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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 28 mai 2014

Après plus d’un mois de recherches avec l’aide de plusieurs pays de la communauté internationale, l’armée nigériane a affirmé savoir où se trouvaient les lycéennes enlevées en avril dernier sans pour autant rendre publique leur localisation. Les 223 lycéennes activement recherchées ont été enlevées par le groupe islamiste Boko Haram qui sévit dans le nord du Nigeria depuis plusieurs mois.

Le maréchal Alex Badeh, chef de l’état-major des forces armées nigérianes, a affirmé dans une réunion au QG de la Défense dans la ville d’Abuja, que l’armée avait localisé les 223 lycéennes enlevées le mois dernier par le groupe islamiste Boko Haram dans le nord du pays, dans la ville de Chibok. Il a ainsi déclaré : «La bonne nouvelle pour les filles, c’est que nous savons où elles se trouvent, mais nous ne pouvons pas vous le dire.» Ainsi, le secret de la localisation des lycéennes est gardé et ne sera probablement connu qu’une fois que les troupes nigérianes auront l’autorisation du gouvernement de lancer l’assaut ou, au contraire, que le gouvernement décide de gérer cela autrement. Le Président Goodluck Jonathan, largement critiqué pour sa gestion de la menace Boko Haram et son manque de réactivité avait refusé un échange que lui proposait le chef du groupe djihadiste, Abubakar Shekau, entre les lycéennes et des prisonniers de Boko Haram détenus dans les prisons du pays. Alex Badeh a toutefois affirmé que l’armée «va ramener les filles». Et de poursuivre : «Personne ne doit venir nous dire que l’armée nigériane ne sait pas ce qu’elle fait. Nous savons ce que nous faisons. Nous ne pouvons pas nous lancer comme ça et prendre le risque de tuer nos filles, alors que nous souhaitons les libérer.» Cela a été permis par l’aide occidentale que le Nigéria a décidé d’accepter face à l’émotion que ce rapt inédit a suscitée à l’échelle nationale, mais aussi internationale. Si le Président actuel a refusé fermement de négocier avec les ravisseurs, ce n’est pas le cas de son prédécesseur. Négociations En effet, Olusegun Obasanjo, ancien Président nigérian entre 1999 et 2007, a pris l’initiative de négocier avec des proches de Boko Haram pour tenter de trouver une solution à l’enlèvement des 223 lycéennes. L’entrevue s’est déroulée dans la ferme de l’ancien Président située dans l’Etat d’Ogun au sud du pays le week-end dernier. Il y a reçu des proches de Boko Haram ainsi que des intermédiaires sans pour autant rendre public le fruit de ces négociations. Une source anonyme, proche des pourparlers, a confirmé l’information : «Le but de la rencontre était de négocier la libération des filles.» Pour sa part, l’avocat Mustapha Zanna, proche de Olusegun Obasanjo, a confirmé cette rencontre sans donner davantage de détails sur le contenu des négociations. Le gouvernement, pour sa part, n’a pas tenu à réagir à la nouvelle et n’a même pas tenu à préciser s’il avait été mis au courant de cette initiative. Obasanjo était un proche de Goodluck Jonathan et a fermement soutenu sa candidature à la présidentielle, mais il a récemment pris ses distances avec son successeur, qu’il critique vivement pour sa mauvaise gestion du dossier Boko Haram et de la situation sécuritaire dans le pays. Pourtant, le Nigeria a récemment accepté de collaborer avec plusieurs puissances étrangères, prenant à contre-pied sa doctrine diplomatique de non-ingérence en son territoire. En effet, des experts britanniques et américains, notamment, ont été déployés au Nigeria ainsi qu’au Tchad pour assurer la recherche des jeunes lycéennes. Plus encore, le pays a récemment pris part à une réunion à Paris, menée par la France et en présence de cinq pays voisins, où la décision a été prise de «faire la guerre à Boko Haram».

Publié dans Monde

Youcef Sabri Medel a remporté la 14e médaille algérienne aux JAJ-2014, cependant avec l’entrée en lice aujourd’hui de 5 pugilistes en finale, la moisson de médailles s’enrichira de 5 nouvelles médailles. Le joueur de badminton Youcef Sabri Medel a été le seul athlète algérien médaillé à l’issue de la quatrième journée de compétition des jeux Africains de la jeunesse (JAJ-2014), disputée lundi soir à Gaborone, en décrochant la médaille de bronze. Ainsi, l’Algérie compte dans son escarcelle 14 médailles, après les quatre nouvelles médailles obtenues par les haltérophiles, suite à la révision des règlements de la compétition. De leur côté, les cinq pugilistes algériens engagés lundi en demi-finale des épreuves de boxe des JAJ-2014, ont décroché leurs tickets pour les finales prévues aujourd’hui dans la capitale botswanaise. Chez les garçons, Chemsedinne Kramou (-56 kg) et Jugurtha Aït-Beka (-52 kg) ont dominé leurs adversaires du jour pour se hisser en finale respectivement aux dépens du Namibien Kaluwapa Titus et du Mozambicain Jose Balate. De son côté, Amar Ouarzedine est directement qualifié à la finale faute de concurrents dans sa catégorie des super-lourds, où il sera opposé à l’Egyptien Ahmed El Masri. Chez les filles, Chahira Selmouni (-60 kg) et Bouarour Chahra (-51 kg) se sont également distinguées en décrochant leurs tickets pour la finale. Elles affronteront respectivement au dernier stade de la compétition la Botswanaise Kedosi Keamogetsi et la Nigériane Celina Agwa. La qualification des pugilistes algériens permet à l’Algérie d’assurer d’ores et déjà cinq médailles d’argent au tableau des médailles. La quatrième journée de compétition a été marquée par la fin des épreuves de natation qui ont vu l’Afrique du Sud terminer avec un total de 14 médailles (dont 7 en or), suivie de l’Egypte avec 12 médailles (5 en or). Lors de cette ultime journée, les nageurs algériens engagés dans les finales n’ont pas réussi à décrocher la moindre médaille. L’entraîneur de la sélection algérienne de natation, Réda Mati, a reconnu que les résultats obtenus par ses nageurs étaient « tout juste moyens » devant des athlètes qui ont signé des temps de référence mondiaux. « Nous avons des nageurs de talent qui peuvent encore progresser. Pour cela, il faut que nos athlètes bénéficient d’un programme de sport-études spécifique, comme cela se passe en Afrique du Sud et en Egypte », a déclaré le coach algérien. La journée de lundi a également vu la qualification des sélections algériennes de basket-ball (3x3) en quarts de finale, où les garçons seront opposés aux Tunisiens, alors que les filles, qui se sont imposées face au Rwanda (10-5), rencontreront l’Angola.

