Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 27 mai 2014

Une autre figure de la résistance anticoloniale vient de disparaître : Lucette Hadj-Ali, épouse du militant et poète Bachir Hadj-Ali, s’est éteinte, hier, près de Toulon en France. Avec elle, une page importante de l’histoire intime et collective des luttes pour l’indépendance de l’Algérie est tournée.

« Un matin, en me levant, j’allai à la fenêtre et constatai (horreur !) qu’une multitude de paras aux bérets verts emplissaient la cour au-dessous. J’allai aussitôt réveiller Bachir qui s’attela immédiatement à déchirer quelques textes dans les toilettes pendant que moi j’empilai quelques vêtements dans un cabas. On frappe alors à la porte… Pierre Mathieu nous expliquera par la suite que les paras avaient été chargés de recenser tous les résidents dans cet amas de bungalows où nous logions. » (extrait du récit Itinéraire d’une militante algérienne - Lucette Safia Hadj-Ali). Elle est l’une des rares militantes à ne jamais être tombée dans les filets du colonisateur français. Lucette Safia Hadj-Ali avait l’Algérie dans le cœur et dans le sang. Une grande dame nous a quittés, mais elle rejoint tous ceux qu’elle a vu partir trop tôt. Son mari Bachir Hadj-Ali, disparu en 1991, et tous ses amis de la cause algérienne. Lucette Safia Hadj-Ali est morte hier matin à l’hôpital de la Seyne-sur-mer, près de Toulon, en France, à l’âge de 94 ans. Très éprouvée par la disparition de nombre de ses amis, à l’image d’Henri Alleg ou encore de Fatma Téguia, elle avait été hospitalisée pendant un mois. Son enterrement aura lieu vendredi prochain à 14h30 au cimetière de la Seyne-sur mer. Née à Oran en 1920, Lucette était la fille du docteur Jean-Marie Larribère, considéré comme étant l’un des précurseurs de l’accouchement sans douleur. Elle aimait répéter très souvent que c’est grâce à lui qu’elle avait appris le sens de la justice sociale et de l’intégrité morale. Sa vie bascule lorsqu’elle découvre en 1942 des Algériens vivant dans des conditions inhumaines. Elle venait de s’installer à Alger pour étudier à l’université lorsque son cœur s’est mis à battre au même rythme que la lutte et le combat pour l’indépendance de l’Algérie. Et ses premières actions se sont inscrites en faveur de la scolarisation des enfants des « indigènes » ainsi que leur prise en charge sanitaire. Lucette Safia a, par ailleurs, contribué activement comme journaliste au sein de différents organes, à l’exemple de Liberté, Femme d’Algérie et Alger républicain. Après le déclenchement de la Révolution algérienne, elle a fait partie des premiers noyaux des Combattants de la libération (CDL), créés en 1955, et a été agent de liaison entre le FLN et le PCA dans les années 1950. Après un premier mariage avec Robert Manaranche, Lucette, militante de la cause algérienne, épousera au début des années 1960 le poète et fondateur en 1966 du Parti de l’avant garde socialiste  (PAGS) Bachir Hadj-Ali, disparu en 1991. Après 1962, elle a été de toutes les luttes de son pays pour le progrès, la démocratie et la justice sociale, qu’elle quittera cependant contrainte au début des années 1990. Menacée de mort par les terroristes, elle part s’installer à la Seyne-sur-mer. Elle y vivra entourée de ses deux fils Pierre et Jean Manaranche, ainsi que de ses nombreux amis. Des amis qui insisteront pour qu’elle témoigne de son vécu, mais surtout de son combat dans un récit biographique. Lucette Safia Hadj-Ali publiera en 2011 Itinéraire d’une militante algérienne aux éditions du Tell. Un ouvrage contre le temps et l’oubli. Elle y décrira sa vie et sa vision de l’Algérie de 1945 à 1962.

