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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 21 mai 2014

La Ligue de football professionnel (LFP) a rappelé encore une fois aux clubs des Ligues 1 et 2 qu’ils étaient «tenus d’appliquer les décisions prises les 25 et 26 décembre 2013 » concernant le plafonnement des salaires des joueurs. « Les seuils de rémunération ont été fixés de façon objective, selon les critères préétablis, avec l’assentiment de l’ensemble des présidents des clubs », a écrit la LFP dans un communiqué publié sur son site, avant de mettre en garde que « tout contrat dont le salaire dépasse le seuil fixé par la grille préétablie fera l’objet d’un rejet systématique ». Il a été décidé de plafonner les nouvelles rémunérations pour la saison 2014-2015 à 1,2 million de dinars pour les joueurs internationaux, et 800 000 DA pour les joueurs qui n’ont pas ce statut. Les 25 et 26 décembre 2013, des représentants de la Fédération algérienne de football (FAF) et de la LFP s’étaient réunis avec les responsables des clubs professionnels de Ligue 1 et Ligue 2 pour parler du plafonnement des salaires des joueurs. Il s’agit d’une forme d’aide aux clubs, pour sortir des crises financières qui les secouent et qui, le plus souvent, sont engendrées par les salaires « trop élevés » de certains joueurs. L’appel de la LFP à respecter cette décision intervient à l’approche du mercato estival, pendant lequel certains clubs pourraient « s’oublier », notamment en proposant des salaires trop élevés à de potentielles nouvelles recrues pour s’assurer leurs services. Il faut savoir que des clubs ont déjà entamé leur recrutement en engageant certains éléments qui ont exigé des salaires faramineux. Il sera sans aucun doute difficile de procéder à l’application de cette mesure, sachant que même les clubs ne souhaitent pas rater l’opportunité d’engager les meilleurs joueurs du moment, même si cela leur coûtera les yeux de la tête, notamment les formations qui jouent les premiers rôles.

Publié dans Sports

Bien que leurs appels respectifs n’aient pas drainé la foule des grands jours, les membres du Mouvement culturel berbère (MCB) et les partisans du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) ont maintenu leurs actions, lundi à Béjaïa. En effet, afin de marquer de leur empreinte la journée commémorative du 19 mai, coïncidant avec le 33e anniversaire des manifestations du 19 mai 1981 ayant ébranlé la région de Béjaïa, dans le sillage des événements d’avril 1980, dits « le printemps berbère », ces deux mouvements (non agréés, mais tolérés) ont investi avant-hier la rue dans la capitale des Hammadites.

Le MCB, qui avait appelé la population de la région de Kabylie à célébrer dans « la dignité » cette date symbolique, a organisé, dans la matinée, un meeting populaire au carrefour de Nacéria, baptisé à cette occasion « 19 mai 1981 ». Les organisateurs, après avoir diffusé quelques titres du répertoire du chantre de l’amazighité, le regretté Matoub Lounès, ont improvisé un prise de parole, au cours de laquelle des figures du MCB, dont des anciens détenus des événements du 19 mai 1981, se sont succédé au micro pour rappeler les faits saillants de l’histoire du mouvement culturel berbère, soulignant que les manifestations du 19 mai 1981 qui ont secoué la région de Béjaïa ne sont que le prolongement des événements d’avril 1980 ayant éclaté à l’université de Tizi-Ouzou. Réitérant leur revendication principale, qui est l’officialisation de tamazight, les intervenants lors de ce meeting ont tenu à dénoncer la mouture de l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution, du fait qu’elle ne fait guère référence au règlement de ce déni identitaire. « Il n’y aura de paix ni de sérénité sans l’officialisation de la langue amazighe dans la Constitution algérienne», ont-ils soutenu. Pour sa part, le MAK a préféré battre le pavé, en organisant une marche qui s’ébranlera vers 11h depuis le campus de Targa Ouzemour pour prendre la direction du siège de la wilaya. Les marcheurs, scindés en carrés, composés majoritairement d’étudiants et de partisans du MAK, scanderont tout au long de leur itinéraire leurs slogans habituels, tels que « Pouvoir assassin », « Ulac smah ulac », « Assa azekka, tamazight tella tella », « Mazalagh d-imazighen »… La procession humaine, qui marquera une halte devant le siège de la wilaya de Béjaïa, se rassemblera sur la placette de la Liberté d’expression, sise à la cité Rabéa, où est érigée la stèle du journaliste assassiné, Saïd Mekbel, natif de la région. Prenant la parole devant la foule compacte, certains responsables du MAK, dont son président, Bouaziz Aït Chebib, ont rappelé l’importance de cette date symbolique, avant de fustiger le pouvoir, qui, selon eux, « continue à mépriser tout un peuple (les Berbères), en lui déniant son droit à l’autodétermination ». « Pour l’autonomie de la Kabylie » et « Bouteflika n’est pas président du peuple kabyle » sont les deux principaux slogans transcrits sur les banderoles accrochées sur la placette de la Liberté. Par ailleurs, l’écrivain-éditeur Brahim Tazaghart a animé, avant-hier matin, une conférence-débat, à la salle des délibérations de l’APW de Béjaïa, organisée dans le cadre de la journée d’étude, initiée par l’association « Espoir de jeunes » de la commune d’Ighram. Cette rencontre a eu pour thème « Quel statut pour la langue amazighe ? ».

