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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 25 mai 2014

L’opérateur télécoms Djezzy pourrait ne pas tenir les délais qu’il s’est fixés pour lancer son réseau 3G et s’engage de ce fait dans une course contre la montre « réglementaire ».

Bien que, pour l’instant, seuls les employés de Djezzy profitent des premières balises 3G installées à titre expérimental, VimpelCom a adressé une correspondance à sa filiale algérienne dans laquelle elle lui signifie sa désapprobation de la configuration décidée pour son réseau 3G, l’invitant à se mettre «aux normes» et «à se conformer aux critères techniques du groupe» en la matière. Cette décision intervient au moment où l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) a validé le dossier des offres 3G présentées par Djezzy, lui donnant son quitus pour les commercialiser. Cependant, si Djezzy doit retarder une nouvelle fois le lancement et le déploiement de son réseau 3G, cela risque de le mettre en porte-à-faux avec ses obligations contractuelles. Selon les dispositions réglementaires contenues dans le cahier des charges, un opérateur est tenu de lancer et de déployer son réseau dans les six mois qui suivent l’attribution d’une licence télécoms, 3G dans le cas qui nous concerne. Djezzy, qui a obtenu sa licence en date du 3 décembre dernier – date de publication du décret portant attribution de la licence 3G – n’a plus que le mois de mai pour lancer son réseau dans la mesure où, une nouvelle fois, les délais de jouissance sont décomptés à compter du jour de publication au Journal officiel du texte réglementaire octroyant la licence au titulaire. Si fin mai Djezzy ne déploie pas son réseau ni ne lance ses offres commerciales, il sera sous le coup de l’article 35 du la loi télécoms (n° 2000 – 03) qui dispose que « lorsque l’opérateur bénéficiaire de licence d’établissement et d’exploitation de réseaux publics ne respecte pas les conditions qui lui sont imposées par les textes législatifs et réglementaires, l’Autorité de régulation le met en demeure de s’y conformer dans un délai de trente jours ». Le cas contraire, il s’expose à un retrait pur et simple de la licence pour «mauvais usage». Evidemment, Djezzy n’en est pas encore là, mais c’est une situation inextricable à laquelle il fait face ; en dépit d’une «sortie de crise» salvatrice depuis que le groupe propriétaire est arrivé à un accord de vente avec le gouvernement algérien, au titre de son droit de préemption qu’il a exercé sur Djezzy, qui représente 8% du chiffre d’affaires total de VimpelCom, 22,5 milliards de dollars en 2013, et 11% en termes de marges bénéficiaires (EDIBTA), qui se sont établis à la même date à 9,6 milliards de dollars.

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«La stratégie américaine liée aux pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord n’a pas pour objectif de déstructurer l’Algérie comme elle l’a fait en Irak, mais souhaite plutôt faire de notre pays le gendarme du Maghreb et du Sahel ». C’est du moins ce que pensent les experts ayant animé hier une conférence à l’initiative du quotidien El Moudjahid.

