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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 24 mai 2014

Venus du Mali, du Niger et d’autres pays d’Afrique noire, les Subsahariens, présents depuis presque deux années à Annaba, se montrent de plus en plus au cœur de la cité. Et aspirent à une vie meilleure, malgré l’indifférence de nombreux habitants.

On les voyait surtout dans les quartiers populaires et périphériques de la quatrième ville du pays, que ce soit du côté de la place d’Armes, du « marché Français » qui jouxte les rues Emir-Abdelkader et Gambetta, de la gare routière (ex-SNTV), voire du côté de Boukhadra ou de Sidi Salem. Mais depuis quelques jours, voilà que le centre-ville d’Annaba, et en particulier le cours de la Révolution, est devenu le lieu de villégiature des réfugiés subsahariens. Sous les arcades qui font la renommée du lieu, qui fut si cher à Jérôme Bertagna, maire de Bône au début du siècle dernier et dont le nom fut donné au cours jusqu’en 1962, ce sont des dizaines d’hommes, de femmes, d’enfants qui errent ou restent assis à longueur de journée. Selon les informations obtenues sur place, la plupart viennent du Mali, mais aussi du Niger voisin. Beaucoup ont transité par Tamanrasset ou Djanet, avant d’échouer à Annaba, via Ghardaïa ou bien Ouargla. Le cas de cette femme qui aurait à peine 22 ans est des plus édifiants. Elle s’appelle Aminata et est maman de quatre enfants déjà. Elle ne parle pas le français. Oumar, un de ses compatriotes, a servi de traducteur pour la circonstance. Elle est de nationalité malienne et appartient à l’ethnie peule.

PIEDS NUS « Je suis musulmane, el hamdoulillah, dit-elle comme pour rassurer. La situation a commencé à se dégrader dans mon pays en 2012, avec la rébellion touarègue puis les mouvements djihadistes qui, eux, contrairement aux Touareg, voulaient conquérir tout le pays. Avec ma famille, j’ai dû fuir mon village, mais pour aller où ? Nous ne voulions pas aller à Bamako, la capitale, parce que nous pensions qu’elle était l’objectif principal des islamistes. Nous avons alors opté pour l’Algérie, qui est un grand pays et qui, pour nous, apparaît désormais comme l’un des pays les plus stables de toute l’Afrique. » Elle poursuit son récit, évoquant le long détour effectué par le Niger voisin, puis la disparition subite de son époux, dont elle ne dira pas plus, puis l’arrivée en territoire algérien avec cette escale à Djanet, où, avec ses enfants, elle a vécu de mendicité avant de rallier le nord, Annaba plus exactement.

LAISSER-ALLER Les Subsahariens sont surtout présents dans la partie sud du cours de la Révolution, à proximité du port. Toutefois, il n’est pas rare de voir des enfants déambuler le long de la place piétonne jusqu’à l’esplanade, où jadis était érigée une cathédrale. Ces enfants, mal habillés, souvent pieds nus, mendient auprès des clients des cafés et kiosques qui parsèment la place. Un retraité, habitué à siroter son café au kiosque L’Ours polaire, célèbre depuis l’indépendance pour ses glaces et ses jus d’orange pressés, éprouve chaque jour une énorme pitié pour ces enfants, mais aussi ces adultes qui sont souvent livrés à eux-mêmes et victimes d’un racisme qui, souvent, ne dit pas son nom. « Je ne comprends pas pourquoi les autorités ne font rien pour ces pauvres gens, désespère-t-il. Lorsque je vois ces enfants, je n’hésite pas un instant à leur acheter des croissants, des petits-pains au chocolat, ainsi que des boissons fraîches. D’autant qu’il commence à faire chaud. Surtout, maintenant qu’ils sont sur le cours, c’est que vraiment, la situation est grave. Pourquoi donc les autorités n’aménagent-elles pas des centres, sous forme de campements, en collaboration avec le Croissant-Rouge algérien, à l’image de ce qui se fait à l’ouest, en particulier dans la wilaya de Tlemcen ? Mais que font nos élus ? » D’autres habitants, visiblement peu soucieux des conditions de vie de ces réfugiés, estiment tout bonnement qu’il faut procéder à leur expulsion pure et simple. « Ils n’ont strictement rien à faire ici en Algérie, riposte ce vendeur de lingerie féminine qui officie dans l’informel. Nous autres Algériens nous avons du mal à nous en sortir, si en plus, eux, s’ajoutent à nous, ça risque de dégénérer. » Ce qui s’est déjà passé d’ailleurs à la place d’Armes entre un groupe de Subsahariens et des jeunes délinquants, il y a quelques mois de cela. Visiblement, il y a comme un laisser-aller de la part des autorités locales, APC en tête, qui ne semblent guère se soucier de ces personnes, comme si, d’ailleurs, elles n’existaient pas.