Publié dans Région

La Journée internationale de la diversité biologique, célébrée chaque année le 22 mai, va créer demain une animation particulière un peu partout dans le pays, en rapport avec son thème, « La diversité biologique insulaire », qui s’inscrit parfaitement dans la décision de l’Assemblée générale des Nations unies de désigner 2014 comme étant l’Année internationale des petits Etats insulaires en développement.

Le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement annonce, dans toutes les wilayas du pays, des activités spécifiques, notamment des expositions dédiées aux îles algériennes, la projection d’un documentaire de 13 minutes sur la biodiversité marine de l’Algérie, suivi d’un débat, la distribution de jeux pour enfants et d’autres supports de communication. Ce programme riche et diversifié d’animation vise à « faire découvrir aux citoyens le patrimoine insulaire national, son importance écologique, mais également les bénéfices économiques et sociaux qu’il peut générer ». Selon un document du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement « sur la centaine d’îles, îlots et grands rochers recensés le long de la côte algérienne, repérables par imagerie satellitaire, une trentaine est connue et une dizaine peut revêtir un intérêt écologique. Certaines, comme les îles Habibas et l’île de Rachgoun, présentent un intérêt régional (méditerranéen) ». Pour marquer cette journée, la ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Dalila Boudjemaâ, a choisi de se rendre aux îles Habibas, dans la wilaya d’Oran, où elle inaugurera, demain, le chantier d’aménagement écologique de ce site protégé, au niveau des îles Habibas. De nombreux volontaires, membres d’associations écologiques, seront présents pour participer au nettoyage des fonds sous-marins. L’archipel des Habibas, outre son statut de première réserve naturelle marine de l’Algérie depuis 2003, est déclaré, depuis 2005, aire spécialement protégée d’intérêt méditerranéen (ASPIM), dans le cadre de la Convention de Barcelone et de son Protocole relatif aux aires spécialement protégées et à la diversité biologique méditerranéenne. Pour sa part, l’Agence nationale pour la conservation de la nature (ANN) organise, jeudi également, au Cercle national de l’armée, à Beni Messous, une journée d’étude sur le thème « Réhabilitation de la flore et de la faune nationale menacées : synergie et perspectives ». L’incontournable Jardin d’Essai du Hamma accueillera une grande manifestation comprenant communications, ateliers, expositions, activités ludiques sur le thème « La diversité biologique : une richesse à entretenir ». Les îles et les milieux marins proches des côtes constituent des écosystèmes uniques, souvent composés de nombreuses espèces végétales et animales qui sont endémiques — et que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur terre. Héritage d’une histoire évolutive unique, ces écosystèmes sont des trésors irremplaçables. Ils sont également essentiels à la subsistance, à l’économie, au bien-être et à l’identité culturelle de 600 millions d’habitants insulaires — soit un dixième de la population mondiale. C’est le 20 décembre 2000 que l’Assemblée générale a proclamé le 22 mai Journée internationale de la biodiversité pour commémorer l’adoption de la Convention sur la diversité biologique le 22 mai 1992 lors de la Conférence de Nairobi. Auparavant, la journée était célébrée le 29 décembre. Un projet de loi sur les ressources biologiques se trouve actuellement à l’Assemblée populaire nationale (APN). Ce texte juridique d’une importance capitale a pour objectif la préservation et l’utilisation durable de la biodiversité en Algérie. Il est inspiré du principe universel reconnu aux Etats, d’organiser la protection des espèces et de favoriser un développement qui utilise d’une manière durable les ressources biologiques.n
Publié dans Environnement

L’Algérie a décidé dans la soirée de dimanche de fermer temporairement sa frontière terrestre avec la Libye, mesure effective depuis lundi. Il n’est plus possible aux personnes ni aux convois de marchandises de franchir les postes frontaliers de Debdab, Tarat et de Tinalkoum, qui relèvent tous de la wilaya d’Illizi.