Tewfik Hamel, chercheur spécialiste en histoire militaire, Saïda Bédar, chargée de recherche au Centre d’analyse et de prévision des risques internationaux et avec eux, en guise de modérateur, Daho Djerbal, chercheur en histoire, ont indiqué, chacun avec ses mots, que ce qui s’est passé ces dernières années dans la région du Moyen-Orient et en Afrique du Nord a été préparé il y a au moins vingt ans par les experts américains. Les Printemps arabes et les troubles que connaissent les pays de la région sont les résultats d’un travail minutieux élaboré par les spécialistes américains qui souhaitent garantir aux Etats-Unis le contrôle de cette région en lui donnant la possibilité d’accéder à n’importe quelle région du monde à travers leurs bases militaires ou leurs relais politiques locaux. Selon Tewfik Hamel, les Etats-Unis souhaitent faire de l’Algérie un allié de premier ordre dans la région en lui confiant deux rôles : ceux d’un Etat pivot et d’un Etat tampon. « Le rôle d’un Etat pivot, du point de vue des Etats-Unis, se caractérise essentiellement par la lutte contre le terrorisme dans la région du Maghreb et du Sahel. Son rôle d’Etat tampon rend service essentiellement aux alliés européens des Etats-Unis en faisant barrage à l’immigration clandestine », explique-t-il. Il fera remarquer que le choix des Etats-Unis s’est porté sur l’Algérie, car c’est un pays qui « dispose de moyens financiers importants et d’une armée relativement forte ». Les Etats-Unis veulent aller plus loin « en faisant de l’Algérie leur bras droit dans la région, même si l’Algérie résiste à cette pression pour des raisons liées à sa souveraineté », poursuit-il. Selon Mme Bédar, la volonté des Etats-Unis d’étendre son hégémonie sur le monde répond à une logique économique, mais ne se résume pas à son appétit pour le pétrole. Pour Mme Bédar, « les Etats-Unis n’ont jamais eu besoin de pétrole et leur orientation nouvelle vers les gaz de schiste n’en est pour rien ». Elle estime que « les Américains veulent contrôler les sources d’approvisionnement d’énergie de ses adversaires et de ses alliés pour en restreindre l’accessibilité aux uns et la garantir aux autres ». Evoquant l’exemple de l’Irak, l’analyste informera que « les grandes compagnies pétrolières américaines ne sont pas présentes dans ce pays dans le domaine de l’exploitation, mais activent plutôt dans la réalisation d’infrastructures d’extraction et dans la prospection. De cette manière, aucune compagnie ne peut intervenir dans ce pays sans passer par elles ». Evoquant les troubles que connaît le Mali et la Libye, Tewfik Hamel a estimé que « les effets sur l’Algérie sont inévitables et c’est pour cette raison que notre pays doit fournir davantage d’effort pour sécuriser ses frontières et combattre la circulation illégale des armes». Notons, enfin, que la conférence animée par les trois experts a eu également pour objet de présenter le dernier numéro de la revue d’études et de critique sociale Naqd dont laquelle ils interviennent.

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Après la visite de la présidente du Conseil de la Fédération de Russie, la chambre haute du Parlement russe, Valentina Matvienko, en Algérie, c’est au tour d’une délégation d’hommes d’affaires russes conduite par le Conseil d’affaires arabo-russe qui séjourne depuis hier jusqu’au 30 mai à Alger pour prendre part à la 4e édition de la Semaine d’affaires russe.

Il n’y a pas longtemps, la présidente du Conseil de la Fédération de Russie, la chambre haute du Parlement russe, Valentina Matvienko, était à Alger. Une visite qui a permis, entre autres, de faire le bilan des relations bilatérales entre l’Algérie et la Russie, et faire le point sur ce qui se passe dans le monde. Une visite dont le but essentiel est de renforcer les relations parlementaires µalgéro-russes, de valoriser une coopération bilatérale hautement historique. Une coopération qui ne sera que plus concrète avec la visite, à partir d’hier, d’hommes d’affaires russes. Après la diplomatie donc, place au business. A l’instar des autres pays européens, la Russie est consciente de l’importance du marché algérien en plein construction. Elle ne peut qu’être attirée par les mégaprojets en chantier lancés ou sur le point de l’être par l’Algérie, en quête de savoir-faire et de nouvelles technologies. La délégation russe justement, qui séjournera à Alger jusqu’au 30 mai, regroupe plusieurs entreprises versées dans des secteurs phares, à savoir l’énergie et les hydrocarbures, le nucléaire, les mines, l’industrie mécanique et véhicule, ainsi que le bâtiment, les travaux publics et les machineries de construction BTP. Les opérateurs russes, dont la délégation est conduite par le Conseil d’affaires arabo-russe, prendront part à la 4e édition de la Semaine d’affaires russe à Alger, un événement qui se tient annuellement depuis 2010 dans le but d’établir de nouveaux contacts et de mettre en place les bonnes conditions pour les signatures d’accords commerciaux et la création de coentreprises. Dans un communiqué rendu public, la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci) a précisé qu’à l’occasion de cette visite, un forum d’affaires algéro-russe sera organisé le 28 de ce mois à l’hôtel Hilton. «Ce forum constitue une plateforme idéale de réseautage pour les hommes d’affaires et entreprises des deux pays, permettant d’explorer les opportunités potentielles dans des secteurs stratégiques, et vise à contribuer efficacement au développement continu des relations économiques bilatérales », assure la Caci dans son communiqué. Intensifier également les échanges commerciaux, ou plutôt les « équilibrer », comme a souhaité à maintes reprises le président du Conseil d’affaires algéro-russe, Abdelkader Taieb Ezzraimi. D’ailleurs, c’est la mission principale de ce conseil d’affaires créé en 2004 par décision présidentielle. Les importations algériennes de la Russie sont en hausse, en effet, par rapport à ses exportations. Des efforts pourtant sont fournis pour faire connaître certains produits algériens en Russie, qui peuvent faire face à la concurrence internationale. Des produits hors hydrocarbures évidemment, car l’énergie demeure, jusqu’à présent, le produit principal importé de l’Algérie par la Russie. Notons que les échanges commerciaux entre l’Algérie et la Russie sont estimés à 3 milliards de dollars environ en 2013.