Publié dans Der

Organisée par la délégation grecque dans le cadre de la 15e édition du Festival culturel européen en Algérie, cette soirée sera marquée dès 19h à l’auditorium de la radio par la tenue du concert très attendu du musicien et chanteur grec Nikos Portokaloglou. Intitulée «Nikos Portokaloglou et les guitares ailées», la représentation verra également la montée sur scène des guitaristes et chanteurs Vangelis Markantonis et Haris Michailidis. A eux trois, ils présenteront au public algérois, précisent les organisateurs, une musique directement issue du « Rebetiko », un style développé depuis les années 1920 principalement dans les quartiers pauvres du port du Pirée (Athènes), et devenu avec le temps, les nombreuses évolutions et malgré son caractère à l’origine sulfureux, l’un des genres musicaux les plus emblématiques de la culture grecque. Mêlant le répertoire traditionnel à des rythmes plus « modernes », Nikos Portokaloglou est lui-même auteur de plus de 25 albums, tant avec le groupe Fatmé qu’il crée à l’âge de 16 ans en compagnie de plusieurs amis, que plus tard en solo. Très connu dans son pays, après plus de 35 ans de carrière marquée tant par l’interprétation du patrimoine universel, des chansons traditionnelles ou de ses œuvres personnelles, Nikos Portokaloglou, également parolier, compositeur, est aussi connu pour ses nombreuses collaborations avec les chanteurs et musiciens grecs ou avec des artistes de renommée mondiale, à l’image des Irlandais du groupe U2 qu’il accompagna lors d’un concert à Athènes en 1997. Brassant des œuvres contenant plusieurs influences, notamment orientales, Nikos Portokaloglou, né en 1957, est lui-même issu d’une famille réfugiée en Grèce dans les années 20. Très top attiré par la musique, passion qu’il nourrira dans le groupe Fatmé en interprétant des reprises de tubes anglais, il s’orientera très tôt, contre l’avis de ses parents, vers des études de musique. Publiant un premier album en 1982, le groupe se séparera pourtant et malgré le succès rencontré en 1989, orientant Nikos Portokaloglou vers une carrière en solo. Un temps oublié du grand public, l’année 1996 marquera pour lui le retour sous les feux des projecteurs. Depuis, Nikos Portokaloglou multiplie les albums, donnant à découvrir une musique riche, chargée d’histoire, reflétant le patrimoine de son pays. Ouvert au plus large public, l’accès au concert sera gratuit. Rappelons que la 15e édition du Festival culturel européen, ouverte le 9 mai dernier avec une programmation axée sur les cultures musicales des 17 pays participants, se poursuivra encore jusqu’au 30 mai prochain, simultanément à Oran, Constantine, Annaba, Tlemcen, mais aussi à Alger, en collaboration avec l’Etablissement arts et culture, ainsi que la Radio algérienne.

Publié dans Culture

Les enfants concernés fréquentent des établissements scolaires dans le Sud et les Hauts-Plateaux : des régions où le déficit en encadrement pédagogique est flagrant. Les élèves de cinquième des régions du Sud et des Hauts-Plateaux passeront cette année la « cinquième » sans subir l’épreuve de français. N’ayant pas d’instituteurs pour leur enseigner cette langue et n’ayant pas reçu de cours sous une quelconque autre forme durant toute l’année, ils ont été autorisés par l’Office national des examens à passer leurs épreuves à travers deux disciplines uniquement : les mathématiques et la langue arabe. Selon une source proche de l’Office, il s’agit d’une mesure d’exception rendue obligatoire par un manque cruel d’encadrement dans l’enseignement de la langue française dans les régions concernées. Préoccupante pour l’enseignement des langues étrangères et pour le français en particulier, une discipline que tout élève du primaire doit apprendre, la logique qui a prévalu pour cet examen de la « cinquième » est qu’on ne peut pas imposer à des enfants une matière dont ils ne connaissent rien ou presque. Les wilayas concernées par cette mesure d’exception sont Djelfa où plus de 1800 élèves vont passer leur épreuve de passage au cycle moyen. Il y a également Tamanrasset, Ghardaïa et Ouargla où les services de l’éducation nationale y dénombrent plus de 4000 élèves concernés. A El Oued, ce sont quelque 3000 enfants qui ne passeront pas l’épreuve de français. Pour rappel, c’est demain qu’auront lieu les épreuves de cinquième dans toutes les wilayas du pays. La suppression du français pour les régions déjà citées rappelle qu’en dépit de toutes les déclarations passées du ministère de l’Education nationale, la question de l’enseignement des langues demeure cruellement posée. Dans certaines wilayas, notamment dans le Sud et les Hauts-Plateaux, des générations d’enfants vont ainsi passer du primaire vers le moyen sans n’avoir aucune notion de français. Ne parlons pas de l’anglais, qui fait partie du rêve, alors que cette langue est enseignée dès le premier cycle dans beaucoup de pays, sachant que les enfants entre 6 et 12 ans ont une grande capacité d’absorption et de maîtrise des langues secondes ou étrangères. Sur un autre volet, la même source a affirmé que l’Onec a recensé 645 965 élèves qui se présenteront aux épreuves du cycle primaire qui débuteront demain. En vue de veiller au bon déroulement de cet examen, 81 000 enseignants sont mobilisés, alors que la correction sera confiée à 15 000 autres et 3350 observateurs. Les élèves de la 5e année primaire seront examinés dans 3 matières : le français, l’arabe et les mathématiques. Le nombre d’élèves inscrits aux épreuves de fin du cycle primaire a connu une hausse de 24% cette année par rapport à l’année précédente où l’Office national des examens et des concours a enregistré 621 888 candidats. Afin d’assurer le bon déroulement des examens de fin d’année des trois paliers de l’éducation, la direction de la sûreté nationale a mobilisé plus de 45 000 policiers qui seront déployés au niveau des établissements scolaires 48 heures avant le début des examens.