Une région quadrillée par une présence militaire à l’affût du moindre mouvement suspect de groupes terroristes ou de miliciens libyens qui seraient acculés par l’ancien général Haftar vers la frontière algérienne. Cet ancien officier de haut rang de l’armée libyenne à l’ère de la Jamahirya a révélé, lors de déclarations rapportées par les médias, que « son offensive est le fruit de deux années de planification et de préparation ». Il a juré de « purger » la Libye des groupes armés qui auraient construit des connexions avec les terroristes d’Aqmi, jusqu’à faire déplacer les combats à Tripoli, où des hommes armés qui se revendiquent être sous sa bannière ont attaqué le Parlement. Réagissant à la détérioration du climat sécuritaire et surtout à la confusion quant au rôle des protagonistes libyens, plusieurs pays ont décidé de fermer leurs représentations diplomatiques ou ordonné le rapatriement immédiat de leurs ressortissants qui se trouveraient encore sur le territoire libyen. Il y a moins d’une semaine, Alger fermait son ambassade à Tripoli à l’issue de renseignements faisant état d’un « risque majeur » sur la vie de l’ambassadeur algérien à Tripoli, Abdelhamid Abou Zaher. Dans le même chapitre, c’est Sonatrach qui a invoqué des raisons de sécurité pour justifier sa décision, prise hier, de rappeler une cinquantaine de ses employés en poste en Libye sur des plates-formes pétrolières qui font partie de son portefeuille commun avec la partie libyenne. Cependant, à en croire une source du ministère algérien de l’Energie dont les propos ont été cités par l’AFP, « il s’agit d’une mesure préventive qui ne découle d’aucune menace ». D’ailleurs, selon le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, les « ressortissants algériens ne sont pas ciblés de manière systématique et en tant que tels […] malheureusement, il y a le phénomène terroriste qui prend une ampleur sans précédent dans ce pays frère, et comme l’Algérie est incontestablement la citadelle de la lutte contre le terrorisme dans la région, elle est la cible privilégiée pour les groupes terroristes ». Le groupe Sonatrach avait déjà annoncé la reprise de ses activités d’exploration en Libye dans la région frontalière de Zenten, qui dispose d’une réserve avoisinant les 45 millions de barils, alors qu’il a dû les suspendre temporairement au plus fort de la « révolution libyenne ». Si ses installations ont déjà connu par le passé des actes de pillage, Sonatrach, sur l’avis des spécialistes des questions de sécurité, ne peut pas ignorer la « menace » que font peser sur ses intérêts dans la région les groupes islamistes. Hier encore, le groupe jihadiste libyen Ansar Asharia a averti qu’il riposterait à toute attaque du général dissident Khalifa Haftar, plongeant un peu plus le pays dans la violence et l’incertitude. « La confrontation est désormais inévitable pour défendre notre ville et notre terre », a indiqué le groupe, classé organisation « terroriste » par les Etats-Unis, qualifiant « l’opération du général Haftar de guerre contre l’islam appuyée par l’Occident et ses alliés arabes ». Depuis le début de la semaine, l’Algérie s’est engagée dans un marathon diplomatique avec ses alliés de la région, au premier desquels la Tunisie., avec laquelle elle envisage une rencontre au plus haut sommet qui devrait réunir des responsables militaires. Ils devront débattre de la question libyenne et coordonner les efforts et les informations pour la sécurisation des frontières. La date et le lieu du conciliabule restent pour l’instant inconnus, mais d’ores et déjà, le porte-parole du ministère tunisien de la Défense, le général Toufik Al Rahmouni, a déclaré hier que les «frontières communes avec la Libye sont sécurisées» et que « les forces déployées sur le terrain n’ont signalé aucune activité suspecte de miliciens libyens ni de groupes terroristes », estimant qu’« il faut parer à un afflux massif de Libyens qui fuiraient les combats et repousser toute tentative d’incursion des groupes terroristes sur le sol tunisien ». L’Algérie avait pris à la mi-janvier 2013 une mesure similaire en fermant sa frontière avec le Mali, alors agité par une crise politico-sécuritaire. Alger a souligné que cette mesure était toujours de mise.