CHARITÉ

Les policiers présents sur le cours de la Révolution et aux alentours, comme par exemple du côté de la gare SNTF, s’occupent beaucoup plus de réguler la circulation que de gérer d’éventuelles agressions verbales dont sont victimes les Subsahariens. « Tant que nous n’avons pas eu d’ordre, nous ne pouvons rien faire », explique l’un d’eux, avant d’ajouter que, « de toute façon, ils seront considérés comme des coupables potentiels, vu qu’ils sont en situation irrégulière ». Oumar, de son côté, espère bien une réelle prise en charge. « Nous vivons dans la rue, c’est très dur, avoue-t-il. Vivre de la mendicité n’est pas une vie. Vivre dans le racisme n’est pas une vie. Je suis musulman pratiquant, et régulièrement, je vais prier à la mosquée El Bey (édifice du XVIIIe siècle situé à la place d’Armes, ndlr). Mais souvent, j’ai l’impression que les fidèles n’éprouvent aucune pitié pour nous. Certes, de temps à autre, on me donne un peu d’argent, mais que faire lorsque, à la sortie de la mosquée, on se retrouve avec moins de 300 DA ? » Pour ce serveur au kiosque le Djurdjura, il faut toujours faire œuvre de charité. « Je ne peux pas rester ainsi, surtout lorsque je vois des enfants livrés souvent à eux-mêmes, explique-t-il. Alors je leur offre toujours une boisson qu’ils se partagent. Si je pouvais faire plus, je le ferais. » Si tous ces réfugiés ont investi le cours de la Révolution, c’est, semble-t-il, pour lancer un appel auprès des autorités. « Avant, nous étions un peu à l’extérieur, raconte un Nigérien rencontré à proximité du Théâtre régional Azeddine-Medjoubi. Mais maintenant, nous devons être entendus. Nous devons être pris en charge pour une vie meilleure. Nous ne demandons pas à être riches, mais uniquement à vivre décemment. Notre choix est fait : nous souhaitons vivre en Algérie. »

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L’effervescence militaire à Kidal, qui a été le théâtre une semaine durant d’affrontements sanglants entre MNLA et armée malienne, retombe peu à peu et commence à laisser place à la médiation ; sur fond d’accusations d’exactions de part et d’autre. Après une halte à Bamako jeudi dernier, le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz s’est rendu hier à Kidal où il a rencontré le président malien Ibrahim Keita, dans une tentative d’obtenir au moins une trêve, à défaut de faire assoir sur la même table le gouvernement malien et les séparatistes de l’Azawad.