Publié dans Actualite archives

A quelques jours seulement de la fin mai, rien ou presque n’indique que la cueillette des abricots commencera dès le début du mois prochain, hormis quelques véhicules de transport de marchandises venus des wilayas limitrophes qui, d’habitude et en cette période, se comptent, par dizaines. Les camions se font rares et, pour cause, la cueillette des abricots, qui se chiffrait en centaines de tonnes les saisons passées, n’est pas au rendez-vous. L’abricot confirme son statut de fruit capricieux obéissant à une production saisonnière parfois abondante, parfois faible. A la subdivision de l’agriculture de la daïra de N’gaous, on nous confirme que la cueillette est en dessous de la moyenne et c’était prévisible pour plusieurs facteurs : la floraison de l’abricotier n’était pas normale, en plus de la gelée tardive durant l’hiver, ont été les deux facteurs négatifs qui ont porté préjudice au rosaceae (nom de la famille de l’abricot), nous dit le subdivisionnaire agronome M. Bendrihem. Et d’ajouter : «On a eu tout de même trois bonnes récoltes qui se sont succédé les années passées. D’habitude, l’abricotier obéit au cycle, une année sur deux. Cependant, une tendance, et pas des moindres, se confirme, le verger de l’abricotier ne cesse de perdre du terrain en faveur de l’oliveraie qui connaît une véritable avancée. Les agriculteurs ont en quelque sorte raison, si l’abricotier et l’abricot sont considérés comme fragiles et à risque, ce n’est pas le cas de l’arbre rustique, l’olivier, qui ne demande qu’un strict minimum d’entretien, sachant qu’un hectare en oléiculture est cinq fois plus rentable que cinq hectares d’abricotiers.» Dans la wilaya de Batna, les cinq localités, en l’occurrence Sefiane, N’gaous, Boumagar, Ouled Si Slimane et Tinibaouine, apportent à elles seules plus de 50% de la production nationale d’abricot dans ses différentes variétés, dont la plus importante reste « Louzi rouge », qui représente plus de 80% de la superficie existante. Les prévisions de production approchent de la moitié de la production de la saison passée : N’gaous 6675 quintaux, Boumagar 3 390 quintaux, Sefiane 33 750 quintaux, soit un total de 43 815 quintaux, sachant que le verger de la commune de Sefiane reste plus compétitif, ayant bénéficié de différentes aides et subventions (plan national d’aide aux agriculteurs, élargissement des terres exploitées, introduction de nouvelles techniques d’irrigation, goutte-à-goutte…). Les arboriculteurs des différentes localités ne cachent pas leur désappointement et confirment les dires du premier responsable de la subdivision de l’agriculture quant à leur conversion à l’oléiculture. En effet, si pour un passé proche l’abricotier avait l’exclusivité dans les différents vergers de N’gaous et ses environs, ce n’est plus le cas aujourd’hui, puisqu’il a un nouveau et sérieux conçurent, en l’occurrence l’olivier. Mieux encore, des oliveraies à perte de vue poussent un peu partout dans la région, sachant qu’un grand nombre de presses d’huile ont ouvert leurs portes, depuis une dizaine d’années déjà. Beaucoup d’arboriculteurs espèrent que le projet du barrage, mais aussi et surtout la retenue d’eau de Tifrne voient le jour pour leur permettre de varier leur production en matière d’arboriculture et de maraîchage, une autre spécialité de la région, pour peu que les fellahs trouvent une source hydrique suffisante. n

Publié dans Région

La grande muette ne l’est pas tant que ça ! Elle parle et lance des alertes, notamment sur la situation devenue préoccupante aux frontières avec la Libye, pays en proie au chaos, et au Mali, qui n’a pas encore réglé la question de la rébellion touarègue au nord de son territoire. C’est en tout cas ce qui ressort de la sortie radiophonique hier du directeur de la communication de l'état-major au ministère de la Défense nationale, le général Boualem Madi.