Publié dans Sports

A l’issue du référendum du 25 mai organisé à Berlin autour du sort de Tempelhof, un des trois aéroports de la ville, qui a été fermé il y a quelques années et pour lequel le gouvernement de la ville-État de Berlin avait des projets (il souhaitait construire des espaces commerciaux, bureaux, logements et équipements publics sur environ un tiers des 300 hectares de ce gigantesque espace), l’association «Tempelhof 100%» a gagné son pari, car près de 65% des votants berlinois se sont déclarés contre les projets du gouvernement local. Il y aura zéro logement, mais beaucoup d’hectares pour courir, s’amuser et faire du barbecue. Les écologistes berlinois exultent de joie après leur victoire. «Quand on voit certains adultes jouer, on a l’impression qu’ils répètent leur enfance ! », nous écrit une correspondante algérienne qui réside à Berlin de longue date et connaît très bien cette ville. «Tempelhof 100%»  est une association de riverains qui étaient opposés aux «projets conçus pour les investisseurs et non pour la majorité des Berlinois». Elle a pu rassembler plus que les 174 000 signatures nécessaires pour organiser ce référendum d’initiative populaire à Berlin. «Le référendum sur Tempelhof a donné un résultat clair qui doit être accepté», a déclaré le maire social-démocrate, Klaus Wowereit. «Il est regrettable qu’un aménagement modéré, au service du logement, ne soit désormais plus possible, mais c’est la voix des citoyens qui compte et ce vote ne doit pas être remis en question», a-t-il ajouté. La ville de Berlin a écouté ses habitants qui réclamaient des aires de jeux. On ne peut s’empêcher de penser à Dounya Parc, dans la périphérie d’Alger. Plus loin de chez nous, en Australie, autre information réjouissante pour les écologistes, elle est rapportée par les agences de presse et ce sont les Allemands qui ont encore la vedette : les défenseurs de l’environnement se sont félicités de la décision de la Deutsche Bank de renoncer à investir dans un port minier situé près de la grande barrière de corail. Lors de son assemblée générale vendredi, la Deutsche Bank a indiqué que sa politique concernant les investissements près de sites mondiaux classés lui interdisait tout investissement dans ce projet. Le gouvernement fédéral australien a donné son feu vert en août 2013 à ce projet d’extension d’un terminal pour le charbon en l’assortissant de conditions drastiques de protection de l’environnement. «Nous constatons qu’il n’y a pas actuellement de consensus entre l’Unesco et le gouvernement australien sur l’agrandissement d’Abbot Point près de la grande barrière de corail. Notre politique requiert au minimum un consensus et en conséquence nous n’étudierons pas les demandes de financement» pour ce projet, a souligné la Deutsche Bank qui ne veut pas voir son nom associé à la destruction de l’une des plus grandes merveilles du monde, la grande barrière de corail. Retour en Algérie : la «saison estivale», comme on l’appelle chez nous, approche. Elle est accompagnée de ses nuisances habituelles dominées par la pollution sonore. Pour certaines APC, un été sans bruit est inconcevable, alors elles se mettent à rechercher un sponsor qui ignore ce qu’est l’écologie et qui financera des activités de loisirs, sur la voie publique, au milieu d’habitations, sans prendre en considération le «trouble à la tranquillité» (des personnes ont été condamnées par la justice en Algérie pour ce motif… mais il était politique, pas écologique) qu’elles provoquent pour les riverains - non consultés évidemment, encore moins par référendum - les organisateurs étant assurés de l’impunité, puisqu’une «autorisation officielle» leur est accordée en toute illégalité.

Publié dans Environnement

Les ministres des Affaires étrangères des pays membres du mouvement des pays non-alignés devront étudier, à partir d’aujourd’hui, les suggestions des hauts fonctionnaires réunis dans le cadre de la commission politique et celle dédiée aux affaires économiques et sociales, toutes deux, installées avant-hier. Les ministres des Affaires étrangères des pays membres du mouvement des pays non-alignés devront étudier, à partir d’aujourd’hui, les suggestions des hauts fonctionnaires réunis dans le cadre de la commission politique et celle dédiée aux affaires économiques et sociales, toute deux, installées avant-hier. Un document d’environ 200 pages sera remis aux ministres des pays membres. Il définira les priorités du mouvement sur les plans économique et politique, mais représentera également, une fois adopté, une feuille de route à défendre auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU). Les ambassadeurs et experts rencontrés dans les couloirs du Palais des nations où se tiennent les travaux des deux commissions ont parlé d’une convergence d’idées sur la majeure partie des propositions soumises lors des travaux. La coopération sécuritaire et la question un peu moins probable de l’écologie ont été parmi les questions sur lesquelles se sont attardés les participants à cette rencontre. Dans leur vision concernant la nouvelle gouvernance mondiale, les représentants du mouvement des pays non-alignés souhaitent être les partenaires des pays occidentaux et non plus leurs auxiliaires. M. Désiré J.C Owono Menguele, ministre plénipotentiaire du Cameroun à l’ONU, évoquera d’ailleurs ce point. «Nous ne voulons plus être des pays assistés, mais des partenaires pour les Etats-Unis et les pays occidentaux essentiellement en ce qui concerne les questions sécuritaires internationales», dira-t-il en précisant que «c’est à nous de faire valoir nos atouts et à imposer nos idées pour qu’il y ait réellement cette relation de partenariat». En Afrique, les questions sécuritaires qui se posent avec acuité sont celles du Mali et de la Libye, mais également celle de la République centrafricaine. «Le Cameroun a accueilli près de 100 000 réfugiés centrafricains depuis le début du conflit dans ce pays. Ce chiffre officiel pourrait être en deçà de la réalité, puisqu’il y a eu des périodes où nous avons enregistré 500 nouveaux réfugiés par jour », a-t-il indiqué. « Le mouvement des non-alignés n’est pas passé de mode» M. Menguele, comme d’autres participants à cette rencontre, estiment que le mouvement des non-alignés a toujours sa raison d’être contrairement à ce que pensent certains observateurs. «Le mouvement des pays non-alignés a été créé dans un contexte international dominé par deux blocs. Même si les choses ont changé par rapport à cette époque, les défis qui s’imposent aux pays membres ne sont pas très différents et nous obligent à rester unis et à coordonner nos efforts», a-t-il souligné. «Lors de la dernière conférence ministérielle du mouvement des pays non-alignés, nous avons enregistré deux nouvelles adhésions, ce qui prouve que le mouvement n’a pas perdu de son attrait », assure-t-il. Abdelaziz Benali Cherif, directeur général de la communication et de l’information et porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, partage le même point de vue. «Le mouvement des pays non-alignés garde toute sa pertinence et peut-être même bien plus qu’avant», constate-t-il. «L’action visant à modifier les règles régissant notre monde a été entamée en 1973, en Algérie, et elle est plus que jamais d’actualité», a-t-il conclu.