Publié dans Actualite archives

En rachetant des actifs à l’étranger, le groupe agro-industriel algérien, Cevital, entend par la même occasion faire bénéficier l’Algérie par la création de poste d’emplois. Ainsi, ses récentes acquisitions d’Oxxo (spécialiste français du PVC) et de FagorBrandt (électroménager) faites avec l’accompagnement de banques internationales sur la base de financements de projets, permettront de créer pas moins de 10 500 emplois en Algérie, a déclaré hier Farid Bourennani, expert en ingénierie financière et conseiller du groupe privé algérien Cévital. Invité de la web radio de Maghreb Emergent, M. Bourennani a assuré qu’il n’y a pas eu de soutien financier à Cevital à partir de l’Algérie malgré les ressources financières confortables dont dispose le groupe. « Les acquisitions d’Oxxo et de FagorBrandt sont de purs financements de projets et c’est leur seule rentabilité qui va les rembourser», a indiqué le négociateur en chef de Cevital. Cette démarche sera la même pour le projet d’acquisition d’Ascométal, leader français des aciers spéciaux, pour lequel le groupe algérien est candidat et dont le verdict est attendu pour demain 22 mai. « L’opportunité (que représente Ascométal) est tellement belle que nous nous devons d’essayer. Nous nous donnons toutes les chances, et comme dans tout projet, on peut réussir comme on peut échouer. Mais nous y mettons toute notre énergie », a souligné Bourennani, qui rappelle qu’il s’agit d’une opération majeure en France, une opportunité très attractive. Alors que des médias français ont évoqué une alliance entre le groupe algérien et le fonds d’investissement américain Anchorage, Bourennani tient à souligner que l’offre (de 620 millions d’euros, Ndlr) est d’abord celle de Cevital. «Nous avons clairement indiqué quelle était la pertinence de ce que nous souhaitions proposer, et je dirais que quels que soient les porteurs de projets, ils auraient toujours besoin de la contribution de Cevital. Nous avons une spécificité qui a été bien expliquée et bien comprise, et dans deux jours nous saurons si nous sommes engagés avec l’un des porteurs de projets», a affirmé l’invité de Radio M. Il insiste particulièrement sur l’intérêt de Cevital pour le site d’Ascométal de Fos-sur-Mer dans le sud de la France. « C’est un port en déshérence proche de l’Algérie et c’est exactement ce site qui nous intéresse. A la fois pour augmenter la production d’aciers spéciaux et d’aciers courants, mais également développer d’autres activités en lien direct avec la rive sud de la Méditerranée et les métiers de Cevital », a relevé le financier. Le site s’étend sur 250 hectares. Le groupe privé entend mettre à profit ce site pour faire passer vers l’Algérie beaucoup du trafic qui passe par des ports tels Rouen, Havre en France, voire Rotterdam (Pays-Bas). «Connaissant les coûts des frets, l’Algérie aura intérêt avec ce projet », a indiqué Bourennani. Quelle est la raison de cette accélération des acquisitions de Cevital à l’international ? Contexte mondial ou option stratégique ? Pour Bourennani, il y a en premier lieu la question relative aux disponibilités (liquidités, mannes financières) de Cevital en Algérie, dont il ne peut cependant pas se servir. «Il n’y a pas de soutien financier de Cevital à partir d’Algérie, la réglementation étant à cet effet très stricte (interdiction de transfert d’argent vers l’étranger, Ndlr) et à Cevital nous sommes soucieux de la respecter. Néanmoins, le groupe s’intéresse à un développement à l’international, car il lui est impossible de grandir à l’intérieur des frontières algériennes. « Les acteurs présents en Algérie sont des acteurs qui existent ailleurs et qui sont venus en Algérie pour renforcer ou leurs débouchés (aval) ou le sourcing de leurs approvisionnements (amont). Dans les deux cas, il y a de la valeur ajoutée à intégrer et Cevital est exactement dans cette logique », a ajouté le conseiller d’Issaad Rebrab. Pourquoi maintenant ? « Parce qu’il a fallu un certain nombre d’années pour se faire connaître et devenir crédible. Parce que lorsque vous êtes dans les financements de projets, un des éléments majeurs est le savoir-faire, vous avez beau crier que vous savez faire, il faut qu’on vous le reconnaisse. »

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Nouri Al-Maliki, Premier ministre sortant irakien, arrive largement en tête des élections législatives dans son pays et devrait par conséquent être reconduit dans ses fonctions, et ce, même si son parti et ses alliés n’ont pas atteint la majorité absolue. Al-Maliki devra ainsi trouver des alliés parmi l’opposition pour former son gouvernement et donc entamer un second mandat.