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25 joueurs au lieu de 30 ont été retenus par le sélectionneur national Halilhodzic au stage préparatoire pour les deux prochains matchs amicaux face à l’Arménie et la Roumanie. Et pour cause, le coach national a préféré écarter du stage cinq réservistes par crainte des blessures qui peuvent être enregistrée et de les garder au chaud pour l’heure. L’Equipe nationale se prépare très sérieusement au centre des équipes nationales de Sidi Moussa, pour être au rendez-vous du Mondial, en abordant cette dernière ligne droite qui reste très importante pour les Verts. Les 25 joueurs retenus par le sélectionneur national sont animés tous de bonne volonté et tentent d’être au rendez-vous lors de cette préparation pour les deux prochains matchs amicaux face à l’Arménie et la Roumanie, mais surtout - et cela est le plus important - pour cette Coupe du monde, dont le coup d’envoi est prévu dans moins de 20 jours. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a aucun joueur blessé parmi l’effectif, puisque tous les joueurs s’entraînent normalement et cela a de quoi soulager Halilhodzic. Ce dernier, qui a décidé d’emmener avec lui 25 joueurs au CTN de Sidi Moussa, avait songé au départ prendre les 30 présélectionnés, mais pour plusieurs raisons, il a finalement décidé de laisser les cinq réservistes  que sont Kadir, Boudebouz, Khoualed, Karaoui et Djebbour loin du groupe. Selon des indiscrétions, c’est par crainte de blessures que Vahid a préféré ne pas retenir les cinq réservistes pour ce stage de Sidi Moussa. Le technicien bosnien a estimé qu’en raison du grand enjeu qu’il y a au bout (participation à un Mondial), des joueurs pouvaient se montrer agressifs dans leurs entraînements et cela amènerait certainement des blessures, qui pourraient dès lors se révéler fatales. Par ailleurs, le sélectionneur national estime qu’il est difficile de préparer un match avec un effectif qui comprend 30 éléments. Sur le plan humain et de gestion du groupe, il est aussi plus facile de sacrifier au final deux joueurs que sept. La déception serait plus grande et pourrait amener une cassure dans le groupe. Ainsi, il est préférable pour lui de trancher maintenant au lieu d’attendre le prochain stage de Suisse comme cela devait être le cas.

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Ils étaient tous là hier : les enfants accompagnés de leurs parents, les amoureux de la nature, les Scouts musulmans algériens, les bénévoles, les plongeurs et autres curieux attirés par l’ambiance qui régnait sur la plage de Hadjret Enouss où était organisée une grande opération de nettoyage aussi bien de la plage que des fonds marins.