Publié dans Actualite archives

Ce n’est que vers 19 heures que la sentence est tombée pour les 9 personnes interpellées en marge des affrontements qui ont lieu dans la nuit de samedi à dimanche entre plus d’une centaine de jeunes du quartier de Souk Lahtab et des gendarmes.

Sept d’entre elles ont été placées sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près le tribunal de Ghardaïa et écrouées à la prison de Châabet Ennichène de Ghardaïa pour attroupement armé sur la voie publique, agression sur forces de l’ordre et destruction de biens d’autrui. Les 2 autres ont été laissées en liberté provisoire. La situation ne semble pas connaître de répit. En effet, les affrontements entre des jeunes et les forces de l’ordre ont repris dans la nuit de samedi à dimanche sur le terre-plein de Souk Lahtab, entre Bab El Haddad et le ksar de Ghardaïa. Les échauffourées qui ont opposé plus d’une centaine de jeunes aux éléments de la Gendarmerie nationale stationnés à proximité depuis le début des évènements, se sont soldées par la blessure de dix citoyens et de cinq gendarmes, ainsi que l’arrestation de huit autres personnes, dont un mineur, en sus de l’individu pour lequel cette centaine de personnes a affronté les forces de l’ordre, exigeant sa libération. C’est à proximité du quartier populaire d’Aïn Lebou que se sont produites, entre 20h et 23h, les violentes échauffourées de la nuit de samedi à dimanche dans le quartier de Souk Lahtab, dans le périmètre mozabite d’El Hofra et de Bab El Haddad. Armés de cocktails Molotov, de pierres et de toutes sortes d’objets hétéroclites, plus d’une centaine de jeunes s’en sont violemment pris aux éléments de la gendarmerie nationale stationnés sur place. La raison ? Les gendarmes venaient de procéder dans la journée à l’arrestation de T. B., alias El Mahroug « le brûlé », un repris de justice notoire âgé de 21 ans, qui serait impliqué dans des affaires d’agressions, de vols à main armée et d’incendies de maisons et de commerces. « Est-ce que c’est raisonnable d’exiger la libération d’un voyou que tout le monde connaît pour ses actes et dont les services de sécurité n’ont fait qu’appliquer la loi en mettant un terme à ses agissements ? », se désole Messaoud, un vieux boucher, dont le local qui se trouvait à l’intérieur du vieux marché de Ghardaïa a été incendié en janvier. Il ajoute : « Et pourtant, ils ne cessent d’exiger que la justice fasse son travail et que les coupables soient punis pour leurs actes. Qu’est-ce qu’ils appellent la justice ? Il faut savoir ce qu’on veut. Rappelons que ces évènements surviennent au lendemain des violences qui se sont déroulées dans le ksar Mélika où cinq maisons ont été incendiées avant qu’une sixième ne soit à son tour brûlée vendredi par des jeunes encagoulés dans le même ksar. Ces violences dans ce ksar ont provoqué la colère des jeunes de Theniet El Makhzen qui voulaient absolument se rendre à Mélika pour en découdre avec ses habitants et porter secours à leurs familles. Ils ont été énergiquement repoussés par les forces de sécurité qui ont usé, à profusion, de grenades lacrymogènes. Ces violences ont aussi et encore amené leur lot de destructions et d’incendies d’autres magasins situés sur l’avenue 1er-Novembre. Douze policiers ont été blessés dans ces heurts, dont deux officiers. L’un des policiers, grièvement atteint, a été évacué vers un établissement hospitalier spécialisé du nord du pays. La ville, constamment surveillée du ciel par des hélicoptères de la gendarmerie et de la police qui ne cessent de tournoyer au-dessus des quartiers sensibles, a retrouvé un semblant de calme, même précaire, alors que les neuf jeunes arrêtés la veille ont été présentés lundi devant le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa, qui les a, à son tour, déférés devant le magistrat instructeur. Ce n’est que vers 19 h que le verdict est tombé : 7 personnes ont été placées sous mandat de dépôt et écrouées à la prison de Châabet Ennichène de Ghardaïa pour attroupement armé sur la voie publique, agression sur forces de l’ordre et destruction de biens d’autrui, tandis que les 2 autres ont été laissées en liberté provisoire.

Publié dans Région

Les examens de « cinquième » ouvrent aujourd’hui la saison des examens de fin d’année : une actualité scolaire qui manifeste encore une fois le malaise dans lequel se trouve depuis des années cet « appareil idéologique d’Etat » censé préserver le lien national et former l’élite de demain. Signe de ce malaise : une réforme qui ne passe pas, alors que le niveau des élèves continue de baisser. Pour stopper la dérive, Nouria Benghabrit, numéro 1 du secteur, pare au plus urgent en veillant à une fin d’année sans chahut. Elle prévoit des assises nationales pour diagnostiquer dix ans de réformes et tenter d’intervenir là où ça va mal.

C’est aujourd’hui qu’ont lieu les examens de la 5e année (ex-sixième), dernier palier avant le passage du primaire au moyen. Plus de 645 000 élèves sont concernés par l’épreuve et les moins chanceux ou les moins doués d’entre eux auront l’opportunité d’aller en cas d’échec vers une deuxième session prévue en juin prochain, c’est-à-dire dans quelques jours.  Ces derniers seront peut-être les derniers à bénéficier de cette mesure que de nombreux  spécialistes du secteur contestent et considèrent au pire comme une prime à la médiocrité et une façon d’encombrer les salles de cours par de jeunes gens, dont la vocation est sans doute dans la formation professionnelle et aux métiers manuels et autres dont le pays a besoin, au mieux comme une forme de rattrapage qu’il ne faudrait pas généraliser au risque de dénaturer le principe de sélection sur lequel devrait être basé l’enseignement de base. En effet, la suppression possible de cette deuxième session est dans l’air. « C’est une idée qui fait son chemin », a déclaré la ministre de l’Education nationale à deux grands médias publics, la radio et la télé, hier et avant-hier, en rituel de l’annonce de l’arrivée des examens de fin d’année. Sur la Chaîne III, Nouria Benghebrit a déclaré qu’elle et les cadres du secteur pensent que cette deuxième session va être annulée à partir des assises nationales de l’éducation, qui porteront essentiellement sur l’évaluation du parcours des réformes engagées jusque-là dans le secteur. A la télévision publique, canal numéro 1 de l’EPTV, elle a affirmé qu’il y a un travail pédagogique sérieux à faire en ce qui concerne le volume des cours et programmes que reçoivent les élèves dans les établissements de l’éducation nationale. Et que, pour le baccalauréat des prochaines années, pourrait avoir apparaitre un système de rachat pour les élèves de terminale qui n’auront pas passé avec le succès souhaité l’épreuve du baccalauréat alors qu’ils ont eu de bonnes notes durant leur année scolaire. Il s’agit de repêcher les bons élèves qui n’ont pas eu du succès lors de la fameuse et ultime épreuve nationale qui clôt les trois années du cycle du secondaire. Cette mesure devra être prise, selon Nouria Benghebrit, pour les élèves malchanceux qui disposent pourtant d’un bon cursus de lycéen et de bonnes notes en terminale. Elle devrait surtout permettre à l’éducation nationale d’en finir avec l’insupportable et inacceptable décision prise depuis les grandes grèves qui ont secoué le secteur en 2008 d’instaurer pour les élèves de terminales qui n’ont pas pu suivre la totalité des programmes un « seuil » - la fameuse « ataba » - de programmes au-delà duquel aucun sujet d’examen n’est posé.

