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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 22 mai 2014

Spécialiste des relations internationales et des questions de Défense, ancien délégué à la Paix, aux droits de l’Homme et à la démocratie de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ancien journaliste à Jeune Afrique et RFI également, Hugo Sada animera ce matin à l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de l’information d’Alger une conférence sur les évolutions de l’Union africaine (UA) depuis son origine à ce jour. Il en fera une autre le 25 mai à la faculté de droit et de sciences politiques de l’université Belgaïd d’Oran. Ici, petit échange avec lui, sur l’Afrique, ses réalités, ses capacités et ses ambitions.

Reporters : Un demi-siècle après sa création, l’OUA devenue l’UA suscite encore des lectures mitigées, voire franchement critiques. On estime que son bilan reste très loin des ambitions affichées par les pères fondateurs. Quel regard portez-vous sur le parcours de l’organisation et des changements qu’elle a connus en plus de cinquante ans ? Hugo Sada : Tout le monde est d’accord pour dire que le bilan est insuffisant. L’OUA s’est mobilisée pour les indépendances et la lutte contre l’apartheid avec peu de moyens, beaucoup de divisions entre les Africains et une forte dépendance vis-à-vis des grandes puissances. Aujourd’hui, l’UA a pris le relais et réalise des avancées certaines en dépit des divisions qui persistent et le manque de volonté politique et d’engagement de beaucoup d’Etats africains. Mais dans un continent aussi complexe et qui doit assumer un très lourd héritage, l’unité ne se décrète pas et a besoin de temps pour se construire.

Les ambitions de l’organisation panafricaine, affirment des observateurs, ont d’abord buté sur une relation problématique et d’assujettissement politique et économique, disons, aux anciennes puissances coloniales comme la France pour ce qui est des pays africains francophones. Sommes-nous sortis de cette relation ? Il est fini le temps du néo-colonialisme et des systèmes à la Foccard ! Les anciennes puissances coloniales n’ont plus le même poids et l’Afrique a largement diversifié ses partenaires. Le système international a changé. La relation de la France avec ses anciennes colonies a évolué et les Africains ne perçoivent plus la France comme une puissance dominante, mais pour la plupart comme une alliée, même s’il peut encore persister quelques malentendus.

Ces ambitions sont perdues, aujourd’hui, disent des observateurs, dans la recherche par de grands pays comme l’Afrique du Sud, le Nigéria ou l’Algérie d’une place dans des cadres internationaux qui ne leur sont pas destinés de nature ou qui les ont éloignés des vertus du bilatéral inter-africain. Quelle réaction avez-vous par rapport à cette appréciation ? L’Afrique doit s’imposer dans ce nouveau système international de l’après-guerre froide, faire entendre sa voix et y occuper la place qui lui revient, au Conseil de sécurité par exemple qui passe la plus grande partie de son temps à s’occuper de questions africaines. Mais pour réussir, elle doit davantage s’attacher à surmonter ses divisions.

La recherche par un pays comme l’Afrique du Sud, autrefois actif pour le NEPAD, d’une place dans le groupe des BRICS regroupant des pays émergents non africains n’est-elle pas un signe de l’échec ou de l’abandon de politiques d’intégration régionale, notamment économique, dans le continent ? La question est de savoir si l’Afrique du Sud est dans les BRICS pour y défendre les intérêts de l’Afrique ou si elle défend les intérêts des BRICS. Sa politique n’est pas très claire et même controversée en Afrique.

En ce qui concerne la défense, le déploiement militaire français actuellement au Mali et en Centrafrique rappelle le problème des capacités des pays africains et de l’UA à déployer par eux-mêmes des dispositifs opérationnels de maintien de la paix. Comment expliquer cette incapacité : manque de moyens ou absence de volonté politique encouragée par une France qui n’entend pas non plus voir son influence disparaître en Afrique ? L’Afrique revendique des solutions africaines aux problèmes de sécurité africains et c’est une bonne chose qui est aujourd’hui largement acceptée. Il y a à cet égard des avancées notables, mais un déficit criant de moyens et de capacités, voire même de compétences de forces sécurité inadaptées. Mais il y a aussi de nouvelles menaces qui sont des défis sécuritaires partagés par tous comme le terrorisme, le trafic de drogue ou d’armes, la piraterie maritime qui nécessitent impérativement une coopération internationale plus forte et des partenariats novateurs.