Les éboueurs de la mer ont, pour la cinquième année consécutive, planté le décor à Tipasa en se déplaçant vers la partie ouest de la wilaya qui se distingue par des plages d’une grande beauté et plus ou moins protégées de la pollution tellurique. Les animateurs de cette journée de nettoyage organisée chaque année à la veille du lancement du plan bleu marquant l’ouverture de la saison estivale (1er juin) ont opté, cette fois, pour la plage de la coquette ville de Hadjret Ennous où régnait une ambiance bon enfant en cette belle journée d’été. Lancée dans le cadre du programme de protection de l’environnement et de l’opération les éboueurs de la mer de la radio Chaîne 3, ainsi que du plan d’action du mouvement associatif local, cette opération a mobilisé hier des centaines de jeunes sur la plage de Hadjret Enouss qui se distingue par la propreté et qui reçoit des centaines de familles et  de visiteurs durant l’été. Les participants à cette journée de sensibilisation des jeunes sur des éco-gestes tels que la collecte et le tri des déchets et la mobilisation contre la saleté sur les plages (devenue omniprésente en raison du manque de civisme de la majorité des estivants), munis de râteaux, de gants, de pelles et autres sacs, ont ratissé la plage en ramassant les ordures et autres détritus ainsi que leur tri par catégorie de matériaux. Les responsables de la wilaya étaient de la partie au cours de cette journée de sensibilisation qui vient en complément aux efforts des pouvoirs publics qui dépensent chaque année 120 millions de dinars pour la préparation de la saison estivale en particulier au niveau des 43 plages ouvertes à la baignade. Les communes bénéficient également chaque été de chantiers de nettoyage organisés dans le cadre du programme Blanche Algérie du ministère de la Solidarité nationale qui a accordé à la wilaya plus de 100 projets. L’animatrice de la radio locale, la dynamique Assia Ayad, qui émettait en direct de la commune, n’a pas manqué de sensibiliser les citoyens sur la protection de l’environnement et d’inciter les familles des communes environnantes à venir prêter main forte dans cette opération qui concerne tout le monde, à commencer par les habitants de la collectivité locale. La directrice du tourisme de la wilaya était là également en espérant un tant soit peu sensibiliser les enfants et leurs parents surtout, ainsi que le directeur des radios locales qui a expliqué que l’opération éboueurs de la mer lancée par la radio nationale en est à sa dixième année avec, chaque année, une adhésion de plus en plus grande des jeunes.

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Malgré la volonté affirmée des responsables de la santé publique d’améliorer la prise en charge des malades dans les hôpitaux, les services des urgences semblent enlisés dans une crise durable.