Le chef de l’Etat mauritanien y est également allé en tant que président en exercice de l’Union africaine, replaçant l’organisation panafricaine au cœur du conflit malien, aux côtés de la mission onusienne qui compte 12 500 hommes engagés dans une force d’interposition. Le président mauritanien a exhorté les belligérants au dialogue ; estimant que « ramener la paix, ce n’est pas s’engager dans une guerre ». Il a invité son homologue malien à tenir dans les plus brefs délais une rencontre avec les membres de MNLA pour engager au plus vite des discussions pour sortir de la crise actuelle, privilégiant une « approche globale, juste et ouverte des pourparlers à venir ». Le même jour de la rencontre entre les deux présidents, l’un des chefs de file du mouvement de l’Azawad, Moussa Ag Tahir, dans une déclaration à une agence d’information mauritanienne, a donné « son » bilan des combats qui ont éclaté à Kidal, selon lequel « 40 militaires maliens ont été tués, 50 autres blessés et 70 soldats capturés, alors que dans les rangs des rebelles, 10 combattants sont tombés à l’issue des affrontements ». A maintes reprises, le MNLA a affirmé avoir réussi à repousser l’intervention de l’armée malienne pour reprendre la ville de Kidal, ainsi que d’autres points aux mains des rebelles touareg. Or, le MNLA ne semble pas disposé à déposer les armes, menaçant même d’avancer vers Tombouctou, revendiquée elle aussi par le mouvement qui réclame tout l’extrême nord du Mali. Une destination que les séparatistes visent au vu de la « faiblesse » de l’armée malienne à les contenir ; ce qui pousse Bamako au dialogue avec les rebelles touareg qui ont défait son armée à Kidal. Selon l’ONU, en plus de Kidal, le MNLA a pris Ménaka, une ville de 20 000 habitants, située près de la frontière nigérienne dans l’Est du Mali, ce que conteste le gouvernement malien, qui a néanmoins reconnu sa défaite à Kidal. L’enlisement libyen En revanche, le chaos libyen demeure et préoccupe au plus haut point l’Algérie, qui a dû fermer ses frontières terrestres. Dans une déclaration à l’APS, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a affirmé que « l’Algérie suit avec une profonde préoccupation les développements en Libye et reste pleinement attentive à la situation d’instabilité et d’insécurité » qui règne dans ce pays.  Mais pas question pour Alger de « s’ingérer dans les affaires » de la Libye.  C’est dans cet esprit, a ajouté le chef de la diplomatie algérienne, que « les autorités du pays participent à de larges consultations officieuses avec différentes parties et partenaires» ; précisant avoir reçu plusieurs communications téléphoniques de ses homologues des pays voisins de la Libye et du secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Nabil El Arabi, ajoutant que des contacts diplomatiques ont également eu lieu avec la commission de l’Union africaine, mais également d’autres rencontres de hauts responsables militaires algériens, tunisiens et même égyptiens. M. Lamamra était jeudi dernier à Lisbonne où il a mis en avant l’approche globale algérienne relative à la stabilité en Méditerranée occidentale fondée sur le triptyque sécurité, développement, gestion humaine. Il prenait part à la 11e conférence des ministres des Affaires étrangères du Dialogue 5+5, où la situation au Sahel a dominé les discussions. Pour en revenir à la Libye, il faut savoir que depuis l’attaque contre le Parlement à Tripoli, la crise s’est intensifiée et de nombreux enlèvements et attaques visant les représentations diplomatiques et les ressortissants étrangers ont eu lieu. D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’Alger a décidé de rappeler ses personnels diplomatiques sur place, jusqu’à se faire suivre par la Sonatrach et Air Algérie. A Benghazi,vingt personnes ont été blessées hier lorsqu’une roquette est tombée sur une maison, à quelques kilomètres du quartier général d’une unité d’élite de l’armée régulière libyenne, selon des sources médicale et sécuritaire. L’explosion a eu lieu dans le quartier d’Abouhdima, dans le centre de Benghazi.
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La Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) a franchi un pas important vers l’organisation de sa conférence nationale pour la transition démocratique. Après plusieurs semaines de débat et de concertation, l’état-major de la CNLTD, composé des chefs des cinq partis (RCD, MSP, Ennahda, Jil Jadid et FJD) ainsi que de l’ex-chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, a approuvé sa plateforme politique «consensuelle» qui servira de base et de référence pour son travail futur. Selon une source proche de cette structure politique, les six chefs de parti ainsi que M. Benbitour se sont réunis mardi dernier au domicile de ce dernier et ont approuvé à l’unanimité le texte proposé par la commission politique chargée à cet effet. Cette dernière, précise notre source, a dû réviser son texte initial, pour arriver à un document accepté par tous. Toutefois, elle nie l’existence de divergences entre les membres de la CNLTD. Il s’agit, selon elle, de quelques points de vue différents sans impact sur l’avenir du mouvement ou sa cohésion. « La commission politique de la CNLTD a remis samedi aux chefs de partis les conclusions de son travail. Un travail revu à la demande de certains membres de la coordination », a-t-elle dit, sans toutefois vouloir préciser la nature de ces divergences. Le contenu de cette plateforme sera rendu public le jour de la conférence. Concernant les invités à la conférence nationale de la transition, qui aura lieu le 10 juin à l’hôtel Hilton, notre contact nous fait savoir que des personnalités et des partis ont déjà confirmé leur présence. Il cite dans ce cadre le président d’honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), maître Ali Yahia Abdenour, et l’ex-chef du gouvernement, Sid Ahmed Ghozali. Pour les formations politiques, il fera une révélation. «Des membres du pôle du changement créé par Ali Benflis sont sur le point de confirmer leur participation à la conférence nationale de la transition démocratique, voire leur adhésion à la CNLTD », affirme-t-elle. A noter sur ce volet que le porte-parole de l’Union démocratique et sociale (UDS), Karim Tabbou, a manifesté sa disponibilité à prendre part aux activités de la CNLTD, une confirmation inavouée de sa participation à la conférence du 10 juin. Interrogée sur les préparatifs de cette conférence, notre source indique que la sous-commission de la communication et celle de la logistique travaillent depuis quelques jours sur les aspects techniques et communicationnels. Selon elle, la sous-commission de la communication a tenu jeudi au siège national du RCD une réunion de travail durant laquelle il a été décidé de créer une page facebook dédiée au changement et de mettre en place un manuel de communication qui définira les relations entre la CNLTD et les médias. Une autre réunion est prévue dans les prochains jours à cet effet. Il a été proposé également de mener une campagne de proximité pour sensibiliser l’opinion publique sur l’importance de la transition démocratique en Algérie en ce moment précis. Ce manuel, qui définira les mécanismes de communication, est susceptible de réguler la communication et de définir les tâches de chacun au sein de la coordination. En ce qui concerne l’aspect technique, nous avons appris que la commission logistique se penche depuis un moment sur les détails techniques de la conférence nationale de la transition démocratique. Elle informe régulièrement l’état-major de la CNLTD de son travail. Pour ce qui est de la demande d’autorisation à déposer auprès des services de la wilaya d’Alger, notre source dira que les chefs des partis et Ahmed Benbitour discuteront de cette question lors de leur prochaine réunion hebdomadaire.