Les premiers résultats des élections législatives du 30 avril dernier en Irak ont été rendus publics officiellement lundi soir par la Haute commission électorale. La coalition de l’Etat de droit, menée par le Premier ministre sortant, Nouri Al-Maliki, est donnée largement vainqueur des élections législatives en remportant au moins 94 sièges sur les 328 dans l’Assemblée nationale irakienne. Les résultats définitifs ne devraient pas être communiqués avant plusieurs semaines et l’étude par la commission de l’ensemble des recours introduits pour fraudes et autres problèmes qui ont eu lieu au cours du scrutin. Cette reprise en main devrait permettre à Nouri Al-Maliki, leader de la principale coalition chiite du pays, d’organiser ses alliances avec d’autres partis de l’Assemblée afin d’assurer sa place en tant que chef du gouvernement en Irak. La victoire a certes octroyé quatre sièges de plus à Al-Maliki, toutefois cela n’a pas été suffisant pour obtenir la majorité absolue. En cause, la dispersion des votes de la communauté chiite du pays, qui représente la majorité des Irakiens. D’autres formations se sont, en effet, présentées pour contrecarrer Nouri Al-Maliki qui était victime de nombreuses critiques lors de ce mandat en raison de dérives autoritaires. Ainsi, le mouvement de l’imam chiite radical Moktada Al-Sadr a raflé 28 sièges, alors que la formation du Conseil suprême islamique d’Irak, formation chiite également, a obtenu 29 sièges. Avec cette avance, le Premier ministre chiite devrait en théorie être reconduit dans ses fonctions. Alliances dangereuses Pour autant, cela serait une lecture qui résulterait d’un manque de connaissance de la scène politique irakienne. Même s’il est vrai que le vote des Irakiens reflète une polarisation sectaire dans la société, celle-ci est également empreinte d’un nationalisme hérité de la période de Saddam Hussein et du parti du Baath qui dominait alors la vie politique. La preuve, les formations chiites secondaires, qui totalisent pourtant 57 sièges et pourraient représenter une aubaine pour Nouri Al-Maliki, ne vont pourtant pas s’allier avec le Premier ministre sortant, lui reprochant son autoritarisme et son manque de résultats sur les plans économique et sécuritaire. Il est d’ailleurs surprenant qu’au vu de la recrudescence des attentats et des attaques piégées dans le pays, Al-Maliki n’aie pas été victime d’un vote sanction. Quoi qu’il en soit, pour s’assurer le vote de la majorité des parlementaires, il devra passer par un pacte avec plusieurs petits partis sunnites ou laïques. Les négociations vont être difficiles, à tel point qu’un responsable du parti de l’Etat de droit a évoqué une durée de trois mois pour la formation définitive d’un nouveau gouvernement. L’Etat irakien est actuellement aux prises avec plusieurs groupes terroristes qui se sont installés dans son pays, avec en tête le puissant Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui avait assiégé en début d’années la localité de Ramadi, poussant plusieurs milliers Irakiens à se déplacer à travers du territoire. Depuis le début de l’année, 3500 personnes ont trouvé la mort dans des attaques terroristes en Irak.
Publié dans Monde

Disparu le 13 mai dernier à l’âge de 79 ans, Jean-Louis Hurst, symbole de l’engagement actif d’une minorité de citoyens français pour l’indépendance de l’Algérie, sera inhumé aujourd’hui, suivant sa volonté, au cimetière chrétien de Diar Essâada, à El Madania.