Des salles d’attente bondées de monde, des patients allongés sur des brancards… Ce sont là quelques images qui symbolisent la crise dans ce service. Nous sommes au service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital Mustapha-Pacha, à Alger. Plusieurs malades allongés sur des brancards attendent toujours. Amine est en colère, son père qu’il accompagne, n’est pas encore pris en charge. « Mon père a fait une chute assez grave. A mon arrivée, j’étais surpris de constater qu’il est toujours allongé sur un brancard sans aucune prise en charge », a-t-il déploré au micro de la Chaîne III de la Radio nationale. Pis, diabétique qu’il est, on n’a même pas daigné lui vérifier sa glycémie. « Chose qui nous a contraints à acheter un glucomètre », a-t-il ajouté, estimant, en outre, que c’est « à la famille d’accomplir le rôle du personnel médical ». « Voir mon père dans cet état - et tant d’autres malades - c’est la dignité humaine qui est tout bonnement bafouée », a laissé entendre Amine. Un peu plus loin, une dame est sous le choc. Son époux également n’a pas été pris en charge. « Mon époux est hypertendu, diabétique ; de plus, il fait tous ses besoins sur lui. C’est à ne rien comprendre », s’est-elle offusquée. Les responsables, eux, tentent, comme à chaque fois, de justifier l’injustifiable. Interrogé, le responsable des urgences, le docteur Guichouch, affirme que si le malade en question n’a pu être hospitalisé, cela est à imputer au manque de lits. « Notre service ne dispose pas d’assez de lits pour toute la population algéroise. Cela relève de l’impossible », a-t-il déclaré. Même « excuse » avancée par le directeur de l’hôpital Mustapha-Pacha, Mohamed Chouachi. Ce dernier affirme : « Le peu de lits dont nous disposons sont vite occupés et la meilleure solution serait d’ouvrir d’autres services des urgences, car celui de l’hôpital Mustapha-Pacha, pris d’assaut par les Algérois et des malades venus de l’intérieur du pays, est vite submergé. » Selon lui, le nombre de lits est insuffisant, y compris pour la réanimation. Manque de lits, malades renvoyés et manque de consommables… Telle est la situation prévalant dans nos hôpitaux. Pourtant, un protocole d’accord a été signé récemment à Alger entre le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et le groupe américain General Electric (GE), portant sur l’amélioration des prestations au niveau des services des urgences, dans quatre CHU de la capitale. Le responsable à l’international de GE Medical, John Dineen, a fait savoir que les équipes de son groupe, réparties dans les quatre CHU, à savoir Mustapha-Pacha, Beni Messous, Bab El Oued et Nafissa Hamoud (Hussein Dey), comptaient échanger leur savoir-faire avec leurs homologues algériens. En attendant que le discours se traduise par des actes, le malade, quant à lui, continue de souffrir à cause d’une mauvaise politique à revoir impérativement.

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L’abattoir communal de la ville de Guelma, construit à la fin des années 1970, est dans un état lamentable. Les chambres froides sont à l’arrêt, l’incinérateur est en panne, l’eau courante fait défaut… ! L’hygiène, censée être la priorité des priorités dans ces lieux, est inexistante. Etanchéité défectueuse, robinets à sec, manque de personnel d’entretien et d’eau chaude (nécessaire pour le nettoyage des lieux et des abats), manque de crochets pour suspendre les carcasses… sont autant de carences constatées au sein de cet abattoir depuis plusieurs années, et ce, en dépit des requêtes adressées aux différents responsables de la wilaya. La structure est très convoitée au quotidien par des particuliers et aussi par des fournisseurs de viandes rouges, notamment ceux travaillant avec l’armée et autres administrations. Lors de notre visite des lieux, la première chose qui a attiré notre attention est la couleur rougeâtre du sol (présence de flaques de sang) ainsi que du nombre considérable de chats qui y circulaient en toute quiétude, alors que des rongeurs et des chiens errants ont même pu pénétrer les lieux, dit-on. La faïence posée sur les murs de l’abattoir est à la fois dégradée et encrassée. Les portes ainsi que le mobilier de bureau métallique sont rouillés. Un bon éclairage, indispensable pour un bon contrôle quotidien de la viande et des abats, est absent. Sur place, à l’occasion de deux visites, nous n’avons trouvé aucun responsable habilité à nous donner des informations. Toutefois, selon un récent rapport établi par des élus lors de la dernière session de l’APW, et dont le wali a été destinataire, les risques et les anomalies sont permanents dans l’abattoir en question et peuvent facilement provoquer des intoxications et des zoonoses engendrées par le manque d’hygiène. Ce sont surtout les égorgeurs, qui y travaillent au noir, qui demeurent les plus exposés aux maladies. Même la roulette d’estampillage, comportant le numéro d’agrément et la mention « inspection vétérinaire », est défaillante. Le label prouvant la bonne qualité de la viande inspectée est souvent non lisible. Dans ce sens, les bouchers peuvent facilement être « sanctionnés » sous prétexte qu’ils vendent de la viande de provenance douteuse (abattage clandestin), alors que c’est l’illisibilité du cachet qui en est la cause. Toujours selon le même rapport, le sol de l’abattoir est endommagé en plusieurs endroits et demeure glissant, chose qui peut constituer un danger pour ceux qui fréquentent les lieux. Les vestiaires et les sanitaires de cette structure sont aussi dans un état lamentable. Sur les cinq chambres froides, trois sont en panne, et la scie électrique est défectueuse. Comme quoi, rien ne fonctionne selon les normes au niveau de cet abattoir. Heureusement que les vétérinaires qui exercent dans cette structure dans des conditions « très précaires » font de leur mieux pour préserver la santé des consommateurs et éviter le pire. La responsabilité de la gestion incombe à l’APC qui est propriétaire de ce patrimoine. Des conditions qui font visiblement défaut depuis belle lurette dans cette infrastructure. Une situation qui encourage d’une façon ou d’une autre la prolifération de l’abattage clandestin, qui a tendance à prendre des proportions alarmantes ces dernières années, particulièrement à l’occasion des périodes de grande consommation, comme le mois de Ramadan, les fêtes religieuses et surtout l’Aïd El Adha. Ce phénomène, qui échappe à tout contrôle, s’est rapidement développé dans plusieurs localités de la wilaya de Guelma.