Ce « seuil » que Nouria Benghebrit ne veut plus voir Cette histoire de seuil, a-t-elle déclaré à la télévision publique dans l’émission « l’invité de la semaine », est devenue un « acquis pour les élèves de terminale. Ce qui est tout à fait anormal et ouvre la porte à toutes les dérives » comme d’hypothéquer le niveau de l’enseignement et la crédibilité du baccalauréat en tant que « sésame » pour l’enseignement supérieur. Nouria Benghebrit a ajouté que l’application systématique de ce qui est devenu une règle du « seuil » a sapé le niveau des élèves de terminale et les prive d’aborder une partie importante de programmes « devant justement mieux les préparer » pour l’enseignement supérieur. Elle a laissé entendre à ce propos qu’elle fera tout pour mettre fin à cette situation.  Tous ces points et d’autres, a-t-elle mentionné, seront en tout cas débattus lors des prochaines assises nationales du secteur prévues en juillet prochain. Un rendez-vous au cours duquel la nouvelle ministre devrait imprimer à un secteur pour lequel elle a essuyé bien des critiques - souvent violents et sans objet par rapport à son portefeuille. Pour la ministre, il y a nécessité de faire le point sur une réforme qui marque le pays et de trouver les moyens de la relancer pour mettre fin à « la régression du niveau scolaire, qui est un avis partagé par nous tous. Aujourd’hui, nous devons apporter des réajustements nécessaires aux réformes engagées depuis 2002 où nous avons constaté certaines lacunes sur le terrain », a-t-elle constaté. Parmi ces lacunes, il y a, selon elle, la nécessité de la requalification des enseignants». Tout un programme ! Dans sa réponse aux syndicats de l’éducation, qui réclament l’allègement du programme scolaire, qualifié de « trop chargé », la ministre a affirmé que « la surcharge des programmes scolaires est une fausse question ». Pour défendre sa position, Mme Benghebrit a cité les normes exigées au niveau international, qui sont entre 38 et 40 semaines/an, alors qu’en Algérie, il y a qu’une trentaine de semaines. « La question ne se pose pas sur le volume horaire, mais sur la façon de l’organisation de la rentrée scolaire, qui se fait en retard, des vacances très tôt. Moi, je dis qu’il faut rectifier le tir. » Par ailleurs, la ministre de l’Education a reconnu l’existence d’une très mauvaise répartition des cours sur l’année. « On constate que les élèves sont en vacances avant même la fin de l’année scolaire, ce qui est regrettable. Je crois qu’il est temps de la réorganisation de la vie scolaire. »

Des examens sous bonne surveillance 657 000 élèves passeront le baccalauréat, cette année. Des dispositions sont « prises afin d’éviter le scénario de l’année écoulée » où des fraudes massives ont été déplorées lors de cette épreuve nationale. Nouria Benghebrit a indiqué à ce propos que le dispositif de contrôle et de surveillance est amélioré. Il est par exemple demandé aux surveillants à l’intérieur de la classe d’établir deux procès-verbaux. Le PV de la classe et un autre PV dans le cas où se pose un problème particulier. Il faudrait, à partir de là, identifier les personnes provoquant des troubles. La ministre de l’Education s’est, en outre, montrée menaçante : « Cette année, celui qui perturbe, ce sera celui qui paie. » Sur le plan organisationnel, là aussi, des mesures sont prises, a-t-elle assuré. « C’est la mobilisation générale à tous les niveaux. Toutes les dispositions sont prises. Nous avons des liens directs, non seulement avec les directions de l’éducation, mais aussi avec les services des wilayas, d’autant qu’au niveau de chaque wilaya, il existe une commission qui suit attentivement toute la question de l’acheminement des sujets des épreuves et toutes les questions sécuritaires à l’intérieur des centres d’examens, tout comme dans l’environnement direct », a-t-elle relevé. La ministre a révélé que 50 milliards de dinars ont été consacrés pour le financement des examens de fin d’année.

Publié dans théma archives

L’association Etoile culturelle d’Akbou a organisé, les 15, 16 et 17 du mois courant en son siège, une formation sur le travail thérapeutique de réseau au profit d’animateurs associatifs, d’enseignants, de psychologues et des professionnels de soins intervenant dans le domaine de l’éducation de l’enfance et de la jeunesse.

La formation, mise en œuvre dans le cadre du projet intitulé « Pépinière de jeunes d’Akbou et de Biskra », soutenue par le programme concerté pluri-acteurs - Algérie et Commission européenne -, a été encadrée par Mme Marie-Claire Michaud, assistante sociale, thérapeute de famille, formatrice en thérapie contextuelle et en clinique de concertation et directrice du centre de ressources « Ecole et famille » du Val d’Oise (France), et par le docteur Pascale Querouil, médecin généraliste et membre actif de l’établissement « Ecole et famille ». Durant la première journée, l’essentiel de la formation a tourné autour de l’initiation au « sociogénogramme », qui est le plus important outil au service des professionnels qui s’engagent dans le travail thérapeutique de réseau. Il est une représentation graphique éphémère et évolutive des acteurs, professionnels, associations et institutions de l’aide, du soin, de l’éducation et du contrôle, activés ou mis au travail par les membres d’une famille en détresse multiple. Il est une cartographie représentant les interactions entre ces éléments du réseau et utilise, pour en faire un outil de travail collectif, un code de couleur conventionnel. Le sociogénogramme, explique Mme Marie-Claire Michaud, est donc une représentation des liens, de la trace qu’ils impriment dans le réseau, des demandes, des délégations des personnes qui vivent ensemble vers ceux qui travaillent ensemble et vice-versa. Usant d’un langage accessible à tous et débarrassé de tout jargon savant, tout en développant pourtant des concepts scientifiques, l’oratrice illustre ses explications par des exemples tirés de l’expérience clinique de l’association « Ecole et famille ». Des exemples de familles en détresse multiple qui au départ étaient récalcitrantes à toute forme d’aide thérapeutique et qui finissent pourtant par collaborer et sortir du gouffre grâce à l’aide du réseau des professionnels que cette association a permis de mettre en place.