«Le contexte sécuritaire régional, marqué par une dégradation dans des pays voisins, a mis les frontières algériennes dans une situation très préoccupante, qui exige une grande vigilance de la part des éléments de l'ANP pour garantir la sécurité du pays et protéger l'intégrité du territoire national», a souligné l’officier supérieur. «La situation impose une vigilance permanente et un déploiement rigoureux», a-t-il ajouté, relevant à cet égard l'importance de la coopération et de la coordination avec les services de sécurité des pays voisins. « Les moyens mis à la disposition des éléments de l'ANP sont, certes, l'un des facteurs clés de la lutte antiterroriste, mais la situation, a-t-il souligné, exige de nos éléments d'être omniprésents physiquement sur tous les fronts à l'intérieur du pays pour faire face aux groupuscules terroristes résiduels ainsi que sur la bande frontalière », a ajouté l’officier. Le directeur de la communication de l’état-major au ministère de la Défense a considéré l'Algérie comme un « pays pivot » autour duquel s'articule la stratégie de sécurité et de lutte contre le terrorisme transfrontalier menée par l'ensemble des pays du Sahel, de par, a-t-il expliqué, « sa position stratégique, les moyens dont elle dispose et par son expérience dans ce domaine, acquise de son grand combat antiterroriste, reconnu par les grandes puissances du monde ». Il a cité comme exemples les opérations militaires de Tiguentourine (Illizi) et de Tin-Zaouatine (Tamanrasset) qui se sont soldées par la neutralisation de groupes terroristes, pour démontrer la détermination de l'ANP de « réduire à néant tous les desseins visant à nuire à l'intégrité du territoire et à l'unité nationale ».Sur un autre volet, le général Boualem Madi a évoqué à l’occasion les plans engagés dans le cadre de la modernisation, la professionnalisation et la restructuration de l'ANP, en termes d'infrastructures, d'équipements et de ressources humaines, qui « demeure le plus important volet», a-t-il précisé. L’ANP, à l’image des grandes armées du monde, se modernise. «Notre haut commandement a engagé dans ce sens plusieurs axes de développement portant essentiellement sur l’infrastructure, l’équipement et la ressource humaine qui demeure le plus importants des volets», a-t-il poursuivi, en assurant qu’à l’ANP, la priorité est le recrutement de qualité, une formation de haut niveau et la prise en charge de cette composante. «Nous avons engagé la modernisation de ce volet, qui est d’ailleurs toujours en cours», a-t-il, dit affirmant que «des réformes globales ont été opérées dans notre appareil de formation» dans le souci d'une «meilleure adaptation» aux exigences pédagogiques et scientifiques modernes, relevant que «l'ANP dispose d'un système de formation quasi complet et au diapason des technologies modernes». Le même responsable a souligné que la jeune génération est « l'acteur primordial» dans la conduite de cette modernisation.

LA RESTRUCTURATION : UNE « MESURE NATURELLE » Dans son intervention sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, le général Boualem Madi a affirmé concernant la restructuration de l'ANP qu’il s'agissait d'une « mesure naturelle» dans le processus de modernisation par laquelle «le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en sa qualité de chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, a décidé d'effectuer des changements en adéquation avec le contexte sécuritaire des pays de la région ». Il a ajouté que «la modernisation des forces armées ne se limitait pas à une simple restructuration, mais, surtout et avant tout, à une parfaite adaptation de leurs organes aux nouvelles missions imposées par les nouveaux défis », soulignant que « les remaniements ont été effectués en adéquation avec le contexte sécuritaire et pour répondre au mieux aux nouveaux défis imposés par la situation sécuritaire intérieure et régionale ».

Publié dans théma archives

La 17e conférence ministérielle des pays non-alignés a été ouverte, hier, au palais des Nations, pour trois jours, avec la participation de représentants des pays membres. En prévision de la rencontre ministérielle proprement dite, prévue aujourd’hui, de hauts fonctionnaires, essentiellement des ambassadeurs et des experts internationaux, ont tenu hier une réunion préparatoire.

Une réunion qui a abouti par l’installation d’un comité chargé des affaires politiques et d’un autre pour les affaires économiques et sociales, présidés respectivement par l’Equateur et le Timor Leste (Timor oriental). Globalement, ces deux commissions ont pour charge de mettre au point des textes et des propositions devant être étudiés par les ministres participant à la conférence. Tenue sous le thème « Une solidarité renforcée pour la paix et la prospérité », cette 17e conférence interministérielle est elle-même une rencontre préparatoire pour le sommet du mouvement des pays non-alignés prévu en 2015 à Caracas, au Venezuela. Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères, qui a donné le coup d’envoi de cette rencontre a, d’entrée de jeu, défini les priorités du mouvement. Selon lui, le mouvement des pays non-alignés doit prendre impérativement en considération les changements qu’a connus le monde en amorçant une toute nouvelle dynamique. A côté des priorités économiques, sécuritaires et environnementales évoquées lors de cette première journée, il a été plus généralement question de modifier la gouvernance mondiale elle-même. Il s’agit selon les participants de mettre les bases d’un ordre mondial régi sur une base «juste» et dans le cadre d’un «multilatéralisme rassembleur et fécond». Rencontré, en marge de la réunion des hauts fonctionnaires, le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Abelardo Moreno, fera remarquer que le Conseil de sécurité des Nations unies fonctionne toujours avec 15 membres et qu’il est temps que les choses changent. «Nous exigeons que le Conseil de sécurité soit ouvert à plus de pays», a-t-il indiqué. Selon lui, «ce conseil doit compter de nouveaux membres. Nous proposons, à cet effet, deux pays représentant l’Amérique, deux autres représentant l’Afrique et deux autres représentant les parties sous-développées du continent asiatique». D’après lui, la gouvernance mondiale ne concerne pas que la politique ou l’économie puisqu’elle s’étend à l’Internet. «Il n’est pas normal qu’un seul pays contrôle Internet. C’est aussi une forme de gouvernance qu’il faut changer», a-t-il estimé. Sur un autre plan, la question palestinienne a été évoquée lors de cette conférence qui lui consacre d’ailleurs un comité. Pour Ramtane Lamamra, l’occasion est offerte aux membres du mouvement pour renouveler leur soutien à la création «d’un Etat palestinien avec pour capitale El Qods». Interrogé, l’ambassadeur de la Palestine à l’ONU, Ryad Mansour, avouera que «les troubles que connaissent certains pays arabes rendent les choses quelque peu difficiles pour les Palestiniens», en assurant que «le mouvement des pays non-alignés est actuellement face à de nouveaux défis qui lui imposent de changer de vision et de méthodes».