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Alors que pas moins de 15 clubs des moins de 19 ans sont attendus à Sétif pour le championnat national des U 19 de Waterpolo prévu du 7 au 9 juin, le championnat national de waterpolo sénior a été reporté à une date ultérieure, sans plus de précision de la part de la Fédération de natation. La piscine du 8-Mai-1945 de l’OPOW de Sétif accueillera la seconde phase du championnat national des moins de 19 ans prévus du 7 au 9 juin prochain. Pas moins de 15 clubs sont attendus et une dizaine a déjà confirmé son engagement, il s’agit de ceux provenant des ligues de Constantine, de Mila, de Médéa, de Sétif, d’Oran, de Tipaza, de Bouira, d’Alger, de Biskra, ainsi que d’autres qui souhaiteraient améliorer leurs performances en matière de Waterpolo. Notons que pour la première épreuve tenue à Alger du 1er au 3 mai écoulé, c’est le club sétifien du WRS qui en est sorti vainqueur devant le JF Kouba. Par ailleurs, l’on apprend de sources fédérales que le championnat national de waterpolo sénior, qui regroupe les quatre meilleurs clubs du moment, sera reporté à une date qui reste à déterminer avec les acteurs de cette discipline sportive. Cette compétition pourrait se tenir durant les soirées de ramadan selon les mêmes sources.

Vers la relance de la natation synchronisée Sur un autre plan, la natation synchronisée vient de reprendre ses droits, la fédération algérienne de natation (FAN), qui a souhaité relancer cette discipline, se penche sur cette pratique, afin de ne pas perdre certaines jeunes filles de la natation pour en faire des nageuses de natation synchronisée. La FAN souhaite également se pencher sur le plongeon, lequel constitue une des épreuves de la natation au même titre que le waterpolo ou encore la natation en eau libre. La chargée du développement et de la formation à la FAN, Mlle Djemaâ Lynda, vient d’établir un plan de développement allant dans le sens développements de ces épreuves, ô combien porteuses en termes de résultats techniques. Pour ce faire, des épreuves de natation synchronisée ont été programmées.

Des formations pour nos encadreurs Toujours dans le cadre des activités organisées par la FAN, un expert de la Fédération internationale de natation sera du 29 mai au 6 juin prochain en Algérie. Maurice Beunet, puisque c’est de lui qu’il s’agit, dispensera durant cette étape un maximum de connaissances en matière de méthode d’entrainement; il sera question de planifications annuelles chez les catégories benjamine, minime et cadette des sexes deus. Cette formation ne sera pas la première en Algérie, d’autres entraineurs seront conviés également à des regroupements, séminaires et conférences de ce genre et bénéficieront de nouvelles règles en termes d’entrainement moderne, il sera même question de formation en waterpolo, en natation synchronisée ou encore en plongeon, il faut signaler que même les officiels auront leur part de gâteau.