Vous allez animer des conférences en Algérie sur les défis africains en matière de paix et de développement. Quel rôle voyez-vous pour ce pays ? L’Algérie est un pays qui compte en Afrique et qui est écouté dans le monde, ce qui lui confère de très grandes responsabilités. Elle a joué un grand rôle au sein de l’OUA et à présent au sein de l’UA. Elle doit renforcer cet engagement. C’est son intérêt et celui de l’Afrique. Les attentes à cet égard en France sont actuellement très grandes !

Sur la question de la francophonie en Afrique : le sujet, comme vous le savez, n’a pas que des adeptes (moins qu’avant). Il a toujours suscité des réactions de méfiance. Quelle lecture faites-vous de son rôle dans le développement des pays africains concernés ? La Francophonie a changé ces dernières années. Elle n’est plus un vieux machin ringard de défense de la langue. Elle est revenue aux ambitions des pères fondateurs, aux visions des Senghor, des Bourguiba, des Sihanouk… Mais elle n’est pas, avec ses petits moyens, une agence de développement. Dans les créneaux où elle peut avoir une valeur ajoutée, elle s’efforce de faire progresser la démocratie.

Publié dans théma archives

L’exploitation des gaz et pétrole de schiste n’est plus une option. Elle devient une réalité avalisée hier par le Conseil des ministres qui a validé le plan d’action du ministère de l’Energie pour lancer la prospection et la production d’énergie non conventionnelle.

Le président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, a présidé, hier, un Conseil des ministres durant lequel a été examiné et adopté le projet de Plan d’action du gouvernement. Le chef de l’Etat a instruit le gouvernement de présenter annuellement au Conseil des ministres un bilan sur la mise en œuvre de cette importante feuille de route du développement national dans tous les domaines. Lors de ce Conseil des ministres, Abdelaziz Bouteflika a chargé le gouvernement de préparer minutieusement le projet de Programme d’investissements publics pour les années 2015 à 2019 qui, à l’issue du programme quinquennal en cours d’exécution, définira les ressources financières nécessaires à l’exécution du plan d’action gouvernemental. Durant cette réunion, a été étudié et approuvé un projet de loi modifiant et complétant « l’ordonnance n° 70-20 du 19 février 1970 relative à l’état civil », selon un communiqué rendu public à l’issu du Conseil des ministres. « Ce projet de loi vise à adapter la législation relative à l’état civil aux divers changements introduits dans des lois ayant un lien avec son objet. Il est destiné aussi à consacrer l’utilisation des procédés numériques dans son champ d’application. Il propose enfin des allégements de procédures au bénéfice des administrés ». Concrètement, ce texte institue « un registre national d’état civil informatisé et relié à toutes les communes et à tous les consulats d’Algérie », et étend « la qualité d’officier d’état civil aux délégués communaux et au secrétaire général de la commune pour diligenter le service de l’état civil au profit des citoyens » ; de même qu’il consacre « l’extension à dix années de la durée de validité de l’extrait d’acte de naissance, sauf changement dans l’état civil de la personne concernée » et relève « à 19 ans, l’âge de la majorité pour mettre la législation sur l’état civil en concordance avec le code Civil ». L’autre texte examiné en Conseil des ministres est le projet de loi relatif au Service national, qui réduit la durée du Service national de 18 à 12 mois, avec « la prise en considération de la période du Service national comme expérience professionnelle pour les jeunes en quête d’emploi et l’inclusion de la durée du Service national dans le calcul des années d’activités pour la retraite future du jeune conscrit ». Dans un autre chapitre, le Conseil des ministres a examiné et adopté un décret présidentiel fixant les dispositions de sécurité nucléaire applicables à la protection physique des installations nucléaires, des matières nucléaires et de la sécurité des sources radioactives en plus de l’adoption de cinq décrets présidentiels portant approbation d’avenants à des contrats relatifs à l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures.