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L’USM Alger a reçu le bouclier de champion d’Algérie de la saison 2013-2014 dans une ambiance de folie jeudi soir au stade Omar-Hamadi, à Bologhine, après le match disputé face à l’ES Sétif comptant pour la 30e et dernière journée du championnat d’Algérie de Ligue 1 de football. L’USM Alger, déjà championne d’Algérie en titre, et l’ES Sétif se sont neutralisées 2 à 2 (mi-temps : 1-1), jeudi soir au stade Omar-Hamadi, à Bologhine, en match avancé de la 30e et dernière journée du championnat d’Algérie de Ligue 1 de football. Les buts de la rencontre, disputée dans un stade archicomble, ont été inscrits par Seguer (8e) et Ferhat (77e) pour l’USMA, et Djahnit (20e) et Nadji (88e) pour l’ESS. Suite à ce nul, les Rouge et Noir bouclent la saison avec 68 points au compteur et n’ont plus goûté à la défaite depuis la 8e journée, après le revers sur le terrain du MC El-Eulma (1-0), tandis que l’ESS rejoint la JS Kabylie à la 2e place avec 53 unités. A l’issue de la rencontre, les hommes d’Hubert Velud ont reçu le bouclier de champions d’Algérie de la saison 2013-2014 dans une ambiance de folie créée par les supporters usmistes, venus assister en masse à cette dernière sortie de leurs joueurs, en présence du ministre des Sports, Mohamed Tahmi, du président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, du patron de la Ligue de football professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj, du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, et d’autres personnalités politiques et sportives. Cette rencontre a été avancée à jeudi pour permettre aux Sétifiens de préparer au mieux leur second match de Ligue des champions d’Afrique face aux Tunisiens du CS Sfaxien, dimanche à 20h au stade 8-Mai-1945, à Sétif. Les sept autres rencontres de la 30e et dernière journée se dérouleront aujourd’hui à 17h. Le plus important d’entre ces matches est sans doute celui qui opposera le CS Constantine à la JS Kabylie. Les Canaris tenteront de terminer la saison en beauté, après avoir déjà assuré leur place en Ligue des champions d’Afrique la saison prochaine. L’autre rencontre décisive sera celle qui mettra aux prises le MC El Eulma au MC Alger. Les Mouloudéens voudront bien décrocher une place qui leur permettra de jouer la Coupe arabe, mais leur sort n’est pas entre leurs mains, et l’USMH est l’équipe qui est la plus proche de cette quatrième place.
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Printemps, le dernier-né de Rachid Boudjedra, ne déroge pas à la règle. A l’instar des autres œuvres de l’écrivain, Printemps fera certainement couler beaucoup d’encre. Sa sortie est indéniablement un événement littéraire. Rachid Boudjedra choisit délibérément de parler d’une minorité dans sa société. Les homosexuels. Bannis ou honnis, ces derniers existent pourtant. Le débat mérite d’être posé et Boudjedra, avant-gardiste, comme dans toutes ses précédentes œuvres, choisit d’aborder ce sujet encore tabou. Paru au mois d’avril en France aux éditions Grasset, ce roman, qui sera édité prochainement en Algérie par Barzakh, sera indéniablement l’évènement littéraire de l’été.