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Les puissants djihadistes qui sévissent en Somalie depuis plusieurs mois, les shebab, ont pris pour cible hier le Parlement somalien, situé dans la capitale, Mogadiscio. Le bilan provisoire de cette double attaque, la première d’une telle ampleur, est de 8 morts, dont 4 assaillants, selon les données fournies par les autorités somaliennes, qui préviennent que celui-ci pourrait bien s’alourdir. La menace terroriste en Afrique ne faiblit pas. Outre Boko Haram au Nigeria, qui occupe les premiers titres des médias depuis que les puissances occidentales se sont fait une mission absolue de venir à bout de ce puissant groupe djihadiste affilié à Al Qaïda, la Somalie est également aux prises avec un groupe de djihadistes islamistes proches d’Al Qaïda également, les shebab. Ces derniers, qui sévissent depuis plusieurs mois dans ce pays déjà aux prises avec d’importants problèmes politiques et économiques, ont réalisé hier, peut avant midi, heure locale, leur première attaque de grande ampleur en visant le bâtiment du Parlement du pays, situé au cœur de la capitale, Mogadiscio. Les shebab ont ainsi couplé un attentat à la voiture piégée à un commando-suicide dans un double attentat dont le bilan provisoire est de 8 morts, parmi lesquels quatre des terroristes qui ont perpétré l’attentat. Par ailleurs, des sources gouvernementales ont affirmé qu’au moins deux députés avaient été blessés et conduits à l’hôpital. Revendication En plus de cela, une fusillade a été entendue pendant plus d’une heure non loin de là, comme l’explique un responsable de la police, Husein Ise. «Il y a une attaque près du bâtiment du Parlement. Une voiture piégée a explosé et une fusillade a commencé. Nous n’avons pas de détails pour le moment. » Une députée somalienne, quant à elle, a exprimé son effroi lors de l’explosion alors qu’elle se trouvait au Parlement. « J’ai été traumatisée lorsque j’ai entendu les explosions et la fusillade. J’ai dû courir pour sauver ma vie. » Si les shebab n’en sont pas à leur première attaque en Somalie, il s’agit de la première qui vise une institution étatique. Le double attentat d’hier n’a pas tardé à être revendiqué par les shebab, même s’il ne faisait aucun doute quant aux auteurs de ces déflagrations successives. Abdulaziz Abu Musab, porte-parole militaire des shebab, a ainsi affirmé : «Le soi-disant Parlement somalien est une zone militaire. Nos combattants y sont allés pour mener une opération sainte. Nous diffuserons un rapport complet après la fin de l’opération.» Les shebab veulent mettre en place un Etat islamique en Somalie et multiplient les attaques pour cela contre l’Etat somalien, lequel, déjà très faible en raison du peu de consensus qu’il inspire au sein de la société somalienne, n’est encore en place qu’en raison du soutien de l’ONU et des puissances occidentales. En effet, depuis l’installation de ce gouvernement en 2004, la communauté internationale ne cesse de l’alimenter en légitimité pour éviter une répétition du scénario de 2006, où les islamistes avaient déjà réussi à prendre le pouvoir de cette république fédérale, la plus défaillante et la plus corrompue au monde. Le mois dernier, des députés somaliens avaient déjà été assassinés par les shebab à bout portant, ils avaient alors affirmé vouloir « tuer les députés un par un». Pour l’heure, aucun plan d’action n’a été annoncé par le gouvernement somalien ou par la communauté internationale pour lutter contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique, qui, outre la Somalie, sévit également au Kenya, plus occasionnellement. Le groupe djihadiste somalien a d’ailleurs promis de déplacer leur action au Kenya et l’inclure sur leur territoire de guerre en raison de l’importante communauté somalienne qui y vit. La mission de l’Union africaine pour la Corne de l’Afrique, même si elle multiplie les opérations pour déloger les shebab du pays, ne semble pas en mesure de mener à bien sa mission sans l’aide de l’ensemble de la communauté internationale.