Nouveau cap

Le Conseil des ministres a par la suite entendu et approuvé une communication du ministre de l’Energie par laquelle il a sollicité l’accord pour l’exercice des activités relatives à l’exploitation des formations géologiques argileuses et ou schisteuses. Sur ce point, l’exercice des activités liées à l’exploitation des schisteux est soumis à l’approbation du Conseil des ministres, avant d’entamer toute action visant l’exploration ou l’exploitation de gaz ou d’huile de schiste. « Les premières indications disponibles laissent entrevoir des capacités nationales appréciables en gaz et huile de schiste, ainsi que des perspectives prometteuses en terme de quantités récupérables. Cependant, pour confirmer le potentiel commercial de ces ressources, un programme minimum de 11 puits, étalés sur 7 à 13 ans, est nécessaire », poursuit le communiqué, qui ajoute que le « Conseil des ministres a donné son accord pour le lancement des procédures requises en direction des partenaires étrangers, étant entendu que les projets d’accords pour entamer les prospections seront soumis, le moment venu, à la décision du Conseil ». Le Conseil des ministres a également examiné et approuvé une série de projets de marchés en gré à gré simple concernant la réalisation des études d’exécution et des travaux de voierie et réseaux de la ville nouvelle de Hassi Messaoud ainsi que de sa zone d’activités logistiques, la réalisation du contournement de la ville de Cherchell par une voie rapide de 17 km ; la réalisation d’un stade de football de 50 000 places à Constantine ; d’infrastructures complémentaires au Complexe sportif d’Oran, dont un complexe nautique, une salle de sports de 6000 places, et un vélodrome ; la construction de plus de 10 000 logements publics locatifs répartis, à travers les wilayas de Béjaïa, Boumerdès, Blida, Sidi Bel Abbès et Mascara et de 10 000 logements en location-vente, répartis à travers les wilayas de Blida, Sétif et Boumerdès.

Publié dans Actualite archives

Dans le groupe A, le Groupement des Pétroliers gère bien son championnat et garde son fauteuil avec une avance confortable de 6 points sur son concurrent direct l’ES Aïn Touta. Il se dirige ainsi droit vers le titre de champion d’Algérie. Dans le groupe B, c’est Baraki qui garde son fauteuil en battant à domicile Saïda 22 à 20.   Le GS Pétroliers est toujours leader du championnat d’excellence de handball (groupe A), même s’il n’a pas joué la 13e journée. En effet, les Pétroliers étaient exempts, mais cela ne les empêche pas de garder la première place avec une avance assez conséquente devant son concurrent direct l’ES Aïn Touta. Ainsi, l’ex-MCA totalise 22 points, alors que l’ES Aïn Touta a 16 points dans son escarcelle. Il sera donc difficile de rattraper le GSP qui se dirige droit vers un énième titre de champion d’Algérie ce qui lui permettra de se concentrer sur les autres compétitions, notamment la Coupe d’Afrique des clubs. Pour sa part, Aïn Touta a battu le GS Boufarik sur le score de 26 à 24 et conforte donc sa deuxième place devant le troisième, le CR Bodj Bou Arréridj qui a gagné par forfait étant donné que l’O Msila ne s’est pas déplacé pour des raisons financières. Chelghoum Laïd, lui, se classe quatrième grâce à sa victoire sur le HBC El Biar sur le score de 34 à 30 dans un match très disputé, comme peut en témoigner le nombre de buts inscrits et l’écart entre les deux formations. Dans le groupe B, Baraki garde le fauteuil en battant Saïda 22 à 20. Ce match était très important pour cette formation algéroise qui a eu à affronter son concurrent direct, ce qui lui permet de porter l’écart de points à trois entre eux. Cette journée a enregistré encore un autre forfait étant donné que Rouïba ne s’est pas déplacé à Maghnia et perd son match par pénalité. La JS E Skikda, qui a été exempte pour cette journée, reste à la troisième place du classement à seulement un point du deuxième.

Publié dans Sports

Après le séisme de Boumerdès du 21 mai 2003, et même avant, les experts algériens n’ont pas arrêté d’alerter sur les risques naturels et technologiques présents un peu partout dans le pays et sur ceux qui menacent particulièrement aussi bien la capitale que les autres grandes villes.