Resté célèbre pour la ferveur avec laquelle il mit en application au plus fort de la guerre son idéal «d’indépendance des peules», il n’a pas hésité malgré les conséquences à déserter l’armée française en 1958 par refus de servir en Algérie. Puis bravant la censure en rédigeant sous le pseudonyme de Maurienne le manifeste Le Déserteur publié par les éditions De Minuit en 1960, bien qu’aussitôt interdit. Jean-Louis Hurst se distingue encore par son engagement au sein du Réseau Jeanson, souvent limité au rôle de «porteur de valises». Son action et plus tard son parcours sans cesse «en rupture» tant dans l’éducation, que plus tard en tant que journaliste au journal français Libération, fut pourtant, et à plus d’un titre, unique en son genre. Par ailleurs très attaché à l’Algérie, qui reste au centre de sa vie, il sera inhumé aujourd’hui au côté des cendres de son épouse Heike Hurst, décédée en 2012. Né le 18 septembre 1935 dans la ville de Nancy, fils d’un militaire traditionnaliste, duquel Jean-Louis Hurst s’éloignera dès 1954 en raison de leur différend sur la question de l’Indochine à la suite de la défaite de Dien-Bien-Phu, c’est plus en arrière dans le temps, dans le contexte particulier de son enfance, a expliqué hier l’historien Daho Djerbal, qu’il faut chercher les causes profondes de l’engagement «rare» de Jean-Louis Hurst. En rupture avec l’opinion générale d’alors sur les droits des peuples colonisés, Jean-Louis Hurst fut élevé dans une famille chrétienne, restée marqué par la fuite d’Alsace en 1940. Son père, officier réserviste mobilisé au lendemain de la déclaration de la guerre à l’Allemagne en 1939, dut en effet quitter sa région natale pour, pensait-il, continuer la combat à partir d’Algérie. Mais c’est également à la suite d’un voyage en Palestine occupée qu’effectua Jean-Louis Hurst à l’âgé de 18 ans à la veille de sa mobilisation, qu’il prit conscience, et de façon brutale, des rapports de domination qui caractérisent les systèmes coloniaux, et qu’il faut chercher les raisons de son action, a expliqué hier l’historien Daho Djerbal, entre autres, auteur de l’ouvrage L’Organisation spéciale de la Fédération de France du FLN, dans lequel il revient sur le parcours de Jean-Louis Hurst. Membre actif des Réseaux Jeanson, recherché par les autorités françaises et resté toujours très proche des milieux de « gauche », il sera après la guerre de retour en Algérie, et à l’image des nombreux « pied-rouges » auxquels il est souvent assimilé, il participa à plusieurs chantiers de travail volontaires, bien que la fin de la présidence de Ben Bella le forcera à quitter l’Algérie.

Publié dans Culture

Des exploitants agricoles de différentes régions du pays souhaitent avoir l’autorisation d’importer de la main d’oeuvre des pays voisins.

Cette information pour surprenante qu’elle soit n’en est pas moins réelle. Les professionnels rencontrés au dernier Salon international de l’agriculture Sipsa Agrofood, mais également ceux que nous avons contactés, ont soulevé la question de la rareté de la main d’oeuvre dans leur domaine d’activité. Un problème qui se pose avec acuité particulièrement depuis trois ou quatre ans, d’après eux. Faire appel à des employés étrangers devient, selon beaucoup d’agriculteurs et d’éleveurs de bétail, une solution qui s’impose d’elle-même. Omar Loumi, agriculteur à Blida, considère que le problème de la rareté de la main d’oeuvre est aujourd’hui l’un des défi s majeurs à relever par les exploitants agricoles. « Il n’y a plus personne pour travailler la terre », affirme-t-il. « Avant, j’exportais de la carotte vers la France et des oignons vers la Russie, aujourd’hui, ma production est limitée», ajoute-t-il, précisant que la régression de sa production est due, entre autres raisons, à l’indisponibilité des employés. De son côté, Abdesselam Derradji, responsable à la Sarl Ressad spécialisée dans l’élevage de poulet, dira que « les éleveurs et les agriculteurs n’attendent aujourd’hui que d’avoir l’autorisation de recruter des employés marocains, tunisiens ou subsahariens. La main d’oeuvre locale se fait vraiment rare depuis quelques années». Pour lui, le problème se pose davantage lorsqu’il s’agit de trouver une main d’oeuvre qualifiée. «Personnellement, j’ai souffert de ce problème et j’ai eu des employés qui n’ont travaillé chez moi que quelques jours seulement, alors que j’avais fait toutes les démarches pour les assurer. Aujourd’hui, j’hésite.»