Elle s’appelle Teldj – « neige » en arabe - elle est Algérienne, professeure de littérature dans son pays et ne fait pas mystère de son homosexualité. C’est l’héroïne du roman de Rachid Boudjedra. Une femme, encore une, pour briser les tabous dans une société qui risque d’imploser à force d’en emmagasiner. Teldj est donc une jeune femme trentenaire, ancienne championne olympique, enseigne la littérature arabe à l’université. Teldj n’est pas une marginale. Elle est cultivée et distinguée et n’en cache pas pour autant son attirance pour les femmes. « Depuis mon viol, j’ai toujours voulu fuir », affirme Teldj. C’est avant tout pour cette raison qu’elle s’est mise à courir. Au point de devenir, à force d’abnégation, une championne du 400 mètres haies. Fuir l’Algérie aurait été une solution quand elle apprit la mort de sa mère, assassinée par des islamistes fondamentalistes. La fuite de Teldj a, surtout, été une fuite dans les livres et le vaste monde de la science. 1,79 m n’est pas une taille anodine chez une femme algérienne. Cette femme, dotée de ces capacités physiques, ne manque pas d’esprit. Teldj allie un esprit libre dans un corps sain. Sa distinction culturelle, elle la doit, sans le moindre doute, à son père. Mathématicien et philosophe, Salim a initié sa fille très tôt aux préceptes de sa religion. Salim ouvre les yeux de sa fille sur l’islam des Lumières, qui fut d’abord tolérant, avant d’être conquérant. Très tôt, Salim a fait découvrir à sa file le célébrissime sociologue maghrébin Ibn Khaldoun et le grand poète abbaside Bachar Ibn Bourd. Chose qui ne l’empêche pas aussi de lui faire connaître le rabbin andalou Moïse Maïmonide. Pourtant, Salim est loin d’être un religieux. Il se définit comme marxiste et laïque, notion au nom de laquelle il a rejoint, au plus fort des attentats perpétrés par les Groupes islamiques armés (GIA), les rangs des organisations citoyennes qui ont résisté au terrorisme sanguinaire. Militant anticolonialiste de la première heure, Salim transmet donc à sa fille Teldj cet esprit de rébellion et de résistance. Dans ce nouveau roman, Rachid Boudjedra donne vie à un narrateur qui semble vouloir transmettre le flambeau du combat à une nouvelle génération guettée par le renoncement et le choix de la facilité et du confort quel que soit le prix. Alger a encore un long chemin à franchir avant que n’éclosent les fleurs d’une nouvelle renaissance. Aussi, Teldj la professeure de langue et de civilisation arabes devint le Ibn Batouta au féminin. Son métier lui permet de beaucoup voyager et de multiplier ses conquêtes féminines. Le viol commis sur elle par un vieux satyre dans le fournil d’une boulangerie quand elle avait sept ans a été déterminant dans son orientation sexuelle. Sa compétence et son érudition lui font décrocher un poste d’enseignante à Shanghai. La découverte de l’empire du Milieu fait accroître en elle le désir de tout connaître de cette grande civilisation. Teldj s’interroge sur le devenir politique de l’Algérie et sur les rendez-vous manqués avec l’Histoire. Elle s’interroge aussi sur la démobilisation générale et l’abandon des rêves. C’est donc dans cet Alger du renoncement que Teldj fait l’apprentissage de la vie. Traumatisée par un viol subi enfant et peu de temps après par l’assassinat de sa mère pendant la décennie noire à la fin du siècle dernier, Teldj assiste lucide et horrifiée à l’émergence de l’obscurantisme et de la sauvagerie islamistes dans tout le Moyen-Orient, à la faveur du « prétendu » printemps arabe. Boudjedra ne cache pas son aversion envers ces mouvements qui ont secoué les pays arabes dès l’hiver 2011 et qui sont venus à bout de Ben Ali et de Moubarak, mais qui ont aussi plongé la Libye et la Syrie dans un chaos indescriptible. Teldj ne peut s’empêcher de comparer les émeutes d’octobre 1988, qui ont mené l’Algérie à la guerre civile, et les révoltes arabes de 2011, dont l’échec flagrant a remis le pouvoir aux intégristes face à l’incompréhension et à l’impuissance des Occidentaux : un mauvais remake du scénario algérien des années 1990. C’est du moins la vision de l’auteur. A travers ce roman puissant et âpre, plein de remous et de fureurs, c’est tout un siècle dévasté par les guerres et malmené par le progrès (1914-2014) que Teldj passe au fil de l’histoire et de sa falsification. Rachid Boudjedra ne peut cacher sa répulsion et son aversion de ce qu’est devenu le monde arabo-musulman. Dans ce roman fort original, l’auteur a certainement voulu soulever une nouvelle polémique et bousculer l’ordre établi et rejeter le fait accompli. Le nouveau roman reste fidèle au style de l’auteur. Une écriture simple, exigeante et poétique. Boudjedra n’a pas été chiche. Il a gratifié ses lecteurs de nombreux textes anciens pour rafraîchir les mémoires et rappeler ce qu’était ce monde arabe en lambeaux aujourd’hui. Boudjedra rappelle à ses lecteurs et à ceux qui massacrent tout au nom de la religion à travers des textes puisés dans le patrimoine universel, et particulièrement en relation avec l’âge d’or de la civilisation arabo-musulmane, ce qu’était la religion des Lumières. Généreux, Rachid Boudjedra offre aux lecteurs une approche différente de l’histoire. Une version universelle contemporaine très originale. Printemps est indéniablement un roman qui croise l’essai et le récit pour mieux transmettre aux lecteurs des idées nouvelles. Printemps s’inscrit certainement dans la continuité de La Répudiation et Le Désordre des choses. Printemps est certainement l’évènement littéraire de l’été. A lire absolument dès sa parution sur les étals des libraires. Printemps, Rachid Boudjedra, Grasset, 304 pages