Il s’agit de risques avérés qui exigent la mise en œuvre de mesures qui permettent de prévenir les dégâts et de les diminuer autant que faire se peut. Les experts ne font pas preuve d’un pessimisme excessif en exposant les scénarios catastrophes qu’ils ont établis à travers leurs diagnostics, mais ils désespèrent sans doute quand ils voient les suites qui sont données à leurs rapports, rédigés, pourtant, très souvent, sur commande d’institutions de l’Etat. Pendant longtemps, les constructions en Algérie, tout le monde l’a constaté, ont été anarchiques et évidemment pas du tout maîtrisées. Or, la prévention des risques sismiques commence par la maîtrise des constructions. Cette démarche est d’une simplicité enfantine, elle consiste en l’application de la loi, de façon stricte. Quoi de plus facile, en effet ? Tout juste, construire en respectant les normes parasismiques et en s’abstenant tout de même de le faire dans les zones les plus vulnérables, c’est-à-dire directement sur la faille identifiée par les sismologues. Les cartes des spécialistes situent avec une grande précision les zones sismiques englobées par l’Algérie, seulement les mouvements brusques de l’écorce terrestre qui s’y produisent restent encore imprévisibles. Il n’y a pas de consensus scientifique dans la communauté mondiale des sismologues sur la question de la prévision des séismes ; en tout cas, à ce jour, aucun séisme n’a pu être prévu. La seule parade, pour le moment, est dans la prévention. Le dispositif de prévention contre les effets dévastateurs d’un séisme peut être efficace. Le respect des normes parasismiques et l’éducation aux risques sont des planches de salut accessibles. Les nouvelles technologies, le matériel de prévention existant et la coopération internationale agissante permettent l’espoir, si la terre tremble, de réduire les pertes en vies humaines et les dommages matériels. Après un séisme, la prévention comprend la préparation de la population à un autre équivalent, voire plus fort, expliquent les experts. Cela signifie la préparation des services des urgences (pompiers, police, hôpitaux…) à affronter une nouvelle catastrophe. Il est possible de faire face à la vulnérabilité des populations qui vivent dans les zones à risques et donc d’éviter à la fois les pertes humaines et les dépenses publiques supplémentaires destinées à la reconstruction. Mais, chez nous, on n’évoque le dispositif de prévention que sous l’effet de la peur immédiate du séisme. De temps à autre, quand un tremblement de terre se produit, pour peu que sa magnitude fasse bouger le lustre sur des dizaines de kilomètres à la ronde, même sans qu’il y ait de victimes, c’est la panique, les gens sortent précipitamment de chez eux, mais une fois l’alerte passée, tout est oublié. Les promoteurs immobiliers et autres autoconstructeurs se remettent à leurs anciennes mauvaises habitudes qui les poussent à édifier des habitations n’importe comment et n’importe où. Dans tout cela, le rôle de l’Etat est primordial : édicter la réglementation et en contrôler l’application, promouvoir la sensibilisation autour de la prévention et une véritable éducation aux risques. Les risques naturels et technologiques ne pardonnent aucune négligence.

Publié dans Environnement

Pendant des années, la relation politique Alger-Paris a tangué entre le bon et le mauvais. Prisonnière de l’Histoire, mais pas seulement, elle a surtout été ponctuée, voire chahutée par les difficultés typiques que rencontre une ancienne puissance occupante à un Etat qui s’en est débarrassée. Les exemples dans ce domaine sont nombreux dans le monde et il n’y a qu’à suivre l’évolution de l’actualité sino-japonaise, pourtant si différente, pour se rendre compte qu’il n’est pas facile pour deux pays et deux nations qui ont en commun un contentieux historique et mémoriel de bien réguler leurs relations. Dans d’autres domaines, ce sont les choix stratégiques de Paris en matière de priorité d’investissement économique et en géopolitique qui ont souvent et continuent  d’être-des points de discorde avec l’Algérie. Le soutien de la France au Maroc dans le dossier du Sahara occidental, la présence aussi dans ce pays voisin d’opérateurs économiques français de première importance ne sont pas toujours bien compris en Algérie. Et c’est sans doute en raison du poids du passé et des contraintes du présent que l’Algérie et la France tentent depuis une dizaine d’années d’avoir de nouvelles relations «pragmatiques» et «réalistes», dira un observateur français de passage à Alger, il y a quelques mois. Sur ce point, il y a au moins un paradoxe à relever. Dans les années 1999-2003, Alger et Paris, Paris surtout, affichaient les concepts et les slogans les plus ambitieux pour exprimer leur volonté d’apaiser leur relation et de la réguler en fonction de leurs intérêts partagés et réciproques : le plus célèbre est celui de «refondation» sorti des bureaux chargés de l’Afrique du Nord au Quai d’Orsay et inspiré par un certain Michel Foucher. La logique aurait voulu que cette «refondation» débouche sur la signature d’un «traité d’amitié» entre les deux pays. Il n’en fut rien pourtant et le vote d’une certaine loi du 23 février 2005 sur les bienfaits de la colonisation a enterré le traité. Dix ans après, il n’y a plus ni concepts ni grands mots pour caractériser la relation algéro-française ou l’inverse, peu importe. Sur le terrain, en revanche, jamais cette relation n’a paru aussi bien et aussi vite avancer que par le passé. La raison est que plus de cinquante ans sont passés depuis que l’Algérie est indépendante, que les générations de cette époque sont en train de disparaitre et que le « passé qui ne passe pas » finit quand même par passer sous le poids des réalités. L’une des plus redoutables tient en deux mots : le voisinage algérien et l’existence à ses frontières de pays « frères » en difficulté et dans le besoin d’un secours et d’un soutien français. Le terrorisme, aussi, et l’apparition dans ces pays et la sous-région maghrébo-sahélienne de nouvelles menaces tant pour nos intérêts que pour ceux, importants, de Paris. L’apparition de groupes armés islamiques (GAT) dans le Sahel oblige aujourd’hui Paris à faire appel à l’Algérie pour sa proximité et sa connaissance de la région et pour ses capacités militaires et de renseignement. Elle oblige Alger à coopérer et échanger avec Paris pour sa puissance militaire – l’opération Serval a été un succès salué par les grands Etats-majors dans le monde, américain compris - et l’influence indiscutable qu’elle a dans le Sahel en particulier et en Afrique en général.  Sur ce point, ce qu’a dit le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à propos d’un front antiterroriste commun n’est pas que des mots à servir aux médias. Il s’agit bien d’une nouvelle ère amorcée par un accord de Défense signé en février dernier et d’une vision commune et «convenue» entre les parties algérienne et française. «Nous avons évoqué la situation sécuritaire dans l’ensemble de la sous-région convenant ensemble que nous avons un ennemi commun qui était le terrorisme et qu’il fallait tout mettre en œuvre pour l’éradiquer là où il se trouvait », a déclaré M. Le Drian, à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. La preuve est aussi bien au Nord-Mali comme en Libye.