LA MACHINE POUR REMPLACER L’HOMME

En attendant l’hypothétique importation d’une main d’oeuvre étrangère, certains agriculteurs ont décidé d’acquérir des machines afin de combler le vide laissé par les employés déserteurs. « J’ai acheté des machines pour faire face à ce problème, mais si j’avais la possibilité de recruter des étrangers, je le ferais», dira M. Derradji. En visite au salon, Tarek est exploitant agricole et éleveur à Constantine. Il s’est rendu sur place pour acheter une batterie de ponte «principalement pour remplacer la main d’oeuvre qui se fait de plus en plus rare», nous dira-t-il. « Je propose 60 000 DA par mois à un employé que je charge uniquement de nourrir les poules et de nettoyer les lieux. Dans mon champ, je propose 1500 DA par jour à mes employés et avec ça, je n’arrive pas à les garder », déplore-t-il. «A présent, je réfléchis longtemps avant d’assurer un employé sachant que généralement les jeunes que je recrute ne restent chez moi qu’une semaine ou deux avant de s’éclipser», ajoute-t-il. Tarek nous dira, en outre, qu’il est de ceux qui n’attendent qu’une autorisation pour recruter des employés étrangers. «J’espère vraiment que les autorités algériennes nous accorderont le droit de recruter des étrangers, car nous sommes face à une situation où personne ne veut travailler dans le domaine de l’agriculture ou de l’élevage », lance- t-il. Par ailleurs, un éleveur de bovins à M’sila, qui a préféré taire son nom, nous dira qu’il risque de mettre la clé sous le paillasson à cause de la rareté d’un personnel qualifié tout particulièrement. «Je suis tout à fait d’accord avec ceux qui pensent que la main d’oeuvre étrangère est la solution à adopter. Je compte d’ailleurs écrire aux autorités pour leur demander une autorisation». Pour cet éleveur, «il n’y pas de chômage en Algérie. Je propose 50 000 DA par mois pour un employé auquel je garantis l’hébergement et pourtant personne ne veut travailler dans l’élevage ».

DES AGRICULTEURS DU SUD S’ORGANISENT

Saïd, propriétaire d’une palmeraie à Hassi Messaoud, nous informe que le problème de la rareté des travailleurs se pose très sérieusement dans le sud du pays où la nature est assez rude. «Nos jeunes ne veulent plus entendre parler d’agriculture et cela nous le constatons tous les jours. A Ouargla, il y a eu beaucoup de manifestations pour exiger de l’emploi. Parallèlement, personne ne veut travailler dans les champs», s’étonne notre interlocuteur. «J’ai proposé à des jeunes sans expérience de travailler dans ma palmeraie pour 25 000 DA en leur garantissant la sécurité sociale et l’hébergement, mais personne ne semble intéressé ». D’après Saïd, la question du recrutement d’employés étrangers est sérieusement posée actuellement dans les wilayas du Sud. «A Ouargla, Ghardaïa, Biskra et Oued Souf, des agriculteurs veulent s’organiser pour demander officiellement l’autorisation d’importer de la main d’oeuvre étrangère. L’on parle d’effectuer d’abord cette démarche auprès des walis et ensuite auprès du ministère de l’Agriculture », informe l’exploitant agricole.

L’ANSEJ ET LE SECTEUR DU BÂTIMENT POINTÉS DU DOIGT

S’agissant des raisons à l’origine de l’indisponibilité de la main d’oeuvre dans le domaine de l’agriculture, la plupart des professionnels que nous avons rencontrés pensent que l’Agence nationale du soutien à l’emploi (ANSEJ) a une part de responsabilité dans cette situation. Cet organisme supposé aider les jeunes à lancer leurs projets les aurait, selon eux, poussés à se détourner de l’agriculture. « Tout le monde veut être patron et l’Ansej offre cette possibilité à nos jeunes. C’est pour ça que beaucoup de jeunes ne travaillent que temporairement dans le domaine de l’agriculture», nous explique-t-on. « L’avantage qu’offre l’ANSEJ n’est pas seulement le fait de permettre à un jeune de lancer son affaire, mais c’est surtout le fait que l’Etat ne soit pas très regardant sur les bénéficiaires de l’ANSEJ. Nos gouvernants veulent avoir la paix. C’est pour cette raison que les contrôles sont rares. Avec ça, personne ne voudra être employé de basse-cour », estime un éleveur. Pour certains agriculteurs, beaucoup de jeunes préfèrent travailler dans le domaine du bâtiment où de nombreux projets ont été lancés ces dernières années. « Pour beaucoup de jeunes, travailler dans le bâtiment est moins pénible que de travailler la terre. Dans le bâtiment, on est au moins à l’ombre », ironise un agriculteur.

Publié dans théma archives

Dans le cadre de la prise en charge des infrastructures de base, les responsables locaux se sont lancés dans une opération d’aménagement du célèbre théâtre de verdure Hasni-Chakroune, apprend-on d’une source. Une enveloppe budgétaire de 7 milliards de centimes a été débloquée pour des travaux de réhabilitation du théâtre de verdure Hasni-Chakroun et la réalisation de 2 000 nouveaux sièges.