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Les athlètes algériens sont entrés en lice dans trois disciplines : natation, haltérophilie et tennis de table, hier, vendredi, à Gaborone, pour le compte de la première journée des 2e jeux Africains de la jeunesse (JAJ-2014) qui se déroulent au Botswana du 22 au 31 mai. Six nageurs, dont trois filles, deux haltérophiles et deux pongistes entreraient donc en compétition dans ce rendez-vous sportif auquel prennent part quelque 2500 athlètes de 54 pays, âgés de 15 à 18 ans. En natation, l’enjeu était grand puisque les concurrents se disputent à la fois les titres continentaux et les billets de qualification pour les jeux Olympiques de la jeunesse, prévus en août prochain en Chine. L’entraîneur de la sélection algérienne de natation, Amine Yadi, s’est dit « optimiste » quant aux chances de ses nageurs de décrocher des podiums à Gaborone. « Nos nageurs sont prêts pour entamer la compétition », a déclaré Yadi, ajoutant qu’il visait « au moins trois podiums ». De son côté, l’entraîneur de la sélection algérienne d’haltérophilie, Azzedine Basbas, engagé avec deux athlètes (Ikram Cherrara 61 kg et Samir Fardjallah 62 kg), compte remporter au moins une médaille. En tennis de table, l’Algérie est représentée lors de la première journée par les pongistes Sannah Lagsir et Yanis Douifi. La délégation sportive algérienne est présente à Gaborone avec 75 athlètes dans 13 disciplines : karaté (12), judo (4), athlétisme (19), boxe (5), haltérophilie (2), canoë-kayak (1), aviron (3), natation (7), tennis de table (2), badminton (2), escrime (6) et basket-ball (8). Les Algériens se donneront certainement à fond pour tenter de revenir avec le maximum de médailles, mais, et cela est le plus important, avec des billets pour les jeux Mondiaux de la jeunesse. Le COA a mis tous les moyens à la disposition des athlètes pour réussir ces Jeux.n

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Après une période de sécheresse qui s’est étalée sur plusieurs semaines, les pluies arrivent au mauvais moment. En effet, si l’on en croit les prévisions météo du Centre nord-américain des prévisions météo, les régions situées au centre et à l’est du pays seront à partir de ce soir au rendez-vous de forts orages accompagnés de pluies qui pourraient être assez fortes localement.

Les localités qui seront touchées par cette perturbation sont les wilayas de Médéa, Blida, Alger, Boumerdès, Bouira, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Sétif et Jijel. Le cumul des précipitations pourrait atteindre 40 mm en l’espace de 12 heures. En conséquence, le risque d’inondations n’est pas à écarter dans ces régions. Cette situation est le résultat d’un conflit de masse d’air chaud qui remonte du Sud et une autre froide venue de Méditerranée accompagnée d’une baisse de pression atmosphérique. Pour les températures, elles se situeront aujourd’hui et demain entre 24 et 25°C sur les côtes et entre 26 et 27°C sur les Hauts-Plateaux. Le ciel se dégagera le lundi, mais pas pour longtemps, puisque le temps instable sera de retour mardi pour deux jours. Il s’agit d’averses de pluie avec des températures proches des moyennes saisonnières. L’arrivée des pluies à la fin du mois du mai impacte négativement beaucoup de récoltes, notamment l’abricot, les olives, les cerises et les figues. Les céréales pourraient également être affectées. Pour les céréales, les spécialistes s’attendent à une récolte catastrophique cette année, en raison de la sécheresse qui a sévi tout au long du printemps et une bonne partie de l’hiver. Elle a touché l’ensemble des wilayas du Nord. Des agriculteurs dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj demandent déjà à l’Etat de déclarer leur wilaya zone sinistrée, et ce, en vue de bénéficier des indemnités prévues par la loi dans ces circonstances. Ainsi, l’Etat sera obligé de recourir davantage à l’importation pour faire face à la forte demande interne en céréales. A noter également sur ce point que la facture des importations de blé a enregistré une hausse de 11,5% au terme des quatre premiers mois de cette année. Ces importations ont coûté 780,73 millions de dollars à l’Algérie, contre 702,41 millions de dollars à la même période l’année dernière. Il faut noter qu’une grande partie de la facture des importations de blé de cette année a été consacrée aux importations de blé tendre, qui se sont élevées à 1,825 million de tonnes et ont coûté 557,08 millions de dollars au pays.