Publié dans théma archives

Un double attentat à la voiture piégée a eu lieu mardi après-midi dans la ville de Jos, au centre du Nigéria. Le bilan provisoire de cette attaque est de 118 morts et 56 blessés selon les autorités nigérianes qui affirment que le bilan devrait s’alourdir. Malgré la mobilisation de la communauté internationale, Boko Haram continue de sévir. Désormais, il ne s’attaque pas seulement au Nord du pays, mais à sa totalité.

Le Nigeria est la cible croissante d’attaques terroristes depuis plusieurs mois de la part du groupe terroriste Boko Haram, mais qui étaient jusqu’ici très largement localisées dans le Nord du pays. Seulement, mardi, en milieu d’après-midi, les membres de Boko Haram ont décidé de donner une nouvelle dimension à ses actions terroristes et à son engagement à fonder un Etat islamique en s’attaquant à une ville du centre du pays, Jos, où deux explosions à la voiture piégée ont secoué les habitants. La première détonation a eu lieu à 15 heures sur le marché de New Abuja dans la ville de Jos où un camion piégé a explosé. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour la seconde déflagration qui a eu lieu une vingtaine de minutes après la première. Une bombe piégée dans un minibus explose à son tour, bloquant les équipes de secours se rendant sur le marché. Il s’agit de la première attaque de grande ampleur perpétrée par Boko Haram en dehors de la région du nord du pays, ce qui confirme la volonté qu’il avait affichée plusieurs semaines auparavant d’étendre son champ d’action à l’ensemble du territoire national. Mohammed Abdulsalam, coordinateur de l’Agence nationale de gestion des crises (Nema), a affirmé que «le nombre de cadavres est actuellement de 118» avant d’ajouter que ce bilan pourrait bien s’alourdir : «Il pourrait y avoir plus de cadavres dans les décombres.» De plus, 56 personnes ont été blessées dans l’attaque, dont 46 sont «grièvement blessés», selon le commissaire de police Chris Okalpé. Escalade de violence Selon Pam Ayuba, le porte-parole du gouverneur de l’Etat du Plateau dont Jos est la capitale, les victimes sont en majorité «des femmes et des enfants». Le Président nigérian Goodluck Jonathan, décrié pour son manque d’efficacité et de réactivité face à la menace grandissante que représente Boko Haram, a tenu à immédiatement à condamner ce double attentat qu’il a qualifié «d’attaque tragique contre la liberté humaine perpétrée par des hommes cruels et diaboliques». Et de poursuivre : «Le gouvernement reste entièrement engagé pour gagner la guerre contre le terrorisme.» Plus tôt dans la semaine, dimanche, la ville de Kano située au nord du pays avait été la victime d’une attaque suicide qui a fait quatre morts. Plus encore, hier, plusieurs habitants de l’Etat de Borno, fief des islamistes de Boko Haram, ont affirmé qu’une trentaine de personnes ont été tuées en l’espace d’une semaine. Deux attaques à bout portant dans deux villages près de Chibok, Shawa et Algarno, ont respectivement fait 10 et 20 morts. Cette récente escalade de violence n’est pas pour rassurer les Nigérians qui constatent, impuissants, la recrudescence des attaques terroristes qui menacent la stabilité du pays, pourtant devenu première économie africaine cette année et qui devrait atteindre un taux de croissance de 4,7% à en croire les projections du FMI. La lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et centrale que le Nigéria a déclarée conjointement avec la France et cinq de ses voisins va devoir rapidement passer de la déclaration officielle à l’action effective pour endiguer la crise sécuritaire au Nigéria. A ce titre, le Parlement nigérian a voté la prolongation de l’Etat d’urgence dans le nord du pays, en vigueur depuis déjà un an. Les sénateurs, pour leur part, ont également demandé «qu’une opération militaire totale soit menée de manière prolongée pour défaire les insurgés». Cette proposition devra être examinée prochainement par le gouvernement nigérian ainsi que la chambre basse du Parlement.

