Norcontrol), génie civil (Indjaz Bouhadid), équipement maritime et de soutien à la pêche (Korea Trading).

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Une conférence nationale économique et sociale sera organisée dès la prochaine rentrée. Elle sera consacrée à l’étude des questions liées à la relance de l’économie algérienne dans sa globalité.

La proposition en a été faite par le nouveau ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb qui recevait, hier, les responsables des organisations patronales et le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) dans le cadre de la troisième réunion de travail relative au Pacte économique et social de croissance adopté lors de la 16e tripartite du 23 février dernier. Les signataires du pacte ont été unanimes à accepter la proposition du ministre, même si certains patrons ont souhaité « imposer » leurs conditions. Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), a affirmé, sans détour, qu’il ne souhaitait pas participer à une réunion, dont les décisions ne seront pas appliquées ou sans participer activement aux textes qui en découleront. En affirmant accorder sa confiance au nouveau ministre, Réda Hamiani a insisté sur l’application des décisions à prendre à l’issue de la conférence prévue pour la rentrée. Le président du FCE a signalé qu’au cours de ces derniers mois « il n’y a eu aucune mesure concrète pour simplifier la vie aux entrepreneurs ». Il dira que l’Algérie a aujourd’hui besoin « de mesures d’urgence » ajoutant que « le pays se désindustrialise et subit les méfaits de la progression du marché informel au moment où les recettes des hydrocarbures sont en baisse ». Réda Hamiani a, en outre, proposé la mise en place d’un tout nouveau ministère chargé de l’Economie et qui devra travailler avec les autres ministères pour parvenir à relancer l’économie du pays d’un point de vue global. Une idée qui a été d’ailleurs reprise par d’autres patrons présents à la rencontre. De son côté, Boualam M’rakach, président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), a insisté, lors de son intervention, sur la nécessité d’appliquer les lois et les décisions prises lors des différentes rencontres, estimant, de manière générale, que les mesures à prendre ne faisaient pas défaut et qu’il fallait les mettre en application. Pour sa part, Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA a soutenu l’idée de la tenue d’une conférence nationale économique et sociale sans émettre de propositions. Il s’est plutôt attardé sur la nécessité de créer les conditions nécessaires pour rendre possible des partenariats entre les entreprises des secteurs privé et public. De manière générale, les patrons participant à cette réunion ont demandé à ce qu’ils soient davantage impliqués dans les décisions stratégiques et ont même exprimé leur souhait d’être consultés lors de l’adoption de certaines lois. Le ministre de l’Industrie et des Mines a tenu à préciser que le plan quinquennal actuel est de loin le plus « efficace » puisqu’il prend en considération « les vrais problèmes du pays ». Il dira, à ce sujet, que l’un des plus grands problèmes est celui du « temps ». Pour lui, « beaucoup de temps a été perdu et il s’agira de faire le nécessaire pour rattraper le retard ». Sans donner de détails, il annoncera des mesures facilitant l’investissement en Algérie, la transformation des sociétés de participation en groupes industriels, la création de nouveaux emplois et la révision du code des investissements. Le ministre n’a pas évoqué de raison particulière concernant sa volonté de tenir la conférence économique et sociale. Le Pacte économique et social de croissance, quant à lui, est déjà suivi par une commission et fait l’objet de réunions régulières. Le Pacte économique et social de croissance adopté lors de la tripartite de février dernier se fi xe comme objectif « d’accélérer le processus des réformes économiques, le développement industriel, l’amélioration du climat des affaires, du système de santé et de la protection sociale, des conditions d’accès à l’emploi, l’amélioration du pouvoir d’achat et l’adéquation du système de formation avec les besoins de l’entreprise ». Signalons, enfin, que ce pacte économique et social de croissance a été précédé par celui approuvé en 2006.

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