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Les actions de volontariat menées par le mouvement associatif qui travaille sur les localités du littoral algérien pour nettoyer les plages s’intensifient à mesure que la date officielle d’ouverture de la saison estivale approche. C’est le même rituel, chaque année en pareille saison. Il n’est pas propre aux Algériens, tout le pourtour du bassin méditerranéen se met à cette corvée sur les plages et jusqu’aux fonds marins. Cette activité concertée entre les associations écologiques sur la mer Méditerranée s’est installée depuis de longues années. A l’exemple de «Clean-up the Med» («Nettoyons la Méditerranée»), à partir d’un slogan lancé par Legambiente, organisation écologique italienne, et repris, depuis 1995, par l’Association écologique de Boumerdès (AEB), dont le siège, directement sur la plage, lui permet de surveiller, sur une longueur de 120 km, l’état de l’environnement de la portion de côte algérienne comprise dans la wilaya de Boumerdès. De toutes les atteintes que subissent les plages, les déchets jetés négligemment sur le bord ou dans l’eau ne sont pas les plus dangereux. L’extraction illicite du sable de mer concerne aussi l’AEB, bien que ce fléau ne soit, malheureusement, pas spécifique à la wilaya de Boumerdès, il affecte toutes les plages du pays, et même les lits d’oueds. Mais, aujourd’hui, samedi 24 mai, c’est le rendez-vous annuel de « Clean-up the Med ». L’AEB a choisi de nettoyer la plage Est (ex-Rocher noir) de Boumerdès. C’est sa façon de remplir son devoir d’association citoyenne en direction des jeunes et des enfants pour la sensibilisation, l’éducation et la formation, en matière de protection de l’environnement. Les adhérents à l’AEB et les citoyens volontaires, notamment les enfants et les jeunes, qu’elle pourra mobiliser - tout dépend de ses capacités de persuasion - vont donc se retrouver sur cette plage afin de retirer toutes sortes d’ordures qui l’envahissent avec l’espoir que cette action produise son effet de sensibilisation chez tous ceux qui, inconsciemment, contribuent à aggraver l’état de pollution de la côte. Evidemment, il est plus efficace de faire en sorte que personne ne jette les ordures sur la plage. Cela s’appelle l’action de prévention pour la réduction des déchets. Mais elle implique trop d’acteurs qui ne sont pas toujours disposés à faire l’effort nécessaire dans ce sens. La leçon est valable pour tout le littoral algérien, et aussi certainement pour le reste de la côte méditerranéenne. Pour s’en convaincre, il suffit de prendre connaissance du véritable réquisitoire fait par l’ONG Expédition MED (Méditerranée en danger), qui, depuis 2009, lance les alertes sur cette grande poubelle qu’est devenue la «Grand Bleue». On apprend ainsi que «les pêcheurs marocains remontent dans leurs filets 40% de détritus pour 60% de poissons». Cette ONG attire l’attention sur les conséquences environnementales de la pollution marine, particulièrement par les déchets plastiques, mais qui présente aussi des risques économiques et sanitaires. « Si la Grand Bleue devient une gigantesques soupe de plastique, les quelque 300 millions de touristes accueillis annuellement sur ses rivages s’en détourneront, pour le plus grand malheur des communes balnéaires, et la profession des marins-pêcheurs, déjà sinistrée, sera encore plus gravement impactée », avertit Expédition MED.