Apprendre à travailler ensemble Quant aux animateurs, il s’agit pour les professionnels de désapprendre une façon de faire en solo pour apprendre le travail en réseau, apprendre à travailler ensemble. En d’autres termes, au lieu que les familles ou les personnes en détresse multiple s’adressent à des professionnels (pédiatre, psychologue, orthophoniste, etc.) séparément et finir généralement par être gagnées par le désespoir parce qu’aucun, dans son coin, n’a pu diagnostiquer le « mal » et lui apporter un remède, elles seront prises en charge par tout un réseau. Ce réseau de professionnels est activé par celles-ci par le biais d’un professionnel. A titre d’exemple, elle cite le cas d’un enfant qui s’absente, qui est violent à l’école ou qui n’entre pas dans les apprentissages. Sa maîtresse, face à ses limites, va convoquer ses parents. Avec l’accord de ces derniers, on fait appel à l’aide d’une association comme « Ecole et famille ». Ainsi, tout un réseau de professionnels est activé et un espace de rencontre de tous, où les familles souhaitent voir les professionnels travailler, est créé à leur profit. La réussite d’une telle entreprise, a-t-elle souligné, repose sur la foi en l’être humain, en l’enfant, en sa loyauté envers ses parents, car, comme disait Jean-Jacques Rousseau, « l’homme est de nature bon, c’est la société qui le corrompt ». « Cette réussite est aussi une fonction de la force activatrice des familles. Il ne s’agit plus alors de se focaliser sur les causes de la détresse des familles, ce qui risque de les stigmatiser, mais sur la manière de les sortir de cette détresse », a-t-elle affirmé. A noter que des outils didactiques, tel que des diapos et des projections vidéo, ont été mobilisés par les animatrices pour la circonstance. L’assistance a eu droit à une séance de projection de rencontres réelles avec des familles en détresse multiple en Belgique. La méthode pédagogique adoptée était celle de l’échange avec les participants pour les aider à construire eux-mêmes leurs apprentissages. Outre leurs questionnements liés à leur travail thérapeutique dans le contexte algérien, les intervenants ont mis l’accent, par exemple, sur la démission des parents. Ce à quoi Marie-Claire Michaud répond que « parmi les règles d’or à respecter dans le travail thérapeutique de réseau, c’est de parler des absents comme s’ils étaient présents ». « Tout ce qu’on ne peut pas dire en face d’une personne, nous ne devons pas le dire en son absence. Il faut donc se réjouir de la présence des présents et regretter l’absence des absents », a-t-elle dit. En somme, le travail thérapeutique de réseau repose, selon elle, sur la thérapie contextuelle qui consiste en un échange avec les familles. « Ces dernières ne doivent pas rester spectatrices de ce que les professionnels entreprennent pour elles. Elles doivent s’impliquer pleinement, condition sans laquelle aucune thérapie viable ne peut être espérée. Les familles nous apprennent beaucoup de choses sur notre métier », a conclu Marie-Claire Michaud. Quant à la deuxième journée, celle-ci a été consacrée à d’autres points théoriques, à savoir « le champ de recouvrement et la clinique de relais ». Après un tour de présentation, car il est important de se présenter, de dire qui on est, ce qu’on peut apporter aux autres et ce que les autres peuvent nous apporter, les deux animatrices expliquent que « le sociogénogramme permet de repérer les champs de recouvrement des différents professionnels, les missions parfois communes et travailler à un partage des responsabilités dans un réseau, repérer les cliniques de relais ». Selon elles, cette façon de travailler en réseau permet aussi d’« appréhender » la complexité évolutive des situations cliniques rencontrées en réalisant le sociogénogramme, représenter « de proche en proche » l’enchaînement des activations produites dans et entre les services par les membres des familles, connaître et utiliser l’outil « Sociogénogramme », dépasser sa portée dénonciatrice du dysfonctionnement des réseaux multi-institutionnels activés par les familles en détresse multiple et les cas complexes, identifier, distinguer et utiliser les « champs de recouvrement » ainsi que les conflits praticables, impraticables et moyennement praticables, et enfin, pratiquer le diagnostic des « ressources résiduelles », les soutenir et les consolider.

Décloisonnement des pratiques Mettant en exergue le rôle que joue leur établissement, les deux oratrices affirment que « Ecole et famille est un vaste champ de recouvrement où s’exercent constamment des relais entre des professionnels issus de plusieurs institutions, mais également entre familles et entre familles et professionnels. Tous ces champs viennent de l’éducatif, du judiciaire, du social et du clinique ». Il faut noter que ce travail en réseau permet le décloisonnement des pratiques, une vision transversale du travail thérapeutique. L’une des difficultés rencontrées et sans cesse surmontées dans Ecole et famille, outre le refus des familles en détresse de collaborer dans un premier temps, a un rapport avec l’hésitation ou le refus de certains professionnels (le pédiatre, l’enseignant, le psychologue scolaire, le thérapeute familial, le médecin scolaire, les éducateurs, etc.) de travailler dans un champ de recouvrement et de se confronter à des spécialistes issus des autres disciplines, ce qui signifie à leurs yeux de renoncer à leurs compétences disciplinaires. Les professionnels qui acceptent de se mettre de la partie finissent par comprendre que travailler dans un champ de recouvrement n’est pas renoncer à ses propres compétences. Bien au contraire, celui-ci permet de mieux affirmer son propre champ, car c’est un lieu et temps où les choses sont visibles, de développer des compétences que l’on n’a pu acquérir en étant cloisonné dans sa discipline. Les travaux d’ateliers de l’après-midi de la seconde journée ont porté sur la mise au travail de situations cliniques réelles.