L’opération consiste en des travaux d’extension pour atteindre 5 600 sièges. Cette espace, le seul du genre à Oran, a déjà bénéficié d’autres opérations de réhabilitation, comme la rénovation des loges des artistes, ainsi que l’extension des gradins, afin de permettre au maximum de visiteurs d’assister aux différentes manifestations, une opération qui a été dotée d’un budget de plus de 160 millions de dinars. Cet endroit, qui demeure l’une des destinations préférées des familles et des jeunes lors des différentes festivités qui se tiennent au niveau de cette scène, notamment le rituel Festival de la chanson oranaise, souffre de l’humidité vu son emplacement face à la mer. C’est pour cela que les autorités locales ont jugé nécessaire de le réhabiliter pour qu’il soit prêt pour abriter d’autres manifestations de grande envergure et surtout bien entretenu, dans le but de le préserver comme étant un joyau et un acquis pour la culture oranaise, qui reste pauvre en infrastructures.  Du pain sur la planche pour la nouvelle ministre de tutelle, qui devra appuyer les efforts la direction de la culture, qui met en perspective une vaste opération de réhabilitation des infrastructures culturelles, à l’image de la Maison de culture d’Oran qui sera concernée par cette opération, notamment le Théâtre régional Abdelkader-Alloula. Cependant, une ville comme Oran a besoin de plus d’infrastructures culturelles, notamment avec la grande dynamique de développement que connaît El Bahia, qui envisage de s’ouvrir sur la Méditerranée. Cette ouverture doit se faire dans tous les secteurs, et la culture reste au-devant de la scène. Notamment avec les prochains rendez-vous que va abriter la ville. Heureusement que le mythique Théâtre régionale d’Oran et le Centre des conventions d’Oran (CCO) sont l’arbre qui cache la forêt, surtout après les limites de capacité et d’organisation montrées par la ville durant les derniers grand évènements.

Publié dans Région

Mille morts sur nos routes, rien que pour le premier trimestre de l’année en cours, sans compter les handicapés et autres blessés, une véritable hécatombe. Pour inverser la tendance, l’application de la loi dans toute sa rigueur reste le meilleur moyen de juguler cette hécatombe.

Tahar Messaoud Nacer, président du conseil d’administration de la SNTR-Formation (Société nationale des transports routiers), invité à s’exprimer à ce sujet hier sur les ondes de la Chaîne III, a confirmé dans son analyse la prépondérance du facteur humain dans le phénomène, et particulièrement « la non-application de la loi dans toute sa rigueur ». L’ancien cadre dirigeant au ministère des Transports parle même de permis de conduire « de complaisance ». Tahar Messaoud Nacer soutient mordicus que la question ne relève pas exclusivement d’un seul secteur, et évoque plusieurs anomalies, dont l’inexistence d’un fichier national des permis de conduire, comme celui des cartes grises d’ailleurs. Celui des permis de conduire n’a pas été mis en place depuis la promulgation de la loi en 2001. « La question est de savoir pourquoi continue-t-on à assimiler le permis de conduire à une pièce d’identité, alors qu’il est éligible à une annulation », a-t-il estimé. Il faut faire le distinguo entre « pièce d’identité nationale » et « une autorisation administrative de conduire qui peut faire l’objet d’une annulation », a préconisé le président du conseil d’administration à la SNTR, qui a également plaidé pour l’installation de commissions « mobiles » de retrait du permis de conduire en vue de sanctionner rapidement les auteurs d’infractions au code de la route, mais aussi la mise en en place d’un observatoire national en vue de juguler le fléau des accidents de la route. « Les sanctions doivent aller jusqu’à l’annulation du droit de conduire pour les infractions graves et répétées », a-t-il encore soutenu. Dans le même contexte de la mise en place d’une politique de prévention routière, M. Messaoud Nacer a souligné la nécessité d’améliorer la formation des conducteurs. « La pédagogie doit prendre le pas sur l’aspect commercial », a-t-il affirmé, ajoutant que les pouvoirs publics devraient renforcer les effectifs des examinateurs de permis de conduire. « Le temps d’évaluation consacré aux élèves conducteurs est insuffisant », a-t-il soutenu, soulignant que l’examen de conduite ne doit pas être une procédure expéditive. Toujours au titre des mesures de prévention, Tahar Messaoud Nacer a insisté sur la nécessité d’équiper les véhicules poids lourds et de transport en commun de chronotachygraphes. Selon lui, cet équipement a une vocation dissuasive, car « il a une fonction de boîte noire qui renseigne sur le comportement du conducteur pendant tout son trajet, temps de conduite et de repos, vitesse… ». <

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