Publié dans théma archives

La décision du Conseil des ministres favorable à l’exploitation du gaz de schiste a polarisé l’attention au point de faire oublier les énergies renouvelables qui ont pourtant commencé à prendre leur place dans le paysage énergétique en Algérie à travers la production d’électricité. L’actualité confirme que l’option énergies renouvelables, en particulier pour le solaire, se concrétise progressivement, notamment dans les zones bien ensoleillées, mais non encore suffisamment raccordées aux réseaux. C’est le cas de la wilaya de Tamanrasset où la direction de l’environnement vient d’annoncer qu’un programme de réalisation de cinq nouvelles centrales électriques solaires sera bientôt lancé. Elles seront implantées dans les communes de Tamanrasset (centrale de 13 mégawatts) et In Salah (5 mégawatts) pour lesquels les travaux de réalisation débuteront incessamment et trois autres centrales dans les communes d’In Guezzam, Tin Zaouatine et Idelès, d’une capacité de production moins importante et dont le lancement est prévu pour l’an prochain. Dans la wilaya de M’sila, le projet d’une centrale électrique fonctionnant à l’énergie solaire, d’une capacité de 20 mégawatts, sera réalisé dans la commune d’Aïn El Melh. En outre, une centaine de kits solaires seront distribués à des ménages en milieu rural, dans des localités enclavées, non raccordées au réseau électrique. Des informations indiquent que les kits photovoltaïques sont particulièrement prisés dans cette région à habitat épars sur de très grandes étendues et qui a, cependant, l’avantage d’être très bien ensoleillé. Cet équipement permet d’avoir de l’électricité pour l’éclairage et le fonctionnement de quelques appareils électriques, mais également pour le pompage de l’eau des puits pour l’irrigation des parcelles agricoles. Le nucléaire civil pour la production d’électricité est également envisagé, comme le rappelle le décret présidentiel annoncé dans le communiqué de la réunion du Conseil des ministres. Ce décret fixe les dispositions de la sécurité nucléaire applicables à la protection physique des installations nucléaires, des matières nucléaires et de la sécurité des sources radioactives. L’Algérie compte lancer les projets de deux centrales nucléaires de 1000 mégawatts chacune, en fonction de ce que permettent les réserves prouvées de l’Algérie en uranium, qui avoisinent quelque 29 000 tonnes. L’électronucléaire est une technologie réputée pour ses exigences en tous points de vue et surtout en personnel hautement qualifié, mais aussi avec tous les risques qui lui sont associés. Le décret présidentiel adopté par le Conseil des ministres édicte « des dispositions que sont tenues de respecter les personnes physiques et morales concernées, pour protéger les installations nucléaires, ainsi que les matières nucléaires ou radioactives placées sous leur responsabilité. Parmi ces dispositions figurent notamment la formation, la qualification et le recyclage des ressources humaines chargées de la sécurité nucléaire, l’habilitation et le contrôle des accès aux installations nucléaires, ainsi que des mesures de protection des informations, des installations, des matières nucléaires et des sources radioactives ». Les responsables du secteur de l’énergie avaient défini la consommation des diverses sources d’énergie envisagée après 2030 en Algérie par une répartition qui accorde à peu près 50% au pétrole et au gaz naturel, 20% au charbon, 25% aux énergies renouvelables et 8% au nucléaire (avec la mise en service de deux centrales de 1000 MW chacune à l’horizon 2025).