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Alors que la campagne présidentielle s’est achevée hier dans l’indifférence générale des Egyptiens tant la victoire du désormais ex-maréchal Al Sissi est attendue par tous, l’armée égyptienne continue sa guerre contre le terrorisme en multipliant les opérations dans le Sinaï afin de déloger les groupes terroristes qui y trouvent refuge en raison de sa taille et de son relief qui permet aux djihadistes de s’y réfugier sans craindre d’être en permanence traqués, et ce, en raison de son relief escarpé et peu amène à la prospection. Pourtant, les autorités égyptiennes ont annoncé hier la mort d’un chef du groupe djihadiste Ansar Beit Al Maqdess (littéralement, partisans de Jérusalem), Shadi El Menei, ainsi que de trois autres membres du même groupe, au cours d’une opération menée par l’armée. Le groupe avait déjà revendiqué plusieurs attaques terroristes dans le pays du Nil en réaction à la destitution du président islamiste Mohamed Morsi le 3 juillet dernier. Les autorités égyptiennes ont, par ailleurs, expliqué que les militaires ont ouvert le feu sur ce chef djihadiste et ses trois hommes alors que ceux-ci avaient prévu d’organiser une attaque contre un gazoduc, attaque qui a donc été neutralisée. Les efforts de l’armée égyptienne dans sa lutte contre le terrorisme répondent à une volonté de l’éradiquer par les autorités de transition que contrôlent de facto Abdel Fatah Al Sissi, nouvel homme fort de l’Egypte et candidat à l’élection présidentielle dont il est le grandissime favori. Campagne électorale D’ailleurs, la campagne électorale en Egypte s’est achevée hier sans que celle-ci n’aie particulièrement attiré les foules tant l’issue de ce scrutin semble inéluctable pour les Egyptiens. La méthode offensive actuellement adoptée par l’armée égyptienne répond à la promesse d’Al Sissi de faire de la lutte contre la menace terroriste dans le pays la pierre angulaire de son action politique en cas de victoire. Il avait même déclaré que le terrorisme serait éradiqué dans le pays « en l’espace de deux ans ». Celui qui a été tour à tour à la tête de l’armée égyptienne puis du ministère de la Défense est connu pour ses positions fermes et intangibles en matière de lutte antiterroriste, ce qui semble rassurer les Egyptiens en dépit de sa proximité avec l’institution militaire, laquelle reprend la place qui était sienne sous Hosni Moubarak, au centre de la vie politique. Le pays est plongé dans une profonde crise économique dont la résolution passe par une restauration d’une situation sécuritaire optimale, et à cet égard, Al Sissi semble actuellement être celui qui donne le plus de garanties pour mener à bien cette mission dans une élection présidentielle semi-ouverte, où son seul concurrent, le leader de gauche, Hamdeen Sabbahi, souffre de l’image d’éternel opposant qu’il a au pays du Nil. Al Sissi, qui se voit comme nouveau raïs du pays, n’a même pas eu besoin de véritablement faire campagne pour obtenir cette place de favori au scrutin qui aura lieu les 26 et 27 mai prochains. Les Egyptiens de l’étranger, qui ont voté la semaine dernière, ont, quant à eux, plébiscité Al Sissi à 94,5%.
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La ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Dalila Boudjemaâ, a mis l’accent, jeudi à Oran, sur le plan d’action national spécifique à la protection de l’environnement, affirmant que « cette mission est soutenue par tous les programmes de développement ». « La politique nationale de protection de l’environnement est répartie sur tous les programmes de développement, tous secteurs confondus », a précisé la ministre dans une déclaration à la presse, en marge de sa visite de travail coïncidant avec la célébration de la Journée internationale de la diversité biologique. « La dimension environnementale est prise en considération dans l’ensemble des programmes de développement initiés par le président de la République », a-t-elle souligné, faisant valoir l’intérêt de cette démarche également confortée par des actions de sensibilisation et de formation. « L’éducation environnementale est au cœur de la politique stratégique menée dans ce domaine », a indiqué Mme Boudjemaâ, qui a entamé sa visite de travail en donnant le coup d’envoi de l’opération d’aménagement des îles Habibas, situées à quelques kilomètres au large du littoral oranais. Le lancement de cette opération coïncide avec la célébration de la Journée internationale de la diversité biologique qui se tient cette année sous le thème « Biodiversité insulaire » retenu par les Nations unies. Confiés à une société mixte algéro-espagnole, les travaux d’aménagement de l’archipel des Habibas font suite à une étude écologique propre à cette réserve marine de 42 hectares qui se distingue par la richesse de son patrimoine faunistique et floristique. Mettant en relief l’importance de la valorisation des Habibas et des autres îles algériennes d’intérêt écologique, la ministre a cité, parmi les objectifs ciblés, « le développement de l’écotourisme, la promotion de la pêche durable et la création d’emplois dans les métiers verts ». L’archipel des Habibas bénéficie, a-t-elle rappelé, d’un statut de protection national depuis 2003 et du statut d’Aire spécialement protégée d’importance méditerranéenne (ASPIM) au titre de la Convention de Barcelone (2005). Au cours de sa visite de travail à Oran, Mme Boudjemaâ s’est également rendue dans la zone humide de Dayet El Morsli (140 ha), à la sortie sud de la ville d’Oran, où elle a annoncé le lancement d’une étude d’aménagement visant à en faire un espace de sensibilisation et de détente au profit des citoyens. La ministre a procédé, en outre, à la pose de la première pierre des travaux de réalisation de plusieurs structures, dont un musée du littoral dans le quartier historique de Sidi El Houari, une maison de l’environnement à haï Akid-Lotfi (côté Est d’Oran) et un jardin citadin sur le prolongement du Front de mer. (Source : APS)

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