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«Si le conventionnel est insuffisant, il faut aller vers la production des gaz de schiste. Nous n’avons plus le choix. Si on ne le fait pas, il y aura, à terme, des conséquences désastreuses sur nos équilibres financiers». Cette déclaration n’est pas d’un membre du gouvernement Sellal, elle est de Nordine Aït Laoussine, ancien ministre de l’Energie sous le gouvernement Ghozali.

Il ne l’a pas faite pour commenter la décision du Conseil des ministres qui a donné le feu vert à l’option du gaz de schiste, mais bien avant, dans une interview accordée à une consœur en décembre 2012. A une autre question concernant les dangers évoqués par les écologistes à propos du gaz de schiste, il répond avec l’assurance de l’expert international : «Il ne faut pas oublier que le processus de développement d’une source d’énergie entraîne des conséquences néfastes pour l’environnement, quelles que soient ses formes. Mais il faut savoir aussi que l’industrie a atteint un tel niveau de développement qu’elle est capable aujourd’hui de gérer des accidents éventuels inhérents à l’exploitation des hydrocarbures». Sid Ahmed Ghozali, qui a été sollicité sur un site électronique algérien d’informations pour donner son avis sur cette décision du Conseil des ministres, n’est pas contre, «si on a des ressources financières sans limites, on peut alors chercher à investir à la fois dans le conventionnel et dans le gaz de schiste». Un autre ancien P-DG de Sonatrach, qui a été ensuite ministre des Ressources en eau, Abdelmadjid Attar, s’est exprimé à plusieurs reprises sur la question. Dans une interview accordée à Reporters (18 mai 2014), il a rejeté le principal argument  des écologistes : «Pour ce qui est des risques sur l’environnement, je pense qu’il y a trop d’exagération.» Pourtant, c’est de ce côté que le président Bouteflika a demandé que l’on prenne garde : protection de l’environnement et préservation des ressources en eau. Pour Abdelmadjid Attar, «le gaz de schiste ne diffère en rien par rapport au gaz conventionnel que nous produisons depuis plus de 50 ans dans de nombreux gisements. La fracturation hydraulique est pratiquée depuis des décennies en Algérie et à une ou deux exceptions près, il n’y a eu aucune atteinte grave sur les nappes phréatiques du Sahara et encore moins de tremblements de terre comme le croient certains.» «La seule contrainte, a-t-il admis, correspond aux nuisances de surface dans la mesure où le nombre de puits à forer (des dizaines de milliers) risque d’occuper d’énormes surfaces», s’empressant de rassurer, « les principales surfaces renfermant un potentiel sont toutes complètement désertiques et non sur la Mitidja ou la plaine du Chélif». Dans ce «monde» d’experts issus de Sonatrach, le seul à n’avoir pas affiché une position aussi favorable au gaz de schiste, sans être franchement contre, il est vrai, a été Nazim Zouiouèche, lui aussi ancien P-DG de la compagnie nationale. «Rester en veille», avait-il recommandé devant des journalistes venus l’écouter sur cette question qui commençait tout juste à faire débat, en novembre 2012. Cela signifie, d’abord bien estimer les ressources en gaz de schiste, avait-il expliqué. Les opinions de ces experts, qui ont occupé de hautes fonctions dans le secteur des hydrocarbures en Algérie et qui ne sont pas associés actuellement au pouvoir, n’expriment pas d’hostilité à l’exploitation du gaz de schiste. Les réserves qu’ils soulèvent ne concernent pas l’impact environnemental, mais les coûts. Il y a entre ces experts qui ont dirigé la Sonatrach un consensus sur le gaz de schiste. Un consensus qui inclut, visiblement, l’actuel ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, chargé d’ouvrir la voie à cette aventure. Pour trouver les anti-gaz de schiste inconditionnels, il faut chercher ailleurs, plutôt parmi les écologistes, résolument tournés vers les énergies renouvelables. Mais, dans notre pays, ils auront beau râler, leur voix ne compte pas.

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