Publié dans Environnement

La pongiste Sannah Lagsir et les cyclistes algériens ont été les seuls athlètes algériens médaillés lors de la 3e journée des Jeux africains de la jeunesse (JAJ-2014), disputée dimanche à Gaborone. Grâce à ces deux médailles, l’Algérie compte désormais 9 médailles : 4 en or, 2 en argent et 3 en bronze.

En tennis de table, Sannah Lagsir a décroché la quatrième médaille d’or algérienne aux Jeux africains de la jeunesse (JAJ-2014), en battant la championne d’Afrique, l’Egyptienne Fagr Shouman, sur le score de 4 sets à 3. Après avoir été menée 3-1, Lagsir a réussi à renverser la vapeur et revenir dans le match en égalisant 3-3. Dans le dernier set décisif, l’Algérienne a obtenu la médaille d’or sur le score de 11-9. « Je suis extrêmement contente de ce résultat, d’autant plus que j’ai battu la championne d’Afrique en titre. C’était un match difficile, mais je suis restée concentrée et j’ai cru en mes chances même quand j’étais menée au score », a déclaré l’athlète algérienne. Son coéquipier Yanis Douifi, champion d’Afrique en titre, a terminé à une décevante cinquième place après son élimination en quart de finale face à l’Ivoirien Ali Kanate. De leur côté, les cyclistes algériens ont décroché la médaille de bronze au contre-la-montre par équipe des JAJ-2014, couru sur une distance de 31,5 km dans le centre-ville de Gaborone dans un circuit fermé de 10,5 km. L’équipe algérienne, composée des coureurs Belabassi, Benyoub, Mokhtari et Keddah, a signé un temps de 40:53, derrière les Sud-Africains (39:21) et les Marocains (40:02). L’entraîneur de la sélection algérienne de cyclisme, Abdenour Bendib, s’est dit satisfait de cette médaille et s’attend à de meilleurs résultats lors des prochaines épreuves prévues mardi et jeudi. «Cette médaille est satisfaisante en attendant les autres épreuves », a ajouté le coach algérien. Abdenour Bendib a également déclaré que ses coureurs auraient pu mieux faire si les conditions de course avaient été meilleures. « Le départ de la course était programmé à 11h00, alors que nous avons entamé la compétition seulement à 13h00. Les athlètes sont restés deux heures sous un soleil de plomb», a-t-il pesté. «Cette médaille est tout de même appréciable en attendant les autres épreuves», a ajouté le coach algérien. La deuxième épreuve de cyclisme, à savoir le contre-la-montre individuel (21 km) se déroulera aujourd’hui avec la participation de Benyoub Zoheïr et Kedah Salim, alors que la troisième et dernière épreuve, la course en ligne, aura lieu jeudi sur une distance de 105 km. Grâce à ces deux médailles, l’Algérie compte désormais 9 médailles : 4 en or, 2 en argent et 3 en bronze. Concernant les autres disciplines lors de la 3e journée de compétition à Gaborone, aucune médaille n’a été décrochée. En natation, dont les épreuves sont largement dominées par les Sud-Africains chez les filles et les Egyptiens chez les garçons, les nageurs algériens engagés dans les finales de la journée n’ont pas réussi à décrocher un podium. Le nageur Farid Larbaoui a encore une fois échoué au pied du podium en 50 m papillon (26.05) et en 50 m nage libre (24.47), alors que sa coéquipière Rania Nefsi a terminé à la septième place du 50 m brasse.

Publié dans Sports

Le Front national (FN), parti français d’extrême droite connu pour ses positions xénophobes et europhobes, est arrivé avant-hier en tête des élections européennes, selon les premières estimations du ministère de l’Intérieur. C’est un moment historique pour la France puisqu’il s’agit de la première fois que le FN arrive en tête d’un scrutin national, une montée rampante qui a commencé depuis plusieurs années déjà.

«Un séisme politique», c’est par ces mots que le Premier ministre français nommé il y a tout juste un mois et demi, Manuel Valls, a qualifié la victoire du Front national (FN) de Marine Le Pen aux élections européennes de dimanche. Et pour cause, il s’agit tout simplement de la première fois de l’histoire de la Ve République française que ce parti d’extrême droite, connu pour ses idées xénophobes et europhobes, arrive en tête dans un scrutin à l’échelle nationale. Le FN a récolté 25% des suffrages exprimés, un électeur sur quatre a donc voté pour ce parti qui retrouve une seconde vie depuis que Marine Le Pen a pris la succession de son père à sa tête. Celle-ci a ajouté une dimension protectionniste et nationaliste a son discours, ce qui, en cette conjoncture de crise économique, a eu pour effet d’adoucir l’image du FN et, surtout, de donner l’illusion qu’il est le seul parti représentant une vraie alternative aux deux grands partis français, le Parti socialiste (PS) et le parti conservateur, l’UMP, tous deux très pro-européens. La leader du FN n’a pas caché sa satisfaction quant à ce résultat en déclarant que «le Front national est désormais le premier parti de France», avant d’ajouter que «le président de la République devrait entendre ce message des Français, dissoudre l’Assemblée nationale et de nouveau convoquer les Français pour choisir leurs représentants.» Ce n’est pas le premier coup d’éclat du FN depuis que Marine Le Pen a pris la tête du parti. Elle avait déjà réalisé un score de 19% à l’élection présidentielle de 2012.