Publié dans Monde

L’USMA, déjà déclarée champion d’Algérie, compte continuer à fêter son titre par une nouvelle victoire face à l’ESS qui voit s’éloigner de plus en plus la deuxième place qualificative à la Ligue des champions d’Afrique au profit de la JSK, après sa défaite à domicile face à l’USMH avant-hier. Un match avancé comptant pour la dernière journée du championnat de Ligue 1 est programmé pour aujourd’hui et opposera à 19h15 au stade de Bologhine le champion, l’USM Alger qui veut continuer à fêter son titre par une nouvelle victoire, et l’ES Sétif qui convoitait la deuxième place, sera désormais sans enjeu, après que les gars des Hauts-Plateaux aient perdu espoir de prendre cette deuxième place qui les qualifie à la Ligue des champions d’Afrique. En effet, les Sétifiens se sont inclinés à domicile sur le score d’un but à zéro face à l’USM El Harrach avant-hier soir au stade 8-Mai-1945, ce qui ouvre la voie à la JS Kabylie pour prendre cette place. Il faut dire que les joueurs n’avaient pas la tête au match face aux Banlieusards, eux qui ont failli déclarer forfait à la dernière minute et boycotter le match en raison des salaires impayés qu’ils réclament depuis déjà un bon bout de temps et qu’ils n’ont pas encore perçus. C’est une situation très complexe pour les Sétifiens qui se sont pourtant bien défendus en Ligue des champions d’Afrique et qui ont réussi l’exploit de battre la redoutable formation tunisienne de l’ES Tunis chez elle au stade Radés. Les poulains de Madoui auront donc du mal à revenir en force face à des Rouge et Noir qui comptent poursuivre leur marche impériale et remporter ce match pour continuer à fêter le titre avec leurs fans qui se rendront en force lors de cette dernière journée. Surtout qu’il s’agit là d’un match contre un club avec lequel une rivalité s’est installée ces dernières années concernant le titre. Pour revenir à l’Entente, il faut dire que la suite n’augure rien de bon et que les Noir et Blanc sont dans une situation difficile, même si le plus important maintenant est de préparer les prochains matches de Coupe d’Afrique pour continuer à honorer les couleurs nationales et pourquoi pas aller en demi-finales. Ainsi, une défaite des protégés de Madoui à Alger permettra aux Kabyles de se déplacer sans pression à Constantine pour affronter le CSC samedi.