Concertation clinique Par ailleurs, la troisième et dernière journée de la formation était consacrée à la clinique dite de concertation. Marie-Claire Michaud privilégie toujours l’échange avec les apprenants et partir de situations cliniques vécues par eux, ce qui leur facilite le travail transductif (le travail de lien entre théorie et expérience réelle de l’apprenant) et l’appropriation des nouveaux savoirs. « Dès le début de la concertation, on doit associer la famille et lui montrer comment on a travaillé ensemble et choisir des informations qui leur font honneur. Ensuite, il faut mettre en place un espace de formation-action et élaborer une feuille de route. Comme nous l’avons précisé plus haut dans la thérapie contextuelle, la famille n’est plus là pour recevoir des services, mais pour donner aussi », a expliqué Mme Marie-Claire, qui a exploité une projection vidéo d’un exemple de concertation réalisé en Belgique avec une famille en détresse multiple. « Il ne faut pas voir la famille comme une famille à soigner, mais une famille qui a des atouts ; pour que les gens aillent mieux, il faut qu’ils croient en leurs compétences », a-t-elle conseillé. Lors de la concertation clinique, au fur et à mesure du récit de la famille, on dessine le sociogénogramme. D’où l’importance de la dimension héroïque de ce travail thérapeutique, a-t-elle ajouté. Dans l’après-midi de ce dernier jour, place à la restitution. Mme Marie-Claire illustre les points théoriques développés durant la formation par un exemple de sept jeunes délinquants mineurs qui ont semé la pagaille dans un quartier. La justice n’a pas pu faire grand-chose pour régler le problème et assurer la sécurité des citoyens. La mairie s’en mêle et en parle à Ecole et famille. Cette dernière envoie une feuille de route. Un réseau, constitué d’associations, de la police, de la Maison du quartier, le collège… s’est constitué. Les parents sont, petit à petit, impliqués par l’intermédiaire de parents-relais. Les sept jeunes sont invités. Ceux-ci acceptent de collaborer. Marie-Claire Michaud propose à ses apprenants des lettres modèles envoyées aux différents intervenants et les invite à les adapter à leur situation professionnelle. Elle soutient que pour qu’il y ait concertation, il faut pouvoir réunir la triade suivante : « les élus, les institutions ou les associations, et les familles ». A la fin, les deux animatrices déclarent que le plus important, c’est ce qui se fera après cette formation, c’est la suite qui sera donnée par les participants, ce sont les projets qui seront conçus et réalisés dans cette perspective. Il convient de signaler que durant les après-midis de ces trois jours de formation, des travaux d’ateliers sont organisés, où les participants mettent en pratique des situations cliniques auxquelles ils ont eu affaire durant l’exercice de leur activité professionnelle. Ces derniers tentent de les traiter autrement en mobilisant les concepts théoriques développés tout le long de la formation. « C’est là l’objectif principal que s’est assigné notre association, à travers cette formation », nous a déclaré Salah Loualia, l’un des responsables de l’Etoile culturelle d’Akbou. Selon notre interlocuteur, les groupes constitués dans ce cadre ont élaboré des sociogénogrammes propres à chaque situation. « Chacun d’eux a tenté, de son côté, à partir de sa situation-problème réelle en rapport avec ses pratiques professionnelles ou associatives, de représenter une trace évolutive des relations interprofessionnelles, intrafamiliales, interfamiliales et entre familles et professionnels au profit du membre de la famille qui préoccupe. Ensuite, on doit poser les événements autour du membre de la famille qui préoccupe et aller à la recherche des ressources qui constituent un levier d’action ; considérer la logique familiale et les logiques institutionnelles et trouver un fil conducteur dans ces différentes logiques », nous a-t-il fait savoir. L’Etoile culturelle d’Akbou, qui n’a eu de cesse de s’essayer dans l’innovation dans la conception et la mise en œuvre de projets associatifs, n’a pas omis de faire le point avec les participants en leur soumettant un questionnaire sur la qualité de la formation. A cet effet, des articles ou autres supports ont été remis aux participants pour leur permettre de peaufiner leur réflexion et de devenir une force de propositions et d’actions sur le terrain. Lors de la cérémonie de clôture de cette rencontre, le président de l’association Etoile culturelle d’Akbou, Mouloud Salhi, a pris la parole pour « remercier les formatrices pour leur disponibilité et leur engagement à continuer de soutenir l’Etoile culturelle dans cette démarche de mise en réseau d’acteurs jeunesse et de coordonner avec l’Ecole et famille dans ce projet ». L’orateur rendra, ensuite, hommage à « l’ensemble des participants pour leur engouement, leur engagement et leur avidité de savoir », avant d’exprimer la volonté de son organisation à continuer à les solliciter, à collaborer ensemble pour une meilleure efficacité de la prise en charge des doléances, des attentes et des aspirations des enfants et des jeunes en difficulté. Enfin, des attestations de participation à cette formation ont été distribuées aux participants et des tableaux d’honneur aux deux animatrices. La formation s’est terminée dans l’émotion tant les animatrices ont réussi en l’espace de trois jours à susciter chez leurs apprenants sympathie et admiration. Elles repartent visiblement avec un pincement au cœur.

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Les éléments de la sélection nationale se préparent dans la bonne humeur et le staff technique leur a élaboré un programme des plus variés en prévision du Mondial brésilien.

Les joueurs de l’équipe nationale de football se préparent dans de très bonnes conditions en vue du Mondial 2014 du Brésil. Entrés en stage au Centre des équipes nationales de Sidi Moussa depuis quelque temps, les coéquipiers de Madjid Bougherra se disent très satisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent en compagnie du sélectionneur national, Vahid Halilhodzic. En effet, le groupe s’est complété ces derniers jours avec l’arrivée de tous les joueurs évoluant à l’étranger et qui se sont mis dans le bain avec les éléments qui avaient rejoint le centre depuis déjà un bon bout de temps. Il faut savoir que les entraînements sont bien ficelés par le staff technique qui a établi un programme des plus variés. Les joueurs ont pu aussi déstresser après qu’ils se sont rendus à Chéraga pour une partie de karting en début de semaine et avant-hier avec la fête qu’a animée le king du raï, Khaled Hadj Brahim. Les poulains d’Halilhodzic sont unanimes à dire qu’ils feront le maximum pour être du grand rendez-vous mondial. « On se prépare dans de bonnes conditions. On travaille dur pour être prêts pour le Mondial-2014. Il nous reste encore trois semaines pour bien travailler et arriver en forme pour le premier match contre la Belgique (17 juin). Ce serait une erreur de se mettre la pression dès aujourd’hui. Elle va s’installer petit à petit », dira le défenseur central des Verts. Pour le gardien Zemmamouche, la préparation se passe dans de bonnes conditions, surtout que le groupe vient de terminer la phase physique. « Personnellement, je suis ambitieux et je ferai tout pour m’imposer dans l’équipe, mais le dernier mot revient au sélectionneur », avouera-t-il. Le capitaine de l’EN, Bougherra, se félicitera, lui, du fait qu’il n’y a aucun pépin dans le groupe. « Il faut trouver les automatismes tactiques, il faut qu’en joue ensemble et avoir des repères. Notre objectif est d’arriver en forme au Brésil pour réussir de belles prestations », affirmera le joueur algérien qui reste confiant. Le nouveau venu en EN, Bentaleb, dira, pour sa part, que le groupe travaille dur pour être au top et qu’il reste concentré sur les deux prochains matches amicaux que disputera l’équipe face à la Roumanie et à l’Arménie.