Vote sanction De plus, aux élections législatives, malgré le scrutin majoritaire à deux tours qui désavantage très largement les extrêmes, le FN a réussi à intégrer pour la première fois en 2012 l’Assemblée française avec deux députés. Plus récemment, le FN a réussi une formidable percée aux élections municipales il y a deux mois, en gagnant douze mairies pour la première fois de son histoire. Les signes avant-coureurs de cette victoire aux Européennes étaient forts et tous les sondages donnaient déjà le FN vainqueur. Mais le résultat effectif pourrait bien constituer un sursaut de la part des acteurs politiques français et surtout de la majorité socialiste au gouvernement. En effet, outre la victoire du FN, c’est la déroute totale du PS du Président François Hollande qui est à noter et qui ne recueille que 14,19% des voix, selon les estimations du ministère français de l’Intérieur. Pareillement, le groupe Europe écologie les Verts (EELV), qui fait partie de la majorité, n’a recueilli que 9% des voix contre 16% lors des précédentes élections. Ainsi, les électeurs français ont saisi cette occasion pour asséner un nouveau vote sanction à la majorité gouvernementale et lui envoyer un signal d’alarme face à une crise économique qui s’enlise, un taux de chômage qui stagne autour de 10% malgré les initiatives étatiques et un pouvoir d’achat qui s’effrite. Seulement, lorsque le PS flanche, c’est l’UMP qui rafle la mise en général et non le FN. Cette fois-ci, la stratégie de communication de Marine Le Pen associée à son populisme économique a eu raison de cette tradition d’alternance UMP – PS aux différentes élections en France. De plus, les semaines précédant l’élection, l’UMP a été incapable de rester uni pour l’échéance européenne et a exposé ses différences internes entre un camp proche du centre de François Bayrou et une branche plus dure, qui a tenté de se réapproprier les thèmes du Front national, avec maladresse et sans succès.

Europhobie L’ancien Président de droite, Nicolas Sarkozy, s’est même prononcé en faveur d’une réinstauration des contrôles aux frontières de la France, en prenant à contre-pied la construction européenne et l’accord de Schengen, alors même qu’il s’était évertué pendant son mandat à approfondir l’Union européenne et sa consolidation autour du couple franco-allemand. L’Allemagne a d’ailleurs été au cœur de cette campagne des Européennes, puisqu’elle était prise comme modèle de compétitivité et de réussite économique par les uns, et décrié par Marine Le Pen notamment, pour mener l’Europe telle qu’elle le souhaitait, privant la France de souveraineté. L’image de la chancelière Angela Merkel, qui mène l’UE sans partage, a été exploitée en France, mais aussi dans d’autres pays européens comme la Grande-Bretagne et le leader populiste Nigel Farage, qui devrait arriver en tête des Européennes dans son pays également. Plus généralement, c’est une vague populiste, eurosceptique et même europhobe qui s’est abattue sur l’Union européenne, puisque cette tendance n’a pas seulement progressé en France, mais à l’échelle européenne. Outre la Grande-Bretagne, l’europhobie a également triomphé au Danemark et réalisé des percées significatives aux Pays-Bas et en Grèce, entre autres. Dans la projection de la nouvelle assemblée européenne, les eurosceptiques devraient constituer 120 députés sur 751 députés européens, soit trois fois plus qu’en 2009. Par ailleurs, il existe une division au sein des europhobes et eurosceptiques, qui ne sont pas forcément d’extrême droite, bien qu’ils partagent souvent des positions populistes. Par exemple, Marine Le Pen a officiellement tendu la main à Nigel Farage afin de former un groupe commun et peser au Parlement européen, mais celui-ci a décliné l’offre, en affirmant que son engagement n’avait rien à voir avec l’antisémitisme et la xénophobie que véhicule le parti de Marine Le Pen. Pourtant, Farage est aussi déterminé que Le Pen à sortir son pays de l’Union européenne et du diktat de celle-ci.