Publié dans Sports

Gros coup de projecteurs sur le chantre de la musique kabyle ! Lounis Aït Menguelet revient cette semaine au-devant de la scène médiatique à l'occasion de la sortie de son nouvel album Isefra (poèmes) aux éditions Izem où il a animé aux côtés du directeur général de l'ONDA, Samy Bencheikh, une conférence de presse hier après-midi au cercle Franz Fanon, OREF.   C'est une salle archi comble qui a accueilli le retour de Lounis Aït Menguelet. Flashs et micros ont claqué tout au long de cette rencontre initiée par l'Office national des droits d'auteurs (ONDA). Cependant, face à ce public très nombreux, Lounis Aït Menguelet, il faut absolument le préciser, qui a donné l'impression d'avoir fait peau neuve, n'a fait aucune déclaration fracassante. D'ailleurs, le modérateur de la séance, Arezki Azzouz, a insisté dessus : « Nous sommes ici pour parler de musique et de culture, pas de politique », a-t-il déclaré tout de go. On l'aura compris, Lounis Aït Menguelet, qui est sorti de sa coquille, n'a pas l'intention d'y retourner. C'est donc un grand retour et par la grande porte SVP qu'il a décidé de reprendre contact avec les médias, après plus de quatre années dans l'ombre. A l'abri de toutes déclarations malencontreuses, de toutes interprétations fortuites, le barde de la chanson avait échappé au scandale, d'après l'autre star de la chanson kabyle, en l'occurrence Idir. Lors de son dernier passage à Alger, notamment au forum organisé par le journal Liberté, il avait alors déclaré « Lounis Aït Menguelet a été frappé du sceau de la trahison parce qu'il a eu cette main malheureuse, en applaudissant le chef de l'État, Abdelaziz Bouteflika, lors d'un de ses meetings ». Qu'importe, Aït Menguelet a refait surface. Il a même coupé ses cheveux pour l'occasion. Il relatera même une anecdote là-dessus. « Le vent, un jour, a bousculé mes habitudes capillaires. Mes cheveux ne ressemblaient plus à des cheveux, j'ai donc décidé de les couper, par contre aucun vent n'aura d'emprise sur mes moustaches, ça, je peux le garantir ! » a-t-il dit en réponse à un journaliste en admiration devant son total relooking. Désormais, de son village, il sortira plus souvent ! Des concerts et un calendrier plein à craquer l'attendent. Des dates, Lounis Aït Menguelet en a annoncé pendant cette rencontre ! Ses fans peuvent, déjà, réserver leurs billets, pour ses premières apparitions. Les 13 et 14 juin prochain, c'est la salle Ibn Khaldoun, qui l'accueillera à l'invitation de l'Établissement Arts & Culture. Pour Isefra, Lounis Aït Menguelet a révélé qu'il s'agit de chansons intemporelles. Des textes ou plutôt des poèmes qu'il a composés selon son ressenti. L'actualité n'y figure pas, même s’il se tient au courant de tout ce qui se passe. Pour les arrangements, il n'a cessé de remercier son fils Djaâfar, qui n'a pas hésité à se débiner dans la foule pour éviter de rejoindre son père à la tribune. Lounis Aït Menguelet a ensuite averti qu'il pourrait se fâcher si le public n'aimait pas le design de la pochette de son opus. Et pour cause : « C'est ma fille Hayat qu'il l’a conçue. C'est une artiste aussi. Elle a fait les beaux arts... », a precisé l'artiste. C'est clair, plus que jamais, Aït Menguelet est fier de cet album. C'est d'abord, pour lui, une création en famille. Et pour contrecarrer toutes les rumeurs relayées par la presse ces derniers temps, il a annoncé qu'il n'est pas encore prêt à battre en retraite. Il n'a prévu aucune date à ce propos d'ailleurs. Pour la chanson kabyle, il a admis qu'elle n'avait plus la même envergure ces dernières années. Il a insisté sur le pouvoir de la censure imposé par le système, mais qui avait, paradoxalement, produit un effet de contestation et de création qui a fortement contribué à l'apogée de la chanson il y a plusieurs décennies de ça. Isefra (Poèmes) - Éditions Izem. Disponible à partir d'aujourd'hui chez tous les bons disquaires

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Le festival national du diwan, édition 2014, est sur les rails : il aura lieu, pour sa 8e version, à Béchar du 23 au 29 mai prochain avec l’extension de ses lieux de spectacle à Taghit, Béni Abbas, Kenadsa et Igli.