Abdelmalek Sellal rend visite aux Verts à Sidi Moussa Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a rendu visite lundi aux joueurs de la sélection algérienne de football, au niveau de leur lieu de regroupement, au centre technique de Sidi Moussa (Alger), à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2014 au Brésil (12 juin-13 juillet), indique un communiqué des services du Premier ministère. Accompagné de Mohamed Tahmi et Abdelkader Khomri, respectivement ministre des Sports et de la Jeunesse, le Premier ministre a transmis à l’ensemble des joueurs et du staff technique les encouragements du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et ce, avant leur participation au Mondial. M. Sellal a, en outre, participé avec l’ensemble des présents à un déjeuner convivial au cours duquel il n’a pas manqué de relever les espoirs placés en eux par l’ensemble du peuple algérien et les a informés que le président de la République suivra tous leurs matches lors de ce tournoi. A la Coupe du monde, l’Algérie, qui participera pour la quatrième fois de son histoire à cette compétition, évoluera dans le groupe H, avec la Belgique, la Russie et la Corée du Sud.

L’allocation touristique fixée à 2500 euros pour chaque supporter Une allocation touristique de 2500 euros sera accordée à chaque supporter algérien qui se déplacera au Brésil pour assister à la Coupe du monde 2014 de football (12 juin-13 juillet), dans le cadre du voyage organisé par Touring Voyages Algérie (TVA), a indiqué lundi à Alger le ministre des Sports, Mohamed Tahmi. Quelque 2000 supporters ayant bénéficié de trois formules proposées par TVA se rendront au pays de la samba pour prêter main forte aux camarades de Sofiane Feghouli, qui représenteront l’Algérie à l’occasion de sa 4e participation, la seconde consécutive, au plus grand rendez-vous footballistique planétaire. « Nous opterons pour une allocation touristique de 2 500 euros pour chacun des 2000 supporters qui se déplaceront au Brésil. J’estime que cette somme est suffisante pour couvrir la période du premier tour et même dans le cas d’une qualification espérée au second tour », a déclaré M. Tahmi à la presse en marge de la dernière réunion du comité interministériel chargé de cette opération, installé en début d’année par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Le ministre a fait un bilan des aspects de cette opération qui a connu un « franc succès » grâce à la contribution des différents intervenants, notamment lors de la vente des places qui ont été écoulées en un temps record. « Les 2000 places mises en vente ont été épuisées en cinq jours, ce qui donne une idée sur l’attachement des Algériens, toutes catégories confondues, à leur Equipe nationale », s’est-il réjoui, précisant que « 65 femmes et des enfants de 6 à 16 ans seront du voyage ». Le principe du « premier arrivé, premier servi » a été appliqué pour la vente des places. « Nous n’avons pas fixé de quota, mais la vente à été effectuée selon la demande », a précisé le ministre en détaillant les chiffres des ventes : 1100 places vendues à Alger, 78 à Constantine, 19 à Ghardaïa, 65 à Tizi-Ouzou, 150 à Sétif, 72 à Batna, 80 à Oran, 30 à Adrar et 31 à Djelfa.

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Le bateau « Constantine, capitale arabe de la culture » est-il en train de tanguer ? Les « défections » des entreprises, désignées pourtant de gré à gré par l’ex-ministre pour accélérer la cadence des travaux, se poursuivent. Le bureau d’études algérien chargé de l’étude technique du Palais des expositions vient d’être « éjecté » et le projet « dans sa totalité » (études, suivi et réalisation) a été confié à un groupement espagnol. A quelques mois du lancement de la manifestation très attendu, « Constantine, capitale arabe de la culture », plusieurs projets d’envergure inscrits dans cette optique font encore du surplace. Pis encore, des projets, à l’instar du Palais des expositions implanté sur le plateau d’Aïn El Bey, près de l’aéroport international Mohamed-Boudiaf, sont au point mort. Plus d’une année après le lancement de celui-ci en grande pompe, avec comme seule promesse « un chef-d’œuvre architectural qui sera réalisé en un temps record », rien n’est fait. Depuis, on assiste à un jeu de chaises musicales orchestré par le ministre de tutelle, les services de la wilaya et la DLEP de Constantine. Petit rappel des faits. Confié une première fois de gré à gré à l’entreprise chinoise CSCEC, chargée, entre autres, à Constantine de la réalisation de la salle de spectacles le Zénith et de l’hôtel Mariotte, le projet, lui, sera finalement « retiré » quelque temps après par l’ex-ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi. L’entreprise chinoise, faut-il le noter, « black-listée » par la Banque mondiale et sur laquelle des doutes de corruption pèsent et « éjectée » par madame la ministre, l’étude technique du Palais des expositions a été confiée à un bureau d’études algérien. Celui-ci avait réalisé, a-t-on expliqué alors, le même projet à Tlemcen et dispose d’un capital expérience à même d’insuffler au projet un rythme accéléré. A en croire les autorités locales de la capitale de l’Est, dont le chef de l’exécutif vient de retirer le marché au bureau d’études désigné par le ministère, celui-ci n’a pas respecté ses engagements contractuels. En effet, selon des sources proches du projet, « les services du contrôle technique des constructions (CTC) n’ont toujours pas reçu les plans d’exécution pour le Palais des expositions ». Bref, hier, lors d’une visite d’inspection, le wali de Constantine, Hocine Ouadeh, a décidé de confier le projet du Palais des expositions, dans sa totalité cette fois-ci, à savoir « études, suivi et réalisation », à un groupement espagnol. Il convient de rappeler que cet ouvrage sera réalisé sur une surface d’exposition de plus de 20 000 mètres carrés couverts, extensibles à 60 000 m2. Le Premier ministre à la rescousse de la DLEP La nouvelle ministre de la Culture, Nadia Labidi, successeur de Mme Khalida Toumi, dont la venue à Constantine est très attendue, aura sûrement du pain sur la planche. Elle aura notamment à remettre sur cap la barque « Constantine capitale arabe de la culture », avant qu’il ne soit trop tard. En attendant, on apprend que sur décision du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, un panel d’experts issus des DLEP de huit wilayas de l’Est du pays a été mis à la disposition de la direction du logement et des équipements publics de Constantine. Le groupe, composé notamment d’architectes et d’ingénieurs en génie civil, épaulera les services de la DLEP de Constantine dans leurs tâches. Cette décision a été prise par le Premier ministre, nous a-t-on confié lors d’une réunion de l’exécutif tenue jeudi 15 mai.