Souverainiste Pareillement, le parti grec néo-nazi Aube dorée, qui est arrivé troisième lors de ces élections européennes, a proposé à Marine Le Pen de former une alliance au Parlement européen, mais celle-ci l’a fermement refusée et déclinée. Aussi, les rangs des europhobes ne sont pas aussi resserrés qu’il y paraît et si vague eurosceptique il y a, celle-ci est loin d’être uniforme. Par conséquent, il est fort à parier qu’au-delà d’un simple vote sanction, les électeurs français ont tenu à opter pour une ligne souverainiste et hostile à l’Europe, que le discours populiste du FN accuse de tous les maux français et des politiques d’austérité mises en place. Les bienfaits de l’UE qui ont permis à la France de largement se développer auparavant semblent oubliés en temps de crise, alors même que le commerce extérieur de la France continue de se faire à plus de 70% au sein même de l’UE. Pareillement, il ne faudrait pas y voir un vote d’adhésion aux valeurs xénophobes et antirépublicaines du FN et de Marine Le Pen, mais plutôt un vote de désespoir et de détresse. Plus encore, la significativité de cette élection est somme toute limitée, le taux d’abstention a atteint 57%, un record encore jamais atteint en France et dans une telle configuration, les voix des extrêmes sont souvent surreprésentés en raison de la forte mobilisation des militants. Toutefois, il ne faut pas minimiser le symbole de cette victoire du FN, qui est très fort et qui fait la lumière sur un peuple français désemparé. L’abstention massive de ce dernier montre le peu de confiance que les Français ont dans leurs dirigeants et dans la scène politique française.

Publié dans Monde

L’Aigle noir peut nourrir des regrets suite à ce nul face au club tunisien de Sfax permet à son adversaire du jour de le rejoindre à la première place au classement.

L’ESS s’est fait rejoindre en tête du classement de la poule B, après avoir été tenue en échec à domicile au stade 8-Mai-1945 de Sétif par l’autre formation tunisienne, le CS Sfax, sur le score d’un but partout lors du match comptant pour la deuxième journée de la Ligue des champions d’Afrique disputé avant-hier soir. Le match nul était équitable, même si les Sétifiens sont en droit de nourrir quelques regrets au regard d’une production de tout premier ordre, pleine de «cœur», face à un adversaire très talentueux et, surtout, plus frais physiquement. Soutenu par un public des grands jours, les hommes de Kheireddine Madoui, malgré quelques approximations en début de rencontre, parviennent à trouver la faille dès la 12e minute par l’entremise du virevoltant Belameiri, qui profite d’un joli service de Nadji et d’une mauvaise réception de Maâloul pour fusiller de près le gardien tunisien Rami Jridi. Une entrée en matière réussie, et pour tout dire inespérée, au vu des craintes nourries par le coach et les supporters des Noir et Blanc en raison de la multiplication des matches, l’Entente ayant disputé cinq rencontres en moins de dix jours. Las ! L’ESS se met à reculer après ce but, ce dont profitent les Tunisiens pour se porter vers l’attaque et mettre le gardien Sofiane Khedaïria à rude épreuve, notamment par Hannachi qui, pourtant bien placé, tire dans les étoiles de la nuit sétifienne (17e), puis par Ben Youssef qui voit son heading sauvé sur sa ligne par Djahnit à la suite d’un corner (20e) et, enfin, par Sassi qui envoie un bolide au-dessus de la barre (42e). En seconde période, alors que d’aucuns s’attendaient à ce que les Sfaxiens fassent bon usage de leur fraîcheur physique et passent la vitesse supérieure, c’est au contraire l’équipe sétifienne qui se montre à son avantage en dominant son adversaire, même si le CS Sfaxien reste constamment dangereux, comme le prouve cette sortie autoritaire de Khedaïria dans les pieds de Hannachi (49e). Après un sauvetage quasi-miraculeux de Jridi, qui s’interpose devant Djahnit (59e), puis devant Ziti en captant un coup franc « vicieux » (64e), les débats s’équilibrent quelque peu, malgré un forcing sétifien en fin de match avec l’entrée en jeu de Ogbi. Ne rechignant jamais à attaquer lorsque l’occasion se présente, les camarades d’Ali Maâloul feront parcourir deux frissons glacés dans le dos des supporters sétifiens, d’abord par le Gabonais Ndong (omniprésent dans l’entrejeu), dont le tir surpuissant passe légèrement au-dessus (85e), ensuite par Ben Youssef dont l’essai est repoussé par Khedaïria (90e). Le résultat de la rencontre peut passer, aux yeux de certains, pour une contre-performance, l’ESS ayant évolué sur son terrain, mais ce partage des points est en réalité un véritable exploit lorsqu’on connaît les difficultés que traversent les camarades de Mellouli depuis plusieurs semaines. Les deux équipes conservent, avec 4 points, leur place en tête du classement du groupe B devant les Libyens du Ahly Benghazi, 3e avec 3 points, et les Tunisiens de l’ES Tunis, bon dernier avec 0 point.

Publié dans Sports
Page 1 sur 6