L’élargissement de son espace culturel et festif, notent les échotiers qui suivent cet évènement exceptionnel depuis sa création, est synonyme de son succès : davantage de troupes, d’artistes et un public de plus en plus présent aussi bien dans le stade de la ville - 8000 personnes - que dans les places publiques de la ville qui profite là d’un des rares moments culturels et artistiques d’envergure, alors que toute la région de la Saoura ne manque surtout pas d’artistes et de musiciens de talent. Cette année, quinze troupes musicales, amateurs ou issues de confréries soufies, de villes comme Mostaganem, Oran, Béchar ou Constantine seront en lice pour trois tickets – les trois premières places - destinés à leur assurer une participation au festival international de musique diwan d’Alger. Le tout va se dérouler comme l’année dernière dans un contexte d’interrogation sur la vocation du festival :  comment approcher le Diwan et quelle part de respect faut-il accordes à son caractère sacré lorsque le « marchand » et le « spectacle » restant aussi un des moyens de faire « vendre » le festival auprès du grand public et d’éventuels soutiens financiers, notamment pour son avenir. Grande question, donc, qui est loin d’être totalement gérée et la décision de s’ouvrir à des troupes comme Caméléon, une troupe d’Ahalili féminin d’Adrar, Freeklane, Essad, des artistes comme Hasna El Becharia, ne fait pas l’unanimité chez les puristes du genre. Pas plus que le passage de Lemchaheb, Lotfi Attar, Gaada Diwan Béchar et Hamid El Kasri aux précédentes éditions…  Des parties impliquées dans le festival, en revanche, y voient une opportunité irremplaçable pour l’échange, la rencontre des genres musicaux, la création et la fusion… En attendant de juger sur pièce le casting 2014, les organisateurs, apprend-on de l’APS, ont choisi, pour cette édition, d’assigner au volet académique la mission de mettre en relief le caractère patrimonial et culturel « authentique » de la musique diwan. La réflexion sur le rôle des festivals culturels en tant que levier au service de la dynamisation touristique et économique des villes algériennes fera l’objet d’un atelier ad hoc, également programmé en marge des concerts. Par ailleurs, l’aspect thérapeutique de la musique diwan, traditionnellement accompagnée de transes lors des cérémonies animées par les confréries, sera aussi abordé par des chercheurs du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (Cnrpah), qui compte dans ses cellules de recherche de bons spécialistes du genre. Les organisateurs du festival prévoient également, comme recommandé en 2013, de reconduire la résidence d’artistes afin d’instaurer un « environnement propice » à la création et dont le produit sera présenté sur scène en clôture. La fabrication artisanale des instruments de musique propres au diwan sera de mise à ce 8e Festival, à travers des artisans de la région qui devront exposer leurs produits à la maison de la culture de Béchar. Et pour se conformer aux standards internationaux, l’édition 2014 devrait être couronnée pas la réalisation de compilations musicales puisées dans les archives des sept précédents festivals. Enfin, et suivant le vœu des observateurs et des participants au festival, une « Lila », cérémonie authentique de diwan telle que pratiquée par les confréries, sera portée sur scène, dans la pure tradition de ce style, lors de la deuxième soirée du festival.

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Microsoft a rendu public, hier, le Security Intelligence Report (SIR), dans lequel sont consignées les analyses de données sur la sécurité de l’ensemble des utilisateurs des solutions Microsoft de par le monde durant un semestre.

Les données ainsi que les statistiques, objet du rapport, ont été générées de juillet à décembre 2013 par les programmes de sécurité de Microsoft (Security Essential, Windows Defender…) et les services qui s'exécutent sur des ordinateurs d’utilisateurs qui choisissent de fournir des données à Microsoft, puis sont segmentées en géolocalisant l'adresse IP pour déterminer le pays ou la région. Evidemment, ce qui nous intéresse, c’est l’Algérie, où 55,7% des ordinateurs « sondés » ont rencontré des logiciels malveillants, alors que la moyenne mondiale pour la même période a été de 21,6%. A lui seul, l’outil de suppression de logiciels malveillants (Malicious Software Removal Tool - MSRT) a détecté et supprimé des logiciels malveillants sur 40,3 de 1000 ordinateurs uniques, pour une moyenne admise de 17,8. Selon Microsoft, sur les ordinateurs exécutant ses logiciels de sécurité en temps réel, la plupart des tentatives d’infection des logiciels malveillants sont bloquées. Les infections les plus courantes en Algérie sont les chevaux de Troie, qui ont touché 29,7% des ordinateurs ciblés. Suivent les vers (worms), avec 28,2% des infections répertoriées au moment où les « téléchargeurs » qui comprennent des logiciels suspects représentent 22,5% des attaques. Figurent également dans le palmarès des logiciels malveillants les plus répandus sur nos ordinateurs les Win32/Rotbrow et Win32/Sefnit.AS. Ce sont des « Trojan » qui lancent en fond de tâche un script invisible par l’utilisateur et parfois par l’antivirus lui-même le téléchargement de tout type de programmes malicieux à l’insu du propriétaire. De même, le plus souvent d’ailleurs, les « attaquants » utilisent des sites Web pour mener des campagnes de phishing (hameçonnage) ou pour diffuser des logiciels malveillants. L’origine des sources des infections provient majoritairement d’applications ou de logiciels tiers, auxquels Microsoft impute des brèches dans le système, ce qui le prédispose à être exploité par les hackers. Java est celui qui revient le plus souvent dans son rapport ; mais les sites Web sont également l’une des premières sources d’infections des ordinateurs. Ce rapport corrobore un autre document édité par le géant de la sécurité informatique Kaspersky qui a relevé dans une cartographie en temps réel des attaques virales un peu plus de 70 000 infections quotidiennes dont sont la cible les utilisateurs en Algérie, qui devient le 21e pays le plus «infecté » au monde.

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