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C'est à Skikda que William Shakespeare est remonté sur scène. Une générale et voilà que Macbeth se fraye un chemin sur les tréteaux algériens. Une adaptation évidemment de ce qui célèbre le génie de la création anglaise, choisi par le metteur en scène, Djamel Guermi. Pendant deux mois et plus, il a fait de sa compagnie des comédiens à la hauteur du fondateur du mythe de l'amour Romeo et Juliette. Shakespeare s'apprend, se pratique et s'interprète par tous ceux qui aspirent à du théâtre humaniste. Un théâtre qui met en lumière le ressenti humain. L'âme et l'émotion. L'amour et la haine. Le riche et le pauvre. La guerre et puis la paix… Macbeth s'est jouée il y a quelques jours au Théâtre régional de Skikda. Un succès pour son metteur en scène. Et une tournée qui s'enclenche dès le mois de juillet prochain à travers le territoire national. Djamel Guermi a bien voulu revenir sur la trame de cette aventure théâtrale.

Reporters : Quelles sont les différences et les similitudes dans votre adaptation de Macbeth ? Djamel Guermi : D'abord, parce que contrairement à ce que l'on pourrait croire, les pièces et les œuvres de Shakespeare à travers ses personnages sont très proches de nous. Nous pouvons le constater notamment dans le travail qu'il a fait, et ce, en lisant juste par exemple Hamlet, Othello ou encore Romeo et Juliette. Des personnages et des pièces intemporelles. Ils peuvent avoir existé à n'importe quelle époque et dans n'importe quel lieu. En ce qui concerne mon adaptation, j'ai plutôt cassé le côté classique. Je me suis beaucoup plus basé sur le théâtre contemporain et le théâtre de l'image. Tout simplement parce que j'estime que ces deux aspects, en l'occurrence le contemporain et le théâtre de l'image, sont plus proches et plus adaptés au public actuel du théâtre. Au second plan, j'ai axé ma mise en scène sur la symbolique et le choix des lieux où la pièce se déroule. Bien sûr, c'est le choix de la scénographie. J'ai mis en avant un grand siège ou une chaise avec des accoudoirs… Il y a, par ailleurs, un travail qui a été fait sur le choix des costumes et des accessoires…

Pensez-vous que cette pièce puisse évoquer des réalités actuelles ? Absolument ! Il n'y a qu'à voir la succession de coups d'Etat qui se déroulent dans le monde, autour de nous. Il y a, par ailleurs, la série des printemps arabes. Les changements de systèmes. Nous sommes par rapport à tous ces cas à jour avec Macbeth. Nous assistons tous les jours à des situations de hogra. Et il y a tous ces pouvoirs arrachés par des militaires…

Comment s'est structuré le texte dans l'adaptation de Macbeth ? En fait, j'ai monté la pièce de Shakespeare dans son intégralité. Je n'ai rien changé. Il y a eu bien sûr une traduction du texte en arabe classique qui a été faite par Khalil Metran. L'arabe classique a été mon choix. Cela dit, je me suis beaucoup plus concentré sur l'action. Sur le côté physique de la pièce. Et comme je vous l'ai déjà dit, le théâtre de l'image et la biomécanique utilisée par Meyerhold. Une méthode qui se base beaucoup plus sur le visuel que l'action verbale. Et le public qui va au théâtre aujourd'hui a plutôt une préférence pour le visuel que pour le dialogue.

Quel est le rôle du surnaturel ou du fantastique dans la pièce ? Pour moi, ce sont ces personnages et particulièrement la sorcière qui rythme la pièce du début à la fin. Ce sont ces personnages fantastiques qui parviennent à mettre en avant les hommes de l'ombre. Des hommes qui gouvernent le monde. Et par ailleurs, dans Macbeth, il y a deux scènes très importantes à ce sujet. En ce qui me concerne, j'ai choisi de laisser ces personnages fantastiques diriger toute la pièce, manipuler les décors, le changement de lieux…

Dans Macbeth, pourrait-on retrouver des aspects de la tragédie par exemple algérienne ? Je pense que les auteurs classiques ont déjà tout écrit. Ils ont tout envisagé. Pour les auteurs actuels, ils sont, d'après moi, très loin de la tragédie algérienne. Ils sont plutôt orientés vers l'écriture sur fond de problèmes sociaux, économiques ou au mieux sur le récit amoureux. Au cinéma ! Dans les scénarios de films… Mais au théâtre, très peu de choses ont été écrites.

Selon vous, quelle importance Shakespeare accorde-t-il au destin et à la responsabilité humaine ? Je crois incontestablement que la magie de Shakespeare est dans son imaginaire, l'intelligence et le savoir qu'il a mis dans l'écriture de ses œuvres. Ce sont ces trois clés qui ont produit cette distance dans l'écriture de ses œuvres. Il y a également l'étendue de sa personnalité d'humaniste. Il a mis tout le côté humain en avant. Dans Macbeth, tout est là ! Tout est dit ! Il y a de l'amour, de la jalousie, la politique, la tyrannie… Ce qui fait, une fois encore, que William Shakespeare est proche de nous et tous ceux qui vivent ce genre de situation. Concrètement, avez-vous rencontré des contraintes dans cette adaptation ? Probablement, le travail au départ avec les comédiens ! Des comédiens qui pour la majorité avaient beaucoup plus l'habitude de jouer dans des pièces algériennes avec différents metteurs en scène. Pour beaucoup de ces comédiens, ils n'avaient subi aucune formation. Raison pour laquelle j’ai organisé une formation avec spectacle pendant deux mois en faveur des comédiens. Je me suis rendu compte qu'ils avaient l'habitude de travailler que sur des textes algériens et presque jamais sur des œuvres lourdes, comme celle, par exemple, de William Shakespeare. Cela dit, et il faut le préciser, mes comédiens ont été très efficaces et trés motivés à enfiler cette nouvelle vision de l'interprétation théâtrale. Une équipe formidable !

Y-a-t-il une programmation de prévue à Alger ou ailleurs ? Pour Alger, ça sera probablement en septembre, à l'occasion du Festival du théâtre professionnel. Sinon, à partir de juillet, la pièce va aller en tournée, notamment à Guelma, Annaba, Souk Ahras…

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